Test DVD : Cours sans te retourner
Le film de Pepe Danquart s'avère d'une très bonne facture et d'une grande honnêteté qui, en s'ajoutant à la force du sujet, rendent le film très fréquentable pour les adultes mais aussi pour les enfants de plus de 10 ans.
Test Blu-ray : Le grand restaurant
Le grand restaurant est une comédie schizophrène, clairement divisée en deux parties distinctes et pour le moins déséquilibrées. La première partie du film suit Louis De Funès dans le huis-clos d'un grand restaurant, dans une suite de sketches sans intrigue propre ; à mi-parcours, le film s'emballe et nous propose une course poursuite policière, pile dans la veine des Fantômas dont le public était très friand à l'époque.
Test DVD : Vikings – Saison 1
Ce qui pourra surprendre le spectateur à la découverte de la série Vikings, c'est bel et bien l'étonnante sobriété dont font preuve Michael Hirst et ses auteurs dans le déroulement de leur show. Si vu le thème de la série on pouvait s'attendre à diverses outrances niveau sexe et violence, à la façon de séries décomplexées et barges telles que Spartacus ou, dans une moindre mesure, Game of thrones, il n'en est finalement rien : à travers les aventures de Ragnar Lothbrok, cette première saison s'avère réaliste, puissante et bien éloignée des excès attendus.
Test DVD : Gogo
En 2017, la kényane Priscilha Sitienei, dite Gogo, 94 ans, a décidé d'intégrer l'école de son village. Ce choix d'aller s'instruire à l'école, Gogo le fait un peu pour elle mais surtout pour servir d'exemple à toutes les petites filles...
Test BluRay: Dark Shadows
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…
Test DVD : Disparue en hiver
Sous l’impulsion des deux chefs d’œuvre de Guillaume Nicloux que sont Une affaire privée et Cette femme-là, respectivement sortis en 2002 et 2003, est né il y a quelques années une nouvelle race de polars post-modernes français, très influencés par la série noire, mariant des personnages cassés par la vie évoluant dans des milieux interlopes. De ces intrigues glauques baignant dans une noirceur abyssale et désespérée naissait une nouvelle forme de thrillers, comptant à ce jour quelques représentants prestigieux. Outre les deux films de Nicloux cités plus haut, on pense par exemple à Edy de Stéphan Guérin-Tillié (2005), ou encore au sublime Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu (2011).
Test Blu-ray : Room
Le genre de fait divers sordide à l’origine de l’histoire de Room aurait pu donner lieu à toutes sortes de traitements choquants. Le dispositif – hélas inspiré de la réalité – de la femme séquestrée pendant des années en guise de jouet sexuel par des crapules sadiques est à lui seul si désespérant et révoltant que toute exploitation par le biais de la fiction risque d’apparaître scandaleusement opportuniste. L’exploit du film de Lenny Abrahamson consiste alors à contourner habilement les aspects les plus glauques de cette affaire, qui seraient davantage à leur place dans un film d’horreur, pour mieux se concentrer sur les relations humaines ayant persisté tant bien que mal au cours du calvaire d’abord physique, puis psychologique des personnages. Car le récit n’est point conçu à la manière d’un thriller conventionnel, où la libération de la captivité serait vécue comme le point d’orgue final d’un suspense insoutenable. La répartition en deux parties distinctes du film permet au contraire à la narration de se pencher sur ce qui compte réellement dans ce contexte périlleux : la rage de survivre coûte que coûte, malgré une existence brisée par la plus perverse des cruautés humaines.
Test DVD : Les enquêtes de Murdoch – Saison 7, vol. 1
Peu de gens s’en rendent compte en France tandis qu’ils suivent les aventures de leur enquêteur Canadien préféré sur France 3 depuis quelques années maintenant, mais on a bien failli perdre Les enquêtes de Murdoch à l’issue de la cinquième saison de la série. Heureusement, la série a été sauvée par un changement de chaîne de TV, et une sixième saison a bien vu le jour en 2012, passant de CityTV au réseau CBC. Le succès de la série étant toujours au rendez-vous, CBC a continué la production du show, la huitième année des Enquêtes de Murdoch venant de finir d’être diffusée au Canada, et la neuvième étant actuellement en cours de tournage.
Test Blu-ray : Frankenstein (2015)
La renommée de Bernard Rose s'est faite autour d'un seul film : Candyman. Un projet étrange, assez inhabituel, qui a eu la chance de se trouver à l'intersection, au point de rencontre de plusieurs talents à un moment précis des années 90 : une mise en scène sobre et inspirée, un scénario habilement adapté d'une nouvelle de Clive Barker, une musique entêtante, un boogeyman marquant...
Test DVD : Dans la gueule du loup
La vraie saveur d'une collection telle que la « Collection Film Noir » initiée par Sidonis Calysta courant 2016 ne se mesure pas tellement aux chefs d’œuvres unanimement reconnus comme tels qu'elle va inévitablement proposer au fil de ses vagues successives, mais bel et bien dans la (re)découverte de véritables petites perles oubliées, que le temps a outrageusement classé parmi les œuvres « mineures » du genre, mais qui se révéleront finalement, soixante ans plus tard, tout à fait surprenantes, voire même parfois plus convaincantes que d'autres films nettement plus réputés.
Test DVD : Opération Goldman
Formidable technicien, Antonio Margheriti a œuvré, au fil de ses quarante ans de carrière, dans à peu près tous les genres du cinéma d'exploitation italien : polar, horreur, fantasy, guerre, érotique, western... Autant de genres où le cinéaste, plutôt enclin au mélange des genres, nous a offert de solides séries B. Mais son cœur allait le plus volontiers à la science-fiction, et souvent, des éléments de SF émaillaient ses films, même quand il s'attaquait à un genre à priori incompatible avec ceux-ci...
Test Blu-ray : Men of honor
Pas de titre, pas de générique : Men of honor balance d'entrée de jeu le spectateur aux côtés des soldats et des officiers se dirigeant vers la ligne de front, la caméra se concentrant sur leurs visages, leurs yeux désespérés. Musique, acteurs – tout tend à nous plonger au cœur du drame : Sam Claflin dans le rôle du capitaine Stanhope est littéralement saisissant. Trois années de guerre l'ont littéralement blasé, ont fini par blinder une carapace tous les jours sévèrement égratignée par la responsabilité de vie et de mort qu'il a sur les jeunes gens (parfois très jeunes même) placés sous son commandement, tout en étant bien conscient du peu de contrôle qu'il pourra avoir sur leur sort. Il mange et dort à peine, mais boit beaucoup, et s'avère facilement agressif. Pourtant, contrairement à d’autres officiers et officiers supérieurs, qui ont fait le choix de se détacher de leurs subordonnés, lui en est incapable, se refuse à abandonner le genre humain. Les notions d'honneur et de culpabilité sont littéralement au cœur du film et déchirent le personnage incarné par Claflin, qui livre ici une performance impressionnante. A ses côtés, Paul Bettany, Asa Butterfield, Tom Sturridge, Stephen Graham ou encore Toby Jones complètent un casting littéralement parfait, aidant Saul Dibb le réalisateur du film à capturer à l'écran toute l'horreur et la tragédie des tranchées de la Première Guerre mondiale.



















