Critique : Nos patriotes
Le peuple français ou au moins les institutions qui le représentent aiment bien se souvenir avec une nostalgie valorisante des combattants de la Résistance. En témoignent à la fois les plaques commémoratives que l'on trouve par exemple dans bon nombre des rues parisiennes et la Journée nationale qui leur est consacrée depuis trois ans seulement et qui vient d'avoir lieu fin mai. Du côté du cinéma, cette ferveur patriotique s'est montrée sensiblement plus discrète.
Critique : L’Idiot
La Russie va mal. Il n’y en a pas à douter, si l’on se fie exclusivement à l’information émise depuis le point de vue occidental, qui voit depuis toujours en l’empire de l’Est un ennemi potentiel. Et encore, dans le mitraillage de reportages sur les frasques du président Poutine et ses élans belliqueux à l’étranger, le sort de la population ordinaire passe souvent à l’arrière-plan, où les stéréotypes sur les mémés nostalgiques de l’époque soviétique et les nouveaux riches sans scrupules ont bon dos.
Critique : Grimsby Agent trop spécial
L’humour selon Sacha Baron Cohen commence et se termine avec son trou du cul. Une fois qu’on a compris, voire accepté cette obsession anale, le ton de ses films devient tout de suite moins vulgaire. La focalisation sur les parties génitales et l’appareil digestif de l’homme s’apparente chez lui à un bras d’honneur constant, lancé à cet ultime terrain interdit de la bienséance, pourtant déjà amplement exploré par les comédies d’adolescents depuis une vingtaine d’années.
Critique : Baby Driver
Edgar Wright, le génial réalisateur anglais de la saga Cornetto, évincé du premier Ant-Man, revient avec une comédie d’action renversante : Baby Driver. Porté par le jeune Ansel Elgort et quelques ténors tels que Jamie Foxx ou Kevin Spacey, Baby Driver est un film fun et survitaminé comme on n'en trouve nulle part ailleurs.
Critique : L’Enquête
Plus que toute autre chose, c’est l’argent qui fait tourner le monde. L’inflation des sommes a beau banaliser le pouvoir intrinsèquement lié au fric, avec des millions, voire des milliards empruntés ou dépensés sans compter à travers le monde, il ne reste pas moins vrai que les riches façonnent ce dernier selon leurs désirs plus ou moins avouables. En dépit d’une recrudescence récente de documentaires économiques, comme l’excellent Master of the Universe de Marc Bauder, sorti il y a deux mois, le cinéma éprouve le plus grand mal à représenter ce facteur d’influence plutôt abstrait autrement qu’en l’incluant dans une opposition platement manichéenne entre les pauvres justes et les riches corrompus. Par où et comment les pactoles mirobolants transitent, cela constitue un sujet bien trop complexe et pas assez intriguant pour qu’un film de fiction s’en préoccupe. Avec son troisième long-métrage, le réalisateur Vincent Garenq s’y essaie quand même, en s’appuyant avec un certain succès sur l’affaire notoire Clearstream, depuis un point de vue journalistique.
Berlinale 2016 : La Communauté
Présenté en compétition au 66ème Festival de Berlin, le nouveau film danois de Thomas Vinterberg contient très tôt la promesse d’un puzzle à pièces variables. La plus singulière d’entre elles aurait pu être la grande maison familiale, où le groupe d’amis a élu domicile ensemble.
Critique : L’étreinte du serpent
La présence de "L'étreinte du serpent" dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2015, couronnée par l'obtention de l'Art Cinema Award, ainsi que le bon accueil réservé par le public cannois, justifiaient qu'un distributeur s'intéresse à ce film et le présente sur nos écrans.
Les Emotifs anonymes
Les Emotifs anonymes est une comédie sentimentale sortie en décembre 2010 au cinéma. Le film est réalisé par Jean-Pierre Améris à qui l'on doit Mauvaises fréquentations et Je m'appelle Elisabeth. Pour l'accompagner, on retrouve la talentueuse Isabelle Carré et l'incroyable Benoît Poelvoorde qui tourne depuis plusieurs années à un rythme endiablé.
Critique : Boro in the Box + Living still Life
Deux ovnis de format court signés par un réalisateur qui joue avec les formes du cinéma, avec un hommage poétique et décalé au réalisateur polonais Walerian Borowczyk accompagné d'un très bref exercice de style visuellement sidérant même s'il est plus abscons.
The Darkest Hour
Avertissement de la Rédaction : si vous aviez décidé d'aller voir ce film, fermez immédiatement cette fenêtre, ou changez le programme de votre sortie ciné. Parce que, oui, The Darkest Hour vous décevra, et oui, vous regretterez votre choix une fois la séance terminée.
Critique : Los olvidados
L'Italie n'avait pas vraiment le monopole du courant néo-réaliste à l'issue de la Deuxième guerre mondiale. Ce mouvement, fait de films durs et pessimistes, y avait certes pris son élan, grâce à des réalisateurs comme Roberto Rossellini et Vittorio De Sica, mais son influence n'avait guère tardé à se propager dans d'autres pays. Y compris au Mexique, où l'Espagnol Luis Buñuel avait jeté un regard, lui aussi sans concession, sur une enfance délaissée, à mi-chemin entre le retour à l'état sauvage et une sublimation malgré tout tragique.
Critique : Divines (Deuxième avis)
Ce premier film, lauréat de la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes, n’y va pas par quatre chemins pour évoquer le destin tragique d’une jeune rebelle de la banlieue parisienne. Divines est en effet un film plein de rage et de fureur, qui n’a nullement peur d’insister sur les aspects extrêmes du sort de sa jeune héroïne, quitte à faire appel à des dispositifs formels d’une certaine gravité pesante.



















