Test DVD : L’Art de la Fugue
L'Art de la Fugue est ce qu'on appelle un film choral, même si un des personnages est davantage présent que les nombreux autres qui gravitent autour de lui. Ce personnage s'appelle Antoine, il est le cadet d'une fratrie de trois frères, il est homosexuel. Plus âgé que lui : Gérard ; plus jeune : Louis. Tous les 3 sont en couple, avec des fortunes ou des envies diverses.
Test Blu-ray : Bleeder
Témoin d’une agression sauvage dans une boîte de nuit, perpétrée par Louis et des collègues à lui, Leo va peu à peu s’enfoncer dans un silence et un mal-être profond. Ce dernier est un être laconique, peu disert (une caractéristique récurrente chez les personnages de Refn), ne trouvant qu’avec difficulté les mots pour s’exprimer. Jugeant ses perspectives d’avenir bouchées, Leo déraisonne au fur et à mesure que l’histoire avance. Ainsi, son comportement oscille entre une violence exutoire, pulsionnelle et cathartique à l’égard de sa conjointe
Test Blu-ray : Dark touch
Dark touch transpire la personnalité de Marina de Van de tous ses pores de celluloïd. Froid, dérangeant, mis en scène avec classe et élégance, ce film d’horreur mêlant télékinésie et abus sexuels sur de jeunes enfants évoque forcément –vous le lirez à longueur de critique si vous survolez ce qui se dit de ce film sur le Net– un peu dans son intrigue le très surestimé film de Brian De Palma, Carrie au bal du diable
Test DVD : Spetters
Tourné en 1980, sorti dans les salles françaises en 1992 (!), Spetters est un film sulfureux, aujourd’hui surtout connu pour sa scène de viol collectif, qui révélerait à sa victime ses véritables penchants homosexuels. Pourtant, il ne s’agit là que d’un maigre détail du film, qui réunissait pour la cinquième fois le duo Paul Verhoeven (réalisation) / Gerard Soeteman (scénario). Verhoeven et Soeteman nous proposaient donc avec Spetters un film profondément ancré dans la société néerlandaise de l’époque, féroce et réaliste, dont on ne trouverait d’équivalent dans la carrière à venir de Verhoeven que plusieurs années plus tard avec Showgirls, qui peut être considéré comme son pendant féminin au cœur de la société américaine. En effet, les deux films suivent la trajectoire d’un personnage de classe sociale très modeste dans sa quête contrariée du succès, qui ne se fera pas selon son mérite mais révélera les aspects les plus sombres d’une société où tous les coups sont permis – même les plus rudes.
Test DVD : Notre tout tout petit mariage
Frédéric Quiring revient à la comédie potache avec Notre tout petit petit mariage, qui nous raconte cette fois les mésaventures d'Ahmed Sylla et Camille Lou, se retrouvant prisonniers d'une fête de mariage totalement hors de contrôle...
Test DVD : L’incroyable histoire du facteur Cheval
Avec L’incroyable histoire du facteur Cheval, Nils Tavernier retrace l’étonnante obstination d’un homme pour réaliser le rêve de sa fille adorée. Jacques Gamblin redonne vie à cet être peu bavard et de tempérament opaque, pourtant capable d’aimer avec démesure au-delà des tristes péripéties de sa vie austère. Il incarne cet ingénieux architecte autodidacte, un peu fou mais doué, avec des élans de Tati tragique.
Test Blu-ray : Grizzly
Au fil des ans, la collection Disneynature commence à s'étoffer. Au rythme d'un film par an environ, la section docu-écolo de la firme aux grandes oreilles s'étoffe tout doucement, de même que la collection Blu-ray / DVD, qui proposait qui plus est sur les premiers volumes des films inédits tout aussi passionnants. Après Félins et Chimpanzés et avant d'autres singes en fin d'année, le nouveau film Disneynature est consacré aux ours, et s'intitule Grizzly.
Test Blu-ray : Kill your darlings – Obsession meurtrière
Si vous aimez la Beat Generation, un mouvement littéraire et artistique né dans les années 50 aux États-Unis qui allait ébranler la société américaine dans ses certitudes avec l'aide de fougueux jeunes hommes tels que Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou encore William S. Burroughs, vous risquez d'être intrigué par le nouveau film mettant en scène Daniel Radcliffe.
Test Blu-ray : Phantom boy
Le méchant au visage de tableau de Picasso, doublé avec un fiel jubilatoire par Jean-Pierre Marielle, est étrangement inquiétant pour un film destiné, au moins en partie, aux plus jeunes même si les deux pieds nickelés qui lui servent de sous-fifres et un chien caractériel atténuent la dimension démoniaque de cette figure du crime évoquant
Test Blu-ray : Peppermint
Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.
Test DVD : Le massacre des morts-vivants
Aussi surprenant que cela puisse paraître, lors de sa sortie en vidéo en France dans les années 80 chez Proserpine (de cheval bien sûr), Le massacre des morts-vivants était « introduit » de façon très succincte par Michel Drucker, qui arguait, pour masquer le fait qu'il ne l'avait sans doute jamais vu, qu'un « film d'horreur, ça ne se raconte pas ».
Test DVD : 9 jours à Raqqa
Écrivaine et grande reporter, Marine de Tilly s'est montrée intéressée par la cause kurde depuis longtemps et elle a souhaité se déplacer à Raqqa afin de rencontrer Leila Mustapha, dans le but d'écrire un livre consacré à cette jeune femme kurde devenue icône du féminisme.



















