Test Blu-ray : La Forteresse cachée
Grand artisan d’un cinéma populaire sans frontières, Akira Kurosawa signait, en 1958 avec La Forteresse cachée, le tout premier film tourné en cinémascope au Japon. Mais outre cette importance historique certaine, ce qui frappe surtout à la (re)découverte du film, c'est sa qualité, qui confirme à chaque vision son statut de chef d’œuvre absolu du cinéma d'aventure, imparable autant qu'incontournable.
Test Blu-ray : La finale
La finale suit, à la façon d’un road movie, le voyage de Lyon à Paris d’un vieil homme atteint de la maladie d’Alzheimer et de son petit-fils. Si le film de Robin Sykes évoque bien sûr en toile de fond les drames liés à cette maladie dégénérative, l’idée forte du récit réside surtout dans le rapprochement de deux êtres complètement repliés sur eux-mêmes. Le grand-père est mis au rencard de la société par sa maladie, qui l’isole complètement du reste du monde –voire même de lui-même– tandis que le jeune homme s’impose quant à lui comme le pur produit de son époque, égocentrique, coupé du monde par le biais de la « bulle » numérique, téléphone et écouteurs sur les oreilles. Ainsi, durant les deux premiers tiers de La finale, ce ne sont finalement pas tant les problèmes d’orientation du grand-père qui vont prolonger le voyage des deux personnages, mais bel et bien le fait que le petit-fils soit « absorbé » dans son univers, coupé du monde par les écouteurs et les écrans, qui le rendent inattentif à ceux qui l’entourent.
Livre : Super Ciné Battle
Depuis deux ans, l’auteur de ces lignes écoute tous les 15 jours deux intrépides journalistes graver dans du marbre virtuel les listes ultimes du cinéma, décennie par décennie. Super Ciné Battle, c’est en effet un podcast dans lequel Daniel « Kamui » Andreyev et Stéphane « Papa » Bouley établissent, à partir de petites listes de trois films envoyés par les auditeurs, de plus grandes listes de longs-métrages. En 55 épisodes, c’est ainsi plus de 600 (!) films étalés entre 1970 et 2009 qui ont été classés, au terme de débats plus ou moins longs, plus ou moins houleux, mais toujours aussi sympathiques à écouter.
Test Blu-ray : L’étrange monsieur Steve
L'étrange Monsieur Steve est un petit polar français réalisé par Raymond Bailly en 1957. Mis en scène de façon fonctionnelle et relativement efficace, le film de Bailly n'a pas forcément marqué à l'époque de sa sortie la mémoire des cinéphiles. Il vaut néanmoins le coup d'être redécouvert aujourd'hui pour une raison simple et imparable. Contre toute attente, ce n'est pas pour la présence devant la caméra de Jeanne Moreau, qui ne force pas trop son talent dans la peau d'un personnage de garce manipulatrice directement hérité du Film Noir américain. Le principal intérêt de L'étrange Monsieur Steve se situe derrière la caméra, mais bien planqué derrière, puisqu'il s'agit du scénariste du film qui titillera notre attention : le très prolifique et très regretté Frédéric Dard.
Test DVD : Search party
L'immense popularité et le succès inattendu de Very bad trip en 2009 a largement contribué à créer un nouveau genre, la comédie « de mariage » à la sauce trash. De Mes meilleures amies à My best men en passant encore par l'amusant Témoin à louer (lire notre article), nombreux sont les films s'amusant, à grands coups d'humour en dessous de la ceinture, du plus beau jour de la vie de nombreux couples.
Test DVD : The 100 – Saison 3
Après une première saison qui posait brillamment les bases de la série et une poignée de personnages, et une deuxième saison littéralement explosive, The 100 revient pour une troisième année, construite à la façon de la précédente : on suivra donc en parallèle deux intrigues, suivant d’un côté le personnage de Pike à Arkadia, et de l’autre Clarke, qui essaie de dissuader Lexa d’entrer en guerre. Deux arcs narratifs très sombres, d’autant plus étonnants que les auteurs du show ont pris la décision de faire mourir deux des personnages principaux, qu’on s’efforcera ici de ne pas « SPOILER ».
Test Blu-ray : Downsizing
La découverte de Downsizing, qui navigue dans le genre de la science-fiction, a clairement de quoi étonner le spectateur : Alexander Payne avait en effet jusqu’ici plutôt placé sa filmographie sous le signe du cinéma indépendant...
Test Blu-ray : L’Homme qui voulait savoir
L'Homme qui voulait savoir (Spoorloos) est un film franco-néerlandais réalisé par George Sluizer, sorti sur les écrans français en décembre 1989. Film-culte à l’ambiance étouffante, il s’agit de l’adaptation d’un roman de Tim Krabbé, « L’œuf d’or ».
Test Blu-ray : The last king
Pour les peuples d'Europe du Nord, voir Hollywood s'accaparer le mythe des vikings et décliner films et séries TV sur le sujet doit s'apparenter à une espèce de viol culturel. Un peu comme si, pour nous autres français, les américains commençaient à produire une série sur Versailles... Avec Birkbeinerne, la Norvège, le Danemark et la Suède s'allient donc afin de co-produire, avec également la Hongrie et l'Irlande, « leur » film de vikings, tourné en Norvège, en prenant bien soin, histoire de rendre la politesse aux États-Unis, d'aller rechercher Kristofer Hivju, norvégien d'origine et personnage récurrent de la série Game of Thrones. Pour réaliser le film, ils vont chercher Nils Gaup, 62 ans, probablement le réalisateur norvégien le plus connu à l'extérieur des frontières de son pays, mais également celui qui a été le plus proche de connaître ces dernières années ce qu'on pourra appeler une « expérience américaine », puisqu'il a réalisé Grand Nord avec Christophe Lambert en 1996 et que son film Le passeur (Ofelas, 1987) a connu les honneurs d'un remake US avec Pathfinder – Le sang du guerrier en 2007.
Test Blu-ray : Glacé – Saison 1
Glacé désire manifestement jouer dans la cour des grands, avec un triller « à l'américaine », tellement sous influence qu'il prend finalement rapidement des allures de patchwork de série B...
Test Blu-ray : Connasse, princesse des coeurs
Connasse, bouffonne, pétasse ou tout simplement conne... Tel est l'odieux personnage télévisuel créé par Camille Cottin pour Canal + dans la série Connasse. La « connasse » en question était donc l'héroïne d'un format court, nous donnant à découvrir un personnage de femme égocentrique et insupportable
Test Blu-ray : Mother !
Nous sommes ici dans cette catégorie pas si fréquente de films n’ayant pas peur de l’outrance et de la grandiloquence, au risque de perdre une partie des spectateurs. C’est le risque que prend le cinéaste à vouloir à tout prix faire le contraire de ce que l’on peut attendre de lui, et cela prend des proportions particulièrement extrêmes dans le cas présent. Il est donc difficile, en sortant de la séance, d’émettre un avis constructif et réfléchi sur une œuvre totale, dans ce que le terme a de plus absolu, à savoir le fruit du travail d’un véritable artiste paniqué à l’idée de tomber dans le consensuel, et n’hésitant pas, pour arriver à ses fins, à malmener son public, quitte à déraper par instants dans le sordide le plus total, à travers une scène en particulier, qui fera grincer pas mal de dents, et devrait au passage faire claquer quelques sièges.


















