DVD — 07 février 2017
Test Blu-ray : Free State of Jones

 
États-Unis : 2016
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Gary Ross,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 2h19
Genre : Drame
Date de sortie cinéma : 14 septembre 2016
Date de sortie DVD/BR : 6 février 2017

 

 

En pleine guerre de Sécession, Newton Knight, courageux fermier du Mississippi, prend la tête d’un groupe de modestes paysans blancs et d’esclaves en fuite pour se battre contre les États confédérés. Formant un régiment de rebelles indomptables, Knight et ses hommes ont l’avantage stratégique de connaître le terrain, même si leurs ennemis sont bien plus nombreux et beaucoup mieux armés. Résolument engagé contre l’injustice et l’exploitation humaine, l’intrépide fermier fonde le premier État d’hommes libres où Noirs et Blancs sont à égalité…

 

 

Le film

[4/5]

En ne récoltant que 20 millions de dollars de recettes sur un confortable budget de 65 millions, Free State of Jones s’est ramassé un tel gadin que même un gros succès en dehors des Etats-Unis ne parviendra probablement jamais à amortir les frais engagés par Dreamworks dans cette énorme co-production internationale. La guerre de sécession et les thèmes liés à l’abolition de l’esclavage et à l’égalité blancs / noirs ne passionneraient-ils plus les américains ? Pour être tout à fait honnête, à l’exception notable de Chevauchée avec le diable (2003), les films contemporains s’attaquant de front à la guerre de sécession, sans l’aborder par le biais d’un autre genre (romance, western, fantastique), ont, depuis Glory (1989), tous rapporté entre 10 et 25 millions de dollars – Il eut donc été étonnant que le film de Gary Ross réussisse l’exploit de renverser la vapeur…

Puisque l’on a évoqué Glory, on retrouve un peu du souffle épique de la fresque d’Edward Zwick dans Free State of Jones – mais là n’est pas sa vocation première. Si le cinéma de Zwick a toujours mis en avant la bravoure, l’honneur et l’humanité dans ses films de guerre, Gary Ross opte quant à lui pour une représentation plus naturaliste du conflit qui opposait Nordistes et Sudistes, moins lisse peut-être, et rétablit une vérité universelle selon laquelle toutes les guerres quelles qu’elles soient sont aveugles et meurtrières, décimant femmes et enfants tout en étant déclenchées à l’initiative et au profit des puissants. Mais le scénario habile de Ross et Leonard Hartman s’attaque moins aux hommes qu’aux institutions d’un système qui autorisait l’exploitation jusqu’à broyer l’être humain – la dénonciation du concept même de l’esclavage est radicale et sans concessions. Plus fort encore, Free State of Jones montre que l’alliance entre les fermiers blancs et les esclaves noirs était moins guidée par la noblesse ou la grandeur d’âme que par la nécessité, les ressources des fermiers étant littéralement pillées pour partir nourrir les hommes au front. En déserteur forcé de s’imposer face aux soldats, Matthew McConaughey est à nouveau parfait ; à ses côtés, Mahershala Ali s’impose comme la véritable révélation du film, avec une composition puissante et humaine.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Les galettes Blu-ray éditées par Metropolitan Vidéo se suivent et se ressemblent côté qualité : rodé à l’encodage HD depuis de nombreuses années maintenant, l’éditeur nous prouve, disque après disque, sa maitrise incontestée du support. L’image de Free State of Jones ne fait pas exception à la règle, avec un piqué d’une belle précision, des couleurs naturelles et éclatantes, des contrastes au top et aucune granulation parasite, même durant les scènes les plus sombres. Côté enceintes, VF et VO sont encodées dans des mixages DTS-HD Master Audio 5.1 immersifs et dynamiques, multipliant les effets arrière et déchainant le caisson de basses : dès les premières minutes du film, les deux mixages nous mettent directement dans le bain avec des effets qui ont de quoi littéralement faire trembler tous vos murs.

Côté suppléments, outre les habituelles bandes-annonces des sorties Metropolitan, l’éditeur nous propose une featurette documentaire intitulée « L’histoire du comté de Jones » (18 minutes), au cœur de laquelle de nombreux résidents de cet état reviennent sur son Histoire, le tout étant entrecoupé de nombreux extraits du film.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles