Critique : Retour à Howards End
La période où les productions Merchant-Ivory étaient au sommet de leur art, des représentants incontournables d'un cinéma feutré de qualité, a finalement été assez brève. Qu'il n'y ait pas de malentendu, ces films à forte valeur littéraire ont toujours été soignés et susceptibles d'enthousiasmer un public à l'exigence intellectuelle certaine.
Polisse
Après un premier film documentaire autobiographique, Pardonnez-moi (2006) et une comédie sur la face cachée du métier de comédienne, Le bal des actrices (2009), Maïwenn revient avec Polisse, face cachée documentée de la Brigade de Protection des Mineurs. Ce nouveau long-métrage, sur les écrans le 19 octobre, a remporté le prix du jury au Festival de Cannes 2011.
Critique : Boulevard
A cause du jeu sans nuance de Robin Williams et malgré les présences efficaces de Kathy Baker, de Roberto Aguire, de Bob Odenkirk et d'Eleonore Hendricks, "Boulevard" laisse le goût un peu amer d'un très bon sujet qui finit, malheureusement, par laisser le spectateur sur sa faim.
Critique : La Fièvre de Petrov
Le Nouvel An approche - symbole du passage à une nouvelle ère - et la famille de Petrov a la fièvre. Pendant presque deux heures et demie - qu’on ne voit pas passer - Kirill Serebrennikov nous lance dans un espace-temps complexe. En ce temps de magie (contrairement au Noël largement célébré en Europe, la grande fête annuelle en Russie est le Nouvel An) les personnages du passé surgissent dans le présent ; le rêve et la réalité s’entremêlent ; les esprits se brouillent sous l’influence de la fièvre et de l’alcool, et même un mort revient à la vie !
Critique : Winnipeg mon amour
Guy Maddin, réalisateur qui possède un sens unique de la mise en scène et un imaginaire qui ne ressemble à celui d'aucun autre est le narrateur de ce bel hommage à Winnipeg, sa ville de naissance et à sa mère.
Critique Express : Un monde fragile et merveilleux
"Un monde fragile et merveilleux" est le premier long métrage de fiction réalisé par le monteur libanais Cyril Aris.
Critique : La Visita
C'est avec une très grande sobriété que le jeune réalisateur Mauricio López Fernández introduit le spectateur dans une famille chilienne de la bourgeoisie provinciale, une famille engluée dans la religion et la tradition et qui a beaucoup de mal à accueillir le retour du fils de leur bonne Coya, un fils qui se prénommait Filipe lorsqu'il est parti et qui, lorsqu'elle revient, est devenu Elena.
Critique : Si demain
Bien aidée par de remarquables interprètes, Fabienne Godet nous gratifie d'un film passionnant de bout en bout.
The Deep Blue Sea
Hester a été élevée dans une ambiance rigoriste par un père pasteur. Elle a fait un « beau » mariage avec Sir William Collyer, juriste réputé, austère et fortuné, nettement plus âgé qu’elle. Ils n’ont pas eu d’enfant. Au début des années 50, elle fait la connaissance en accompagnant son mari au golf de Freddie Page, un séduisant ancien pilote de guerre, son cadet de plusieurs années. Si le jeune homme la trouve très belle et est flatté de l’intérêt qu’elle lui porte, Hester de son côté est tombée pour la première fois de sa vie amoureuse, désespérément amoureuse. Après quelques mois d’une liaison clandestine, elle s’arrange pour faire comprendre à son époux la situation et le quitte pour Freddie. Les deux amants vivotent, et Freddie s’éloigne de plus en plus d’Hester. Un anniversaire non souhaité, une proposition de travail au Brésil : la séparation est inévitable, en dépit des appels au secours d’Hester. William, qui n’a pas accédé à sa demande de divorce, est prêt à renouer avec sa femme. Hester est à l’heure des choix.
Critique : La Meilleure façon de marcher
N'est-ce pas un malheureux signe de l'époque contemporaine que la référence filmique à nous venir immédiatement à l'esprit par rapport aux colonies de vacances est Grâce à Dieu de François Ozon avec ses séquences, certes pas trop réussies d'un point de vue cinématographique, sur les abus sexuels que des enfants y subissent de la part d'un prêtre pédophile ?
Test DVD : Chemin de croix
C'est un film sur le fanatisme religieux que nous propose le réalisateur allemand Dietrich Brüggemann. Alors que le cinéma actuel a tendance à se diriger chez les musulmans et chez les juifs pour montrer les dégâts causés par les religions lorsqu'elles glissent dans l'intégrisme, c'est dans l'univers des catholiques que nous conduit Chemin de croix.
Critique : Emilia Pérez (Deuxième avis)
Avec "Emilia Perez", son dixième long métrage, récompensé au dernier Festival de Cannes par le Prix du Jury et un prix d'interprétation féminine obtenu collectivement par les 4 têtes d'affiche du film,Jacques Audiard s'est écarté encore plus que d'habitude de tout ce qu'il avait déjà réalisé dans le passé tout en restant fidèle aux thèmes qui lui sont chers, la paternité et la transmission de la violence.



















