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Revu sur MUBI : Ennemis intimes (Werner Herzog)

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Dans le processus créatif, il faut toujours une certaine dose de tension conflictuelle. Car rien ne s'oppose plus au dépassement de soi artistique qu'une ambiance gentiment harmonieuse. Cela vaut surtout pour un contexte de travail aussi collectif qu'un plateau de cinéma.

Test Blu-ray : Haine

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La filmographie de Dominique Goult se limite à cinq longs-métrages, réalisés entre 1977 et 1980. Avec ses quatre premiers films, tournés courant 1977/1978, le cinéaste s’est tout d’abord illustré dans l’Art délicat du cinéma pour adultes, avec des films aux titres remplis de poésie : Les queutardes, Les monteuses, Partouzes perverses et Lèvres gloutonnes. Son cinquième film, sobrement intitulé Haine, est donc également l’unique film « traditionnel » de la carrière de Dominique Goult. Et bien sûr, comme le métier n’aime pas les auteurs un peu trop polissons, le film de Dominique Goult a presque naturellement écopé lors de sa sortie en salles d’une interdiction aux moins de 18 ans, d’ailleurs totalement injustifiée : si ce n’est qu’il développe une ambiance particulièrement lourde, étouffante, le film ne présente aucune scène de nudité, et s’avère finalement d’une violence assez modérée.

Test Blu-ray : Le cirque de la peur

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Avec les années qui nous séparent de sa sortie dans les salles obscures, une espèce d’immense méprise s’est créée autour du Cirque de la peur. Peut-être parce qu’il fut longtemps invisible en France – comme le souligne très justement Christophe Lemaire qui signe un petit texte disponible à l’intérieur du Combo Blu-ray + DVD édité par Le chat qui fume – on tend de nos jours à confondre Le cirque de la peur (John Llewellyn Moxey, 1966) avec Le cirque des horreurs (Sidney Hayers, 1960). Cette méprise bien sûr n’est pas totalement fortuite : il s’agit de deux films britanniques, tournés durant la même décennie, et partageant la même « ambiance » empruntée au cinéma de la Hammer. Tous deux mettent en scène un criminel se cachant sous une fausse identité, et d’après le site de référence IMDb, non seulement les deux longs-métrages ont été tournés dans le même cirque, mais ils utilisent de plus les mêmes « stock-shots » pour les séquences mettant en scène le spectacle donné par les membres de la troupe. Beaucoup d’éléments factuels relient donc les deux films – mais il convient tout de même de ne pas les confondre.

Livre : Werner et les catastrophes naturelles

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Autant biographie que roman d'aventure, Werner et les catastrophes naturelles est sorti en début d'année aux Editions Anne Carrière. Son auteure, Laura Fredducci, signe ici son premier roman.

Ennio Morricone : focus sur des BO délaissées

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A l'occasion de l'annonce de l'engagement de Ennio Morricone sur Voyage of time de Terrence Malick, retour sur quelques perles peut-être sous-estimées du maestro.

Test DVD : Venin

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Surtout connu des cinéphiles et des fans de genre pour avoir été « abandonné » en cours de tournage par Tobe Hooper parti tourner son étrange Massacre dans le train fantôme, Venin était jusqu’ici bizarrement inédit sur support DVD. Œuvre un peu bâtarde, partagée entre une partie orientée « polar » (avec kidnapping et prise d’otages)

Test DVD : Deux salopards en enfer + Cinq pour l’enfer

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A l'occasion cette année de son dixième anniversaire (« happy birthday to you ! »), l'éditeur héraultais Artus Films semble bien diversifié à taper dans tous les genres du bis européen : après avoir créé une nouvelle collection « Péplum » en avril (lire notre test) et une nouvelle et alléchante collection « polar » en mai (lire notre autre test), c'est aujourd'hui au tour d'une nouvelle collection de voir le jour dans les rayonnages de l'éditeur à l'ours : celle du film de guerre.

Critique : Fitzcarraldo

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On peut voir la folie à l’œuvre dans cette épopée démesurée, qui ne conte pas seulement l’odyssée d’un homme obsédé par une idée fixe, mais qui est également elle-même la source de légendes abracadabrantes sur l’un des derniers chapitres de la collaboration diabolique entre un acteur et un réalisateur. Prix de la mise en scène au festival de Cannes, Fitzcarraldo mène brillamment au paroxysme cet amour-haine entre Kinski et Herzog, sur fond d’une histoire bien de son temps – les années 1980 – et pourtant animée d’une majesté universelle.

Test Blu-ray : Aguirre, la colère de Dieu

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Peu de films ont d'avantage mérité le qualificatif de « dément » qu'Aguirre, la colère de Dieu. Abordant de front le genre « mondo » alors en vogue à l'époque, mais en prenant le soin d'y ajouter un rythme lent mêlé à un mysticisme pour le moins halluciné, Werner Herzog créait un genre à part : le « river movie », dont le principal représentant après lui serait le chef d'œuvre Apocalypse now.