Critique : Mercenaire

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Ecrire que le rugby est un sport rudement physique relève de l’évidence. Dans cette discipline, élevée au rang de fierté nationale aux côtés du foot, les joueurs s’affrontent dans des combats musclés, à l’ancienne et donc sans les protections de mise dans l’équivalent américain. Or, ces corps qui s’entrechoquent violemment dans la boue ne sont guère prisés par le cinéma, peut-être refroidi par les différentes phases de jeu qui imposent sur le terrain une certaine immobilité paradoxale.

Critique : Brooklyn village

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Par la thématique de ses deux films précédents, Keep the lights on et Love is strange, on aurait pu croire que le réalisateur Ira Sachs devienne le porte-parole d’un certain courant homosexuel du cinéma indépendant américain. En dépit d’une suggestion très discrète en ce sens dans son nouveau film, Brooklyn village rectifie cette impression partiellement trompeuse pour mieux asseoir le savoir-faire de Sachs dans un domaine assez différent : les petits tracas de la vie quotidienne, vécus par des gens ordinaires qui tentent en toute humilité de joindre les deux bouts, à la fois financièrement et affectivement.

Critique : Jason Bourne

Jason Bourne est de retour. C’est en somme tout ce qu’il y a à dire et à savoir sur ces nouvelles aventures de l’espion récalcitrant, qui entrent désormais dans un mode de série, à l’image de James Bond, cette autre machine à tuer infiniment moins complexée et tourmentée par des scrupules anciens.

Comic Con 2016 : les annonces Marvel

Tôt dans la nuit d'hier avait lieu l'habituel panel de Marvel Studios à l'occasion du San Diego Comic Con. Si aucun nouveau long-métrage n'a été annoncé, c'était l'occasion pour...

Critique : Guibord s’en va-t-en guerre

La politique et ses exécutants, des politiciens sans envergure morale, ni charisme médiatique, ont mauvaise réputation par les temps qui courent. A moins qu’il ne s’agisse d’un souci majeur de la conception même de l’appareil démocratique, qui se base en quelque sorte sur le mécontentement permanent des électeurs avec leurs élus, afin d’assurer à terme une alternance cyclique qui ne mettra jamais sérieusement en question le statu quo.

Critique : Viva

Jusqu’à présent, le film à thématique gaie le plus marquant à sortir de la production cubaine moribonde était Fresa y chocolate de Juan Carlos Tabio et Tomas Gutierrez Alea. Or, au début des années 1990, la situation n’était pas du tout la même, ni du côté politique avec la résistance contre l’écroulement des antagonismes propres à la Guerre froide brandie à l’époque par Fidel Castro tel une ultime convulsion contre le cours inévitable de l’Histoire, ni en termes de mœurs puisque le cinéma gay vivait alors un âge d’or par le biais de l’accession à une nouvelle visibilité, jamais démentie depuis.

Critique : Love & friendship

La grande époque des adaptations filmiques des œuvres de Jane Austen est définitivement derrière nous. Aussi populaire que l’univers de William Shakespeare à peu près au même moment, c’est-à-dire au milieu des années 1990, celui de la romancière anglaise n’a pas connu de mise à jour sérieuse au cinéma depuis.

Critique : Peshmerga

Bernard-Henri Lévy à la rescousse, troisième. Tous les grands conflits militaires paraissent en effet bons aux yeux du philosophe français pour y mettre son grain de sel, aussi futile et fade soit-il. Après avoir documenté la bataille de Sarajevo et la guerre en Libye, le voici donc en train de parcourir du sud au nord la ligne de front entre les vaillants peshmergas kurdes et leurs adversaires fourbes et lâches de l’état islamique.

Cannes 2016 : Tour de France – Quinzaine

Tour de France France, 2016 Titre original : Réalisateur : Rachid Djaïdani Scénario : Rachid Djaïdani Acteurs : Gérard Depardieu, Sadek ... Distribution : Le Pacte Durée : 2h08 Genre : Comédie...

Critique : Sisters

Tina Fey et Amy Poehler forment un duo de choc dans le monde de la comédie américaine, grâce à leur collaboration régulière dans les sketchs de « Saturday Night Live » et le rôle de maîtresses de cérémonie des Golden Globes qu’elles ont endossé pour l’instant à trois reprises.

Critique : Nos souvenirs

Le public festivalier peut parfois être cruel. La réception à Cannes du nouveau film de Gus Van Sant, qui y était présenté l’année dernière en compétition, fut si glaciale qu’elle a enseveli sous elle la réputation de Nos souvenirs avant que ce dernier n’ait eu une chance de se faire sa place sur le marché.

Critique : Mr. Holmes

Dix-sept ans après Ni dieux ni démons, le récit magistral des derniers jours du réalisateur légendaire James Whale, Bill Condon et Ian McKellen se retrouvent pour raconter essentiellement la même histoire. Il n’y est plus question d’homosexualité, ce qui rend sans doute Mr. Holmes moins personnel pour le réalisateur que la déchéance d’un artiste ostracisé, entre autres raisons, parce qu’il était gay.

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Oscars 2027 : la présélection allemande du Film International

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Sans que grand monde ne s’en rende compte, la course aux Oscars 2027 a d’ores et déjà commencé. Alors que la 99ème cérémonie des prix suprêmes de l’Académie du cinéma américain n’aura lieu que dans sept longs mois, le dimanche 14 mars 2027 pour être précis, les premiers pays ont dès à présent mis en route leur processus pour déterminer leur candidat officiel dans la catégorie du Meilleur Film International.

Test longueur

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Test court

Critique : Fjord

Dans "Fjord", le film qui s'est vu décerner la Palme d'Or lors du dernier Festival de Cannes et qui, n'en doutons pas, va faire naître (ou plutôt renaître, car des controverses sur ces sujets ont régulièrement lieu et ce, depuis longtemps) des débats enflammés à la télévision, à la radio et dans la presse écrite, deux fondamentalismes se rencontrent et s'opposent.

À revoir sur HBO Max : Au bout de la nuit

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Le romancier James Ellroy, roi du polar, a été adapté au cinéma à de multiples reprises, mais il ne s'est jamais avéré très content des transpositions de ses livres à l'écran. L'auteur, qui se plaît à se décrire comme un clébard en rut, a bien compris les différences essentielles entre tel ou tel médium culturel.

Test Blu-ray : Bagarre

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Avec Bagarre, Julien Royal confirme qu’il n’a décidément aucune intention de marcher dans les traces professionnelles de papa François Hollande ou maman Ségolène Royal. Et c’est tant mieux : le cinéma français possède déjà suffisamment de débats, et manquait surtout de types capables d’en filmer d’autres en train de se balancer des chaises de jardin dans la gueule au ralenti.