Critique : Amy d’Asif Kapadia
Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes 2015, Amy a rassemblé un large public composé de fans de l'artiste, mais également de curieux. Réalisé par Asif Kapadia a qui l'on doit également le documentaire très réussi, Senna, on attendait beaucoup d'un film signé par le nouveau spécialiste du biopic et centré sur l'une des stars les plus incroyables de la décennie 2000.
Critique : Sud Eau Nord Déplacer
L’eau devient une ressource naturelle de plus en plus rare, au fur et à mesure que la population mondiale s’accroît et que les effets secondaires du changement climatique s’accentuent. Alors que sa pénurie ne constitue pas encore une urgence vitale en Europe, elle devient déjà palpable en Chine. Ce géant asiatique sur le chemin de la croissance aura en effet du mal à fournir une eau propre à ses milliards d’habitants, face à de vastes paysages en voie de désertification. Le problème n’est pas nouveau, même si la mise en chantier de l’opération gigantesque de déviation indirecte des principaux fleuves du pays s’est faite assez abruptement. Ce documentaire français cherche à tenir compte d’une multitude d’aspects du programme « Sud Eau Nord Déplacer », au risque de s’éparpiller et de ne pouvoir s’appuyer que sur une certaine virtuosité visuelle pour rendre son sujet attrayant.
Critique : Le 13e
Il serait facile de se montrer bêtement indigné par le propos de ce documentaire. Quoi de plus naturel en effet que de prendre la défense de l'opprimé, de la veuve et de l'orphelin, tout en mettant la civilisation américaine, qui se croit souvent supérieure à toutes les autres, face à ses responsabilités ?
Critique Express : La mesure des choses
Y aurait-il une seule façon de montrer au cinéma les maux dont souffre notre planète, le réchauffement climatique, la pollution, les inégalités, l'accueil le plus souvent inhumain fait aux migrants, etc., etc.? Le réalisateur belge Patric Jean pense que non et il le prouve avec "La mesure des choses".
Cannes 2018 : Le Livre d’image
L'auteur de ces lignes aurait voulu être transporté par le nouveau film de Godard, comme il l'avait été en découvrant certains premiers long-métrages d'un réalisateur qui semble aujourd'hui inattaquable. Malheureusement, Le Livre d'image est une expérimentation visuelle dont la profondeur, poétique comme politique, m'a totalement échappé. Voici donc, à travers cette critique, l'expérience vécue pendant une heure vingt-quatre pénible, dont le seul intérêt semble résider dans les questions soulevées par inaccessibilité et le caractère "brut" des images (et des sons) qui y sont proposées.
Critique Express : 140 km à l’ouest du paradis
si ce film a le grand mérite de fournir des informations intéressantes aux spectateurs à condition qu'ils soient très attentifs et très concentrés, il a le défaut de souvent s'éparpiller et de manquer de clarté dans son discours. Pour être franc, on aurait souhaité une construction plus rigoureuse.
Critique Express : Premières urgences
Fidèle à la manière de faire d'Eric Guéret qui lui permet de réaliser des documentaires passionnants et dans lesquels le spectateur se sent investi presque autant que le réalisateur, c'est sans aucune interview, sans aucun commentaire, sans misérabilisme, que "Premières urgences" "montre" l'hôpital
Berlinale 2020 : Zero
Dans chaque festival, il y a des films qui semblent être faits sur mesure pour la petite armée de vaillants cinéphages, qui y remplissent tant bien que mal les salles de projection du matin jusqu'au soir. A plus forte raison, une institution internationale comme le Festival de Berlin ne peut logiquement résister à programmer, par-ci, par-là, ce genre d'œuvre pointue, qui aurait le plus grand mal d'exister sur le marché impitoyable du cinéma commercial sans ce coup de pouce festivalier.
Critique : Sing me a song
"Sing me a song", documentaire qui ressemble beaucoup à une fiction, nous en apprend beaucoup sur le Bhoutan, sur le bouddhisme, mais aussi, de façon indirecte, sur la façon dont Internet et les réseaux sociaux ont métamorphosé nos propres existences.
Revu sur MUBI : Ennemis intimes (Werner Herzog)
Dans le processus créatif, il faut toujours une certaine dose de tension conflictuelle. Car rien ne s'oppose plus au dépassement de soi artistique qu'une ambiance gentiment harmonieuse. Cela vaut surtout pour un contexte de travail aussi collectif qu'un plateau de cinéma.
Critique Express : Toxicily
T
out le monde sait que la pollution a engendré une énorme augmentation des cas de cancer et de nombreuses malformations génétiques. Tout le monde sait, mais arriver à ce que les citoyens s'expriment sur le sujet est une tâche difficile.
Critique : Elles dansent
Ce voyage dans un service hospitalier qui accueille des malades du cancer ne fait jamais preuve de voyeurisme et se révèle souvent particulièrement bouleversant.



















