Critique : La Salamandre
Quand on pense à la Suisse, parmi les choses d'ordre caricaturalement folklorique qui nous viennent à l'esprit ne figure pas le cinéma. Et pour cause. Car même si nos voisins helvétiques disposent d'une activité festivalière loin d'être honteuse, avec « il cinema del futuro » à Locarno, le « Kommerzkino » à Zurich et le cinéma fantastique à Neuchâtel, leur production nationale à proprement parler tend à fondre comme neige au soleil avant d'achever la traversée des Alpes.
Taxi Sofia
Une belle réussite d'un cinéma qu'on connait peu, le cinéma bulgare.
Critique : un beau soleil intérieur
On se demandait si Claire Denis allait faire preuve, pour sa première comédie, d'un talent particulier pour ce genre. Malheureusement, il nous faut admettre que non !
Critique : Faute d’amour
Certes, dans les 128 minutes que dure "Faute d'amour", il y a des moments forts, il y a quelques plans magnifiques, mais, globalement, ce film souffre de longueurs inutiles et aurait beaucoup gagné à être raccourci de 30 minutes environ.
Critique : Le Chemin (Jeanne Labrune)
En tant que pays exotique, riche en mystères spirituels et ambiances poisseuses, le Cambodge a bon dos. Dans son neuvième film, la réalisatrice Jeanne Labrune ne réussit guère à transcender ce cliché ambulant, préférant plutôt rester dans le vague. Inutile de préciser que cet état de flottement génère son lot de frustrations dans Le Chemin.
Critique : A Ciambra
Le champ de représentation filmique de la communauté des gens du voyage est en train de s'élargir et de se diversifier, comme le montrent deux films passés cette année par la case cannoise : Ava de Léa Mysius et A Ciambra de Jonas Carpignano.
Test DVD + Blu-ray : Equus
40 ans après sa sortie, "Equus" est un film qui continue de déranger, quand bien même il a pas mal vieilli au niveau de la forme, quand bien même le mouvement de l'antipsychiatrie s'est considérablement essoufflé par rapport aux années 70.
Critique : Los olvidados
L'Italie n'avait pas vraiment le monopole du courant néo-réaliste à l'issue de la Deuxième guerre mondiale. Ce mouvement, fait de films durs et pessimistes, y avait certes pris son élan, grâce à des réalisateurs comme Roberto Rossellini et Vittorio De Sica, mais son influence n'avait guère tardé à se propager dans d'autres pays. Y compris au Mexique, où l'Espagnol Luis Buñuel avait jeté un regard, lui aussi sans concession, sur une enfance délaissée, à mi-chemin entre le retour à l'état sauvage et une sublimation malgré tout tragique.
Test DVD + Blu-ray : Butterfly Kiss
Après avoir essayé en vain, en collaboration avec le scénariste Frank Cottrell Boyce, de réaliser un film qui se serait appelé "Delirious", les deux complices ont décidé de se lancer dans l'écriture d'un scénario pouvant déboucher sur un film qui puisse être réalisé rapidement et avec peu d'argent. Ce film, c'est "Butterfly kiss", et il n'a couté que 400 000 livres.
Critique : Otez-moi d’un doute
Un film à la fois drôle et émouvant, le genre de film pour lequel on a envie d'écrire : "si vous n'allez qu'une fois au cinéma cette année, allez voir "Otez-moi d'un doute" !"
Critique : Barbara
Dans ce faux biopic, la mise en abyme que Mathieu Amalric met en scène l'autorise beaucoup plus facilement à ne montrer que ce qui lui parait important sans s'attirer les foudres des fans et des spécialistes de Barbara.
Critique : Lumières d’été
« En France, personne ne s'intéresse à Hiroshima. » Si cette réplique, issue du premier long-métrage de fiction de Jean-Gabriel Périot, peut globalement être considérée comme juste, elle est avant tout une invitation à la révision de cette attitude blasée de la part d'un peuple, guère connu pour faire un travail de mémoire conséquent sur les sévices de son propre passé.



















