Intégrale Claude Berri #13 : Uranus (1990)
Quel est donc le meilleur film de Claude Berri en tant que réalisateur ? Si beaucoup lui ont reproché, tout au long de sa carrière, son inclinaison à pratiquer le cinéma de façon un poil trop académique, on a aussi tendance à penser que le déploiement manifeste d'une époustouflante maestria technique n'aurait peut-être pas été du meilleur goût dans le cas de la plupart des sujets qu'il choisissait d'aborder sur grand écran. Uranus est de ceux-ci : un film littéralement extraordinaire servi par la réserve, la simplicité et l'académisme dont fait preuve Berri à l'écran afin de dépeindre les relations croisées d'une brochette de personnages au lendemain de la guerre 39-45.
Critique : Le Majordome
Début du XXe siècle. Cecil Gaines et sa famille travaillent dans les champs de cotons du sud des États-Unis. Tantôt asservi et humilié, le jeune Cecil décide de fuir cette vie juste après le meurtre de son père. Au gré de ses rencontres, une porte s’ouvre : celle de la Maison Blanche, où un poste de majordome lui est proposé. De la présidence d’Eisenhower à celle de Reagan, Cecil Gaines côtoie les figures des présidents qui ont marqué l’Histoire du XXe siècle. À travers ses yeux et ceux de sa famille, se déploie une grande fresque historique, marquée du sceau de la ségrégation.
Les Voies du destin
Dans Le Pont de la Rivière Kwaï, David Lean évoquait le sort de prisonniers de guerre anglais internés dans un camp de prisonniers en Birmanie et affectés a la construction d'un pont en pleine jungle. S'il s'agissait d'une fiction adaptée d'un roman de Pierre Boulle, des milliers de soldats britanniques et écossais ont bien été victimes des exactions de l'armée japonaises, responsable de nombreux morts et causant des traumatismes indélébiles.
Critique : Jackie Brown
Jackie Brown, hôtesse de l'air, arrondit ses fins de mois en convoyant de l'argent liquide pour le compte d'un trafiquant d'armes, Ordell Robbie. Un jour, un agent fédéral et un policier de Los Angeles la cueillent à l'aéroport. Ils comptent sur elle pour faire tomber le trafiquant. Jackie échafaude alors un plan audacieux pour doubler tout le monde lors d'un prochain transfert qui porte sur la modeste somme de cinq cent mille dollars.
Test Blu-Ray : Captain Fantastic
Pour les 6 enfants de Ben, le voyage entre l'Etat de Washington et le Nouveau-Mexique est un événement exceptionnel, une plongée dans la "vraie vie" américaine, celle des super-marchés, celle des Mac Do et de l'obésité, pour eux qui n'ont jusqu'alors pratiqué, entre eux, que leur paradis naturel.
Tu n’aimeras point
Un film dont la lenteur nous plonge dans la très pesante et oppressante atmosphère d’un quartier ultra-orthodoxee de Jérusalem tout entier voué à la religion (quartier inspiré de Mea Shearim, le ghetto des « craignants dieux » comme ils se désignent eux-mêmes).
Critique Express : Panopticon
"Panopticon" est un premier long métrage prometteur
Critique Express : Little Jaffna
On regrette un peu que Lawrence Valin soit tombé dans le si fréquent piège du premier film, piège consistant à vouloir parler de tout ce qu'on a en tête, à vouloir ne rien oublier des influences qui, consciemment ou inconsciemment, vous ont plus ou moins marqué.
Critique : Le Divan de Staline
Le camarade Joseph Staline exerce un étrange pouvoir de fascination sur le cinéma français. Il n’y figure certes pas avec la même régularité que les icônes populaires de la république, de Coluche à Dalida, en passant par Yves Saint Laurent et Claude François. Mais dans le domaine historique et politique, le despote russe a le don de nous interpeller curieusement à chacune de ses apparitions dans des productions loin de sa terre natale.
Critique Express : Je temble ô Matador
"Je tremble ô Matador" est l'adaptation très libre du roman homonyme écrit en 2001 par Pedro Lemebel, un auteur et artiste plasticien chilien jouissant d'une grande réputation dans toute l'Amérique du Sud et qui, toute sa vie durant, s'est attaché à défendre la cause de la communauté LGBT, une communauté dont il faisait lui-même partie.
Critique : L’Incinérateur de cadavres
Le cinéma tchèque des années 1960 ne se laisse guère résumer aux premiers films de Milos Forman, par ailleurs ressortis en même temps en France que L'Incinérateur de cadavres. Celui-ci mérite en effet amplement sa réputation d'objet filmique inclassable.
Critique : L’Ornithologue
Le nouveau film de Joao Pedro Rodriguez, son 5ème long-métrage, sort le 30 novembre. C’est également aux alentours de cette période que le Centre Pompidou a pris l’initiative d’organiser une rétrospective consacrée au cinéaste portugais, du 25 novembre 2016 au 2 janvier 2017. Parallèlement à cette actualité cinématographique, les éditions de Pompidou profitent de cette aubaine afin d’éditer un ouvrage d’entretiens autour du cinéaste, par ailleurs le premier livre édité en France traitant de l’œuvre du metteur en scène lisboète. Actualité intense dont le principal intérêt est de mettre en lumière la sensibilité profondément singulière et originale de Joao Pedro Rodrigues. Son nouveau métrage, une transposition à la fois moderne et subversive du mythe de Saint-Antoine de Padoue, est d’une richesse ample et dense, une plongée dans un monde archaïque revisité à l’aune d’une vision contemporaine. À titre informatif, ne lisez pas ce qui suit si vous voulez profiter de ce film hors-norme, prenant des sentiers inattendus pour le spectateur. La vision de L’Ornithologue se déguste mieux lorsque l’on est vierge de toutes idées préconçues.


















