Test Blu-ray : The dead lands – La terre des guerriers

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The dead lands – La terre des guerriers


Nouvelle-Zélande : 2014
Titre original : The dead lands
Réalisateur : Toa Fraser
Scénario : Glenn Standring
Acteurs : James Rolleston, Lawrence Makoare, Te Kohe Tuhaka
Éditeur : Wild Side Vidéo
Durée : 1h51
Genre : Action, Aventures
Date de sortie Blu-ray : 29 juillet 2015

 

 

Hongi, fils d’un chef Maori, doit venger son père afin de ramener la paix et d’honorer ses êtres chers, tous massacrés par une tribu rivale menée par le terrifiant Wirepa. Le seul espoir de Hongi, afin de pouvoir survivre, est de traverser le territoire interdit des « Dead Lands » et de s’allier aux mystérieux guerriers qui règnent sur ces terres maudites. Ensemble ils vont traquer les meurtriers de la tribu à travers ces terres hostiles et sauvages…

 

 

Le film

[3,5/5]

The dead lands – La terre des guerriers est une œuvre tribale et guerrière en provenance de Nouvelle-Zélande. Bon, on ne vous fera pas le coup de la quasi-intégralité des autres sites de cinéma, qui vont chercher à créer une filiation entre le film de Toa Fraser et la filmographie de Peter Jackson : il n’y en a aucune.

Les influences que l’on sent au visionnage de The dead lands sont d’avantage à chercher du côté de l’Asie, et notamment en Thaïlande, avec tels que Bang Rajan ou Ong-bak 2. Mais si la forme est sous perfusion asiatique, le film de Toa Fraser affiche clairement et distinctement son identité de film néo-zélandais : en suivant ses tribus maoris, le cinéaste et son scénariste Glenn Standring mettent en lumière des racines bien peu souvent mises en lumière au cinéma.

Grâce à son rythme et ses multiples rebondissements, The dead lands – La terre des guerriers parviendra sans trop de peine à imposer son univers sombre et ses personnages définis par la violence. Le film de Fraser nous dépeint un monde à la fois rugueux, au cœur duquel les relations humaines sont âpres et sanglantes, mais également curieusement naïf, dans la représentation visuelle qu’il donne à voir des séquences oniriques – le contraste est étrange, et donne un vague sentiment d’irréalité à l’ensemble, encore renforcé par une photo superbe et éthérée et surtout, pour les occidentaux que nous sommes, par des coutumes, des armes ressemblant à des raquettes de jokari et des ornements tribaux qui nous sont complètement étrangers.

Le dépaysement est tellement total au final qu’on laissera volontiers de côté ses quelques défauts (le sang en CGI un peu trop flagrant…) pour ne retenir que la hargne et la force d’un film allant clairement à contre-courant de tout ce que l’on pouvait attendre, cinématographiquement parlant, en provenance de Nouvelle-Zélande.

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Après une rapide carrière en salles sous les couleurs de The Jokers, durant laquelle le film n’a vraiment pas rencontré le succès qu’il aurait mérité, The dead lands – La terre des guerriers débarque donc en Blu-ray, sous la bannière de Wild Side Vidéo. Et comme à son habitude, l’éditeur nous livre une jolie galette : côté image, le master s’avère propre et bien défini ; le piqué est d’une précision à couper le souffle et les couleurs vraiment éclatantes. Les contrastes et la gestion des noirs ont été tout particulièrement soignés, les nombreuses scènes nocturnes affichent en effet une forme redoutable. Côté son, la VF et la VO sont mixées en DTS-HD Master Audio 5.1, toutes deux étant parfaitement claires, et le rendu de la « jungle » néo-zélandaise étant tout particulièrement fin et bien spatialisé, l’immersion pour le spectateur est optimale.

Du côté des suppléments, on commencera tout d’abord, comme d’habitude avec Wild Side Vidéo, par quelques bandes-annonces des sorties vidéo à venir. On continuera ensuite avec un très intéressant making of, nous plongeant une demie-heure durant dans la genèse du projet aux côtés des différents membres de l’équipe. Plus étonnant, et vraiment passionnant, le supplément suivant est un documentaire de 52 minutes signé Pauline Marquer et Hervé Schmoor, intitulé La renaissance de la culture Maori. En immersion en Nouvelle-Zélande pour mieux tenter de s’imprégner de cette culture ancestrale, le couple de réalisateurs explore une philosophie, des valeurs spirituelles sacrées basées sur la nature, le respect de l’autre, le partage… Bien éloignés des bastons incessantes du film, les intervenants s’expriment, avec humour et générosité, sur ce qu’est d’être maori aujourd’hui. Un vrai bon moment.

 

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