Test DVD : Comet
Pour se convaincre que la science-fiction et une certaine idée du romantisme peuvent parfois faire bon ménage, il suffit de se dire que la passion, la foi en l’autre et l’amour fusionnel peuvent, à l’occasion, frôler le mysticisme pur. Comet c'est de la balle.
Noël approche : Coffrets Blu-ray sous le sapin chez Carlotta Films
Une sélection de coffrets de Noël édités par Carlotta Films.
Test DVD : Philharmonia
Une des particularités récurrentes du polar contemporain est de tenter de développer une intrigue policière dans un milieu à priori fermé et peu connu du grand public, afin d’en faire découvrir au lecteur ou au spectateur les arcanes méconnues. Ainsi, de nombreux corps de métier se sont vus abordés au fil des ans par le genre policier : politique, agriculture, danse, enseignement, théâtre, sports divers et variés, restauration, médecine, haute-couture, etc, etc…
Test DVD : L’Art de la Fugue
L'Art de la Fugue est ce qu'on appelle un film choral, même si un des personnages est davantage présent que les nombreux autres qui gravitent autour de lui. Ce personnage s'appelle Antoine, il est le cadet d'une fratrie de trois frères, il est homosexuel. Plus âgé que lui : Gérard ; plus jeune : Louis. Tous les 3 sont en couple, avec des fortunes ou des envies diverses.
Test DVD : La poupée diabolique
Malgré une réputation aussi catastrophique que clairement incompréhensible (doublée d’une note de 3,9 sur le site de référence IMDb), La poupée démoniaque débarque ce mois-ci en DVD sous les couleurs d’Artus Films, qui prend le pari de réhabiliter le film et d’en faire découvrir les qualités aux cinéphiles français. Comme son titre l’indique, le film de Lindsay Shonteff met en scène une poupée, ce qui en fait un lointain cousin de Chucky ou autres poupées maléfiques dont regorge littéralement le cinéma fantastique, mais le film s’avère rapidement très différent de ce à quoi on pouvait s’attendre.
Test Blu-Ray : Captain Fantastic
Pour les 6 enfants de Ben, le voyage entre l'Etat de Washington et le Nouveau-Mexique est un événement exceptionnel, une plongée dans la "vraie vie" américaine, celle des super-marchés, celle des Mac Do et de l'obésité, pour eux qui n'ont jusqu'alors pratiqué, entre eux, que leur paradis naturel.
Test Blu-ray : Otages à Entebbe
Si vous ne saviez rien de la prise d’otage d’Entebbe, cette production américano-britannique peut éventuellement vous fournir une première introduction à ce chapitre important de l’Histoire récente du terrorisme international. Sinon, les lacunes sont tout de même un peu trop nombreuses, des otages réduits en somme à la fonction de figurants quasiment anonymes jusqu’à quelques prises de position dangereusement tendancieuses
Test Blu-ray : Live by night
Depuis le succès du Parrain dans les années 70, on ne compte plus les films et romans nous narrant l’ascension et la chute d’un caïd de la pègre. De Martin Scorsese à Abel Ferrara, en passant par Sidney Lumet, Michael Mann ou même des cinéastes « locaux » tournant des polars en Europe… Nombreux sont les cinéastes s’étant frottés à l’exercice du film de truands, prenant place dans différents lieux et périodes du vingtième siècle, et dessinant au fil des années un « schéma » de récit classique, avec ses codes et autres passages obligés s’imposant aujourd’hui comme autant de « clichés ». Si certains cinéastes ou romanciers peuvent encore réussir à nous surprendre, c’est en apportant une dose de nouveauté dans la balance, ce que tous n’arrivent pas forcément à faire. Ainsi Dennis Lehane avait-il clairement mis un coup dans l’eau avec Ils vivent la nuit en 2012
Test DVD : L’amour par accident
Les français ont découvert le cinéma de David O. Russell en l’espace de trois films magistraux : Flirter avec les embrouilles (1996), Les rois du désert (1999) et J’adore Huckabees (2004). Trois longs-métrages de doux-dingue, au propos souvent gonflé, à la fois très intéressants et beaucoup plus profonds qu’ils n’en avaient l’air, ayant automatiquement inscrit David O. Russell dans le carnet mental des « cinéastes à suivre de près » de très nombreux cinéphiles.
Test Blu-ray : Il gaucho
A la fois irrésistiblement drôle et très mélancolique, Il gaucho est construit comme une flânerie de deux heures suivant les pérégrinations d'un groupe de personnages pendant un séjour en Argentine qui représente pour chacun d'entre eux quelque-chose de fort différent. Le récit est plus particulièrement articulé autour du personnage de Marco, interprété par un Vittorio Gassman plus bavard et cabot que jamais, déversant quasiment sans interruption une logorrhée verbale émaillée de bons mots qui sonnent comme autant d'appels à l'aide. Composant un personnage de goujat imbu de sa personne dont l'hypocrisie n'a d'égal que le cynisme, il porte sur ses épaules le rythme indolent du film, qui enchaîne les séquences « chorales » de restaurants, night-clubs, fêtes, balades et tentatives désespérées de « se refaire », de retrouver une stabilité financière qui tient du mirage absolu, le scénario d'Ettore Scola et sa clique ne lui laissant finalement aucune lueur d'espoir.
Test Blu-ray : Person of interest – Saison 4
Alors que la cinquième saison est diffusée aux États-Unis depuis le 3 mai, Warner bros. a eu la riche idée de nous rafraichir la mémoire avec la sortie le 27 avril de la quatrième saison de Person of interest. Pour ceux qui n’auraient pas suivi ou lâché l’affaire (ce qui est un tort puisque la série évolue plutôt en s’améliorant), le dernier épisode de la troisième saison nous laissait sur un cliffhanger assez costaud : on assistait en effet à l’apparition de « Samaritain », une méchante intelligence artificielle rivale de la « machine » ; voici une façon habile de redéfinir une partie des règles établies au cœur du show durant les trois premières saisons.
Test Blu-ray : Normandie nue
Depuis de nombreuses années maintenant, Philippe Le Guay est parvenu à s’imposer comme un des grands artisans français d’un certain cinéma populaire « à l’ancienne ». A ce titre, on pourra, peut-être à tort, le cataloguer au sein d’un certain registre, aux côtés de cinéastes tels que Pascal Thomas ou Jean Becker, comme les représentants d’un cinéma de qualité française dont les œuvres semblent avant tout destinées à un public de « séniors », et dont les ambitions formelles surpassent rarement celles d’un téléfilm tourné pour France 3. Qu’à cela ne tienne cependant – son dernier long-métrage en date, Normandie nue, est une œuvrette qui a, tout comme ses films précédents, parfaitement su trouver son public dans les salles (presque 600.000 entrées tout de même !) et qui ne déstabilisera à priori pas trop les amoureux de son cinéma. Car malgré son sujet « sulfureux » en apparence, cette comédie paysanne est avant tout une nouvelle occasion pour le réalisateur / scénariste de constater une nouvelle fois à quel point la France contemporaine va à vau-l’eau, et à quel point tout était beaucoup mieux avant, ma bonne dame.



















