Critique : Mr. Holmes

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Dix-sept ans après Ni dieux ni démons, le récit magistral des derniers jours du réalisateur légendaire James Whale, Bill Condon et Ian McKellen se retrouvent pour raconter essentiellement la même histoire. Il n’y est plus question d’homosexualité, ce qui rend sans doute Mr. Holmes moins personnel pour le réalisateur que la déchéance d’un artiste ostracisé, entre autres raisons, parce qu’il était gay.

Critique : Bad Boy Bubby

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Bad Boy Bubby. Un titre intriguant, accompagné par la photo d’un acteur ayant des faux-airs de Jack Nicholson. Une ressortie en salle 22 ans après la sortie d’origine, sans raison particulière. Voilà à peu près ce je savais du film avant d’aller le voir. Près de six mois après l'avoir découvert, Bad Boy Bubby est toujours dans un coin de mon esprit. Il sort, pour la première fois en France, en Blu-Ray le 9 mai prochain.

Critique : Le Fils de Joseph

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Tout spectateur qui a déjà été conquis par la facture très particulière des films d'Eugène Green trouvera forcément son compte dans "Le Fils de Joseph". Pour celles et ceux qui n'ont vu aucun de ses films, "Le Fils de Joseph" est probablement le plus facile d'accès parmi ses six réalisations : n'est-ce pas un excellent motif pour aller voir ce film ? Quant à celles et ceux qui ont déjà fait une ou plusieurs tentatives et qui n'ont pas accroché, on ajoutera que "Le Fils de Joseph" est très souvent fort drôle, ce qui ne gâte rien.

Test DVD : La terre éphémère

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George Ovashvili utilise le conflit entre la Géorgie et l'Abkhazie comme toile de fond pour peindre avec soin les rapports de l'homme avec la nature, parfois amie, parfois ennemie, pour dénoncer à demi-mot la soif de possession des hommes et des états, pour exposer avec délicatesse l'éveil à la sensualité d'une toute jeune fille en train de devenir femme.

Critique : Sky

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Tandis qu’elle est en vacances avec son mari dans l’ouest des États-Unis, Romy, la trentaine, se rend compte que cette union ne lui convient plus. Elle décide alors de partir sur les longues routes de ce territoire plein de promesses…

Critique : The End

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Moins d'un an après la présentation de Valley of love au Festival de Cannes, Guillaume Nicloux revient pour un film avec Gérard Depardieu dans le rôle principal. Une forêt française remplace la Vallée de la mort, Depardieu troque sa chemise et son short pour des habits de chasseur, que Samy Naceri (et son clip «seconde chance») ne renierait pas mais le cas de The End est un peu particulier.

Critique : Voici le temps des assassins

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C’est au cœur de Paris, hébergeant encore au milieu des années 1950 le tohu-bohu du marché des Halles, que démarre cette histoire hautement mélodramatique dont les pieds d’argile sont habilement cachés par la mise en scène très fluide de Julien Duvivier. En effet, Voici le temps des assassins n’est pas du tout le genre de film à nous impressionner grâce à la substance dramatique de son scénario.

Critique : Un homme charmant

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Le cinéma latino-américain a le don de parler d’un malaise profond de la façon la plus conciliante imaginable. A en juger par l’échantillon qui parvient jusque sur les écrans français, des craintes enfouies sous-tendent une civilisation qui n’est en fin de compte pas si différente de la nôtre.

Critique : Paulina

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Après un début particulièrement brillant, "Paulina" emprunte des chemins qui ne s'avèrent pas toujours très heureux et qui ont tendance, sur un sujet a priori très fort, à dérouter, voire à perdre, la plupart des spectateurs.

Critique : Vendeur

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Les histoires de succession de père en fils ont souvent quelque chose d’un cercle vicieux. Plutôt que d’être le moment privilégié pour dresser le bilan d’une vie passée et poser les fondements sains d’une autre qu’il reste encore à vivre, le passage de relais d’une génération à l’autre prend des allures d’éternel recommencement.

Critique : Tout pour être heureux

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Les histoires de séparation ne sont jamais très marrantes à raconter. Quand deux êtres humains se séparent, c’est rarement de gaieté de cœur et il y a souvent des dommages collatéraux difficilement prévisibles. Même dans les tentatives plus ou moins désespérées d’en tirer matière à rire, il reste toujours un fond d’amertume et de regrets qui déteint forcément sur la bonne humeur affichée avec ostentation.

Critique : La passion d’Augustine

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Voici un film tout à la fois intelligent, drôle, émouvant et passionnant, son montage est parfait, la musique qu'on y entend est de toute beauté, la photographie est magnifique et le jeu des interprètes remarquable de justesse. Un bijou !

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Livre : Un Suédois à Hollywood (Vilgot Sjöman)

Malgré les sérieuses difficultés financières que la société Capricci Films traverse depuis plusieurs mois, il paraît que son activité d’éditeur de livres de cinéma reste jusqu’à présent à peu près préservée. En témoigne la sortie en début d’année de « Un Suédois à Hollywood », un récit de voyage des plus passionnants au cœur du cinéma américain au milieu des années 1950.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Predator – Badlands

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Aucun manuel de survie intergalactique ne nous avait réellement préparé à Predator : Badlands. Le film s'impose en effet comme un objet hybride et inattendu, qui s’amuse à bousculer les habitudes d’une franchise qu’on croyait condamnée à répéter éternellement la même danse sanglante.

Critique Express : Ceux qui comptent

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Test Blu-ray : Les Mauvais coups

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"Une jeunesse indienne - Homebound" porte un regard intéressant sur la société indienne contemporaine mais en manquant souvent de distance dans ses positions.