Arras 2018 : Ma mère est folle

Nous savons bien sûr parfaitement que la vedette de Ma mère est folle est Fanny Ardant, une actrice que nous apprécions habituellement, grâce à son charme irrésistible qui passe à la fois par son grand sourire et par une profondeur de jeu qui ne trouve hélas pas toujours les rôles qu'elle mériterait.

Arras 2019 : Seules les bêtes

Puisque la civilisation humaine du 21ème siècle court à une vitesse de plus en plus vertigineuse vers la globalisation des échanges, nous sommes de plus en plus étroitement liés les uns aux autres. Plutôt que de produire de la solidarité et de la convivialité, ce réseau mondial des interdépendances crée des rapports de force déséquilibrés, aux conséquences parfois insoupçonnées.

Critique : Beauté cachée

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Will Smith a beau rester l’une des seules vedettes à l’attrait international, par les temps de la célébrité dépréciée et éphémère qui courent, sa filmographie se résume essentiellement ces dernières années à deux types de films, répétés sans relâche. D’un côté des films d’action, devenus interchangeables à force de voir toujours le même groupe restreint de têtes d’affiche s’y décarcasser.

Critique : Encore heureux

Qu'y a-t-il de plus triste qu'un film censé faire rire et qui n'y arrive pratiquement jamais ? L'éclosion de quelques sourires, peut-être ? On l'admet : en effet, quelques répliques arrivent à arracher des sourires. Toutefois sachez que les 3 meilleures du genre sont dans la bande-annonce : dans la première, il y a le mot "sarkozyste" ; dans la deuxième, il y a "Hollande" ; dans la troisième, il y a "honnêteté" et "les riches".

Arras 2018 : The Reports on Sarah and Saleem

Les fronts entre les Palestiniens et les Israéliens sont plus que jamais tranchés dans une hostilité aveugle, sans terrain d'entente possible. Tous les vendredis, la jeunesse de la bande de Gaza crie sa détresse à la clôture qui la sépare de ce qu'elle ne considère nullement comme une terre promise. Les gouvernements populistes aux États-Unis et au Brésil se font de surcroît un malin plaisir de jeter de l'huile sur le feu, en transférant leurs ambassades dans la ville coupée en deux de Jérusalem.
Laurence Anyways affiche du film

Laurence Anyways

Laurence Anyways France, Canada : 2012 Titre original : Laurence Anyways Réalisateur : Xavier Dolan Scénario : Xavier Dolan Acteurs : Melvil Poupaud, Suzanne Clément, Nathalie Baye Distribution : MK2...

Critique : Les Deux amis

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Le premier film est toujours le plus personnel, celui qui révèle le plus cruellement les aspirations et les limitations du réalisateur débutant. Il est en quelque sorte le reflet de l’âme de son créateur, qui nous donne envie soit d’en apprendre davantage sur lui ou elle, soit de fuir ce nouveau monde filmique qui ne nous apporte rien.
le pacte nicolas cage

Le Pacte

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Jusqu'où iriez-vous pour venger votre femme ? C'est la question que se pose Nick Gerard après la terrible agression de sa femme. Tandis qu'elle est entre la vie et la mort, il est contacté par l'énigmatique Simon, qui lui propose d'éliminer le coupable contre un petit service. Un mois plus tard, l'agresseur est retrouvé mort. Alors que Nick et sa femme essaient de reprendre une vie normale, Simon vient alors réclamer son dû : il veut que Nick assassine quelqu'un.

Critique : Room

Le genre de fait divers sordide à l’origine de l’histoire de Room aurait pu donner lieu à toutes sortes de traitements choquants. Le dispositif – hélas inspiré de la réalité – de la femme séquestrée pendant des années en guise de jouet sexuel par des crapules sadiques est à lui seul si désespérant et révoltant que toute exploitation par le biais de la fiction risque d’apparaître scandaleusement opportuniste.

La Roche-sur-Yon 2017 : L’Échappée belle (Paolo Virzi)

Bien que l'espérance de vie augmente continuellement, la mise en garde que la vieillesse n'est pas faite pour les lâches n'a rien perdu de sa véracité. Le Festival de La Roche-sur-Yon en tient compte de deux façons complémentaires cette année, puisque nous avons pu y découvrir, après l'optimiste et poétique Lucky de John Carroll Lynch, le sensiblement plus mélancolique et profane L'Échappée belle de Paolo Virzi.

Critique : Blue Heron

Le mythe édifiant, si souvent colporté au cinéma, selon lequel les familles s’en sortiront toujours, à condition de faire preuve de solidarité et de loyauté, a du plomb dans l’aile au plus tard depuis Des gens comme les autres au tout début des années 1980. Comme dans le film de Robert Redford, il est question dans Blue Heron d’une famille qui n’arrive pas à se ressaisir de l’influence néfaste de l’un de ses membres.

Arras 2024 : Ollie

Le cinéma et le skate font rarement bon ménage. Tout juste Paranoid Park de Gus Van Sant nous vient-il à l'esprit en tant qu'œuvre cinématographique plutôt ambitieuse qui tente de refléter sur grand écran les codes de cette culture se tenant volontairement à l'écart.

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Test Blu-ray : The Plague

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Avec The Plague, Charlie Polinger s’intéresse moins à la peste qu’à ceux qui la fabriquent. Celle qui circule dans ce camp de water-polo perdu quelque part dans l’été 2003 n’est d’ailleurs jamais vraiment une maladie au sens traditionnel du terme.

Critique : Pressure

Vue rétrospectivement, l’Histoire dispose d’une certaine logique. Elle a certes été imposée par les vainqueurs. Mais elle paraît en apparence limpide, à force de répétitions de génération en génération.

Test BR : In Limbo

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Peu de films arrivent à pousser autant à la réflexion que "In Limbo" et ce, qu'on ait 20 ans, et donc qu'on n'ait  jamais vécu sans la présence d'internet, ou 80 ans, et donc qu'on ait vécu la plus grande partie de sa vie sans internet.

Critique : Digger

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Alejandro González Iñárritu troque la gravité de Birdman ou Babel pour une satire féroce portée par un Tom Cruise métamorphosé, entre grotesque assumé et inquiétude politique bien réelle.

Test Blu-ray : Le Cuirassé Potemkine

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Le Cuirassé Potemkine n’a pas attendu l’arrivée du Blu-ray, de YouTube ou des classements des « meilleurs films de tous les temps » pour devenir un monument. En 1925, Sergueï M. Eisenstein n’a que 27 ans lorsqu’il réalise ce film commandé pour célébrer le vingtième anniversaire de la révolution russe de 1905.