Critique : Les 2 Alfred

De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Nul ne le sait, bien évidemment. Cependant, l'impression peu agréable ne nous quitte plus en ces temps de crise sanitaire qu'on perd de vue les enjeux à long terme, que la parenthèse du coronavirus suspend toutes les autres évolutions, en bien ou en mal, de notre société.

Arras 2019 : Deux (Filippo Meneghetti)

Le poids des secrets devient de plus en plus insoutenable dans ce drame intimiste, qui était hélas déjà le dernier film que nous avons pu voir à l'Arras Film Festival, où il fut présenté dans le cadre des « Découvertes européennes ».

Critique : The Disaster Artist

Quand on pense au terme « film culte », on peut penser à des succès adoubés dès leur sortie par les critiques et le public – Chantons sous la pluie par exemple. Le plus souvent cependant, le terme « culte » est associé à ces films qui sont passés presque inaperçus à leur sortie, et qui se sont construits une réputation au fil des années: Blade Runner par exemple, dont l’aura n’a cessé de grandir depuis sa sortie (et ses multiples versions). The Room, de Tommy Wiseau, ne partage rien de ces films « respectables » hormis le statut, justement, de film culte. Considéré comme un turbo-nanar dès sa sortie, il est devenu un de ces objets filmiques non identifiés, allant jusqu’à acquérir le titre, abusif bien entendu, de « pire film de tous les temps ». Un titre qu’il dispute avec un autre nanar culte, Plan 9 from outer space, lui aussi érigé en « pire film de tous les temps », et issu d’un personnage tout aussi haut en couleur que le papa de The Room : Ed Wood. Et comme ce dernier, Tommy Wiseau a maintenant droit à son propre film, érigé à sa gloire : The Disaster Artist.

Critique : Vers la bataille

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On se plaint et on se plaint encore, au fur et à mesure que le frein qui nous prive de certaines de nos libertés tarde à être relâché, un modeste allègement de confinement à la fois. Pourtant, en dépit de comparaisons historiques absolument ahurissantes qui voudraient nous faire croire le contraire, ce n'est quand même pas la guerre !

Albi 2016 : Cessez-le-feu

La 20ème édition du Festival d’Albi s’est ouverte en beauté hier soir avec la présentation du premier long-métrage de Emmanuel Courcol, jusque là surtout connu en tant que scénariste attitré du réalisateur Philippe Lioret. L’action de Cessez-le-feu ne se déroule que très partiellement pendant la Première Guerre mondiale.

Critique : Rampage Hors de contrôle

Treize ans après avoir flirté une première fois avec les adaptations de jeux vidéos au cinéma, Dwayne Johnson tente encore sa chance. Et quoi de plus logique après tout, puisque son film précédent, Jumanji Bienvenue dans la jungle de Jake Kasdan et sa forme d'immersion particulièrement enjouée dans un monde interactif, avait confirmé avec panache son statut durement acquis de vedette mondiale.

Critique : Nico 1988

Les fins de carrière sont rarement belles à voir. Surtout dans le milieu artistique, il existe souvent ce moment un peu gênant où le niveau d'inspiration créative est déjà sur le déclin, alors que le chanteur, le réalisateur ou l'acteur s'accroche encore aux vestiges d'une gloire caduque depuis longtemps.

Critique : Le Vent de la liberté

A quelles conditions, une nostalgie de la Guerre froide serait-elle justifiable ? Cette période, que le temps aide à reléguer petit à petit à l'Histoire ancienne, avait pour avantage discutable de dessiner clairement la carte manichéenne des allégeances.

Critique : Il n’y aura plus de nuit

Il s'en passe des choses au-dessus de notre tête ! On ne le voit pas. On l'entend à peine. Mais en théorie, le savoir-faire militaire permettrait dès à présent à l'armée de nous surveiller en permanence depuis le ciel, sans qu'on ne s'en rende compte.

Critique : 1917

Fraîchement récompensée de deux Golden Globes majeurs, cette épopée de guerre arrive sur les écrans français avec une réputation d'incroyable tour de force technique. 1917 est tout à fait cela, certes, avec ses effets de montage extrêmement discrets et la photo splendide de Roger Deakins, qui nous plonge dans l'action et la sublime en même temps à un niveau esthétique rarement atteint dans un film de guerre.

Critique : Sinister 2

Chaque film d’horreur qui remporte un succès commercial tant soit peu conséquent a désormais droit à une suite. Il nous paraît évident que cette profusion de productions relève plus d’une démarche mercantile que d’une nouvelle ère riche en innovations, puisque le vocabulaire formel et thématique du genre reste le plus souvent conforme aux codes établis à la fin des années 1990.

Critique : Ibrahim

Malgré le fait qu'on avait failli l'écraser en vélo un jour du côté de Ménilmontant, nous avons toujours éprouvé une certaine affection pour Samir Guesmi. Depuis près de trente ans, cet acteur trop discret enrichit le cinéma français de ses personnages à la silhouette élancée, au regard un peu hagard et à la voix grave et douce.

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Barbare

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Avec Barbare, Zach Cregger transforme une banale galère de location Airbnb en cauchemar domestique, avant de pousser les murs du film d’horreur jusqu’à faire apparaître des choses qu’il aurait mieux valu laisser enterrées.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Un homme et une femme

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Avec soixante ans de recul, il semble aujourd'hui évident qu'avec Un homme et une femme, Claude Lelouch a réussi à capter le pouls de son époque. En 1966, la France se trouve à deux ans de Mai 68, tandis que les habitudes sociales commencent à se fissurer et que la libération des mœurs gagne progressivement du terrain.

Critique : Le Corset

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Dans l’une de ses critiques les plus récentes, notre confrère sur le site Jean-Jacques a descendu en flammes un film parce qu’il ne disposait pas, selon lui, d’une intrigue à proprement parler. Pareille chose peut être affirmée au sujet du Corset. Encensé un peu partout, notamment aux Festivals de Cannes et d’Annecy, ce film d’animation est davantage une évocation des difficultés liées à l’adolescence qu’une histoire bourrée de revirements à couper le souffle.

Test DVD : Shana

Avant de devenir le prénom préféré des tabloïds français l'été dernier, Shana s'est d'abord fait remarquer à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes 2026. À la petite trentaine, l'héroïne du film accumule les petits boulots, les galères et les mauvaises décisions sentimentales, tout en s'appuyant sur sa bande de copines.

Les sorties du 28 octobre 2026

En cette dernière semaine à la fois du mois d’octobre et des vacances de la Toussaint 2026, le programme des sorties cinéma est riche, mais pas non plus surabondant. Parmi la douzaine de nouveaux films à l’affiche dès aujourd’hui, il y en a un peu pour tout le monde.