Revu sur MUBI : All or Nothing
Pour le commun des cinéphiles français, le cinéma social d'outre-Manche est la chasse gardée de Ken Loach qui œuvre depuis un demi-siècle à dénoncer tout ce qui ne va pas dans le système social britannique.
Bergamo Film Meeting 2017 : Ragtime
Ce sont les étrangers qui parlent le mieux d'un pays. A l'image de nos propres pas modestes d'acclimatation à la province italienne, où nous acquérons progressivement de nouveaux repères, en gardant néanmoins un regard d'observateur sur cette culture subtilement distincte de ce que nous avons pu vivre en France ou en Allemagne, le Tchèque Milos Forman a été un commentateur privilégié de la civilisation américaine pendant ses huit films produits outre-Atlantique.
La Piel que Habito
La Piel que Habito est un drame réalisé par Pedro Almodovar en 2011. Attention petite révolution dans le monde d'Almodovar : en effet fini les mélodrames, marque de fabrique du réalisateur espagnol (à tel point que dans son pays on appelle ses films des Almodrama). La Piel que Habito est un faux drame qui ressemble bien plus à un thriller, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on n'est pas au bout de nos surprises.
Critique : Le Péché suédois
Le péché suédois, c'est le nom que les générations futures donneront dans le cadre d'une uchronie apocalyptique à la stratégie de gestion de la pandémie du coronavirus par les autorités de la Suède, ayant conduit le continent européen à sa perte. Plus sérieusement ou, au contraire, avec moins de pessimisme sinistre, Le Péché suédois est le premier long-métrage du réalisateur Bo Widerberg, qui fait en quelque sorte office de porte d'entrée à la filmographie d'un cinéaste toujours tristement méconnu en France.
Critique : Les Amants de Caracas
Récompensé du Lion d’or au dernier Festival de Venise, ce film jette un regard sans concession sur le quotidien au Venezuela. Alors que ce pays sud-américain – plus connu pour les mesures extrêmes de ses dirigeants que pour sa cinématographie nationale – traverse actuellement une crise économique et politique majeure, Les Amants de Caracas se situe en marge d’une société en chute libre.
Critique : Le Temps de l’innocence
Sublime, tout simplement sublime ! Un mot suffirait pour exprimer ce que ce chef-d’œuvre de Martin Scorsese nous inspire toujours, après l’avoir revisité maintes fois depuis sa sortie au milieu des années 1990. Le faste enivrant des décors et des costumes y est au service d’une histoire, qui traite justement du poids écrasant des obligations sociales, face aux questions plus passionnelles du cœur. Le contexte historique est transcendé par la valeur universelle de cet amour impossible, tout comme Le Temps de l’innocence est un film qui se bonifie avec le temps. A moins que ce ne soit notre regard sur l’existence, enrichi par vingt ans d’expérience de vie personnelle, qui y rajoute progressivement des niveaux de lecture complémentaires.
Critique Express : La conspiration du Caire
C'est en relisant "Le nom de la rose" d'Umberto Eco qu'a germé chez Rarik Saleh l'idée de raconter une histoire similaire se déroulant dans un contexte musulman
Critique : Sky
Tandis qu’elle est en vacances avec son mari dans l’ouest des États-Unis, Romy, la trentaine, se rend compte que cette union ne lui convient plus. Elle décide alors de partir sur les longues routes de ce territoire plein de promesses…
Critique : Don Jon
Jon Martello est un beau mec que ses amis ont surnommé Don Jon en raison de son talent à séduire une nouvelle fille chaque week-end. Mais pour lui, même les rencontres les plus excitantes ne valent pas les moments solitaires qu’il passe devant son ordinateur à regarder des films pornographiques.
Barbara Sugarman est une jeune femme lumineuse, nourrie aux comédies romantiques hollywoodiennes, bien décidée à trouver son Prince Charmant.
Leur rencontre est un choc, une explosion dans la vie de chacun. Bourrés d’illusions et d’idées reçues sur le sexe opposé, Jon et Barbara vont devoir laisser tomber leurs fantasmes s’ils veulent avoir une chance de vivre enfin une vraie relation…
Berlinale 2016 : Meteorstrasse
Le sujet des réfugiés a beau occuper le devant de la scène médiatique allemande depuis quelques mois, il ne date pas de hier. Le film d’ouverture de la section parallèle du Festival de Berlin, Perspektive Deutsches Kino, le prouve amplement, sans pour autant faire preuve d’opportunisme.
Critique : Chocolat
Chocolat retrace la vie de Rafael Padilla, le premier clown noir français, de son ascension à sa mort en 1917. Sa célébrité va lui apporter gloire et richesse mais il connaîtra une fin tragique car à force de jouer le personnage de Chocolat au cirque, il finira par «être Chocolat» lui-même, triste expression dont il est à l'origine. Ce film biographique ne brille pas par sa mise en scène ou ses partis pris artistiques mais se rattrape par une certaine sobriété.
Critique : Je vais bien ne t’en fais pas
Je vais bien ne t'en fais pas, adapté du roman éponyme d'Olivier Adam, révèle Mélanie Laurent, jeune actrice française qui se fait remarquer grâce à ce premier rôle, lui valant une récompense aux César comme meilleure espoir féminin.


















