Test Blu-ray : The foreigner
Petit retour en arrière. En 2010, Martin Campbell signait avec Hors de contrôle un film à l'ouverture la fois vraiment intense et finalement bien trompeuse : au terme des dix premières minutes du film, qui envoyaient tellement le bois au niveau violence et brutalité (la souffrance du personnage de Mel à la perte de sa fille était réellement palpable pour le spectateur, à la manière de celle ressentie au début de Death sentence) que l'on s'était mis, en vain, à espérer un revenge movie bien badass qui remettrait définitivement Mel Gibson sur le devant de la scène, et qui n'arriverait finalement malheureusement jamais. On attendait un personnage de tête brûlée, un suicidaire qui n'a plus rien à perdre et qui fonce dans le tas et dessoude sans procès les responsables de la mort de sa fille, et on nous avait livré un mec qui faisait sa petite enquête pépère jusqu'à arriver à une vengeance qui se ferait dans une sorte d'état second finalement très décevant, même si la violence sèche du final relevait un peu globalement l'intérêt du bouzin. Vendu comme une histoire de vengeance, Hors de contrôle était d'avantage un film sur le deuil du père, avec une tension qui, au lieu de monter jusqu'à l'explosion, ne faisait que baisser au fur et à mesure de l'enquête.
Test Blu-ray : The third murder
En choisissant, avec The third murder, d'évoluer dans un genre qui ne lui était pas familier et semblant à priori très éloigné de son univers, Hirokazu Kore-Eda n'a pas opté pour la solution de facilité. L'exploit de livrer un film aussi réussi n'en est que plus grand... Car autant être clair d'entrée de jeu : The third murder fait indéniablement partie des « grands » films de la décennie. Il y a de plus fort à parier que sa richesse thématique et sa sobriété formelle lui offrent d'ailleurs une pérennité qui ira bien au-delà de la simple décennie.
Test Blu-ray : Cinquante nuances plus claires
S’il faut admettre qu’il s’agit d’un cas de figure relativement rare, il existe cependant certains romans qui « gagnent » indubitablement à se voir adaptés au cinéma. Il s’agit là d’un vaste et interminable débat, que nous ne ferons ici qu’effleurer du doigt, mais beaucoup d’observateurs conviendront avec l’auteur de ces lignes de la faiblesse d’écriture qui caractérisait la trilogie littéraire d’E.L. James initiée par le roman 50 nuances de Grey, qui se révéla contre toute attente un immense succès de librairie, confinant presque au phénomène de société. Suivant les pérégrinations érotiques d’une jeune femme dont la particularité était d’être une geignarde de première, les trois premiers romans développaient une bien piètre image de la femme contemporaine. La trame sentimentalo-érotique s’étant largement essoufflée à la fin du deuxième livre, qui mêlait la découverte des délices du « plug anal » et l’annonce du mariage d’Ana et de Christian Grey ; le troisième roman 50 nuances plus claires ajoutait donc aux ébats des jeunes mariés une espèce d’intrigue vaguement policière, un mystère de seconde zone qui permettait enfin à E.L. James de proposer autre chose que les sempiternelles remises en question de sa pleureuse d’héroïne, qui se découvrait de plus enceinte dans ce volume.
À voir sur FilmoTV : Le retour de Richard 3 par le train de...
Sélectionné dans de nombreux festivals de cinéma depuis l'année dernière, Le retour de Richard 3 par le train de 9h24 y a glané une belle poignée de récompenses : meilleur réalisateur au ARFF International 2019 à Paris, meilleur film de fiction au New Filmmakers Festival de Middlebury (USA)...
Test DVD : Le tigre des mers
Capable d’adapter son Art aux budgets les plus étriqués, Luigi Capuano signait en 1962 avec Le tigre des mers une petite bande d’aventures charmante et fréquentable, malgré des conditions de tournage que l’on imagine pour le moins spartiates.
Test DVD : Glue – Saison 1
Glue prend donc pour décor un village de campagne dans lequel les jeunes n'ont d'autre avenir que celui tout tracé de l'agriculture, à travers la ferme familiale, quand il y en a une. Pour les autres, ce sont les petits boulots, ou l'espoir d'une vie meilleure, à travers l'équitation notamment
Test DVD : Bonne mère
Tout au long de son récit, Bonne mère prend son temps pour installer une atmosphère réaliste, criante de vérité - on pourra ainsi avoir l’impression d’assister à un long épisode de la série Strip Tease prenant place dans la banlieue de Marseille.
Test DVD : Dernières nouvelles du cosmos
De nos jours, à force de lire, et de voir à la télévision et au cinéma documentaires et films sur le sujet, tout le monde croit tout savoir sur l’autisme. La découverte de Dernières nouvelles du cosmos risque donc de bouleverser toutes vos certitudes, tant ce qui nous est donné à voir parait incroyable et ouvre des perspectives tout à fait troublantes sur le cerveau humain, et même la nature humaine en général. Le film de Julie Bertuccelli suit en effet Hélène, une jeune autiste de 30 ans, qui, à première vue, accuse tous les signes apparents de retard : elle ne s’exprime que par borborygmes, bave, semble avoir un équilibre assez précaire, et n’a jamais appris ni à lire ni à écrire. Pourtant, Hélène écrit (ou plutôt dicte) des textes poétiques, des pièces de théâtre, des livrets d’opéra… Publiés, chez Rivages notamment, sous le pseudonyme de Babouillec.
Test Blu-ray : Baal
Tourné en 16 mm, sans budget mais avec une liberté made in 1969, Baal est une rareté exhumée et restaurée en 2014, après plusieurs décennies d'interdiction de diffusion par les héritiers de Bertold Brecht.
Test DVD : Basta Capital
La sortie en DVD de "Basta Capital" peut permettre, doit permettre, à ce film roboratif d'augmenter considérablement son audience, d'autant plus que la pandémie qui, jusque là, a nui à sa "carrière" a au moins eu le mérite de bien mettre à nu une grande partie des tares du système économique que nous connaissons et que le film dénonce.
Test Blu-ray : Spotlight
« Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine. Rien de mieux pour créer l’unanimité – et par conséquent la reconnaissance commerciale – que d’attendre dix, quinze ans, voire plus, avant d’oser aborder une thématique sur laquelle tout le monde aura eu le temps de se mettre d’accord depuis son avènement. C’est exactement le cas de figure qui s’est produit avec Spotlight. Il s’agit certes d’un pamphlet filmique entièrement respectable, mais qui arrive après la bataille que d’autres formes d’expression cinématographique, tel le documentaire bouleversant de Amy Berg, Délivrez-nous du mal, sur un sujet très proche, ont courageusement livré avant lui. La perspective de l’enquête journalistique, adoptée pendant l’immense majorité du récit, tend à mettre le scandale sur l’abus sexuel systématique d’enfants par des prêtres catholiques dans un contexte plus universel. Un parti pris narratif qui rend cette affaire révoltante plus factuelle, au détriment de notre engagement émotionnel dans l’intrigue.
Test Blu-ray : All cheerleaders die
Au visionnage de All cheerleaders die, on comprend bien que la volonté première de Lucky McKee et Chris Sivertson, à la fois au scénario et à la réalisation à quatre mains, était avant tout de pervertir le « teen movie », d'en proposer une vision énorme et décalée,

![Test Blu-ray : [REC] 4 – Apocalypse](https://www.critique-film.fr/wp-content/uploads/2015/03/Rec4-Bannière.jpg)

















