Critique : Les Sept vampires

Dans le cadre de l'impressionnante rétrospective consacrée au cinéma brésilien à la Cinémathèque Française, la case cinéma bis du vendredi 3 avril 2015 nous proposait de découvrir deux films de genre signés par Ivan Cardoso qui lorgnent vers le parodique, avec plus ou moins de réussite. Le premier de la soirée : Les Sept vampires

Critique : Lost River (pour)

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Ryan Gosling est de retour à Cannes ! Mais cette fois, les fans hystériques risquent d'être déçus car la belle gueule du cinéma US ne vient pas présenter un film dans lequel il apparaît à l'écran mais bien sa première réalisation dans le cadre de la sélection "Un Certain Regard".

Critique : Le Petit homme

Présenté en compétition au Festival de Berlin en 2014, ce drame se situe dans un camp de réfugiés de la banlieue de Vienne, Macondo, qui donne son titre original au film et que l'on découvre à travers le destin d'un petit garçon devenu malgré lui le chef de sa petite famille.

Critique : La Légende du saint buveur

Ce lauréat du Lion d’or au festival de Venise, attribué en 1988 par le jury sous la présidence de Sergio Leone, a eu beaucoup de mal à nous convaincre. Le sort d’un ivrogne qui ne sait pas trop comment réagir à une avalanche de petits miracles, susceptibles de changer définitivement sa condition de vie misérable, y est évoqué sur le ton d’une allégorie mi-figue, mi-raisin. En refusant de s’engager dans l’une des deux approches les plus évidentes – et a priori mutuellement exclusives – pour traiter un sujet pareil, le réalisateur Ermanno Olmi amoindrit considérablement son envergure sociale et son impact émotionnel. Il aurait en effet été facile de forcer le trait, soit du côté d’un réalisme cru et déplaisant, soit en colportant activement le mythe des clochards parisiens. A notre grand regret, l’indécision de la narration de trancher clairement entre ces deux options rend la vision de La Légende du saint buveur assez éprouvante.

Critique : Indian Palace – Suite royale

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La joyeuse troupe de nos retraités préférés est de retour au Marigold Hotel dans Indian Palace – Suite Royal. Etait-ce une bonne idée de faire une suite à leurs aventures ? Il semblerait bien que oui…

Critique : La Voie de l’ennemi

À voir à partir de ce soir sur Canal + à 20h55, ce film noir plutôt réussi a été tourné sur le continent américain par Rachid Bouchareb qui transpose le film de José Giovanni «Deux hommes dans la ville» avec son trio inoubliable (Gabin / Delon / Bouquet) dans le cadre désertique de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Critique : Les Contes d’Hoffmann

Les Contes d'Hoffmann Grande-Bretagne, 1951 Titre original : The Tales of Hoffmann Réalisateur : Michael Powell, Emeric Pressburger Scénario : Michael Powell, Emeric Pressburger, d'après l'oeuvre de Jules...

Critique : Ténèbres

Nous sommes au tout début des années 1980. Choc pétrolier oblige, la crise paralyse l'économie européenne. Une disette qui se ressent également dans l'industrie cinématographique du vieux continent, notamment auprès des studios de la botte italienne. Le manque de fonds latent oblige dès lors la plupart des créateurs de l'époque à faire allégeance à un nouveau modèle, où la télévision joue un rôle important. Le groupe Mediaset (détenteur de Canale 5, chaîne privée made in Silvio Berlusconi) prend une dimension importante dans le marché cinématographique, s'adjugeant a l'instar de la RAI, la télévision publique, une place au soleil dans le monde des sorties commerciales. En clair, la fête est finie. Les impératifs financiers mènent la vie dure à chaque réalisateur, aussi les artistes réagissent comme ils le peuvent. Mais pourquoi aborder ce sujet au moment d'entamer la critique d'un film d'horreur ? Dario Argento va vous apporter la réponse.

Critique : La Parole donnée

En près de soixante-dix ans de sa longue et illustre Histoire, le festival de Cannes n’a daigné honorer qu’un seul film brésilien, voire un seul représentant du cinéma latino-américain, avec la récompense suprême de la Palme d’or ! Ce fut il y a plus d’un demi-siècle, grâce au jury présidé alors par le poète japonais Tetsuro Furukaki – eh oui, à ce moment-là, la liste des élus à ce poste prestigieux ne se résumait pas encore à une poignée de noms de réalisateurs en vogue. La Parole donnée est un film magnifique, qui porte haut les couleurs de son pays, mais qui est en même temps transcendé par des valeurs universelles, traitées sur le ton de la tragédie absurde. A partir d’un contexte typiquement brésilien, d’ailleurs si spécifique à cette culture que des explications sur les différentes croyances qui y règnent sont mises en exergue, il s’empare d’un fait divers, qui aurait aussi bien pu donner lieu à une farce survoltée de l’autre côté de l’Atlantique, en Italie par exemple, où, à l’époque, le cinéma savait parfaitement incorporer le désordre social ambiant dans un feu d’artifice de divertissement filmique.

Critique : L’Obsédé

Contrepoint intimiste et psychologique de Ben-Hur (1959), The Collector (L'Obsédé) de William Wyler, sorti en 1965, campe un collectionneur maniaque qui enlève et séquestre l'étudiante dont il est amoureux. Le film repose sur le duo d'acteurs formé par Terence Stamp et Samantha Eggar, des cadrages parfaits découpés sur fond de la cave d'une demeure ancienne, et la musique allègre de Maurice Jarre (Lawrence d'Arabie).

Critique : Un homme idéal

En cette fin de mars, avec Big Eyes et Un homme idéal, les imposteurs du monde artistique battent décidément leur plein. Et la sortie du film de Yann Gozlan la semaine où l'un des auteurs les plus acclamés de la rentrée littéraire (Eric Reinhardt) est justement accusé d'atteinte à la vie privée et de contrefaçon pour son roman (L'Amour et les Forêts) tombe vraiment à pic pour compléter le tableau. Un homme idéal porte à l'écran un parfait imposteur du monde des lettres. Cet imposteur, c'est Pierre Niney qui l'interprète, celui-là même dont on avait reconnu le talent pour incarner un génie de la mode (authentique, celui-ci) dans le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert. Dans Un homme idéal, on dirait plutôt de Pierre Niney qu'il se glisse dans la peau de caméléon d'un homme qui, se donnant pour un écrivain talentueux, accomplit lui-même une performance d'acteur.

Critique : Le Challat de Tunis

On est un peu peiné d'émettre des réserves sur un film réalisé par une jeune tunisienne. Soyons précis : ces réserves ne concernent que la forme, l'idée de départ, pas plus mauvaise qu'une autre, tournant trop vite au procédé par manque de maîtrise de la réalisatrice. Concernant le fond, par contre, le film nous en apprend beaucoup sur une période récente de l'histoire de la Tunisie et, tout particulièrement, sur les rapports délicats entre hommes et femmes dans ce pays.

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Critique : Le Héros de Berlin

La réunification allemande a beau remonter à plus de trente-cinq ans, les traces du rideau de fer dans les mentalités de nos voisins d’outre-Rhin semblent perdurer jusqu’à aujourd’hui. Plus de vingt ans après son film le plus célèbre, Good Bye Lenin !, le réalisateur Wolfgang Becker s’approprie une dernière fois ce sujet toujours aussi délicat, à présent du point de vue de la mémoire prête à être malmenée.

Test DVD : La guerre des prix

Ce film passionnant qui bénéficie d'une superbe interprétation et que le réalisateur qualifie à juste titre de "fiction documentée", vient se ranger auprès des meilleurs films du genre.