Albi 2022 : Annie Colère
Certains combats valent la peine d'être menés sur la durée. Puisque la liberté, ce bien si précieux, court en permanence le risque de se voir sapée par des forces obscurantistes de tous bords, un film comme Annie Colère est plus que jamais urgent, utile et nécessaire !
Critique : Les Meutes
Des histoires de petites frappes, dépassées par les événements et pas assez intelligentes pour se sortir du bourbier dans lequel elles se sont mises elles-mêmes, on en a déjà vu des dizaines. Pourtant, ce premier long-métrage marocain, présenté au dernier Festival de Cannes dans la section Un certain regard, réussit à rendre à nouveau fascinant ce dispositif éprouvé.
Critique : Terraferma
sur l’île de Lampedusa, entre Sicile et Tunisie, la vie des pêcheurs est de plus en plus difficile. Ne vaut-il pas mieux, pour gagner sa vie, louer sa maison à des touristes et utiliser les bateaux pour les emmener en mer ? Par ailleurs, l’île est devenue le point d’arrivée en Europe pour de nombreux clandestins venus d’Afrique. Lorsqu’on sauve certains d’entre eux de la noyade, quelle attitude faut-il adopter : respecter les traditions maritimes, faites de solidarité ou bien les dénoncer aux autorités ?
Mike
Pour son premier film en tant que réalisateur, Lars Blumer a choisi de s'inspirer d'un fait divers qui s'est déroulé en Alsace en 2001. Mike raconte l'histoire d'un jeune adulte amoureux des belles voitures qui s'est fait tuer par la police suisse lors d'une course poursuite, après avoir volé un bolide et traversé la frontière.
L’Ange bleu
Écrire sur L'ange bleu aujourd'hui est presque une gageure et en tout cas assez vain tant cela a déjà fait depuis maintenant plus de 80 ans. Il ne faut guère prétendre pouvoir être original ou simplement novateur bien évidemment.
Critique : Bienvenue en Sicile
Digne de la comédie italienne de la grande époque, "Bienvenue en Sicile" est une comédie douce-amère savoureuse, à la drôlerie souvent acide qui vient se greffer sur un fond historique bien documenté.
Critique : Le Vagabond du Sexe
Pré-générique mystérieux. De drôles de cris se font entendre, entre incantations et chants à la Yoko Ono, entre cris de douleurs et de plaisir, le tout dans un noir complet à l'écran. Un démarrage vraiment intriguant, pour le moins. Le décor récurrent de barres de cités urbaine, le quartier fétiche des films de Koji Wakamatsu et on arrive dans l'appartement confiné d'un homme et d'une femme dans une relation houleuse. Elle lui fait des reproches. Coupure soudaine et l'homme se réveille dans un train, dont il descend dans une gare qu'il ne connaît pas.
Sport de filles
Sport de Filles s’inspire d’une histoire réelle, celle de Patrick Le Rolland, cavalier de haut rang, à l’esprit trop rebelle pour rentrer dans le moule. Avec un scénariste qui avait déjà travaillé sur les méandres de la passion équine, et une actrice, Marina Hand, cavalière émérite, le film part sur de bonnes railles, celle du document fiction.
Critique : Paterson
Le cinéma de Jim Jarmusch oscille entre deux univers, certes pas mutuellement exclusifs, quoique engageants à des niveaux différents. Sur un ton sans exception très détendu et cool, une sorte de contemplation zen pleine de sagesse, le réalisateur a pour habitude soit de s’improviser en artiste du néant, soit de soumettre souverainement des genres normalement plus actifs à son sens aigu de l’observation tranquille.
Critique : Les Chansons que mes frères m’ont apprises
Plus personne ou presque ne s’intéresse au sort des Indiens. Ni le gouvernement américain, qui a des conflits raciaux plus brûlant à gérer sur son territoire. Ni le cinéma hollywoodien, qui se sert au mieux de l’odyssée du peuple indigène pour se donner bonne conscience, comme ce fut le cas de Danse avec les loups de Kevin Costner, sorti il y a déjà un quart de siècle.
Albi 2018 : Girl
D'un point de vue purement médical, changer de sexe devient petit à petit anodin, grâce à une intervention chirurgicale, accompagnée d'un traitement hormonal, qui n'ont plus de secrets pour les spécialistes. Or, le seul progrès de la science ne suffira jamais à dédramatiser la communauté transgenre, à en faire une banalité sociale en lieu et place de l'attraction de foire que les hommes et les femmes ayant franchi ce pas décisif restent hélas jusqu'à ce jour.
Albert Nobbs
Albert Nobbs est un majordome tout ce qu’il y a de plus normal. Il travaille à plein temps à l’hôtel Morrison pour une directrice pleine de poigne. Dépensant toutes ses heures au travail, peu de place est laissée à une vie sociale épanouie. Alors qu’il semble complètement maître de son destin, sa vie prend un nouveau départ lorsqu’il rencontre M. Page, ce dernier ne va pas tarder à découvrir l’incroyable secret que cache ce serveur sans histoire…



















