Test Blu-ray 4K Ultra HD : La rose écorchée

Même s’il s’agit d’un film relativement oublié de nos jours, dont la notoriété dans l’hexagone n’a guère dépassé une poignée de passionnés de fantastique, La rose écorchée risque bien de surprendre les cinéphiles contemporains qui, s’ils ne l’ont jamais vu, découvriront aujourd’hui une œuvre importante, belle, inspirée, touchant par moments littéralement au sublime. Ne serait-ce que d’un point de vue purement visuel, le film de Claude Mulot s’impose très rapidement comme une véritable merveille, baroque et sensuelle, sublimée par la photo de Roger Fellous. Décors grandioses, brume omniprésente, éclairages sophistiqués, le film passe en un clin d’œil du tableau de maître au kitsch le plus assumé, et crée par là même un contraste plongeant le spectateur dans un univers pictural étrangement et assez paradoxalement homogène, d’une beauté saisissante. La musique et l’histoire en elle-même, traitant d’un amour fou dépassant toutes les limites acceptables socialement parlant, en rajoutent encore dans la poésie macabre et mélancolique développée ici par Claude Mulot. Mais La rose écorchée n’est pas juste un bel objet creux – si bien sûr le film privilégie les plans longs plutôt qu’un montage sec ou nerveux, Mulot fait preuve d’un sens du suspense et de la narration que l’on ne croisait finalement pas si souvent au cœur des œuvres peuplant le cinéma « bis » de l’époque : les rebondissements se succèdent sans temps mort, le rythme est excellent, et l’intérêt du spectateur est maintenu en éveil du début à la fin du film.

Test Blu-ray : La Grande aventure Lego 2

Autant être clair d’entrée de jeu : La grande aventure Lego 2 n’est pas aussi foisonnant d’idées et de créativité comique que le premier opus. Mais ça reste quand même plutôt marrant, on ne va pas le nier.

Test Blu-ray : Razorback

La carrière de Russell Mulcahy comporte de petits trésors intouchables, que l’on peut certes compter sur les doigts d’une main, mais qui lui permettront sans aucun doute de laisser une marque de son passage artistique sur cette Terre. Razorback en est un.

Test Blu-ray : Iron Sky 2

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Des vaisseaux spatiaux, du kung fu, des nazis, des dinosaures… Sur le papier, Iron Sky 2 était bien parti pour être le meilleur film de tous les temps, ou du moins de faire partie de ces films « rêvés » qui prennent parfois forme comme dans nos fantasmes les plus fous. Cela dit, notre sens critique pas encore tout à fait anesthésié restait tout de même un peu en éveil : comme son titre l’indique, le film annoncé était la suite de Iron Sky qui, si sympathique soit-il, n’était pas non plus tout à fait le film de la décennie. Qu’à cela ne tienne : on a vu de nombreuses suites pulvériser leurs modèles. Et puis merde, quoi : Des vaisseaux spatiaux ! Du kung fu ! Des nazis ! Des dinosaures ! De l’or en barres. Impossible de se rater avec un tel mélange. Welles, Kubrick, Hawks, Ford, Ozu, Malick… Aucun d’entre eux n’y avait pensé avant – car ce sont des gros nuls. Le finlandais Timo Vuorensola quant à lui a su trouver l’essence même du projet idéal, celui dont on se dit, quand on le voit, qu’on est en train de vivre un moment historique.

Test Blu-ray : 125 rue Montmartre

125 rue Montmartre est un récit de machination, qui invitera le spectateur à se plonger dans les arcanes d’un mystère tout droit issu d’un roman policier – littéralement parlant d’ailleurs, puisque le film de Gilles Grangier est adapté du roman éponyme d’André Gillois, publié chez Hachette en 1958.

Test Blu-ray : Un sac de billes

Alors que Gaumont a mis en boite en 2017 une nouvelle adaptation d’Un sac de billes devant la caméra de Christian Duguay, Pathé nous propose aujourd’hui de redécouvrir la vision de Jacques Doillon du roman autobiographique de Joseph Joffo, racontant la fuite en avant de deux jeunes garçons au cœur de la France occupée de 1942.

Test Blu-ray : Un dollar entre les dents

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Même si cela a été dit et redit à longueur de critique, il est franchement très difficile de ne pas remarquer les similitudes appuyées entre Un dollar entre les dents (Luigi Vanzi, 1967) et Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964), œuvre fondatrice du western spaghetti.

Test DVD : Apprentis parents

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Découvert en 2008 avec le très amusant Sex drive, teen movie hors normes bien au-dessus de la moyenne du genre, Sean Anders a passé les premières années de sa carrière Hollywoodienne à enchaîner les comédies orientées « trash », soit en tant que scénariste, soit en tant que réalisateur. S’il se consacre toujours aujourd’hui à la comédie, le ton de ses films semble avoir pris un tournant important en 2015, avec la comédie Very bad dads, qui mettait la notion de « famille » au centre de toutes ses préoccupations.

Test Blu-ray : Marie Stuart, reine d’Écosse

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A en lire certaines critiques ailleurs sur le Net, on en viendrait parfois à se demander si certains confrères n'ont pas tendance à confondre une œuvre de cinéma, qui plus est Hollywoodienne – dont l'objectif premier est le divertissement – et un manuel scolaire d'histoire, à visée évidemment pédagogique. Ainsi, on aurait envie de leur expliquer que la vocation première de Marie Stuart, reine d’Écosse n’est certainement pas de dresser un tableau historique, économique et politique fidèle et rigoureux de l’Europe du XVIème siècle.

Test DVD : Mystery Road – Saison 1 + Films

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Le coffret Mystery Road co-édité par ARTE Editions et L’Atelier d’Images contient rien de moins que deux longs-métrages et la première saison de la série TV dérivée de ces deux films. On notera qu’il s’agit de trois « entités » absolument indépendantes l’une de l’autre, que vous pourrez regarder dans l’ordre qu’il vous plaira sans nécessairement vous y perdre. Les DVD qui composent le coffret conseillent tout de même un « ordre » de visionnage, avec lequel on pourra être d’accord… Ou pas. Il est donc plutôt recommandé de commencer avec Mystery Road, le premier film, tourné en 2013. Jusqu’ici, tout va bien, comme dirait l’autre. C’est ensuite que ça se corse : ARTE Editions et L’Atelier d’Images recommandent d’enchaîner avec la série Mystery Road, tournée en 2018, pour terminer avec le deuxième long-métrage, Goldstone, quant à lui tourné… en 2016.

Test DVD : Santiago, Italia

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Un documentaire passionnant, très complet et particulièrement instructif dans le contexte actuel sur des événements dont certains sont bien connus et d'autres beaucoup moins.

Test Blu-ray : Ralph 2.0

Conçu comme une réponse « made in Disney » au Monde secret des Emojis de chez Sony Pictures, Ralph 2.0 est le premier film de la firme Disney à aborder de front les nouvelles technologies et l’ère du « Tout Internet ».

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Critique : Les Hommes du président

Indéniablement, Les Hommes du président est un film qui a marqué son époque. Sorti dans la foulée du scandale du Watergate qui avait forcé le président Nixon a démissionner à l’été 1974, ce thriller palpitant avait su retranscrire le traumatisme de tout un peuple, durablement dégoûté par les agissements très louches de la classe politique. Surtout, le film de Alan J. Pakula s’était magistralement employé à montrer qu’il s’en était fallu de peu pour que la vérité reste à jamais cachée.

Les sorties du 31 décembre 2025

En ce dernier jour de l’année 2025, l’heure est forcément au bilan des 365 jours écoulés et aux attentes exprimées par rapport aux 365 jours à venir. En termes de cinéma, 2025 nous a certes réservé de belles surprises, mais globalement, l’engouement et l’enthousiasme n’y étaient guère présents sur la durée, comme le prouvent indirectement les chiffres de la fréquentation de nos chères salles obscures, tristement en berne.

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Parmi les nouvelles de prix de cinéma américains tombées sans discontinuer avant les fêtes, il y en a au moins une qui vaut la peine d’être rattrapée. Et non, il ne s’agit pas du changement de nom des Screen Actors Guild Awards, qui s’appelleront donc à partir de 2026 The Actor Awards. Cette modification avait d’ores et déjà été communiquée le 14 novembre dernier.