Test Blu-ray : Mortal

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États-Unis, Norvège, Royaume-Uni : 2020
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : , , André Øvredal
Acteurs : , ,
Éditeur : Wild Side Vidéo
Durée : 1h40
Genre : Fantastique
Date de sortie DVD/BR : 2 septembre 2020

Eric est un jeune américano-norvégien qui s’est réfugié dans une forêt après avoir provoqué l’incendie d’une ferme, tuant 5 personnes, et provoqué ensuite la mort accidentelle d’une sixième personne. Il est arrêté par la police et rencontre une psychologue, Christine, qui semble pouvoir l’aider. Ensemble, ils découvrent vite qu’Eric a en réalité des pouvoirs surnaturels qu’il ne maitrise pas, liés à l’électricité…

Le film

[3,5/5]

Comme bon nombre de cinéastes œuvrant dans le domaine du cinéma de genre, André Øvredal partage sa carrière entre les productions internationales (Scary stories, The Jane Doe identity) et celles d’avantage tournées vers son pays d’origine : la Norvège. Ainsi, quelques années après le merveilleux , qui mettait en lumière les Trolls, Øvredal s’est aujourd’hui attelé à la mise en chantier de Mortal. Car sous ses apparences d’origin story classique autour d’un super-héros, Mortal s’avère en réalité un film explorant mine de rien les mythologies nordiques.

En ce sens, il est difficile de ne pas relier ce nouvel effort d’André Øvredal à Valhalla (2019), à mi-chemin entre la tentative de « réappropriation » culturelle de mythes locaux et l’opportunisme pur et simple. Car le fait est que sans avoir l’air d’y toucher, Mortal prend le parti de revisiter toute une mythologie qui fut également largement utilisée par Marvel depuis de nombreuses années, avec les personnages d’Odin, de Thor et de Loki, leurs pouvoirs, leur monde, etc.

Dans le même ordre d’idées, on suppose que Mortal profitera également du regain de popularité autour des mythologies nordiques qui ne manquera pas d’être provoqué, en fin d’année, par la sortie du nouvel opus de la saga vidéoludique Assassin’s creed avec l’épisode intitulé Valhalla, qui devrait logiquement créer l’événement dans le monde entier et amener de très nombreux joueurs à se pencher sur l’univers et les légendes tournant autour de l’Yggdrasil, de Njörd, Frigg, Freyr et autres Dieux qui ne manqueront pas d’attirer leur attention.

Par rapport à des récits d’origines tels que Chronicle ou Brightburn, la valeur ajoutée de Mortal se situe réellement dans cet attachement à relier le personnage principal – incarné par Nat Wolff, vu dans Nos étoiles contraires – à une mythologie existante plutôt que d’en créer une de toutes pièces. Pour le reste, les magnifiques paysages de Norvège, les effets spéciaux impressionnants et l’idée selon laquelle un grand don implique de grandes responsabilités font le reste, avec en bonus une intéressante bribe de love story liant le personnage principal à sa gentille psy incarnée par Iben Akerlie.

Construit en crescendo à la façon de nombreux films du même genre, Mortal gagne en intensité au fur et à mesure que les pouvoirs du personnage central s’affirment et se développent. Les scènes d’action évoluent en mode bigger and louder jusqu’à un final explosif – et pour tout dire assez surprenant. Confrontant mythologie et réalité au cœur du monde moderne, Mortal s’impose comme un excellent petit film, son défaut étant celui de tous les récits d’origines : le film appelle en effet inévitablement une suite et sert surtout et avant toute chose à poser les bases de quelque-chose de plus grand, de plus audacieux, qui interviendra non pas dans ce film-là mais dans une suite à venir. Qu’on attend donc maintenant de pied ferme et avec le plus grand intérêt.

Le Blu-ray

[4/5]

Les galettes Blu-ray éditées par Wild Side Vidéo se suivent et se ressemblent côté qualité : rodé à l’encodage HD depuis de nombreuses années maintenant, l’éditeur nous prouve, disque après disque, sa maîtrise incontestée du support. Si l’on excepte un encodage en 1080i, l’image du Blu-ray de Mortal ne fait pas exception à la règle, avec un piqué d’une belle précision, des couleurs naturelles et éclatantes, des contrastes au top et aucune granulation parasite, même durant les scènes les plus sombres. Côté enceintes, VF et VO sont encodées dans des mixages DTS-HD Master Audio 5.1 immersifs et dynamiques, multipliant les effets arrière et déchaînant le caisson de basses : dès les premières minutes du film, les deux mixages nous mettent directement dans le bain avec des effets qui ont de quoi littéralement faire trembler tous vos murs.

Côté suppléments, on trouver la traditionnelle bande-annonce.

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