Critique : Le Challat de Tunis

On est un peu peiné d'émettre des réserves sur un film réalisé par une jeune tunisienne. Soyons précis : ces réserves ne concernent que la forme, l'idée de départ, pas plus mauvaise qu'une autre, tournant trop vite au procédé par manque de maîtrise de la réalisatrice. Concernant le fond, par contre, le film nous en apprend beaucoup sur une période récente de l'histoire de la Tunisie et, tout particulièrement, sur les rapports délicats entre hommes et femmes dans ce pays.

Critique : Avant la fin de l’été

On n'ira pas jusqu'à parler de grand film à propos de "Avant la fin de l'été", on préférera affirmer que c'est un film éminemment sympathique !

Critique : Monsieur Deligny, vagabond efficace

Ce documentaire très riche, manifestement réalisé avec passion par un homme qui a bien connu Fernand Deligny, devrait permettre de remettre en lumière ce précurseur de l'antipsychiatrie.

Critique Express : Queendom

0
C'est à une personnalité hors du commun qu'elle a suivie pendant trois ans que la réalisatrice Agniia Galdanova a décidé de consacrer un film documentaire long métrage.

Critique Express : Je ne veux plus y aller maman

0
"Je ne veux plus y aller maman" est un film très personnel, un film intéressant et souvent émouvant sur le deuil, sur les souvenirs, sur l'engagement et on se contentera de remarquer qu'il eut été encore plus fort avec 2 bonnes dizaines de minutes en moins.

La Roche-sur-Yon 2025 : Ghost Elephants

0
On avait failli se résoudre au triste constat que les meilleurs jours créatifs de Werner Herzog étaient derrière lui. Son dernier documentaire Au cœur des volcans était essentiellement une œuvre de montage d’images pas prises par le réalisateur allemand, sur fond d’une musique quelque peu pompeuse.

Critique : Homeland : Irak année zéro

1
«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.
Kitty. - N.Konstantinov.

Découvrez l’un des premiers films d’animation

Le cinéma actuel regorge de films d’animation, cela depuis l'avènement de l'informatique au début des années 2000 qui a profondément  accéléré leur prolifération. Mais pourtant on ignore que...

Critique : Silentium

0
Lorsque le film se termine, on se dit que, quel que soit son degré de croyance religieuse, ce "voyage" peu commun valait la peine d'être vécu.

Critique : Les grands voisins, la cité rêvée

0
Un projet solidaire comme Les grands voisins, la cité rêvée, cherchant à favoriser l'insertion des personnes en difficulté par la mixité sociale et la création de biens communs, a quelque chose d'exaltant.

Critique : Fahrenheit 11/9

0
Comment en est-on arrivé à l'élection de Donald Trump ? C'est, avec beaucoup d'autres choses, ce que Fahrenheit 11/9 s'efforce de nous expliquer. De façon un peu brouillonne tout en étant passionnante.

Critique : Edgar Morin, chronique d’un regard

En salles depuis le 29 avril et projeté hier encore à l’Entrepôt, le documentaire Edgar Morin, chronique d’un regard réalisé par Céline Gailleurd et Olivier Bohler se trouve sur tous les fronts. Après de nombreuses projections, rencontres et débats, c’est sa sortie DVD qui fait encore parler de lui cette semaine. Penchons nous sur les raisons de (re)découvrir ce documentaire enthousiasmant.

Derniers articles

Critique Express : La gifle

0
"La gifle" arrive à prodiguer aux spectateurs un certain nombre de moments savoureux. 

Test Blu-ray : Les Intrus – Chapitre 2

0
Il flotte autour de Les Intrus – Chapitre 2 une drôle d’électricité, un parfum de suite qui ne veut pas seulement continuer l’histoire, mais la tordre, la secouer, la faire grincer comme une vieille balançoire abandonnée dans un jardin où personne n’a envie de s’aventurer.

Cannes 2026 : Peter Jackson et Barbra Streisand Palmes d’or d’honneur

0
Avec l’annonce de la deuxième Palme d’or honorifique ce jour, est-ce que le compte y est ? Ou bien, comme ce fut le cas à trois reprises les quatre années passées, le Festival de Cannes profitera-t-il de la présence d’un monstre sacré sur la Croisette pour lui exprimer toute son admiration par voie de prix d’honneur ?

Test Blu-ray : L’Inconnu de la Grande Arche

0
L’Inconnu de la Grande Arche avance d’abord comme un drôle d’animal urbain, coincé entre les ambitions politiques de Mitterrand et les rêves géométriques d’un architecte danois propulsé dans un Paris qui n’avait rien demandé.

Test Blu-ray : Le Prince enchaîné

0
Production typique des années 60, Le Prince enchaîné est une adaptation flamboyante de « La vie est un songe » de Calderón de la Barca, qui avance avec cette majesté un peu théâtrale qui sent bon les superproductions ibériques de l’époque.