Cannes 2014 : Mommy
Avec son quatrième film présenté à Cannes après J'ai tué ma mère en 2009 à la Quinzaine des Réalisateurs puis Les Amours imaginaires et Laurence Anyways en 2010 et 2011 à Un Certain Regard, Xavier Dolan faisait ses débuts dans la compétition officielle où il n'a obtenu que le modeste prix du jury ex-aequo avec le vétéran de la sélection Jean-Luc Godard avec Adieu au langage (critique). Il n'en a pas moins marqué les esprits avec cette œuvre qui devrait aisément être le plus grand succès de sa carrière, le premier en réalité...
Critique : Main basse sur la ville
Au pied du Vésuve trônent les châteaux de la grande époque, la Galleria Umberto I, les offrandes au dieu Maradona sans oublier les ruines figées de l'antique cité de Pompéi... Une carte postale altérée par la misère, spectaculaire, qui ronge la cité phare du Mezzogiorno. Lion d'Or à la Mostra en 1963, le film de Francesco Rosi est une chronique de cette misère. Il nous en montre les causes, les exposent et les dénoncent. Un long-métrage coup de poing, de seulement 1h30, qui fait figure de monument sur l'Italie démocrate-chrétienne.
Critique : Hector
Grâce à un scénario solide qu'il a lui-même écrit, grâce une réalisation sachant générer l'émotion sans verser dans le pathos et grâce à la prestation pleine de vérité et de sensibilité de Peter Mullan, Jake Gavin a pleinement réussi son premier film en tant que réalisateur.
Critique : La Forme de l’Eau
Enfin récompensé par l'Oscar du Meilleur film , Guillermo Del Toro semble avoir convaincu tout le monde avec La Forme de l'Eau. Porté par Sally Hawkins (Elisa), ce film permet un véritable retour aux sources pour le cinéaste mexicain qui n'a pas volé les quatre Oscars (film, réalisateur, musique, décors) reçus pour sa nouvelle production américaine.
Critique : L’Idiot
La Russie va mal. Il n’y en a pas à douter, si l’on se fie exclusivement à l’information émise depuis le point de vue occidental, qui voit depuis toujours en l’empire de l’Est un ennemi potentiel. Et encore, dans le mitraillage de reportages sur les frasques du président Poutine et ses élans belliqueux à l’étranger, le sort de la population ordinaire passe souvent à l’arrière-plan, où les stéréotypes sur les mémés nostalgiques de l’époque soviétique et les nouveaux riches sans scrupules ont bon dos.
Critique : The Crossing
En nous montrant des événements se déroulant entre Hong Kong et Shenzen, avant les manifestations qui ont commencé il y a environ un an, la jeune réalisatrice chinoise Bai Xue fait une entrée réussie dans la carrière.
Anna Karenine
Malgré tous ses efforts pour résister, Anna Karenine va succomber a la passion que lui voue le futur époux de sa sœur, l'officier Alexei Vronski. Le mari d'Anna s’aperçoit de sa liaison et menace de divorcer. Anna rompt, mais ne peut supporter la vie sans son amant. Ils partent a Venise, mais vite nostalgique de leur pays ils retournent a Moscou et Anna se rend compte que Vronski se détache d'elle.
Critique : La Patagonie rebelle
Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1974, ce long-métrage de fiction est basé sur des faits réels relatés dans un ouvrage qui fut le résultat d'une enquête minutieuse. Le combat syndical et le massacre qui a suivi furent ignorés d'une majorité de la population jusqu'à la sortie de ce drame tourné un peu plus de cinquante ans après les faits et interdit de salles jusqu'en 1984, autorisé à sortir dans de bonnes conditions uniquement au retour de la démocratie.
Critique : Adoration
"Adoration" narre de façon convaincante une histoire d'amour très particulière entre deux adolescents tout en montrant que la frontière entre ce qu'on appelle folie et normalité est souvent très ténue.
Critique : Vierge sous serment
L’actrice Alba Rohrwacher paraît porter le malheur de l’humanité tout entière sur son visage. Ses traits sont marqués par un tel désespoir qu’il devient de plus en plus rare de la voir dans autre chose que des tragédies misérabilistes.
La Dame de fer
Du personnage fort et complexe de Margaret Thatcher, Phyllida Lloyd donne une vision très simplifiée, aujourd'hui vielle dame se perdant dans les brumes de l'Alzheimer, hier femme de conviction, de décision.
Critique : Philomena
Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Elle est alors rejetée par sa famille et placée dans un couvent avec son enfant. Pour se faire absoudre de ses pêchés et en réparation des tords commis contre les religieuses, elle travaille à la blanchisserie et n’est autorisée à voir son fils Anthony qu’une heure par jour. Anthony est finalement adopté par une famille Américaine. Depuis ce jour, Philomena ne l’a plus jamais revu. Des années plus tard, elle décide de le retrouver.



















