Test DVD : Et la fête continue !
Que de scènes très fortes et/ou très émouvantes dans ce film !
Test Blu-ray : Jason et les argonautes
Plus de cinquante ans après sa sortie, l’éclat de Jason et les argonautes (1963) reste inchangé : il s’agit assurément de l'un des grands films d'aventures de tous les temps : un de ces chefs d’œuvres sur lesquels le temps semble n’avoir aucune emprise. Cela dit, quand on évoque le film, on ne retient, le plus souvent, que le nom de Ray Harryhausen, à qui l’on doit les nombreux monstres et séquences les plus impressionnantes de Jason et les argonautes. Néanmoins, on notera que cette fantaisie mythologique a été mise en scène par Don Chaffey, et que le cinéaste britannique n’est pas éternellement resté dans l’ombre du maestro des effets spéciaux : on lui doit notamment la réalisation de quelques films pour la Hammer (dont Un million d'années avant J.C., à nouveau avec Harryhausen aux effets spéciaux), ou encore de Charley le borgne (1973) ou du détestable Peter et Elliott le dragon (1977). Des films qui ont contribué à lui donner un « nom » dans le cœur des cinéphiles, contrairement à l’écrasante majorité des cinéastes ayant travaillé avec Ray Harryhausen.
Test Blu-ray : Cow-boy
Moins d'un an après contribué aux plus grandes heures du genre avec 3h10 pour Yuma, Delmer Daves aborde avec Cow-boy une vaste entreprise de « démystification » du héros de western. Exit donc le lonesome cowboy sans peur et sans reproche, bonjour le personnage désabusé et sec, pour qui « une vache vaut mieux qu'un homme » comme le dit lui-même un des personnages du film. Pauvre en action et très peu spectaculaire, Cow-boy déplace les enjeux traditionnels du western vers des situations naturalistes et à priori banales, celles, pour ainsi dire, de la vie de tous les jours pour nos garçons vachers.
Test DVD : Bride Hard
Le cinéma de Simon West a toujours navigué entre le grand spectacle musclé et des productions plus modestes, parfois oubliées aussi vite qu’un mot de passe Netflix. Bride Hard s’inscrit dans cette trajectoire, en mode retour aux sources.
Test Blu-ray : Chasseuse de géants
Adapté du graphic novel « I kill giants » signé par Joe Kelly et J.M. Ken Niimura en 2008, Chasseuse de géants débarque aujourd’hui directement en vidéo en France, sans être préalablement passé par la case « cinéma ». On ne pourra qu’en être désolé pour le joli premier long-métrage du danois Anders Walter, qui s’avère une jolie fable sur le deuil teintée de « coming of age ». On n’aura en effet rien à reprocher à cette adaptation sensible et réussie : la photo est très belle, les décors et l’ambiance indéniablement soignés, les effets spéciaux sont assez impressionnants... Et du côté des acteurs, la jeune Madison Wolfe, remarquée en 2016 dans Conjuring 2, porte littéralement le film sur ses épaules et révèle avoir le talent et le tempérament d’une future grande actrice. En renfort, on notera bien sûr la présence de deux actrices confirmées, Zoe Saldana et Imogen Poots, qui livrent également de belles performances à fleur de peau.
Test Blu-ray : Men of honor
Pas de titre, pas de générique : Men of honor balance d'entrée de jeu le spectateur aux côtés des soldats et des officiers se dirigeant vers la ligne de front, la caméra se concentrant sur leurs visages, leurs yeux désespérés. Musique, acteurs – tout tend à nous plonger au cœur du drame : Sam Claflin dans le rôle du capitaine Stanhope est littéralement saisissant. Trois années de guerre l'ont littéralement blasé, ont fini par blinder une carapace tous les jours sévèrement égratignée par la responsabilité de vie et de mort qu'il a sur les jeunes gens (parfois très jeunes même) placés sous son commandement, tout en étant bien conscient du peu de contrôle qu'il pourra avoir sur leur sort. Il mange et dort à peine, mais boit beaucoup, et s'avère facilement agressif. Pourtant, contrairement à d’autres officiers et officiers supérieurs, qui ont fait le choix de se détacher de leurs subordonnés, lui en est incapable, se refuse à abandonner le genre humain. Les notions d'honneur et de culpabilité sont littéralement au cœur du film et déchirent le personnage incarné par Claflin, qui livre ici une performance impressionnante. A ses côtés, Paul Bettany, Asa Butterfield, Tom Sturridge, Stephen Graham ou encore Toby Jones complètent un casting littéralement parfait, aidant Saul Dibb le réalisateur du film à capturer à l'écran toute l'horreur et la tragédie des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Test Blu-ray : The last ship – Saison 1
Encore peu connue en France malgré sa diffusion sur M6 l'hiver dernier, la série The last ship s'avère pourtant une excellente surprise, que personne n'avait vraiment vu arriver. Créé par et Hank Steinberg et Steven Kane, le show investit le genre de la science-fiction post-apocalyptique sur un mode très nerveux et orienté action.
Test DVD : Bone tomahawk
Comme sa sélection au festival de Gérardmer en début d'année pouvait le laisser deviner, Bone tomahawk n'est pas tout à fait le western traditionnel auquel on pourrait s'attendre. Ça commence comme un western, ça a le goût, l'odeur et les images d'un western tout ce qu'il y a de plus classique pendant un peu plus d'une heure
Schizophrenia, le tueur de l’ombre
Pas moins de quatre entretiens constituent le complément essentiel à la vision de ce film unique à bien des égards. Gaspard Noé nous explique pourquoi « Schizophrenia » est son film de chevet, Gerald Kargl revient sur l’odyssée du tournage et de la sortie, Zbig Rybczynski le chef op se repenche sur la composante technique révolutionnaire à l’époque et le comédien principal Erwin Leder mène un entretien avec un éminent psychiatre sur les psychopathes. L’ensemble est passionnant.
Test DVD : Trash humpers
Tourné en 2009 à l’aide d’une vieille caméra VHS, Trash humpers (littéralement les « baiseurs d’ordures ») s’apparente à une série de saynètes mettant en scène une « famille » de dégénérés masqués, outrageusement grimés en vieux dégueulasses, passant le plus clair de leur temps à maltraiter, voire tuer leur prochain, puis à hurler, danser, boire, baiser (des poubelles donc, mais également des troncs d’arbres, tuyaux, etc) ou réciter des vers de poésie complètement foireuse.
Test Blu-ray : The boss
Ces dernières années ont vu naître une série d’actrices comiques, issues du Saturday Night Live et/ou gravitant autour de la petite bande créée par Judd Apatow et Will Ferrell. Kristen Wiig, Maya Rudolph, Rebel Wilson, Amy Schumer, Melissa McCarthy, Amy Poehler, Tina Fey… Des actrices énergiques, développant une forte personnalité à l’écran, qui ont autant attisé les passions que les haines auprès des spectateurs. On a ainsi vu déferler de véritables tombereaux de fiel sur le Net et les réseaux sociaux dés l’annonce d’un « reboot » de SOS Fantômes dont le casting serait composé d’une partie de cette nouvelle vague de comiques féminines : beaucoup de bruit pour rien au final, puisque le film a de toutes façons plutôt bien fonctionné avec 220 millions de recettes au box-office international.
Test Blu-ray : Au bout des doigts
En toute honnêteté, à quoi peut-on encore s’attendre d’à peu près original de la part des films à apprentissage miraculeux, genre ultra-balisé par excellence, où le héros arrive à surmonter toutes les difficultés que la vie lui réserve pour accomplir à la dernière minute son sort glorieux ? Au bout des doigts ne semble même plus faire d’effort pour varier tant soit peu la formule usée jusqu’à la corde du saut d’obstacles social, discipline oh si édifiante à laquelle il existe une seule et unique option de conclusion. Avant l’épilogue sur la consécration inévitable, le récit s’évertue donc à multiplier les impasses improbables, tout en ayant à cœur d’insister sur le bon fond du protagoniste, ce pauvre petit qui aurait préféré jouer éternellement avec Michel Jonasz au piano, plutôt que de grandir et de faire face comme un adulte à ses contradictions existentielles. (…) Heureusement pour lui, mais pas forcément pour nous spectateurs plus si crédules dans le domaine romantique, il trouve une compagne prête à lui pardonner ses pires mensonges avec un grand sourire. Elle n’est pas belle, la vie des surdoués au cinéma ?



















