Cannes 2017 : Napalm
"Mes films ne sont ni documentaires ni fictions, mais des entre-deux" explique Lanzmann avant la séance. En tout cas, Napalm n'est ni un bon documentaire, ni un bon long-métrage de fiction comme nous allons le voir, même s'il n'est pas totalement inintéressant.
La Roche-sur-Yon 2024 : Made in England Les Films de Powell et Pressburger
La passion cinéphile peut parfois naître de façon inattendue. Dans notre cas, ce fut la drôle de conjoncture entre la volonté d'imiter le coup de cœur passager de notre sœur aînée pour l'acteur Cary Grant et un cadeau de Noël bien opportun sous forme d'un magnétoscope.
La Roche-sur-Yon 2020 : The Mole Agent
Prenez soin de vos aînés ! On ne le répète jamais assez, surtout en ces temps pandémiques, où la génération des grands-parents est particulièrement exposée. Présenté en première française au Festival de La Roche-sur-Yon, ce documentaire chilien tombe donc à pic.
Critique : Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie
Dès ses débuts, Wang Bing s’est constamment fait le porte-voix des opprimés et déclassés, de la société civile chinoise. Bravant constamment les autorités, et autres institutions étatiques, Wang Bing parvient à filmer au sein d’endroits peu évidents pour un cinéaste, fût-il talentueux et audacieux. Alors que la Chine bride davantage la liberté d’expression, pour des raisons d’images évidentes, d’aucuns, tels Wang Bing, osent montrer une Chine absente de l’imagerie officielle : celle ces marginaux et des oubliés de la croissance économique chinoise. Pendant qu’une partie des médias officiels ressasse à l’envie le « miracle chinois », Wang Bing ausculte l’envers de ce décor hagiographique dans un geste politique frondeur.
Critique : Close Encounters with Vilmos Zsigmond
Il est considéré comme l’un des directeurs de la photographie les plus réputés du Nouvel Hollywood, cette période exaltante durant laquelle plusieurs artistes, sous l’influence du cinéma européen, surent réinventer et renouveler les archétypes narratifs et formels du classicisme hollywoodien. Durant les années 70, Vilmos Szsigmond aura façonné l’esthétique picturale de quelques-uns des réalisateurs les plus talentueux d’Hollywood : Jerry Schatzberg, Robert Altman, Michael Cimino, Steven Spielberg ou encore Brian de Palma… Depuis l’annonce de son décès, le 1er janvier 2016 à l’âge de 85 ans, divers hommages consacrés à son travail ont émaillé l’agenda cinéphilique. Par ailleurs, et sous l’égide de Pierre Filmon, Vilmos Szsigmond est également l’objet d’un documentaire visant à mettre en lumière aussi bien son parcours que sa sensibilité artistique.
Critique : Sankara n’est pas mort
"Sankara n'est pas mort" est l'occasion pour nous, qui le connaissons mal, d'apprendre beaucoup de choses sur cet ancien officier devenu un grand chef d'état, l'occasion d'apprendre également beaucoup de choses sur le Burkina Faso, ce petit pays africain de 274 000 km2.
Critique : le vénérable W.
Malgré les difficultés rencontrées par Barbet Schroeder pour filmer "Le vénérable W.", ce documentaire s'avère remarquable et particulièrement passionnant.
La Roche-sur-Yon 2025 : Ghost Elephants
On avait failli se résoudre au triste constat que les meilleurs jours créatifs de Werner Herzog étaient derrière lui. Son dernier documentaire Au cœur des volcans était essentiellement une œuvre de montage d’images pas prises par le réalisateur allemand, sur fond d’une musique quelque peu pompeuse.
Berlinale 2019 : Qui a peur de Pauline Kael ?
Savoir un jour écrire sur le cinéma comme seule Pauline Kael savait le faire, avoir un tel ascendant sur l'industrie, le public et les élites intellectuelles qu'on peut donner un coup de pouce essentiel à un cinéaste ou au contraire défaire son travail par un simple trait de plume acerbe : c'est le rêve de tout critique, n'est-ce pas ?
Critique : Swagger
C’est une parenthèse enchantée. Un instant rare à partager avec des jeunes vivant dans des banlieues défavorisées d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran, qui aurait pu, chez tant d’autres cinéastes même reconnus, tomber dans la fiction moraliste pointant d’un doigt accusateur chaque spectateur ayant pourtant fait la démarche d’aller voir le film. Mais ce cinéma comme on en a trop souvent subi, Olivier Babinet n’en est visiblement pas un adepte non plus. Son truc à lui, c’est plutôt le métissage des genres, investissant le documentaire pour, au final, faire autre chose. Car si le film présente de vrais enfants ou adolescents, leur vraie vie, et leurs vraies interrogations, c’est pour passer au coloriage pop ce qui n’aurait pu être qu’un énième reportage misérabiliste pour nous montrer à quel point la vie dans les cités est dure, avec ses trafiquants, sa violence et son absence de perspectives d’avenir.
Critique : Brian Jones et les Rolling Stones
Construit à partir d'images d'archives et d'interviews exclusives récentes, "Brian Jones et les Rolling Stones" est un film d'une grande richesse qui montre un homme aux multiples facettes.
Festival de Clermont 2015 : Deux documentaires Labo
Parmi les documentaires présentés dans le cadre de la compétition Labo, deux se font particulièrement écho, qui peuvent être mis en regard : l'un, S, recueille le témoignage d'une prostituée quand l'autre, Onder Ons (Parmi nous), rapporte ceux de trois adolescents pédophiles. Le second, outre la précieuse valeur de document qu'il partage à égalité avec le premier, explore le potentiel contemplatif voire métaphysique du genre documentaire.



















