Test DVD : Chacun pour tous
Alors que la France traverse depuis quelques mois une période de troubles sociaux avec la crise des « gilets jaunes » poussant une partie de la population en situation de précarité à descendre dans la rue tous les week-ends, il parait difficile de trouver un film d’avantage dans l’air du temps que Chacun pour tous. Car même si, paradoxalement, la trame du film de Vianney Lebasque prend place durant l’année 2000, et propose une version romancée de faits réels ayant incriminé l’équipe paralympique espagnole de basket aux jeux olympiques de Sydney, la façon dont le cinéaste et ses coscénaristes parviennent à replacer une série de préoccupations sociales tout à fait contemporaines au cœur de leur sujet s’avère tout simplement remarquable.
Test DVD : Un silence
Avec son récit centré sur une famille qui se déchire littéralement de l’intérieur, Un Silence s’inscrit parfaitement dans la filmographie de Joachim Lafosse, et lui permet d’aborder une page sombre de la Belgique contemporaine : l’affaire Hissel.
Test Blu-ray : Nymphomaniac – Director’s cut
Lars Von Trier le provocateur décide en effet de briser les tabous en abordant frontalement, avec audace et non sans un certain humour, des scènes de sexe carrément débridées. Mais n’imaginons pas que ce Nymphomaniac version porno longue soit uniquement un produit pour lubriques dégénérés dont la vente devrait être réservée aux sex-shops : ce serait bien mal connaître le cinéaste danois, qui aime à provoquer des émotions fortes chez le spectateur, quitte à le pousser dans ses derniers retranchements ou le rendre très mal à l’aise.
Test DVD : Belfagor le magnifique
"Belfagor le magnifique" n'entre pas dans la liste des chefs d'œuvre du cinéma réalisés par Ettore Scola. Faut-il pour autant traiter ce film avec dédain ? Sûrement pas, car dans cette farce médiévale, les bons moments sont nombreux.
Test Blu-ray : Greta
Une fois n'est pas coutume, je prends le parti de commencer cet article à la première personne, afin d'évoquer une anecdote qui me servira à introduire mes pensées autour de Greta, le dernier film en date de Neil Jordan. Cela remonte à quelques années, alors que je n'officiais pas encore sur critique-film.fr mais sur un site de cinéma un peu plus « important » en termes de visibilité sur le Net ; un site aujourd'hui uniquement consacré aux news autour des films de super-héros et des chiffres au box-office de tel ou tel blockbuster, toujours annoncés comme si catastrophiques qu'on finit par se demander comment font les gros studios pour ne pas couler les uns après les autres. Sous l'impulsion de notre rédacteur en chef de l'époque (qui n'avait de rédac' chef que le titre), l'ensemble de la rédaction s'était creusé le ciboulot afin de retrouver dans ses souvenirs « LA » scène la plus angoissante qui soit, tirée de n'importe quel film. L'issue de ce brainstorming fut très surprenante pour moi, puisqu'à la lecture de l'article, je découvrais dans la liste dressée par mes petits camarades de jeu de l'époque la séquence d'ouverture du Justicier de New York (Michael Winner, 1985). Or il se trouve que cette scène, prenant place dans un parking souterrain, je la tenais pour ma part comme ouvertement parodique (ce qui, comme dans le cas du Commando de Mark L. Lester tourné la même année, pourra certes être discuté) ; pire encore, je la considérais – et la considère toujours – comme absolument hilarante, presque digne des délires visuels des Zucker – Abrahams – Zucker.
Test Blu-ray : Paterson
Si vous avez un jour aimé un film de Jim Jarmusch, il y a de fortes chances que vous aimeriez également tous les autres ! En effet, la filmographie du réalisateur brille par une incroyable cohérence dans la forme et le fond, à laquelle il est en même temps compréhensible de rester hermétiquement fermé. En tout cas, Paterson y ajoute un élément honorable
J-7 avant la sortie de BABYSITTING 2 en DVD / Blu-ray
Après avoir réuni 2,3 millions de spectateurs hilares dans les salles l'année précédente, la bande à Fifi revient avec Babysitting 2, qui emmène le spectateur non plus dans les milieux interlopes du monde de la fête et de la Nuit, mais carrément au Brésil, pour une comédie, toujours en partie tournée selon le mode du found footage, prenant d'avantage la direction d'un films d'aventures en mode « survival »...
Test Blu-ray : Les salauds dorment en paix
Les salauds dorment en paix et les héros ont le sommeil fragilisé par le poids de la culpabilité, de la difficulté de mener à bien la lutte pour une certaine idée de la justice. Contraints de manipuler et de cacher certaines vérités pour faire exploser la vérité, ils sont contraints de se salir mais sont victimes de leurs mansuétudes. Les éléments plus sombres sont aggravés par l’apparente légèreté du ton dans les rapports entre certains des personnages, perdus par leurs actes de générosité. Beaucoup d’humour dans ce film noir qui annonce les polars paranoïaques à l’américaine et où on joue avec les fantômes. Ceux qui sont morts et ceux qui ne le sont pas vraiment pèsent sur cette histoire au rythme haletant. La mémoire de la guerre sous-tend les motivations de ceux qui luttent pour la justice dans un monde corrompu. Une critique forte des réflexes de servilité et de l’esprit de sacrifice absurde dans la communauté japonaise entre cadres et employés, qui n’hésitent pas à toutes les pratiques pour arriver à leurs fins et cacher leurs méfaits, y compris en utilisant leurs proches.
Test Blu-ray : Battle of the sexes
S’ils n’ont jamais su, au fil des films et des années, retrouver pleinement la magie qui animait leur coup d’essai Little Miss Sunshine en 2006, les duettistes Jonathan Dayton et Valerie Faris sont néanmoins parvenus à se dessiner, petit à petit (seulement trois films en douze ans), une filmographie rayonnante, humaine et sincère, composée de films que le public pourra sans aucun doute voir et revoir avec plaisir, de la même façon que les clips qu’ils signent depuis quelques années maintenant pour des groupes tels que, par exemple, Red hot chili peppers.
Test DVD : Camille
Après nous avoir brièvement briefé, par l'intermédiaire d'un texte écrit, sur la guerre civile qui a déchiré la Centrafrique de 2013 à 2015, avec les affrontements entre Seleka et Anti-Balaka, le film nous conduit au 12 mai 2014 et à la rencontre entre une patrouille de militaires français avec un groupe anti-balaka.
Test Blu-ray : En eaux troubles – The meg
S’il n’a jamais réellement obtenu de ses pairs ou du public la reconnaissance qu’il mérite, le réalisateur américain Jon Turteltaub s’est en revanche depuis des années déjà fait un véritable nom dans le cœur des amoureux de cinéma « bis » tendance nanar. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? En effet, dès son premier film Think big en 1989, tourné avec les frères « Barbarians » Peter et David Paul, Turteltaub semblait revendiquer haut et fort cette appartenance à une certaine frange d’un cinéma populaire « de consommation courante » flirtant volontiers avec le nanar des familles. Durant les décennies suivantes, ses films continueraient d’ailleurs pour la plupart à dénoter de ce même attachement à un cinéma simple, anti-prise de tête ; certains se verraient même couronnés d’un certain succès : en 1992, avec Ninja Kids il ouvre la voie à une franchise de cinéma familial (les « 3 Ninjas ») qui fera les beaux jours des vidéo-clubs jusqu’en 1998 ; en 1993, il donne à Buena Vista un de ses plus gros succès publics avec Rasta Rockett, et au tournant des années 2000, il remet Nicolas Cage au centre d’une intrigue à la Allan Quatermain dans les deux opus de la franchise Benjamin Gates…
Test Blu-ray : Security
Il y a fort à parier qu'en réalisant Piège de cristal en 1988, John McTiernan ne se doutait pas que son œuvre se révélerait aussi « séminale » dans l'inconscient collectif. En effet, dans les quinze années qui ont suivi le chef d'œuvre de McT, les pseudo-remakes et autres semi-plagiats ont commencé à inonder les écrans : aux côtés de la suite « officielle » (58 minutes pour vivre) se sont imposées des démarcations d'avantage bâtardes, souvent réalisées par des pointures de la série B : Andrew Davis (Piège en haute mer), Peter Hyams (Mort subite), Albert Pyun (Blast) ont -parmi d'autres- mis en scène un homme seul déjouant les plans de hordes de terroristes sur-armés. Au rayon des spécialistes de l'action, Wesley Snipes a également eu son Passager 57, Dolph Lundgren son État d'urgence, et une petite vingtaine d'années après cette vague de films, c'est au tour d'Antonio Banderas, récemment promu dans le club très fermé des « action stars » (auquel il a accédé en intégrant le casting d'Expendables 3), de nous livrer son tribut tardif au film de John McTiernan.



















