Critique : Loveable
Avec ce film féministe très réussi qui refuse de voir systématiquement le mal chez le mâle, Lilja Ingolfsdottir montre qu'elle a toutes les qualités pour faire partie des réalisatrices qui comptent.
Les Lyonnais
Olivier Marchal, l’ancien keuf devenu cinéaste, s’est fait un nom dans le milieu du polar réaliste au point d’être identifiable dès les premières images de ses films. Cela suffit-il pour faire des Lyonnais une œuvre réussie ? Rien n’est moins sûr. La stylisation outrancière de ce nouvel opus plombe hélas un scénario plutôt bien ficelé. La présence du monolithique Lanvin n’arrange rien… Le reste de l’interprétation s’en sort avec les honneurs.
Albi 2017 : Les Grands esprits
La France et ses banlieues : ces zones de non-droit ont une réputation tellement peu flatteuse que le cinéma n'ose s'y aventurer que pour se lamenter bruyamment sur tant d'injustice sociale. En somme, c'est une thématique casse-gueule, puisqu'en près d'un demi-siècle que ces cités ghettos existent, aucun politicien n'a trouvé ni la volonté, ni le courage de changer la donne dans cet environnement de vie pour le moins précaire.
Hugo Cabret
Martin Scorsese est, comme qui dirait, incontournable lorsqu'il s'agit de cinéma. Parmi les plus grands, il a déjà prouvé son talent à maintes reprises, nous faisant partager d'excellents moments de cinéma, que ce soit dans une salle ou dans son salon.
Sarlat 2024 : Je suis toujours là
Comme tous les pays latinoaméricains ou presque, le Brésil a dû passer par une dictature militaire à un moment assez récent de sa longue histoire mouvementée. Ce fut pendant plus de vingt ans, entre 1964 et 1985. Une période qui a certainement laissé des traces, mais qui aura également permis aux Brésiliens contemporains d'être particulièrement attachés aux bienfaits de leur jeune démocratie.
Critique Express : Stars at noon
Une grande différence entre les 2 derniers films de Claire Denis : "Avec amour et acharnement" est médiocre, "Stars at noon" est carrément mauvais !
Critique : La Salamandre
Quand on pense à la Suisse, parmi les choses d'ordre caricaturalement folklorique qui nous viennent à l'esprit ne figure pas le cinéma. Et pour cause. Car même si nos voisins helvétiques disposent d'une activité festivalière loin d'être honteuse, avec « il cinema del futuro » à Locarno, le « Kommerzkino » à Zurich et le cinéma fantastique à Neuchâtel, leur production nationale à proprement parler tend à fondre comme neige au soleil avant d'achever la traversée des Alpes.
Test DVD : La volante
Il a fallu un certain courage à Christophe Ali et Nicolas Bonilauri pour se lancer dans les traces d'Alfred Hitchock et, surtout, pour le faire de façon aussi ostensible en ne manquant pas une occasion de faire référence à "Pas de printemps pour Marnie". Il leur a fallu un certain talent pour ne pas paraître ridicule, in fine, face à cette « statue du commandeur ». Il leur a fallu trouver la bonne actrice pour interpréter le rôle de Marie-France, cette femme manipulatrice, sournoise, cette femme qui cache son dérèglement mental derrière une apparence très calme et des sourires ambigus. Cette (très) bonne actrice, c'est Nathalie Baye et c'est bien sûr sur elle que repose, en grande partie, le film.
Critique Express : A feu doux
Pour son premier long métrage, Sarah Friedland a adopté un ton très touchant, d'une grande douceur, se partageant entre émotion et drôlerie
Critique : Blue Jasmine
Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.
Sleeping Beauty
Sleeping Beauty est le premier film de Julia Leigh, avec Emily Browning, la pulpeuse star de Sucker Punch qui revient ici plus naturelle et sans ses cheveux péroxydés de Bay Doll mais en étant toujours l'objet de tous les fantasmes masculins...
Critique : Kids return
Takeshi Kitano est de retour ! A cette annonce, susceptible de déclencher des effusions de joie chez les admirateurs du maître japonais, il faudrait cependant joindre un bémol quelque peu doux-amer. Car si le public français a le privilège au début du mois d'août de voir trois films signés Kitano sur grand écran, il convient de préciser qu'il s'agit de la ressortie en copies restaurées d'œuvres issues de sa période faste, pendant la deuxième moitié des années 1990.



















