Critique : Hold you tight
Le motif du pare-brise d'un métro, rendu flou par des gouttes de pluie, alors que la rame avance imperturbablement à travers le réseau aérien et souterrain de la métropole, n'apparaît probablement pas par hasard de manière récurrente dans Hold you tight. C'est que la vocation principale de ce film – et plus généralement du monde cinématographique imaginé par le réalisateur Stanley Kwan – n'est point de renforcer nos certitudes, mais au contraire de nous plonger dans un état de flottement à la sensualité poisseuse.
Critique : Asako I&II
Asako I&II
Japon : 2018
Titre original : Netemo Sametemo
Réalisation : Ryusuke Hamaguchi
Scénario : Ryusuke Hamaguchi, Sachiko Tanaka d'après le roman "Nete mo samete mo" de...
Critique : Frances Ha
Frances, jeune New-yorkaise, rêve de devenir chorégraphe. En attendant, elle s’amuse avec sa meilleure amie, danse un peu et s’égare beaucoup...
Happiness Therapy
La vie réserve parfois quelques surprises…Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.
Critique : Nos héros sont morts ce soir
France, début des années 60. Simon, catcheur, porte le masque blanc, sur le ring il est « Le Spectre ». Il propose à son ami Victor, de retour de la guerre, d’être son adversaire au masque noir : « L'Équarrisseur de Belleville ». Mais pour Victor, encore fragile, le rôle paraît bientôt trop lourd à porter : pour une fois dans sa vie, il aimerait être dans la peau de celui qu'on applaudit. Simon suggère alors à son ami d'échanger les masques. Mais on ne trompe pas ce milieu là impunément…
Berlinale 2024 : The Devil’s Bath
Pour le dernier film de notre couverture berlinoise 2024, le cinéma germanique au sens large a encore frappé avec toute sa gravité et son sérieux. Ce qui n'est pas forcément un reproche à l'égard de Des Teufels Bad, présenté en compétition. Car le film de Veronika Franz et Severin Fiala fonctionne parfaitement bien, si on l'interprète comme le portrait engagé d'une femme particulièrement malmenée il y a près de trois siècles.
Critique : Saint Laurent (beaucoup pour)
Quelques mois à peine après l'autre biographie du célèbre couturier signée Jalil Lespert avec Pierre Niney dans le rôle-titre et Guillaume Gallienne dans celui de son mécène et compagnon Pierre Bergé, Bertrand Bonello signe une biographie non officielle en attribuant les mêmes rôles à Gaspard Ulliel et Jérémie Rénier.
Carré Blanc
Carré Blanc est le premier long métrage de Jean-baptiste Leonetti, déjà réalisateur de Le pays des Ours. Une histoire d’amour, de violence et de science-fiction à la fois, le tout à la sauce Made in France…
Critique : Pater
Alain Cavalier est un grand réalisateur de documentaire, notamment grâce sa série Portraits dans les années 90. Cette année, il n’a pas remporté de prix au Festival de Cannes 2011 avec Pater, simplement une belle ovation du public. Avec son nouveau film, il remet en question le lien étroit entre le documentaire et la fiction, le réel dans l’irréel et vice-versa.
Critique : Requiem pour un massacre
Requiem pour un massacre (que l'on peut aussi désigner par son magnifique titre original, le lyrique Come and See – Va et regarde, en français) est une œuvre pour le moins inconnue de par chez nous, du moins en tout cas pour les néophytes qui n'aurait pas encore plongé dans le cinéma russe et soviétique.
Camp Hell
Camp Hell de l’américain Georges Vanbuskirk n’est pas un film d’horreur. Le film à l’origine s’intitule Camp Hole (le camp de l’espoir). Cette amère tromperie résulte d’une volonté marketing délibérée de capter plus largement un public par l’intrusion de rares et brèves scènes horrifiques. Camp Hell doit être requalifié comme un drame de l’adolescence américaine enrôlée dans les croyances religieuses d’extrême-droite.
Critique : Two for the Money
Tiré d'une histoire vraie, Two for the Money est le nouveau film de D.J. Caruso. L'occasion pour son réalisateur de rebondir après le catastrophique Taking lives sorti en 2004. Un film au casting XXL (Al Pacino, Matthew McConaughey, Rene Russo) mais le scénario original centré sur les paris sportifs tiendra-t-il toutes ses promesses ?



















