Test DVD : Un héros ordinaire
"De la compassion et de l’humanité, oui, mais aux heures d'ouverture". C’est un peu comme cela que l’on pourrait résumer l’hypocrisie dénoncée par Un héros ordinaire, le dernier film en date d'Emilio Estevez.
Test Blu-ray : Mother !
Nous sommes ici dans cette catégorie pas si fréquente de films n’ayant pas peur de l’outrance et de la grandiloquence, au risque de perdre une partie des spectateurs. C’est le risque que prend le cinéaste à vouloir à tout prix faire le contraire de ce que l’on peut attendre de lui, et cela prend des proportions particulièrement extrêmes dans le cas présent. Il est donc difficile, en sortant de la séance, d’émettre un avis constructif et réfléchi sur une œuvre totale, dans ce que le terme a de plus absolu, à savoir le fruit du travail d’un véritable artiste paniqué à l’idée de tomber dans le consensuel, et n’hésitant pas, pour arriver à ses fins, à malmener son public, quitte à déraper par instants dans le sordide le plus total, à travers une scène en particulier, qui fera grincer pas mal de dents, et devrait au passage faire claquer quelques sièges.
Test Blu-ray : La 9ème vie de Louis Drax
Jusqu’il n’y a pas si longtemps, le réalisateur français Alexandre Aja était considéré comme le petit prodige de l’hexagone, et une des valeurs les plus sures qui soient en matière de cinéma fantastique. 500.000 entrées pour La colline a des yeux en 2006, 600.000 pour Mirrors en 2008, 640.000 pour son Piranha 3D en 2010… Puis tout se casse la gueule en 2014 avec Horns, qui ne réunira plus que 194.000 français dans les salles obscures. C’en est donc fini de l’état de grâce pour le fils d’Alexandre Arcady, et son septième long-métrage en tant que réalisateur, La 9ème vie de Louis Drax, n’aura finalement même pas les honneurs d’une sortie dans les salles françaises. Un coup dur pour ce cinéaste de 39 ans, d’autant que ce film s’avère probablement le plus sensible et le plus délicat de toute sa filmographie.
Test Blu-ray : Le château de ma mère
Tous deux sortis en 1990, La gloire de mon père et sa suite Le château de ma mère ont réunis à eux deux plus de dix millions de français dans les salles obscures. Pourtant, malgré (ou peut-être à cause de ?) cet engouement populaire, les deux films d’Yves Robert furent les « grands oubliés » des César de cette année-là.
Test Blu-ray : Paranoïa
L’exploit technique est de taille : Paranoïa a été tourné du début jusqu’à la fin avec un téléphone portable dernière génération. Toutefois, l’aspect visuel du film s’en ressent à peine, puisque les perspectives claustrophobes ou paranoïaques qui rendent le récit si oppressant ne nous paraissent guère dépendre directement de cet appareil d’enregistrement dans l’air du temps. Une fois de plus aux commandes derrière la caméra par le subterfuge de son pseudonyme de chef opérateur Peter Andrews, le réalisateur Steven Soderbergh emploie plutôt l’image dans une finalité dramatique, grâce justement à ces compositions de plan qui instaurent la solitude et l’insécurité du personnage principal, avant même que les détails de la perturbation sérieuse de sa sphère privée ne soient révélés. D’un point de vue strictement formel, le film peut donc tenir sa promesse de nous plonger dans la psychose déroutante d’une femme dont le rôle de victime subit quelques variations pas sans intérêt. Et puis, le gadget du téléphone portable apparaît également dans le champ, en tant que bouée de sauvetage illusoire dans ce microcosme étouffant, quasiment d’office incapable d’établir un lien psychologiquement sain avec le monde extérieur.
Test DVD : Castle Rock – Saison 2
Vingt ans après Les évadés de Frank Darabont, quel plaisir de voir Tim Robbins passer à nouveau les portes de la prison de Shawshank dans la deuxième saison de Castle Rock...
Test DVD : Jexi
Deux éléments-clés font la réussite de Jexi. Premièrement, le film véhicule une réflexion moins superficielle qu’elle n’y parait sur les réseaux sociaux (et notamment sur la place de la vérité au sein des réseaux sociaux) ou encore sur la dépendance à la technologie de la société contemporaine.
Test DVD : The king of Staten Island
Suivant la trajectoire d’un grand rêveur tatoué de partout, The king of Staten Island s’impose comme une espèce de conte contemporain au cœur duquel les notions de pardon, mais également d’amour et de filiation sont largement abordées.
Test DVD + Blu-ray : Equus
40 ans après sa sortie, "Equus" est un film qui continue de déranger, quand bien même il a pas mal vieilli au niveau de la forme, quand bien même le mouvement de l'antipsychiatrie s'est considérablement essoufflé par rapport aux années 70.
Test DVD : Marguerite et Julien
Après avoir réussi à remuer les tripes de tout le monde avec la première moitié de La guerre est déclarée en 2011, qui avait rencontré un étonnant succès public (6,4 millions d'entrées), Valérie Donzelli était retournée aux ombres du cinéma français indépendant avec Main dans la main (2012, 300.000 entrées) puis Que d'amour !, téléfilm produit par et pour Arte.
Test DVD : Happy Birthdead
Happy Birthdead s’impose avec un concept fort, mélangeant le slasher à une notion très « science-fiction » de boucle temporelle, l’héroïne du film se voyant contrainte de revivre sans cesse le jour de sa mort.
Test Blu-ray : Belgica
Quelques années après s’être plongé en immersion dans la vie des prolétaires belges avec La merditude des choses puis avoir flirté avec le mélo lacrymal avec Alabama Monroe, Felix Van Groeningen remet le couvert avec Belgica, un film nous narrant les déboires de deux frères dépassés par le succès de leur bar / boite de nuit dans les années 80 : l’occasion pour le cinéaste de nous proposer une nouvelle plongée dans les affres de l’alcool, de la drogue, de la musique et de l’argent facile, mélange improbable de Studio 54 et des Affranchis prenant place dans le Plat Pays.



















