La Roche-sur-Yon 2017 : L’Échappée belle (Paolo Virzi)
Bien que l'espérance de vie augmente continuellement, la mise en garde que la vieillesse n'est pas faite pour les lâches n'a rien perdu de sa véracité. Le Festival de La Roche-sur-Yon en tient compte de deux façons complémentaires cette année, puisque nous avons pu y découvrir, après l'optimiste et poétique Lucky de John Carroll Lynch, le sensiblement plus mélancolique et profane L'Échappée belle de Paolo Virzi.
Critique : Quand une femme monte l’escalier
Et si le cinéma japonais classique était celui qui parlait le mieux de la condition des femmes, à une époque où le féminisme à l'écran n'en était qu'à ses balbutiements mélodramatiques du côté des films occidentaux ? Notre supposition ne vise expressément pas le sous-genre des œuvres mi-sadiques, mi-érotiques, dont l'image de la femme se démarquait au contraire par une dégradation en tant que simple objet sexuel, à la disposition des hommes particulièrement vicieux dans le cadre de ces fantasmes malsains.
The Housemaid
The Housemaid est un drame réalisé par Im Sang-soo en 2010. Le film fut sélectionné en 2010 en compétition officielle pour la Palme d'Or au 63ème Festival de Cannes. Il s'agit d'un remake contemporain d'un film culte en Corée du Sud, La Servante de Ki-young Kim réalisé en 1960.
Bergamo Film Meeting 2017 : Waldstille
Une tragédie familiale est explorée en long et en large dans le deuxième film du réalisateur néerlandais Martijn Maria Smits, présenté en compétition au Festival de Bergame. Hélas, il ne ressort rien d'extraordinairement original ou poignant de Waldstille, si ce n'est l'obstination largement contenue d'un père de revoir sa fille.
Critique : L’Apollonide – souvenirs de la maison close
Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2011, L'Apollonide - souvenirs de la maison close était très attendu en raison de son sujet tabou mais attirant. Réalisé par Bertrand Bonello, ce film ouvre-t-il réellement le débat sur la question de la prostitution, ou s'agit-il d'une simple exhibition ?
Biarritz 2019 : Cancion sin nombre
Nous n'étions pas exempts d'appréhension avant notre dernier film vu cette année au Festival de Biarritz. Une partie de cette crainte provenait d'une sorte de superstition – ce qui la rendait bien sûr parfaitement irrationnelle – , puisque dans les mêmes circonstances, nous avions vu l'année passée le film qui nous avait le moins plu parmi notre sélection personnelle.
Critique : The rider
Chloé Zhao a pour elle une qualité rare : arriver à intéresser le spectateur à des sujets dont il est a priori très éloigné.
Critique : Folles de joie
Entre drame et comédie, entre rires et larmes, Paolo Virzi se sort avec les honneurs d'un sujet difficile à traiter grâce, en particulier, à deux comédiennes parfaitement à l'aise dans des rôles de femmes pas très bien dans leurs têtes, amochées par la vie et les médicaments.
Critique : Another Day in Paradise
Another Day in Paradise est un film réalisé par Larry Clark. Il s'agit du deuxième long-métrage du réalisateur, cinq ans après Kids. Il s'agit de l'adaptation d'un manuscrit rédigé en prison par un inconnu répondant au pseudonyme de Eddie Little.
Test DVD : Vendeur
"Vendeur" présente à la fois un côté documentaire consacré au métier de vendeur et la peinture d'une relation père-fils, ou plutôt de deux relations père-fils car le film nous permet de côtoyer un grand-père, un père et un fils.
Critique : Quand les vagues se retirent
Qu'on connaisse déjà son cinéma ou qu'on ne le connaisse pas, avoir la possibilité de voir un film de Lav Diaz est une occasion qu'un cinéphile ne doit pas manquer.
Critique : La Mort de Louis XIV
Derrière chaque mythe se cache un homme. Adage que l’on pourrait attribuer d’une certaine manière à la définition du cinéma d’Albert Serra. En effet, le cinéaste catalan n’a eu de cesse de gratter le vernis mythologique nimbant certains personnages légendaires, fussent-ils fictionnels ou réels, afin de leur apposer une trivialité plus « humaine ». Dans Le Chant des Oiseaux, les Rois Mages, en quête de l’enfant Jésus, errent dans les steppes désertiques, bivouaquent à même le sol, observent les étoiles dans l’espoir d’y trouver des signes… Serra nous rappelle constamment qu’ils sont des êtres-humains avant tout, assujettis aux besoins corporels inhérents à ceux-ci. Tel Casanova reniflant ses matières fécales dans Histoire de ma Mort, chaque métrage de Serra souligne cette coexistence constante entre l’aura supposée « extraordinaire » du personnage et son caractère humain le rendant plus banal, voire, dans certains cas, plus vulgaire. Plus fragile également, à l’image de l’agonie du roi Soleil dans son dernier métrage, manière de rappeler l’aspect éphémère de chaque être.



















