Critique : Baccalauréat
Si "Baccalauréat" est un film sur ce que l'amour parental peut amener un père à faire pour sa fille, c'est tout autant un film sur la corruption qui gangrène la Roumanie contemporaine, un pays où il semble presque impossible d’obtenir son baccalauréat sans tricher d’une façon ou d’une autre, un pays où les échanges de services semblent monnaie courante.
Critique : Félix et Meira
Face au très médiatisé Mommy de Xavier Dolan figure un autre film canadien, au sujet plus social mais au traitement intimiste, le Félix et Meira de Maxime Giroux. Récompensé par le prix du meilleur film canadien au Festival International du Film de Toronto en 2014, tourné à Montréal après un important travail de documentation, le film ose mettre en scène l'improbable relation que noue une femme juive hassidique avec un Québécois francophone et sans confession.
Critique Express : Jeunesse en sursis
Pendant 2 heures, la réalisatrice empile une succession de petites scènes, le plus souvent sans aucun rapport les unes avec les autres, sans souci affiché de raconter une histoire.
Amador
Dans la lignée des films indé "connaissance du monde" voici Amador, nouvelle réalisation de Fernando León de Aranoa (Les lundis au soleil). Le film, prix du jury au festival de Valenciennes 2011, est une chronique sociale narrant un segment de vie d'une jeune péruvienne expatriée. Le film est distribué de justesse en France par Sophie Dulac, directrice des "Écrans de Paris", un groupe de salles indépendantes de la capitale. Attendez-vous tout de même à une exposition limitée.
Critique : Discount
En France ou ailleurs, il ne peut jamais y avoir trop de réalisateurs qui tiennent compte – avec talent et sans pesanteur – des enjeux sociaux importants de leur époque. Le maître en la matière, tous pays confondus, est bien sûr l’Anglais Ken Loach, qui a quasiment bâti sa réputation entière sur sa sensibilité à l’égard des problèmes d’hommes et de femmes démunis, auxquels le cinéma s’intéresse rarement. Il serait exagéré de proclamer d’ores et déjà que la relève est assurée, grâce au premier film de Louis-Julien Petit. Néanmoins, celui-ci dresse un bilan social de la France ordinaire d’aujourd’hui, qui reste fidèle à une gravité particulièrement digne, en dépit des quelques aspects plutôt comiques de cette combine douteuse d’un commerce parallèle.
Critique : The Riot Club
Pour son troisième long-métrage au sein de la jeunesse anglaise privilégiée après Un jour (avec Anne Hathaway) et Une Education (avec Carey Mulligan), la réalisatrice danoise Lone Scherfig choisit d'en révéler les aspects les moins nobles à travers ce groupe fictif inspiré de cercles secrets qui oeuvrent dans les grandes universités.
Cannes : First love (Quinzaine)
De la vengeance, du sang (beaucoup de sang), des flingues, des sabres et des personnages tous plus tarés les uns que les autres : voilà ce qui forme le cocktail explosif de First Love. Percutant, drôle et parfois gore, le nouveau film de Takashi Miike offre un plaisant spectacle parodique qui saura combler ceux qui se laissent entraîner dans le délire du réalisateur japonais
Les adoptés
Mélanie Laurent passe derrière la caméra tout en restant devant. La comédienne est toujours aussi convaincante mais c’est la cinéaste qui aujourd’hui surprend. Très agréablement. Son film est un petit bijou, entre drame et comédie, avec des partis pris osés de mise en scène qui affirment une vraie personnalité esthétique et une étonnante maîtrise. On l’adopte !!!
Critique : Roger la honte
Gaumont ressort en bluray ce grand film noir méconnu des années 60 qui se déroule à la fin du XIXème siécle. Un des longs-métrages les mieux maîtrisés du cinéaste italien iconoclaste irrégulier Riccardo Freda, figure du cinéma italien d'après-guerre dont les meilleures œuvres rivalisent sans peine avec le meilleur de la Hammer.
Cinélatino 2018 : Matar a Jesus
La Colombie, pays de drogues, pays de violence et jusqu'à récemment pays de guerre civile aussi. Les clichés ne manquent pas pour décrire cette nation sud-américaine dont le reflet cinématographique se fait plutôt discret sur les écrans européens. Toutefois, il y a eu un film colombien qui nous avait fortement impressionné au début du siècle, La Vierge des tueurs de Barbet Schroeder, un tour de force formel alors que les caméras numériques étaient encore au stade embryonnaire et surtout une plongée vertigineuse dans un monde de crime et de passion.
Critique : Adam
Sans aucun pathos, sans aucune lourdeur, "Adam" narre l'amitié naissante entre deux femmes tout en présentant une critique féministe de la société patriarcale de son pays et l'éveil d'un amour maternel qui s'impose à une jeune femme qui, au départ, n'y était pas du tout préparée.
Fighter
Fighter est inspiré de l'histoire vraie de Micky Ward, un boxeur revenu sur le devant de la scène en 1994 après une série de défaites. Réalisé par David O. Russel (Les Rois du désert) en 2010, le film a reçu les Oscars du meilleur second rôle masculin pour Christian Bale et celui du meilleur second rôle féminin pour Melissa Leo.



















