Critique Express : Le son des souvenirs
Un film aux images très léchées qui raconte une histoire d'amour pleine de sincérité tout en rendant un bel hommage aux collecteurs de musique traditionnelle est-il susceptible d'opérer un sérieux clivage parmi les spectateurs ? Oui !
Winter Sleep : le test DVD
Par rapport à la vision en salle de cinéma, le DVD présente un avantage : en salle, on regrettait parfois de ne pas pouvoir revenir en arrière pour mieux s'imprégner des dialogues particulièrement riches et profonds. Chez soi, avec le DVD ou le Blu-Ray, on peut ! Un film à voir et à revoir.
Critique Express : A la folie
En fait, il arrive que la relation entre deux êtres humains soit un mélange d'amour et de haine et c'est exactement ce qui se passe entre les deux sœurs Nathalie et Emmanuelle.
La guerre est déclarée
Après La Reine des Pommes, Valerie Donzelli revient avec La guerre est déclarée, film autobiographique, largement salué par la presse et qui semble déjà avoir trouvé son public comme l'atteste l'accueil reçu lors de sa projection, en film d'ouverture de la semaine critique, au Festival de Cannes.
Albi 2018 : Les Invisibles (Louis-Julien Petit)
La misère sociale n'a ni solution, ni structure. Elle est juste là, à nous regarder au quotidien de près ou, de préférence, de loin. A nous alors de prendre en considération les personnes qui en souffrent ou bien – la réaction instinctive qui en dit long sur l'hypocrisie de la nature humaine – de détourner le regard et de nous pincer le nez, en espérant que pareille dégringolade ne nous arrivera pas un jour.
Trois mondes
Al, un jeune homme d’origine modeste, est sur le point d’épouser la fille de son patron et de succéder à ce dernier à la tête de sa concession automobile. Une nuit, après l’enterrement de sa vie de garçon, il renverse un inconnu mais, poussé par ses deux amis d’enfance, il abandonne le blessé et s’enfuit.
Le lendemain, rongé par la culpabilité, il décide de prendre des nouvelles de l’accidenté. Ce qu’il ignore, c’est que la nuit de l’accident, une jeune femme, Juliette, a tout vu depuis son balcon. Descendue porter secours à la victime, Juliette s’est mise en tête d’aider sa femme, Vera, une Moldave sans-papiers.
Mais lorsque Juliette reconnait dans un couloir de l’hôpital l’homme qu’elle a vu s’enfuir après l’accident, elle est incapable de le dénoncer…
Cosmopolis
Eric Packer, 28 ans, a tout du «golden boy » de compétition. Modestement parti d’une petite start-up, il est très vite devenu multimilliardaire. Marié depuis peu à aussi riche que lui (mais en héritière) il s’ennuie et n’aspire plus à rien. Si, une fantaisie : aller à l’autre bout de New York se faire couper les cheveux (alors que les coiffeurs sont légion à sa portée). Commence donc un périple mouvementé en limousine : visites et rencontres, embarras divers de trafic (cortège funèbre d’un chanteur, passage prévu sous haute protection du Président des E-U, manifestations « anarchistes » : tout cela crée un immense embouteillage). De plus, son service de sécurité redoute un attentat le concernant….
Cannes 2014 : Deux jours, une nuit
Fort de 4 récompenses au Festival de Cannes et un nombre de nominations impressionnante, les frères Dardenne revienne sur la croisette avec Deux jour, une nuit, un drame de société très attendu dans la sélection officielle.
Critique : La Mort de Louis XIV
Derrière chaque mythe se cache un homme. Adage que l’on pourrait attribuer d’une certaine manière à la définition du cinéma d’Albert Serra. En effet, le cinéaste catalan n’a eu de cesse de gratter le vernis mythologique nimbant certains personnages légendaires, fussent-ils fictionnels ou réels, afin de leur apposer une trivialité plus « humaine ». Dans Le Chant des Oiseaux, les Rois Mages, en quête de l’enfant Jésus, errent dans les steppes désertiques, bivouaquent à même le sol, observent les étoiles dans l’espoir d’y trouver des signes… Serra nous rappelle constamment qu’ils sont des êtres-humains avant tout, assujettis aux besoins corporels inhérents à ceux-ci. Tel Casanova reniflant ses matières fécales dans Histoire de ma Mort, chaque métrage de Serra souligne cette coexistence constante entre l’aura supposée « extraordinaire » du personnage et son caractère humain le rendant plus banal, voire, dans certains cas, plus vulgaire. Plus fragile également, à l’image de l’agonie du roi Soleil dans son dernier métrage, manière de rappeler l’aspect éphémère de chaque être.
Une famille respectable
Arash est un universitaire iranien qui vit en Occident. Il retourne donner des cours à Chiraz où vit sa mère, loin de Téhéran. Entraîné dans un tourbillon d’intrigues familiales et financières, il replonge dans un pays dont il ne possède plus les codes. A la mort de son père, découvrant ce qu’est devenue sa "famille respectable", il est contraint de faire des choix.
Critique : Un homme charmant
Le cinéma latino-américain a le don de parler d’un malaise profond de la façon la plus conciliante imaginable. A en juger par l’échantillon qui parvient jusque sur les écrans français, des craintes enfouies sous-tendent une civilisation qui n’est en fin de compte pas si différente de la nôtre.
Critique : Quelques minutes après minuit
Avant de partir sur les traces de Spielberg pour la suite de Jurassic World, Juan Antonio Bayona nous offre un film fantastique, dans lequel un enfant / jeune adolescent se lie d’amitié avec un monstre pour surmonter les dures épreuves de son quotidien. Et, ironie du sort, le résultat est meilleur en tout point que le BGG de Spielberg, à l’argument semblable !


















