Critique : Below Sea Level
Alors que le dernier documentaire de Gianfranco Rosi, Fuecommare, par-delà Lampedusa, bénéficiait d’une sortie en salles tout récemment, le distributeur a profité de cette actualité autour du réalisateur transalpin pour ressortir ses anciens travaux et, ainsi, mettre en exergue l’approche documentariste profondément singulière de Rosi. Ses deux précédents films, Sacro Gra et donc, Fuecommare, ont suscité maintes critiques dithyrambiques au sein de la communauté de journalistes. En sus de cet adoubement médiatique, les deux documentaires précités ont glané de nombreuses récompenses de par le monde, notamment un Lion d’or à Venise pour Sacro Gra et un Ours d’or au festival de Berlin, dédié à sa dernière œuvre susmentionnée. Cette soudaine mise en lumière du travail de Rosi est l’occasion de (re)découvrir un de ses premiers documentaires, récipiendaire par ailleurs d’un grand prix au festival du cinéma du réel en 2008, et d’observer la démarche formelle, inchangée depuis, du réalisateur italien lors de ses débuts cinématographiques.
Critique : Steve Bannon – Le grand manipulateur
Un film intéressant car il nous introduit dans les coulisses des rapprochements qui s'opèrent au sein de l'extrême-droite européenne. Un film frustrant, car il laisse sans réponse un certain nombre d'interrogations.
Critique : Homeland : Irak année zéro
«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.
À voir en VOD : Sous les étoiles – Road Trip au pays du...
TCM Cinéma présente, dès le samedi 15 octobre à 20h50, sa production originale Sous les étoiles : Road-Trip au pays du Drive-In, un documentaire de Matthieu Pheng raconté par Alexandre Aja. Cette production Empreinte Digitale sera par la suite disponible sur TCM à la demande, disponible sur Free, MyCanal, SFR, Orange, etc.
Vu sur MUBI : Vito
Qui sont les héros de la communauté gaie ? On ne parle pas ici d'icônes de style et autres surfaces de projection sur lesquelles la cause peut compter en tant qu'alliés, qui s'appellent selon les générations Judy Garland, Madonna ou Lady Gaga.
Albi 2024 : Tehachapi
Quand la fiction s'invite en milieu carcéral, c'est souvent pour redresser les torts et procéder à une réhabilitation aussi édifiante que forcée des détenus. Il y a trois ans, Kad Merad avait tenu le rôle passablement problématique du sauveur venu de l'extérieur dans Un triomphe de Emmanuel Courcol.
Critique : We blew it
"We blew it" devrait permettre au public français de mieux comprendre ce qu'ont été les Etats-Unis des années 60/70 et ce qu'ils sont aujourd'hui.
Critique : La métaphysique du berger
Ce documentaire nous apporte beaucoup plus que ce qu'on pensait au départ
Berlinale 2024 : Architecton
Une chose sur laquelle il n'y a pas à tergiverser au sujet de Architecton : c'est un documentaire d'une beauté visuelle à couper le souffle. Son esthétique créée à grands renforts de prises aériennes, de ralentis et autres agrandissements vous fascinera certainement.
Critique : La Mère de tous les mensonges
On peut craindre, devant la reconstruction du drame familial que nous propose La Mère de tous les mensonges, de tomber dans un sentimentalisme malhabile ou d’assister à de longues tirades didactiques sur l’importance de la mémoire.
Critique : Eric Clapton : Life in 12 bars
C'est un tour d'horizon passionnant d'une bonne partie de la musique anglo-saxonne des années 60 et 70 que nous propose "Eric Clapton : Life in 12 bars".
Side by side
Dans ce documentaire qui sera projeté en sa présence ce dimanche 15 juin au Champs Elysées Film Festival, Keanu Reeves nous plonge dans une enquête criminelle sur l'un des pires meurtres commis ces dernières années : celui du film ou, plus précisément, de la pellicule.



















