Critique : Elles dansent
Ce voyage dans un service hospitalier qui accueille des malades du cancer ne fait jamais preuve de voyeurisme et se révèle souvent particulièrement bouleversant.
Critique : Eric Clapton : Life in 12 bars
C'est un tour d'horizon passionnant d'une bonne partie de la musique anglo-saxonne des années 60 et 70 que nous propose "Eric Clapton : Life in 12 bars".
Avant le déluge visible gratuitement !
Vous avez jusqu'au 6 novembre pour voir gratuitement le film Avant le déluge (Before the flood), coproduit par Leonardo Di Caprio et réalisé par Fisher Stevens.
Critique : Buena Vista Social Club Adios
Il y a vingt ans, les pépés du Buena Vista Social Club avaient fait sensation sur la scène musicale internationale, à tel point que leur renaissance tardive avait fait l'objet d'un documentaire signé Wim Wenders, qui avait agrandi à son tour l'ampleur du phénomène. Depuis, plusieurs de ces vaillants témoins d'une époque révolue nous ont quittés, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs et accessoirement un nouveau sous-genre, dont la vocation principale est de rendre leur gloire à des musiciens restés trop longtemps dans l'ombre.
Découvrez 5 pubs des plus grands réalisateurs de cinéma
Ces dernières années ont été marquées par l’avènement de la publicité. Et les marques n’hésitent plus à faire appel à des réalisateurs renommés pour...
Dot., la plus petite animation stopmotion du monde filmée avec un microscope
Les films d'animation en "Stop Motion" sont divers et variés. Réalisés comme un court-métrage, ils sont souvent très ingénieux et leurs réalisateurs débordent d’ingéniosité pour créer une...
Critique : My favorite war
En réalisant "My favorite war", Ilze Burkovska Jacobsen ne s'est pas considérablement éloignée du métier de journaliste dont elle rêvait dans sa jeunesse.
Would you have sex with an arab ?
Tel Aviv, capitale de l’Etat d’Israël. Une ville apparemment comme les autres, qui panse peut-être plus souvent qu’à son tour les cicatrices de la guerre. Pourtant, y vivent Arabes et Juifs, parfois dans une harmonie qu’on voudrait de bon augure. Mais lorsque la question « Seriez-vous prêt(e) à faire l’amour avec un(e) Arabe ? » est posée…
Critique : Dead slow ahead
Permettez-nous de commencer ce texte par une petite digression, à l’image de ces gros navires qui font du surplace en attendant de connaître leur destination et d’arriver en fin de compte à bon port : et si Frederick Wiseman faisait un jour un documentaire sur un paquebot ? L’observateur en chef des microcosmes sociaux serait certainement dans son élément à bord de ces forteresses flottantes, qui reflètent pleinement notre culture contemporaine de vacances aseptisées, voire suspendues dans un pays de cocagne artificiellement idéalisé.
Biarritz 2019 : La Cordillère des songes
Patricio Guzman est considéré comme l'un des plus importants cinéastes du Chili. Pourtant, il n'y vit plus depuis plus de quarante ans, depuis que le coup d'état de Augusto Pinochet l'a contrait à l'exil en France.
Critique : Homeland : Irak année zéro
«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.
Berlinale 2016 : Fuocoammare, par-delà Lampedusa (Ours d’or)
L'un des thèmes au cœur de cette 66ème édition du Festival de Berlin est celui de la migration, de l'exil, des réfugiés, de l'engagement en temps de crise. Pour Fuocoammare (Fire at Sea en anglais, la mer en feu en français), le documentariste Gianfranco Rosi s'est immergé pendant plusieurs mois à Lampedusa pour nous confronter à ce qu'il définit dans la conférence de presse officielle de la Berlinale 2016 comme la pire tragédie vécue dans le monde depuis l'Holocauste. Un cri hélas justifié à la vision de son film qui a vivement secoué les spectateurs de la Berlinale 2016.


















