Critique : Loveable
Avec ce film féministe très réussi qui refuse de voir systématiquement le mal chez le mâle, Lilja Ingolfsdottir montre qu'elle a toutes les qualités pour faire partie des réalisatrices qui comptent.
Cannes 2018 : La tendre indifférence du monde
Deux films en provenance du Kazakhstan sont à l’honneur cette année à Cannes : Ayka de Sergey Dvortevoy en Compétition, et La Tendre indifférence du monde de Adilkhan Yerzhanov à Un Certain Regard. Ce dernier défini l'industrie cinématographique de son pays par sa "tendre indifférence à l’art du cinéma", et son film semble d'ailleurs être un peu passé sous les radars cannois. . C’est par hasard qu’on s’y est rendu, faute de pouvoir voir Un couteau dans le cœur le jeudi soir : le hasard fait (très) bien les choses. Embarquons ensemble pour l’Asie centrale.
Test DVD : Un vent de liberté
il n'est pas interdit de penser que "Un vent de liberté" est tout simplement le plus beau film sorti en 2017, en tout cas pour certain.e.s parmi celles et ceux qui préfèrent la subtilité de situations réelles ou proches de la réalité à des épopées improbables à base d'effets spéciaux.
Critique : Main basse sur la ville (autre avis)
Le film de Francesco Rosi s'inscrit dans la lignée du cinéma politique italien engagé des années 60-70.
Critique Express : Frantz Fanon
Alors que le cinéma s'était peu intéressé à Frantz Fanon jusqu'à cette année, voici que 3 mois après "Fanon", réalisé par Jean-Claude Barny, sort sur les écrans français "Frantz Fanon", un film du réalisateur algérien Abdenour Zahza
Critique Express : La petite dernière
L'excellente comédienne qu'est Hafsia Hersi n'a toujours pas réussi à se débarrasser totalement de la tutelle implicite d’Abdellatif Kechiche qu'elle s'est imposée à elle-même quand elle s'est lancée dans la réalisation.
Arras 2018 : The Reports on Sarah and Saleem
Les fronts entre les Palestiniens et les Israéliens sont plus que jamais tranchés dans une hostilité aveugle, sans terrain d'entente possible. Tous les vendredis, la jeunesse de la bande de Gaza crie sa détresse à la clôture qui la sépare de ce qu'elle ne considère nullement comme une terre promise. Les gouvernements populistes aux États-Unis et au Brésil se font de surcroît un malin plaisir de jeter de l'huile sur le feu, en transférant leurs ambassades dans la ville coupée en deux de Jérusalem.
Yossi
Yossi vit seul sa trentaine à Tel Aviv, assumant mal sa sexualité, trouvant dans son métier de cardiologue une échappatoire à ses déboires amoureux. Lors d’un voyage dans le sud du pays, il rencontre un groupe de jeunes militaires et, parmi eux, un jeune homme qui lui fait retrouver le goût de vivre.
Critique Express : Le son des souvenirs
Un film aux images très léchées qui raconte une histoire d'amour pleine de sincérité tout en rendant un bel hommage aux collecteurs de musique traditionnelle est-il susceptible d'opérer un sérieux clivage parmi les spectateurs ? Oui !
Critique : Green Border
De la poignée de films sortis récemment et ayant comme thème l'arrivée et l'accueil des migrants en Europe, "Green Border" est peut-être le plus fort et le plus passionnant.
Les jours comptés
Dans un tram bondé à l’heure de l’embauche un contrôleur secoue un voyageur qui tarde à lui présenter son billet : et pour cause, il est mort ! Cesare Conversi, témoin de ce triste fait divers, croit se voir dans un miroir : même âge, même allure laborieuse, même solitude que lui. Le quinquagénaire romain, plombier de son état, choqué par cette découverte brutale de son triste sort annoncé, décide d’arrêter de travailler, pour mieux réorienter sa vie (ou plutôt le peu que les statistiques lui accordent encore). Veuf et doté d’un fils ne lui rendant de visites qu’intéressées, il essaie de renouer avec un flirt d’adolescence : échec. Et tout le reste est à l’unisson, retour - sinistre - dans sa campagne natale compris
Critique : Dissidente
Avec ce premier long métrage, un film politique et social remarquable, le canadien Pier-Philippe Chevigny vient prendre sa place auprès des plus grands réalisateurs du genre, qu'ils s'appellent Ken Loach, Stéphane Brizé ou les frères Dardenne.


















