Test DVD : Dracula contre Frankenstein
Dans ce film mélangeant allégrement l'épouvante classique et la science-fiction un brin cheapos, Naschy incarne pour la troisième fois le comte loup-garou Waldemar Daninsky, aux côtés d'une momie, d'un vampire et d'une créature de Frankenstein, qui ne porte d'ailleurs pas ce nom. Le vampire non plus ne s'appelle pas Dracula, ce qui fait du titre français du film un mensonge éhonté, doublement éhonté d'ailleurs dans le sens ou les pseudo-Dracula et Frankenstein du film ne s'affrontent à aucun moment dans le film.
Test Blu-ray : Viral
En véritables stakhanovistes du genre, Ariel Schulman et Henry Joost, les deux réalisateurs du sympathique Nerve sorti durant l'été 2016, ont signé, durant cette même année, un autre film d'horreur, intitulé Viral, qui débarque aujourd'hui en Blu-ray / DVD sous les couleurs de Wild Side Vidéo. Adeptes du système D et des films rapidement mis en boite pour un résultat visuellement plutôt bluffant, les deux cinéastes reviennent à leurs premières amours avec cette petite production Jason Blum (pour qui ils avaient déjà réalisé en tandem Paranormal Activity 3 et 4). Et au vu du résultat final, on peut dire qu'ils n’ont certainement pas perdu leurs habitudes : ils travaillent vite, ils travaillent bien, en bidouillant des bandes efficaces qui surfent volontiers avec les formats de prise de vue.
Test DVD : Girl
Le film de Lukas Dhont reste en permanence aux côtés de son personnage principal, une future ballerine qui éprouve de plus en plus de mal à concilier ses exigences artistiques et le prix à payer pour se débarrasser de ses attributs masculins.
Test Blu-ray : Le grand jeu
Au cœur de la « hype » cinéphile depuis sa participation au film de David Fincher The social network, Aaron Sorkin a rapidement été désigné « roi du biopic » à Hollywood, et enchaine maintenant depuis quasiment une dizaine d’années les scénarios inspirés d’histoires vraies. Après Charlie Wilson, Mark Zuckerberg, Billy Beane et Steve Jobs, c’est aujourd’hui à Molly Bloom qu’il consacre son nouveau scénario, Le grand jeu, qui lui permet d’ailleurs de passer pour la première fois derrière la caméra.
Test Blu-ray : Frankenstein (2015)
La renommée de Bernard Rose s'est faite autour d'un seul film : Candyman. Un projet étrange, assez inhabituel, qui a eu la chance de se trouver à l'intersection, au point de rencontre de plusieurs talents à un moment précis des années 90 : une mise en scène sobre et inspirée, un scénario habilement adapté d'une nouvelle de Clive Barker, une musique entêtante, un boogeyman marquant...
Test DVD : Monstres invisibles
Tourné en 1958 en Grande-Bretagne, Monstres invisibles est une série B de science-fiction signée Arthur Crabtree. Aujourd’hui, en France, on connait surtout ce cinéaste pour son magnifique Crimes au musée des horreurs (1959), mais outre-Atlantique, son film de SF bénéficie d’une belle côte de popularité, au point d’avoir bénéficié il y a quelques années d’une édition DVD sous les couleurs du prestigieux label Criterion. Bien évidemment, Monstres invisibles n’est pas, et ne deviendra jamais un classique du genre de la trempe de La chose d’un autre monde (Christian Nyby / Howard Hawks, 1951), de L’invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel, 1956) ou encore du Village des damnés (Wolf Rilla, 1960), mais il s’inscrit dans la même mouvance : le cinéma de science-fiction était très populaire dans les années 50, et mettait régulièrement en scène des militaires aux prises avec des créatures de l’espace.
Test Blu-ray : Orange is the new black – Saison 1
Développée depuis quelques années par Jenji Kohan (Weeds) pour Netflix, la série Orange is the new black cartonne depuis 2013, et sept saisons ont d’ores et déjà été commandées à ce jour par le réseau américain, leader incontesté du streaming en ligne. Alors que les épisodes de la sixième saison devraient logiquement débarquer aux environs du mois de juin, Sony Pictures a eu l’excellente idée début janvier d’éditer les quatre premières saisons du show en coffrets Blu-ray et DVD. C’est donc l’occasion rêvée pour revenir sur les premières saisons d’une série devenue incontournable, en essayant, autant que possible, d’éviter les [SPOILERS]…
Test DVD : Je suis Femen
En suivant Oksana Chatchko durant trois ans au sein(s) du mouvement « Femen », le suisse Alain Margot a pris le parti avec Je suis Femen de se plonger au cœur d'un féminisme d'un nouveau genre, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il fait débat.
Test DVD : La Tour du Diable
Réalisé en 1972 par Jim O’Connolly, La Tour du diable s’inscrit pile au tournant de deux époques du cinéma d’épouvante anglais : l’âge d’or de la Hammer est passé, et on n’hésite dorénavant plus à se vautrer dans les excès en tous genres.
Test DVD : Mahler de Ken Russell
Visiblement très intéressé par les grands compositeurs de musique classique dans les années 70, Ken Russell signe en 1974 un biopic pour le moins décalé de Gustav Mahler, sobrement intitulé Mahler. Avec l’Art du grotesque qui caractérise son cinéma, toujours sur le fil entre le symbolisme fascinant et le ridicule achevé, Ken Russell pénètre aux forceps dans la psyché du compositeur autrichien, et signe une œuvre originale et unique
Test Blu-ray : Pokémon – Détective Pikachu
Profitant d'une brèche dans l'espace-temps, et d'un moment où les réseaux se déchaînaient tellement sur la bande-annonce de Sonic the hedgehog que les trolls et autres aigris du Net n'avaient plus ni le temps ni l'énergie de s'en prendre à un autre film, Pokémon : Détective Pikachu a, d'une façon assez surprenante, bénéficié au moment de sa sortie dans les salles d'échos relativement bons, que cela soit dans la presse ou de la part du public : affichant sur l'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes un score de 68% du côté des critiques et de 80% côté public, le film de Rob Letterman a par ailleurs, avec 423 millions de dollars de recettes avant même l'exploitation du film en vidéo, remporté un immense succès dans les salles à travers le monde. En France, ce sont presque 1,7 millions de spectateurs qui se seront rués afin, on le suppose, d'attraper tous les pokémon.
Test Blu-ray : La momie
La gestion d'un Blockbuster, de son tournage à sa sortie, est tout un Art. Infos, annonces, trailers, entretiens avec le casting, promo, date de sortie... La distillation des différents éléments de promo et le calcul savant du « bon moment » pour la sortie en salles détermineront à coup sûr une partie du succès du film. Si la conjonction des éléments est parfois favorable au film, qui bénéficie d'entrée de jeu d'un « buzz » positif, dans le cas de La momie, tout est allé de travers, et le film s'est essuyé un bide monumental aux États-Unis : 80 millions de dollars de recettes, pour un budget de 125. Panique chez Universal, qui espérait relancer avec ce film sa franchise « Dark Universe », univers étendu autour des films de monstres de la Universal, trois ans après le four de Dracula untold, qui était déjà censé lancer le bouzin en 2014. Les exécutifs du studio seront prompts à mettre l'insuccès du film sur le dos de Tom Cruise et de son obsession du contrôle, considérée comme intrusive et responsable de l'échec de La momie. Peu importe finalement si cette justification paraît absurde : en effet, Tom Cruise semble depuis une quinzaine d'années contrôler de cette façon tous les films dans lesquels il tourne (notamment la franchise Mission : Impossible), tout en continuant à prendre des risques et en livrant avec une régularité de métronome des films absolument gigantesques, qui devinrent le plus souvent d'immenses succès au box-office.



















