Test Blu-ray : 16 levers de soleil
Du haut de ses 41 ans, avec son physique de rêve et sa gueule d’ange, Thomas Pesquet est sans aucun doute l’astronaute français le plus célèbre et le plus médiatisé depuis les débuts de la conquête spatiale en France. Son parcours aussi exceptionnel qu’incroyable a de quoi laisser rêveur, aussi le spationaute français a-t-il depuis quelques années été le sujet de nombreux articles, reportages, documentaires, livres et même d’une bande dessinée signée Marion Montaigne et intitulée « Dans la combi de Thomas Pesquet ». Dans le secteur qui nous intéresse, Pesquet avait déjà fait l’objet de deux documentaires en 2017, L'étoffe d'un héros et L'envoyé spatial, tous deux disponibles en Blu-ray et DVD.
Test Blu-ray : Le baron rouge
En France, on a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C'est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu'il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur, au fur et à mesure, au fil des années 70. Touche à tout, aussi à l'aise dans la chronique socio-politique (le formidable The intruder) que dans le formalisme le plus pur (ses sublimes films gothiques adaptés d'Edgar Allan Poe), Corman avait un don indéniable pour capter l'air du temps, et s'avérait un sacré metteur en scène, surtout quand les budgets qui lui étaient alloués lui permettaient de porter à l'écran ses idées les plus folles.
Test Blu-ray : Hors contrôle
Hors contrôle est la dernière comédie trash mettant en scène Zac Efron. Pour ceux et celles qui l'auraient oublié, Zac Efron était entre 2006 et 2008 le héros de la saga High school musical pour Disney, et accessoirement l'idole des adolescentes du monde entier. Le temps l'ayant effacé des esprits pubères, l'acteur exploite depuis quelque temps maintenant son physique de jeune premier dans la comédie graveleuse US, avec un certain succès d'ailleurs : après Dirty Papy (71 millions de dollars de recette) et Nos pires voisins 1 & 2 (370 millions à eux-deux), Hors contrôle a également rencontré son public avec 76 millions de recettes au box-office mondial, et presque 210.000 entrées en France.
Test Blu-ray : American ultra
A force de signer de bons scénarios très orientés « fun » et bande dessinée, multipliant qui plus est les outrances et pataugeant dans le mauvais goût le plus total (un peu à la manière du britannique Garth Ennis dans le petit monde du comic book), le jeune Max Landis va finir par réussir à se faire un prénom. Il est même très probable que malgré l'indéniable côté « poseur » et encore vaguement immature de ses scripts, le jeune garçon finisse par dépasser en popularité son père John Landis, dont la côte d'amour n'a de toutes façons jamais réellement atteint des sommets de notre côté de l'Atlantique.
Test DVD : Un automne à Great Yarmouth
Un automne à Great Yarmouth est un film particulièrement efficace dans sa dénonciation de l'exploitation des immigrés qui, cette fois-ci, sont européens.
Test DVD : Les ombres persanes
Les ombres persanes ou l'histoire troublante d'un couple qui découvre que, dans la ville où ils vivent, Téhéran, existe un autre couple dont la femme et l'homme sont, physiquement, leurs sosies parfaits.
Test DVD : Meurtres à Sandhamn – Saisons 1 & 2
Si la série de romans policiers « Meurtres à Sandhamn » de Viveca Sten s’inscrit dans la tradition du polar nordique, les œuvres de la romancière suédoise n’ont finalement que très peu à voir avec le style développé par des auteurs tels que Henning Mankell, Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridason.
Test Blu-ray : L’affaire des poisons
L'affaire des poisons fait vraiment figure de cas à part dans le cinéma français de l'époque. Si la mise en scène d'Henri Decoin s'avère, dans un premier temps, très classique, travaillant énormément son cadre et soignant le souci de reconstitution historique, le film décolle par la suite grâce à sa noirceur et au soin apporté à son ambiance
Test Blu-ray : Le portrait de Jennie
Ce mois-ci, Carlotta Films semble bien décidé à explorer tous les aspects de la filmographie du producteur David O. Selznick : ainsi, parallèlement au « gigantisme » épico-lyrique représenté par Duel au soleil (1946), l’éditeur nous propose également de découvrir une autre facette de ce producteur mythique avec Le portrait de Jennie de William Dieterle (1948), œuvre délicate, romantique et toute en nuances évoquant une étrange obsession amoureuse et esquissant les contours d’un personnage féminin aussi fascinant qu’irréel.
Disponible en VOD : Selfie
Habilement sous-titré « De l’influence du numérique sur les honnêtes gens », Selfie est un film à sketches nous donnant à suivre cinq histoires assez différentes les unes des autres, ayant pour dénominateur commun notre addiction aux nouvelles technologies.
Test Blu-ray : Viral
En véritables stakhanovistes du genre, Ariel Schulman et Henry Joost, les deux réalisateurs du sympathique Nerve sorti durant l'été 2016, ont signé, durant cette même année, un autre film d'horreur, intitulé Viral, qui débarque aujourd'hui en Blu-ray / DVD sous les couleurs de Wild Side Vidéo. Adeptes du système D et des films rapidement mis en boite pour un résultat visuellement plutôt bluffant, les deux cinéastes reviennent à leurs premières amours avec cette petite production Jason Blum (pour qui ils avaient déjà réalisé en tandem Paranormal Activity 3 et 4). Et au vu du résultat final, on peut dire qu'ils n’ont certainement pas perdu leurs habitudes : ils travaillent vite, ils travaillent bien, en bidouillant des bandes efficaces qui surfent volontiers avec les formats de prise de vue.
Test Blu-ray : Arès
Surtout connu pour avoir signé, en 2008, le scénario d’un amusant hommage au film de vampires (le très mésestimé Les dents de la nuit), Jean-Patrick Benes revient, presque dix ans après, au film de genre, en abordant de front le petit monde de la science-fiction avec Arès. Co-produit par Louis Leterrier, le film de Benes ose le pari de l’anticipation politisée relativement réaliste : Arès se déroule à Paris en 2035, dans un pays devenu pauvre, et dirigé d’une poigne de fer par de grands consortiums et autres conglomérats pharmaceutiques. Visuellement assez bluffant malgré un budget que l’on devine très restreint, le film de Benes joue donc sur une ambiance lourde et désespérée, à la croisée des chemins entre Blade Runner et Robocop (le cinéaste se permet même un petit clin d’œil au film de Verhoeven en jouant le jeu des publicités férocement satiriques, avec le spot 1000 euros pour un chômeur).



















