Test DVD : Black sea
Documentariste de formation, Kevin MacDonald semble vaguement gêné aux entournures quand il aborde par le biais de la fiction des sujets « importants », richement documentés. Dans ces cas là, son cinéma se met à crouler sous les informations véridiques qui le dépassent un peu, et en devient un peu lourd et démonstratif. De fait, le cinéaste au nom de fast-food n'est jamais meilleur au cinéma que quand il s'exprime par le prisme de la fiction pure et du divertissement
Test DVD : La Saison des femmes
Les personnages du film ont été inspirés à la réalisatrice par des femmes qu'elle a réellement rencontrées, les quatre rôles principaux donnant un tableau assez complet de la difficile condition féminine dans son pays.
Test Blu-ray : Un homme à la hauteur
Depuis le carton au box-office d'Intouchables, les producteurs français semblent s'être donné le mot afin de ne plus produire en France que des comédies au ton uniforme de « feel good movie » et largement tournées vers la notion de « vivre ensemble ». Depuis 2011 au cinéma, toutes les différences sont donc autant de richesses et d'enseignements, comme pour mieux faire oublier aux français que même en communauté chacun est enfermé dans un « cocon » où l'on se force à fermer les yeux et ignorer tout de son voisin.
Test DVD : Trois souvenirs de ma jeunesse
On trouve dans ce film, en cherchant bien, toutes les qualités et tous les défauts du cinéma de Desplechin. Il y a des scènes entre Paul et Esther qui ont beaucoup de grâce et de sensibilité, il y a des scènes ou des dialogues qui sont totalement grotesques (Un exemple ? La scène qui voit Bob s'embrouiller avec ses parents et finir par quitter le giron familial) et il y a même au moins une scène réunissant Paul, Esther et Jean-Pierre qui réussit à être émouvante tout en étant à la limite du grotesque. Autant dire qu'on passe souvent d'un certain plaisir à une irritation certaine !
Test DVD : Fais ta prière, Tom Dooley
N’en déplaise à Bertrand Tavernier, Patrick Brion et autres fins analystes du genre western, qui doivent trouver ce genre de détails bien triviaux, mais le principal attrait pour le cinéphile contemporain découvrant aujourd’hui Fais ta prière, Tom Dooley est de découvrir un film de cowboys mettant en scène Michael Landon, aujourd’hui surtout (uniquement ?) connu pour son rôle de Charles Ingalls dans la série La petite maison dans la prairie, et accessoirement un peu aussi pour sa prestation en tant qu’ange dans Les routes du paradis. La découverte du film de Ted Post sera donc une occasion de découvrir Landon en dehors de ces deux séries qui ont définitivement marqué les spectateurs contemporains : incroyable mais vrai, Michael Landon n’a donc pas coupé du bois toute sa vie, et – encore plus surprenant ! L’acteur a donc été jeune un jour. Une grande désillusion pour tous ceux qui imaginaient qu’il était sorti du ventre de sa mère âgé de 45 ans, une hache à la main et prêt à couper du bois en prévision de l’hiver à venir.
Test Blu-ray : Passengers
Dans la première partie de son récit, et alors qu'il colle aux basques d'un passager solitaire, malencontreusement réveillé 90 ans trop tôt de son hibernation, tuant le temps à bord d'un immense vaisseau spatial vide et impersonnel, Passengers s'avère assez convaincant. Si la « solitude » de l'espace (cette grande étendue de vide où personne ne vous entend crier) est un thème du cinéma de science-fiction qui n'a certes rien de très original (des cosmonautes solitaires, on en a régulièrement croisé dans les salles de cinéma ces dix dernières années, notamment dans Moon, Prometheus ou encore Seul sur Mars), le fait est que la première moitié du film fonctionne très bien. On mettra cette réussite au crédit de la personnalité de Chris Pratt, couplée à la malice de la réalisation signée Morten Tyldum (Headhunters) et à un humour finalement assez inattendu dans le déroulement des événements (le clin d’œil à Shining lors de la première scène du bar est d'ailleurs assez réjouissant).
Test Blu-ray : Les Boxtrolls
Avec son côté délicieusement rétro, Les Boxtrolls ne manquera pas de surprendre, autant que de séduire, les petits comme les grands. Très proche, thématiquement parlant, de contes de Grimm tels que Le joueur de flûte de Hamelin (il est en fait adapté d’un conte pour enfants signé Alan Snow), le film de Graham Annable et Anthony Stacchi développe une i
Test DVD : Phantasm
La jaquette de Phantasm, sorti cette année sous les couleurs d’ESC Éditions, annonce fièrement que la saga créée par Don Coscarelli égale les grandes franchises horrifiques telles que Les griffes de la nuit, Vendredi 13 ou encore Halloween.
Test DVD : The Lab
On parle souvent, avec envie, du miracle économique israélien et, très naïvement, on se demande comment cela est possible dans le contexte de conflits militaires que connait le pays, mais peut-être est-ce possible, au contraire, grâce à eux !
Test Blu-ray : Goodbye Christopher Robin
Si à priori jusqu’à l’année dernière, tout le monde se foutait éperdument du personnage de Winnie l’ourson et de la façon dont il a été créé, au lendemain de la Première Guerre mondiale, par le romancier britannique Alan Alexander Milne, l’année 2017 aura néanmoins vu la naissance de deux projets tournant autour du mignon petit ours : Goodbye Christopher Robin, produit par la 20th Century Fox, inédit dans les salles en France, et Jean-Christophe & Winnie, produit par Disney, qui débarquera sur les écrans français le 1er août 2018.
Test DVD : Cessez-le-feu
"Cessez-le-feu" est un film de facture très classique, servi par un scénario solide, une mise en scène efficace et sans esbroufe et une très bonne direction d'acteurs.
Test Blu-ray : La grande combine
Développant un ton et un humour aussi vachards qu’indéniablement modernes, efficaces et bien sentis, La grande combine s’avère un des films les plus agressifs du duo Billy Wilder / I. A. L. Diamond. Charge puissante à l’encontre des valeurs de l’hypocrisie entourant la notion de « bonne morale » prônée par les nombreuses ligues de vertu américaines, le film s’avère en effet un réjouissant jeu de massacre, où le rire côtoie toujours cela dit un certain malaise. De fait, en s’acharnant à livrer le film le plus violemment vindicatif possible, les deux auteurs de Certains l’aiment chaud ou La garçonnière en oublient quelque peu de s’attarder sur l’indispensable empathie que pourrait ressentir le spectateur vis-à-vis des personnages du film.



















