La Roche-sur-Yon 2020 : I Carry You With Me

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L'immigration et l'homosexualité sont deux sujets à être rarement associés au cinéma. Idem pour la fiction et le documentaire, des genres qui ne font pas nécessairement bon ménage. La réalisatrice américaine Heidi Ewing réussit cependant à mélanger tout cela, sans en faire pour autant un amalgame irregardable.

Critique : Toubib

Le documentariste Antoine Page a pris la décision de filmer son jeune frère Angel tout au long de ses études de médecine. 350 heures de rushs et un montage qui a duré 6 mois

Critique Express : Germaine Acogny, l’essence de la danse

Appelée Maman Germaine lorsqu'elle est à l'École des Sables qu'elle a créée près de Dakar, Germaine Acogny possède d'autres titres de gloire très importants, par exemple l'obtention d'un Lion d'or de la danse lors de la Biennale de Venise de 2021, par exemple l'obtention du Grand Prix de l'Académie des Beaux-Arts en chorégraphie en octobre 2023.

Critique : Les Règles du jeu

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Difficile de démarrer dans la vie active, alors que le contexte économique est morose et qu’aucun aspect du CV ne permet de se distinguer des milliers d’autres jeunes en quête d’un premier emploi. Pour faire la différence, il faudra alors savoir vendre une personnalité guère séduisante, qui traîne encore avec elle les attributs physiques et mentaux de l’adolescence. Quel est donc notre soulagement de ne pas être au chômage et, en même temps, quelle belle leçon en réalisme social que ce documentaire, qui suit une poignée de jeunes postulants à l’attitude et au destin fort variés !
Photos de La Clé des champs de Claude Nuridsany, Marie Pérennou

La Clé des champs

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La clé des champs nous offre un spectacle de la vie animale saisissant quoiqu’en décalage avec les attentes placées par l’affiche du film. 1h21 de quasi documentaire où les personnages ne sont qu’anecdotiques et l’histoire particulièrement oisive.

Critique : Il mio corpo

Réalisé dans les paysages pleins de lumière de la Sicile intérieur, "Il mio corpo" met en parallèle la vie quotidienne de deux jeunes siciliens et celle de deux jeunes migrants africains.

Etrange Festival 2016 : Être cheval

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L’un des mérites de L’Étrange Festival (et pas seulement lui…), en dépit d’une certaine lassitude ressentie auprès de quelques cinéphiles/habitués de ce raout cinéphilique à l’égard de la qualité des longs-métrages diffusés au Forum des Images, est son travail de déchiffreur, de mise en lumière de certains films que l’on n’eût l’habitude de voir ailleurs. Ainsi, il est fréquent de tomber sur quelques péloches qui, aléas de la distribution obligent, n’auront pas les honneurs d’une sortie en salle. L’Étrange Festival permet de sauver de l’oubli, pendant un temps, l’existence de certaines œuvres avant sa « disparition » dans le flux de l’offre et la demande du dvd/blu-ray. C’est le cas du documentaire réalisé par Jérôme Clément-Wilz, Être Cheval, qui, en dépit de son unique diffusion sur France 4 à une heure tardive, ne doit sa réputation qu’à l’existence de certains festivals, et donc l’étrange festival.

Critique : Le feu sacré

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"Le feu sacré" est un magnifique documentaire tout en s'avérant aussi passionnant que les meilleures fictions en matière de suspens.

Biarritz 2019 : Homo Botanicus

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Notre deuxième film au Festival de Biarritz, ce rendez-vous essentiel du cinéma latino-américain en France, parle à première vue des mêmes sujets que le premier : la nature préservée et impénétrable des Andes dans laquelle la caméra se plonge par voie de voyage nostalgique, en quête d'un passé sans appel révolu.

Vu sur MUBI : Vito

Qui sont les héros de la communauté gaie ? On ne parle pas ici d'icônes de style et autres surfaces de projection sur lesquelles la cause peut compter en tant qu'alliés, qui s'appellent selon les générations Judy Garland, Madonna ou Lady Gaga.

Cannes 2014 : The Go-Go Boys

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Ce documentaire révélé lors du dernier festival de Cannes revient sur le parcours étonnant de Menahem Golan et Yoram Globus, les patrons de la mythique Cannon, société de production culte qui fit les beaux jours du cinéma d’action des années 80.

Cannes 2018 : Le Pape François Un homme de parole

Est-ce que le pape François en tant qu'entité morale serait à sa place au Festival de Cannes, le temple suprême du culte du cinéma, où l'on ne participe à l'expérience commune de regarder un film qu'après avoir accompli l'épreuve de patienter avec anxiété parmi les membres de la caste des badges presse inférieurs, jamais tout à fait sûrs de pouvoir accéder aux séances les plus plébiscitées ?

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Test Blu-ray : Los Tigres

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Le Blu-ray de Los Tigres, édité par Le Pacte, nous arrive dans un boîtier simple mais élégant, fidèle à l’esthétique sèche et nerveuse du film.

Critique : Histoires parallèles

Autofiction et Histoires parallèles : même combat ? Oui et non, même si les errances filmiques entre la réalité et la fiction de Pedro Almodóvar et de Asghar Farhadi n’ont visiblement pas trouvé les faveurs du jury sous la présidence de Park Chan-wook dans la course à la Palme d’or qui les opposait très récemment.

Test Blu-ray : Les Cracks

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Comédie en costumes tournée en 1968, Les Cracks est un film désuet mais déployant une certaine énergie – celle d’un vélo lancé trop vite dans une rue pavée. Autant dire que ça cahote, ça dérape, ça rit, et ça finit toujours par retomber sur ses roues avec cette élégance bancale dont seul Bourvil avait le secret.

Décès du costumier Albert Wolsky

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Le costumier américain Albert Wolsky est décédé le 23 mai à Los Angeles. Il était âgé de 95 ans. Connu surtout grâce aux costumes qu’il avait créés pour Grease, ainsi que sa collaboration sur une dizaine de films avec le réalisateur Paul Mazursky, Wolsky avait en fait signé responsable pour les habits de près de quatre-vingts films au cours d’une carrière longue de plus d’un demi-siècle, entre 1968 et 2022.

Critique : Autofiction

Le film définitif sur sa crise d’inspiration et de vieillesse, Pedro Almodóvar l’a déjà fait. C’était il y a sept ans avec Douleur et gloire, qui avait valu à Antonio Banderas le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes en 2019. Et contrairement à son personnage alter ego dans Autofiction, le plus célèbre des cinéastes espagnols n’a point arrêté de tourner depuis.