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Sorties de la semaine — 06 décembre 2017
Les sorties du 6 décembre 2017

Rarement, la distinction entre les deux extrêmes de l’offre cinématographique, avec d’un côté des productions commerciales et de l’autre des films à vocation plus artistique, a été plus facile à opérer que cette semaine ! Pour les lectures assidus de cette chronique hebdomadaire, il n’y a pas de mystère quant à nos préférences, qui penchent presque toujours en faveur de films qui courent le risque, mercredi après mercredi, de passer inaperçus. Car cette première semaine du mois de décembre contient, elle aussi, son lot de films dignes d’être défendus. Nos trois coups de cœur sont par conséquent le film iranien de Mohammed Rasoulof, un réalisateur dont le parcours cahoteux est hélas représentatif de la situation ambiguë qui règne dans son pays d’origine, le drame mi-rural, mi-gay Seule la terre de Francis Lee ou comment traiter avec une poésie qui n’a pas complètement échappé à notre cher confrère Jean-Jacques deux sujets à la mode, ainsi que la docu-fiction située en Afrique de Emmanuel Gras.

Dans le camp des machines à fric, ce qui fait cruellement défaut cette semaine, ce sont les films au pouvoir de séduction certain, qui feraient au moins semblant d’atténuer le grand écart entre l’art et le commerce. Tandis que l’on ne peut pas sincèrement reprocher au trio de films opportunistes, composé des deuxièmes aventures de Paddington, du retour des Stars 80 et d’Alain Chabat en mode père Noël plus kitsch que moderne, de vouloir profiter au maximum de l’engouement précoce du public de la période des fêtes, ce sont davantage les deux films estampillés à la fois « grand public » et « sérieux » qui nous ont laissés sur notre faim. Dans le cas des Gardiennes de Xavier Beauvois, c’est surtout le reproche de la longueur inutile qui fait surface et dans la critique de Jean-Jacques, et dans les retours qu’on en a entendu récemment en . Et puis, George Clooney est plutôt en petite forme avec son que l’on considère davantage comme une farce sans aplomb qu’en tant qu’œuvre à la hauteur des enjeux de son temps.

Ce n’est par conséquent que dans l’offre des ressorties que notre cœur de cinéphile aux goûts plutôt larges peut s’épanouir pleinement. Le plus beau cadeau de la part des distributeurs de films de patrimoine, c’est une fois de plus Carlotta Films qui nous l’offre, par le biais de la pétillante Ronde de Max Ophüls, de surcroît également proposé sur support argentique, pour les puristes comme notre rédacteur en chef Pascal. Le cinéma américain est de même bien représenté, grâce au trentième anniversaire de la comédie romantique de toute une génération de Emile Ardolino et au film noir issu de la production indépendante avant que celle-ci ne dispose d’un marché dédié avec Blast of silence de Allen Baron. Enfin, si l’on peut se demander ce qu’une actrice aux choix de carrière jusque là probants comme Golshifteh Farahani est allée faire dans le conte de Noël sirupeux de Alain Chabat, l’honneur du cinéma iranien est sauvé par sa compatriote Hatami dans la curiosité Leila de Dariush Mehrjui, l’occasion idéale pour découvrir une cinématographie peu connue en France, en dehors de quelques noms plus ou moins célèbres.


Bienvenue à Suburbicon de George Clooney (États-Unis, Comédie dramatique, 1h45, distribué sur 218 copies) avec Matt Damon, Julianne Moore et Oscar Isaac (critique)

de Avénarius d’Ardronville (France, Comédie dramatique, 1h16, distribué sur 1 copie) avec Avénarius d’Ardronville, Marina Glorian et Serge Blazevic

Les Gardiennes de Xavier Beauvois (France, Drame, 2h14, distribué sur 198 copies) avec Nathalie Baye, Laura Smet et Iris Bry (critique)

de Fabianny Deschamps (France, Drame, 1h33) avec Yilin Yang, Yassine Fadel et Enrico Roccaforte

Makala de Emmanuel Gras (France, Drame, 1h36, distribué sur 64 copies) avec Kabwita Kasongo et Lydie Kasongo

de Paul King (Royaume-Uni, Comédie, 1h43, distribué sur 631 copies) avec Brendan Gleeson, Sally Hawkins et Hugh Grant

de Alain Chabat (France, Comédie, 1h39, distribué sur 626 copies) avec Alain Chabat, Golshifteh Farahani et Pio Marmai

Seule la terre de Francis Lee (Royaume-Uni, Drame, 1h44, distribué sur 46 copies) avec Josh O’Connor, Alec Secareanu et Gemma Jones (critique)

de Thomas Langmann (France, Comédie, 1h52, distribué sur 525 copies) avec Richard Anconina, Patrick Timsit et Bruno Lochet

Tueurs de François Troukens et Jean-François Hensgens (Belgique, Policier, 1h26) avec Olivier Gourmet, Lubna Azabal et Kevin Janssens

Un homme intègre de Mohammed Rasoulof (Iran, Drame, 1h57, distribué sur 62 copies) avec Nasim Adabi, Reza Akhlaghirad et Soudabeh Beizaee

de Stephen Kijak (Royaume-Uni, Documentaire, 1h35)

Reprises

Blast of silence (1961) de Allen Baron (États-Unis, Drame, 1h17) avec Allen Baron, Molly McCarthy et Larry Tucker

Dirty dancing (1987) de Emile Ardolino (États-Unis, Drame musical, 1h36) avec Patrick Swayze, Jennifer Grey et Jerry Orbach

Leila (1996) de Dariush Mehrjui (Iran, Drame, 2h04, distribué sur 2 copies) avec Leila Hatami, Ali Mosaffa et Jamileh Sheikhi

(1950) de Max Ophüls (France, Comédie, 1h33) avec Anton Walbrook, Simone Signoret et Danielle Darrieux

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Auteur

Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles