Comics : Stranger Things – Colo de sciences

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– Colo de science


États-Unis : 2020
Titre original : – Science Camp
Auteurs : (scénario), (dessins)
Genre : Comics, Fantastique
Éditeur :
Traduction : Sarah Grassart
Date de sortie : 3 juin 2021
Nombre de pages : 112

Note : 3,5/5

Dustin passe ses vacances d’été dans une colonie scientifique au milieu des bois, et pour la première fois depuis longtemps, il est loin d’Hawkins et de ses amis. Tout en étant confronté à une bande de petits intellos despotiques qui cherche à l’intimider, il doit faire face à une menace bien plus importante : une sinistre silhouette masquée vient perturber le camp. Quand les moniteurs commencent à disparaître les uns après les autres, Dustin comprend qu’il ne pourra pas résoudre ce mystère seul. Mais arrivera-t-il à se mettre sur la même longueur d’onde que Suzie et les autres adolescents ?…

Alors que les fans du monde entier attendent l’annonce de la date de diffusion de la – très attendue – quatrième saison du show sur , ce mois-ci, a décidé de poursuivre son exploration de l’univers avec un nouvel événement « transmédia » : la sortie en version française du comic book , nouveau comics officiel de la licence.

Il s’agit déjà du sixième comics dérivé de la série créée par les frères Duffer à voir le jour sous les couleurs des . Cette fois, le récit se déroule pendant l’été entre la fin de la deuxième saison et le début de la troisième : on y découvrira les aventures de Dustin est au camp d’été, durant lequel il a rencontré sa petite amie Suzie ; mais si, vous savez bien, celle avec qui il communique par radio et qui chante avec lui « The NeverEnding Story » de Limahl lors d’une scène littéralement inoubliable.

Mais l’histoire qui nous est racontée n’a finalement que peu de lien avec la romance s’étant créée entre Dustin et Suzie – celle-ci commencera en effet alors que le récit qui nous intéresse se termine. On rejoindra donc Dustin à la sortie du bus l’amenant au camp ; à son arrivée sur place, il se rendra compte que même au sein d’un groupe uniquement composé de petits génies scientifiques, il existe une hiérarchie sociale semblable à celle d’Hawkins – les inévitable « petites terreurs » seront également bel et bien présentes pour harceler les autres.

Cette tendance au harcèlement sera confirmée par le groupe d’adolescents encadrant les plus jeunes, qui prennent des paris sur le premier coup de poing qui sera donné par un des gamins du groupe… Mais Dustin en a vu d’autres, et du côté du scénario, est évidemment à l’aise avec les enfants de Hawkins, puisqu’elle a déjà imaginé plusieurs bandes dessinées par le passé. La principale réussite de réside d’ailleurs dans la façon dont elle parvient à donner vie au personnage de Dustin, qui transparait parfaitement dans ses actes autant que dans les dialogues.

Côté dessin en revanche, on pourra avoir davantage de difficultés à reconnaître le personnage, mais le trait d’ (soutenu par à l’encrage et aux couleurs) emporte sans peine l’ensemble vers une tonalité intéressante, proche des slashers et plus particulièrement de la saga Vendredi 13 à laquelle le récit rend un hommage appuyé.

s’appuie en effet énormément sur la nostalgie et les codes d’horreur des années 80 : si le comics évoque certes rapidement les prémices de sa relation avec Suzie, l’essentiel tourne surtout autour d’une intrigue purement « slasher » mettant en scène un tueur arborant un masque d’Albert Einstein. Bon, bien sûr, le mystère tournant autour de l’identité du tueur tombe un peu à plat au final, et on a un peu de mal à imaginer comment Dustin aurait pu garder cette histoire pour lui, mais dans l’ensemble, le plaisir de retrouver les personnages de la série permet à ce nouveau comics de remporter globalement l’adhésion.

Mini-série de quatre numéros publiés aux États-Unis à partir de l’automne 2020, est agrémentée dans cette édition de toutes les couvertures variantes – certaines sont vraiment de toute beauté – ainsi que d’une courte histoire mettant en scène Steve, Robin et Erica, et se situant après la fin de la troisième saison. Ce récit imaginé par et avait été publié par pour le « Free Comic Book Day » de 2020. Ces ajouts portent donc le nombre de pages à 112, ce qui représente donc un « gros » comics, valant clairement le coup d’être découvert. On notera par ailleurs que n’est pas proposé au « petit » format traditionnel du comics, mais adopte celui de la « bande dessinée » classique de type franco-belge (cartonné et 22×30 cm).

Un mot sur l’éditeur : Depuis 2017, célèbre le jeu vidéo sous toutes ses formes, au travers de ses licences les plus importantes. Beaux-livres, bandes dessinés, romans, essais, guides : en partenariat avec des acteurs incontournables du marché tels que Square Enix, Konami ou Blizzard, propose un catalogue éclectique dédié à des univers vidéoludiques salués par la critique et plébiscités par les fans.

Source des images : ManaBooks.com et DarkHorse.com / Tous droits réservés.

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