Critique : Swagger

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C’est une parenthèse enchantée. Un instant rare à partager avec des jeunes vivant dans des banlieues défavorisées d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran, qui aurait pu, chez tant d’autres cinéastes même reconnus, tomber dans la fiction moraliste pointant d’un doigt accusateur chaque spectateur ayant pourtant fait la démarche d’aller voir le film. Mais ce cinéma comme on en a trop souvent subi, Olivier Babinet n’en est visiblement pas un adepte non plus. Son truc à lui, c’est plutôt le métissage des genres, investissant le documentaire pour, au final, faire autre chose. Car si le film présente de vrais enfants ou adolescents, leur vraie vie, et leurs vraies interrogations, c’est pour passer au coloriage pop ce qui n’aurait pu être qu’un énième reportage misérabiliste pour nous montrer à quel point la vie dans les cités est dure, avec ses trafiquants, sa violence et son absence de perspectives d’avenir.

Critique : Le 13e

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Il serait facile de se montrer bêtement indigné par le propos de ce documentaire. Quoi de plus naturel en effet que de prendre la défense de l'opprimé, de la veuve et de l'orphelin, tout en mettant la civilisation américaine, qui se croit souvent supérieure à toutes les autres, face à ses responsabilités ?

Albi 2025 : Écrire la vie

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En parfait ignare de la chose littéraire que nous sommes, hélas, notre seule incursion dans l’univers d’Annie Ernaux a été jusqu’à présent le documentaire que Régis Sauder avait consacré en 2020 à son lien étroit avec la ville nouvelle de Cergy, J’ai aimé vivre là. L’approche de Écrire la vie, présenté en exclusivité au Festival d’Albi avant sa diffusion début décembre sur France 5, est tout autre.

Cannes 2018 : Le Livre d’image

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L'auteur de ces lignes aurait voulu être transporté par le nouveau film de Godard, comme il l'avait été en découvrant certains premiers long-métrages d'un réalisateur qui semble aujourd'hui inattaquable. Malheureusement, Le Livre d'image est une expérimentation visuelle dont la profondeur, poétique comme politique, m'a totalement échappé. Voici donc, à travers cette critique, l'expérience vécue pendant une heure vingt-quatre pénible, dont le seul intérêt semble résider dans les questions soulevées par inaccessibilité et le caractère "brut" des images (et des sons) qui y sont proposées.
Woody Allen : A Documentary

Critique : Woody Allen : A Documentary

Un regard intime sur la vie, la carrière et le processus créatif de l’auteur-réalisateur le plus prolifique des États-Unis, de sa plus tendre enfance à Brooklyn jusqu’à la sortie de son dernier film à succès "Minuit à Paris".

Berlinale 2023 : What a Fantastic Machine !

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Depuis le début du 21ème siècle, nous sommes entourés en permanence d'images. Ce qui relevait encore de la curiosité pour nos ancêtres, à savoir la représentation photographique de toute chose, est désormais omniprésent. Omniprésent certes, mais surtout facile à manipuler et à rendre dispensable parmi les millions de sollicitations picturales que nous recevons chaque jour par voie de notre rétine.

Biarritz 2019 : La Cordillère des songes

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Patricio Guzman est considéré comme l'un des plus importants cinéastes du Chili. Pourtant, il n'y vit plus depuis plus de quarante ans, depuis que le coup d'état de Augusto Pinochet l'a contrait à l'exil en France.

Bergamo Film Meeting 2018 : The Manakia Brothers Diary of a Long Look Back

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Sa situation géographique au nord de l'Italie, au croisement des cultures méditerranéennes et germaniques, prédestine en quelque sorte le Festival de Bergame à remplir un rôle de passeur vers des cinématographies européennes plus exotiques, que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir sur nos écrans, aussi éclectique l'offre de cinéma en France et à plus forte raison à Paris soit-elle.

Critique : Les filles d’Olfa

La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a imaginé un dispositif très particulier, très inventif, qui a donné naissance à un film d'une grande intensité, à mi-chemin entre fiction et documentaire

Critique : Hiding Saddam Hussein

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Présenté en tant que documentaire, "Hiding Saddam Hussein" est en fait un docu-fiction plein de suspens mais ... dont on connait la fin.

Le Voyage dans la Lune : Premier film de science fiction de l’histoire du...

Saviez-vous, le premier film de science-fiction fut un film français.  Réalisé en 1902 par Georges Méliès, il utilise déjà des effets spéciaux et des techniques d'animation ingénieux pour...

Critique Express : Queendom

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C'est à une personnalité hors du commun qu'elle a suivie pendant trois ans que la réalisatrice Agniia Galdanova a décidé de consacrer un film documentaire long métrage.

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Test Blu-ray : L’Homme Invisible – Les films Daiei

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Si l’évocation de l’Homme invisible renvoie spontanément aux laboratoires enfumés de la Universal et à l’ombre de Claude Rains, L’Homme invisible apparaît et L’Homme invisible contre la mouche humaine rappellent qu’au Japon aussi, le « Toumei Ningen » a eu droit à ses heures de gloire.

Critique Express : L’illusion de Yakushima

Lorsqu'on connait bien le cinéma de Naomi Kawase, lorsque, en plus, on l'apprécie énormément, on peut se montrer déçu à la vision de L'illusion de Yakushima, film qui était en compétition au dernier Festival de Cannes, un film qui présente 2 défauts majeurs : le fait, pour la réalisatrice, d'avoir voulu y traiter simultanément 2 thèmes importants, les greffes d'organe et le phénomène des "Jōhatsu", avec, en plus, l'abandon en rase campagne de l'histoire de Jin.

Critique Express : Ulysse

Un film passionnant, particulièrement bien documenté, un film qui se révèle très émouvant sans jamais glisser dans le pathos

Test Blu-ray : Le Vaurien – L’Intégrale en 6 films

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La saga Le Vaurien déboule comme une série de cartes postales vintage, griffonnées à la hâte par une époque qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait culte. Sortis entre 1968 et 1969, ces films de yakuzas produits par la Nikkatsu portent en eux l’énergie d’un Japon en pleine mutation, coincé entre les derniers éclats du ninkyo eiga et l’arrivée d’un cinéma plus urbain...

Test Blu-ray : De l’eau tiède sous un pont rouge

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Un certain parfum d’insolence tranquille flotte autour de De l’eau tiède sous un pont rouge, comme si Shohei Imamura s’amusait à faire un pied de nez à la gravité qui avait marqué ses œuvres précédentes.