Critique : Lost River (pour)

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États-Unis : 2014
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , , , Barbara Steele
Distribution : The Jokers, Le Pacte
Durée : 1h45
Genre : Thriller, fantastique
Date de sortie : 8 avril 2015

Note : 4/5

est de retour à Cannes ! Mais cette fois, les fans hystériques risquent d’être déçus car la belle gueule du cinéma US ne vient pas présenter un film dans lequel il apparaît à l’écran mais bien sa première réalisation dans le cadre de la sélection «  ».

Synopsis : Dans une ville qui se meurt, Billy, mère célibataire de deux enfants, est entraînée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones, son fils aîné, découvre une route secrète menant à une cité engloutie. Billy et son fils devront aller jusqu’au bout pour que leur famille s’en sorte.

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Rien ne l’arrête

Un énième acteur qui passe derrière la caméra, rien d’original… Et le pire c’est que cette maladie contagieuse se propage de plus en plus jeune. On a eu droit à James Franco et son long métrage As I Lay Dying présenté également en section «  » au Festival de Cannes 2013. Cette année c’est à tout juste 34 ans qui présente son premier film , dont la diffusion était très attendue sur la croisette.

Il y a des mecs comme ça, ils ont tout dans la vie, en fait partie, acteur aux films à succès, beau gosse du moment, il réussit également son passage derrière la caméra. est une de ces petites pépites du cinéma indépendant américain que l’on prend en pleine face et qui nous travaille pendant plusieurs jours.

Un choc visuel, c’est le premier élément qui ressort de . Drame social et conte fantastique, il a été tourné dans les décombres de Detroit. La photographie magnifique du français Benoit Debie oscille constamment entre les décors de ruines de la cité grignotée par la nature et les néons saturés d’un cabaret morbide. C’est beau comme un clip de rock. Les images sont troublantes tant ces décors semblent irréalistes et pourtant tellement vrais… Toutes ces séquences accrochent la rétine et laissent une trace indélébile dans nos mémoires.

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Sous influence

Bien sûr, Gosling s’inspire des réalisateurs qui l’ont fait tourner, et également de ces idoles et le jeune réalisateur le confesse objectivement. On trouvera dans un hommage poussif à David Lynch, mais également beaucoup d’emprunts à Nicolas Wending Refn (qui l’a dirigé dans Drive et Only God Forgives) dans la mise en scène via une violence constamment présente et ses lumières saturés. On trouvera également des liens avec le cinéma d’Harmony Korine ou de Larry Clark mais ces reprises sont digérées et mises en scène avec talent. Il est évident que pour confirmer, Gosling devra affiner son propre style et se détacher de ses modèles.

Il faudra retenir également de , au delà d’un image époustouflante, un scénario prenant et brutal. À l’image des Bêtes du sud sauvage ou encore Bellflower, mélange les genres, un conte fantastique englué dans cet univers de crise de subprimes et de misère sociale. Tout ici est figuratif, les lieux, les personnages, les intrigues… La symbolique est omniprésente et ne plaira pas à tout le monde. Tout comme une première demi-heure poussive, l’introduction tirant trop en longueur. Cette lente entame est réellement le gros point faible du film.

Résumé

Un choc visuel, un univers sombre, violent, captivant, le premier film de derrière la caméra mélange les genres avec brio. Une belle révélation !

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