Test Blu-ray : La fille du train
Survendu sur la promesse d'un scénario « à tiroirs », retors et machiavélique, ramenant directement le spectateur au souvenir du sublime Gone Girl de David Fincher, La fille du train ne réservera finalement, dans sa narration, que peu de surprises au public. Le récit des mésaventures de Raphaelle, articulé autour d'un « trou noir » du à l'abus d'alcool (une idée plutôt dans l'air du temps l'année dernière, puisqu'elle était également une des composantes essentielles du dernier roman de Stephen King, Carnets noirs – bientôt dans vos salles de cinéma) ne propose finalement, quand on y pense, pas grand-chose de plus qu'une version alambiquée, construite à la manière d'un puzzle, des intrigues proposées par les téléfilms produits à la chaîne depuis de nombreuses années pour les networks américains, et qui font le bonheur des ménagères tous les débuts d'après-midi sur TF1.
Test DVD : Rêves en rose – Édition Collector
Rêves en rose est une belle histoire d’amour contrariée, nous donnant à voir deux jeunes gens se consumant d’amour l’un pour l’autre et devant faire face à l’animosité de tous ceux qui les entourent. Si l’on n’est pas forcément en présence d’une intrigue tragique à la « Roméo & Juliette », le film de Dušan Hanák est souvent comparé à l’œuvre de Shakespeare...
Test DVD : Cours sans te retourner
Le film de Pepe Danquart s'avère d'une très bonne facture et d'une grande honnêteté qui, en s'ajoutant à la force du sujet, rendent le film très fréquentable pour les adultes mais aussi pour les enfants de plus de 10 ans.
Test DVD : Abdel et la comtesse
Si Isabelle Doval est encore, pour le moment, plus connue pour être la femme de José Garcia que pour sa carrière de réalisatrice, elle signe néanmoins, avec la régularité d’un métronome, un film tous les cinq ans depuis 2003. Si vous comptez bien, Abdel et la comtesse est donc son quatrième film – c’est également le premier pour lequel elle ne signe pas le scénario, s’étant laissée séduire par le script de Sophie Glasse, Colombe Savignac, Amélie de Buretel de Chassey et Pierre Kubel.
Test Blu-ray : Guillaume Tell
Dans les années 60, à la faveur de quelques coproductions internationales, on a vu fleurir sur tous les écrans d’Europe de grands films populaires qui faisaient la joie des familles et des cinémas de quartier : films d’aventures, films de cape et d’épée et autres romances historiques ont donc largement alimenté l’imaginaire de l’époque. Les anglais avaient leur Robin des Bois, les français ont eu Jean Marais au cinéma (presque une figure historique à lui tout seul vu le nombre de personnages qu’il a incarné) puis Thierry la fronde à la télé, les hollandais ont eu Floris, et les suisses quant à eux ne juraient que par leur héros national, également adapté au cinéma : Guillaume Tell.
Test DVD : Mockingbird
Croisant les points de vue (par caméras interposées) de trois personnes ayant reçu une caméra et une injonction les forçant à ne pas arrêter de filmer, Mockingbird suit leurs états d’âmes, de la joie de la découverte de la caméra à l’horreur qui va suivre.
Test Blu-ray : Le gang Anderson
Ce qui frappe sans doute le plus aujourd’hui, à la découverte du Gang Anderson de Sidney Lumet, n’est pas tant l’aspect ouvertement orienté « divertissement » de ce film de casse, mais plutôt cette obsession développée par Lumet tout au long du métrage autour de la notion de « surveillance ». Une paranoïa justifiée par l’affaire du Watergate, contemporaine de la mise en chantier du film, et prenant une ampleur toute particulière dans Le gang Anderson, poussant le flicage de ses personnages par tout un dispositif de surveillance digne du 1984 d’Orwell, et présentant les Etats-Unis des années 70 comme un état policier où l’intimité n’a même plus sa place.
Test Blu-ray : Pris au piège
Hystéro un jour, hystéro toujours... Pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, qui voient en lui rien de moins que l'un des tous meilleurs cinéastes vivants en activité, Álex de la Iglesia revient aux affaires, après quelques années d'absence des écrans français (Les sorcières de Zugarramurdi date de 2013, et les films suivants du trublion espagnol sont malheureusement restés inédits dans l'hexagone).
Sortie VOD : Mitra
Dans "Mitra", la fluidité est de mise et, sur un sujet délicat, le film s'avère très lumineux.
Test DVD : Il Varco
A la lisière entre le documentaire et l’œuvre de fiction, Il Varco est une histoire construite à partir du réagencement / collage d’extraits de docs et d'images d’archives, mises bout à bout afin de créer l’histoire d’un soldat italien en partance pour le front.
Test Blu-ray : Tueurs
Sorti début décembre sur un tout petit circuit de 81 salles en France, Tueurs ne totaliserait quant à lui qu'un peu plus de 43.000 entrées. Une injustice manifeste pour ce film franco-belge malheureusement destiné à retomber dans l'oubli malgré d'immenses qualités... Réalisé par les inconnus Jean-François Hensgens et François Troukens, le film évoque une série de faits divers ayant secoué la Belgique des années 80, et connus sous l'appellation des « tueries du Brabant » : une série de braquages ayant tourné aux massacres en série et occasionné des dizaines de morts. Si ces crimes ne sont toujours pas élucidés plus de trente ans après les faits, de nombreuses théories circulent depuis de nombreuses années sur l'identité des trois mystérieux tueurs impliqués dans ces drames, et Tueurs en proposera une au spectateur, de façon on ne peut plus agressive.
Test Blu-ray : Un étrange voyage
Alain Cavalier n’a pas toujours été le maître du documentaire autobiographique. Alors qu’il est surtout resté dernièrement dans l’actualité cinématographique grâce à ses autoportraits austères, qui tiennent finement compte du processus de son propre vieillissement, le réalisateur s’était exercé jusqu’au milieu des années 1980 dans une forme de fiction pas moins personnelle. Avant que son film suivant, Thérèse, ne lui apporte cinq ans plus tard la consécration, il avait d’ores et déjà remporté le prix Louis Delluc avec Un étrange voyage, drame aussi singulier que poignant. La caméra de Cavalier, toujours aussi peu sentimentale, y suit un père et sa fille le long des voies du chemin de fer entre Troyes et Paris. Leur odyssée macabre n’est guère un prétexte pour le rapprochement lourd de sens entre ces deux membres de la même famille, qui ne sont pas particulièrement proches. Elle permet davantage d’ouvrir, puis de refermer subtilement une parenthèse dans la vie des personnages, dont les bienfaits ne sautent pas forcément aux yeux.




















