Critique : Bientôt, les jours heureux
Bientôt, les Jours Heureux est le deuxième long-métrage d’Alessandro Comodin. Son œuvre liminaire, L’été de Giacomo (sorti en 2012), chronique solaire d’un amour balbutiant entre deux jeunes personnes, s’était attirée l’éloge de la critique lors de sa sortie, en 2012. Sélectionné à la semaine de critique 2016, Bientôt les jours heureux s’inscrit pleinement dans la filiation esthétique et formelle de son précédent film mais s’en éloigne également sur plusieurs aspects. Comme dans L’été de Giacomo, Comodin parvient à trouver un équilibre subtil entre le documentaire et la fiction, les deux s’imbriquant l’un dans l’autre de manière naturelle. Cette « cohabitation » entre deux genres à priori antinomiques contribue à insuffler une tonalité singulière à ce nouveau long-métrage.
Critique express : Un varón
la réalisation n'a qu'à de rares moments les qualités de mise en scène et d'interprétation suffisantes pour que ce film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes en mai dernier, film remarquable par son sujet, le soit aussi en tant qu'œuvre cinématographique.
Howl
Rob Epstein et Jeffrey Friedman, connu pour leurs documentaires engagés, Paragraphe 175 et Celluloid Closet ont porté Howl à bout de bras dès sa genèse. Le fait d’avoir plusieurs casquettes sur ce projet personnel explique peut-être que dans sa forme le film ne séduit pas vraiment, voir même échoue dans sa moindre tentative narrative.
Critique : Milla
Ce ne sont pas les descendants directs de Bonnie et Clyde, mais il plane tout de même un air de marginalité autour du couple au cœur de Milla. Ils squattent, ils volent et quand leur quotidien commence à se conformer à un style de vie moins bohémien, l'aventure commune est d'ores et déjà terminée.
Critique Express : 107 mothers
Pour devenir une fiction (très proche d'un documentaire) sur une prison pour femmes, avec des mères, avec des enfants, avec des surveillantes, 107 mères emprisonnées ont été interviewées et beaucoup ont interprété leur propre rôle.
Critique : Sous le ciel de Paris
Une journée parmi tant d'autres a Paris, charriant son lot de drames, d'espoirs de raisons de vivre.
Critique Express : Le serment de Pamfir
"Pamfir" a pour utilité de donner un éclairage intéressant sur la vie, avant l'agression russe de ce début d'année. dans une région d'Ukraine dont on parle peu.
Toad Road
Un portrait dérangeant de la culture jeune contemporaine. Un monde où la frontière entre la fiction et la réalité s’estompe, produisant des résultats pour le moins effrayants.
Critique : Primary colors
Qu’est-ce qui a rendu la présidence de Bill Clinton exquise au point de générer une série de films, pendant les années 1990, globalement destinés à mettre en valeur l’homme le plus puissant des Etats-Unis ? Entre le Rambo en costard interprété par Harrison Ford dans Air Force One de Wolfgang Petersen et le séducteur né sous le traits de Michael Douglas dans Le Président et Miss Wade de Rob Reiner, en passant accessoirement par la biographie sur les excès de Nixon de Oliver Stone, les exemples ne manquent pas pour remarquer une empreinte du côté de la fiction, soutenue et principalement positive, de l’occupant de la Maison blanche – sans oublier bien sûr la série à succès légèrement ultérieure à cette époque-là avec Martin Sheen en président.
Critique : Le Saint (Satyajit Ray)
En dépit de sa bonne santé commerciale, qui se traduit depuis longtemps par la production de centaines, voire de milliers de films par an, le cinéma indien peine sérieusement à intéresser le public international, en dehors de sa communauté culturelle disséminée aux quatre coins du monde. Il n’y a jusqu’à présent eu qu’un seul réalisateur capable de se faire un nom à l’étranger, quitte à passer pour le plus occidental des cinéastes indiens et à courir ainsi le risque de diluer l’essence du cinéma de son pays : Satyajit Ray.
Critique : The Fits
Toni n’est pas une fille comme les autres : elle n’en fait qu’à sa tête, abandonnant la protection de son frère aîné sur le ring de boxe pour s’essayer au sport en apparence plus féminin de la danse. Mais là non plus, elle n’arrive pas réellement à s’intégrer, à faire ses preuves en tant que membre d’un ensemble homogène. De toute façon, les exigences physiques de la chorégraphie du drill passent à l’arrière-plan, dès que les filles plus âgées du groupe tombent victimes d’étranges crises.
Critique Express : Reedland
"Reedland" permet de voir en Sven Bresser, dont c'est le premier long métrage, un réalisateur dont on devrait reparler dans le futur.



















