Moonrise Kingdom
Milieu des années 60, un groupe d’îles dans une baie de Nouvelle-Angleterre. C’est figurant un corbeau dans la traditionnelle « Arche de Noé », le spectacle de fin de saison de la paroisse, que Suzy a séduit Sam – un vrai coup de foudre réciproque d’ailleurs. Ils se sont écrit des mois durant, jusqu’à l’été suivant, et ont décidé de s’enfuir ensemble. Suzy et Sam ont chacun 12 ans, et ils partent à l’aventure, sur les traces légendaires des Indiens qui habitaient le petit archipel autrefois. Les recherches s’organisent, les enfants sont retrouvés, mais rien ne se normalise vraiment, d’autant qu’une tempête d’anthologie se prépare.
Critique : Le Père de mes enfants
Avant Un Amour de jeunesse et Eden qui sort en salles cette semaine, Mia Hansen-Løve avait réalisé ce film qui rendait un bel hommage au producteur indépendant Humbert Balsan à travers la figure de Grégoire Canvel incarné par l'impressionnant Louis-do de Lencquesaing
Cinélatino 2018 : Matar a Jesus
La Colombie, pays de drogues, pays de violence et jusqu'à récemment pays de guerre civile aussi. Les clichés ne manquent pas pour décrire cette nation sud-américaine dont le reflet cinématographique se fait plutôt discret sur les écrans européens. Toutefois, il y a eu un film colombien qui nous avait fortement impressionné au début du siècle, La Vierge des tueurs de Barbet Schroeder, un tour de force formel alors que les caméras numériques étaient encore au stade embryonnaire et surtout une plongée vertigineuse dans un monde de crime et de passion.
Intégrale Claude Berri #09 : Je vous aime (1980)
Alors que Claude Berri s’était, durant les dix premières années de sa carrière au cinéma, plutôt spécialisé dans l’exercice de l’autobiographie ou de « l’autofiction » (un terme qui n’existait d’ailleurs pas encore à l’époque de ses premiers films !), le cinéaste opère un virage à 180 degrés avec Je vous aime en 1980, dont l’intrigue est fortement inspirée de la vie sentimentale de son actrice principale, Catherine Deneuve.
Critique : La pie voleuse
Un film seulement moyen de Robert Guédiguian a toujours plus d'intérêt que la plupart des autres films qui sortent au même moment.
Critique : Le jour d’après
Un film qui, sans atteindre des sommets, a le mérite d'être un peu plus intéressant, plus riche, plus profond que ce que Hong Sang-soo nous propose depuis des années.
Critique : Adam
Sans aucun pathos, sans aucune lourdeur, "Adam" narre l'amitié naissante entre deux femmes tout en présentant une critique féministe de la société patriarcale de son pays et l'éveil d'un amour maternel qui s'impose à une jeune femme qui, au départ, n'y était pas du tout préparée.
Critique : Bad Boy Bubby
Bad Boy Bubby. Un titre intriguant, accompagné par la photo d’un acteur ayant des faux-airs de Jack Nicholson. Une ressortie en salle 22 ans après la sortie d’origine, sans raison particulière. Voilà à peu près ce je savais du film avant d’aller le voir. Près de six mois après l'avoir découvert, Bad Boy Bubby est toujours dans un coin de mon esprit. Il sort, pour la première fois en France, en Blu-Ray le 9 mai prochain.
Critique : Les Héritiers
Les Américains adorent les contes édifiants, dans lesquels des femmes d’exception, interprétées par Michelle Pfeiffer, Meryl Streep ou Hilary Swank, sauvent des classes entières d’adolescents de la délinquance et de l’exclusion, grâce à leurs méthodes d’enseignement ludiques. En France, le cinéma est généralement plus attaché à une vision réaliste des choses, ce qui n’empêche pas une certaine poésie filmique d’accompagner ces sursauts d’humanité, comme dans Entre les murs de Laurent Cantet. Cependant, la tentation de céder au chantage sentimental s’avère parfois trop grande pour y résister. C’est ainsi que des films comme Les Héritiers voient le jour. D’un point de vue moral, nous souscrivons d’office à ces leçons de tolérance et de respect, qui ont par contre le plus grand mal à rester exemptes d’un manichéisme sommaire.
Critique : Les Cowboys
Scénariste à succès, Thomas Bidegain a pris le risque de se lancer dans la réalisation. Risque d'autant plus grand que le sujet choisi est particulièrement explosif. Coup d'essai, coup de maître ! Sans se lancer dans la description "casse-gueule" d'un véritable choc de civilisation, il montre avec tact et subtilité les dégâts qu'une coupure culturelle mal gérée peuvent générer, tant à la petite échelle d'une famille qu'à celle de la planète toute entière.
Critique : La vie invisible d’Eurídice Gusmão
Un film plein d'intérêt dans la mesure où il montre, dans un pays, le Brésil, le début du combat des femmes pour sortir de la condition dans laquelle elles étaient enfermées, pour sortir de leur invisibilité.
Critique : Vie sauvage
Vie sauvage est un film inégal qui vaut surtout par la prestation des comédiens. Il n'est pas interdit de penser qu'il aurait pu être proche de l'excellence si tout le film avait été au niveau des scènes où apparait Céline Sallette, à son début et à sa fin. Cédric Kahn et sa co-scénariste avaient bien sûr le droit de faire le choix scénaristique qui a été le leur, en escamotant la mère pendant les 3/4 du film. Il n'est pas contre pas certain que la majorité des spectateurs soit d'accord avec ce choix !



















