Test DVD : En liberté !
Découvert dans les années 90 grâce à ses collaborations régulières avec Guillaume Depardieu, Pierre Salvadori a connu des hauts et des bas au box-office. En revanche, l’élément le plus paradoxal dans la carrière du cinéaste est que ses deux films ayant le mieux fonctionné dans les salles françaises, Après vous (2003, 920.000 entrées) et Hors de prix (2006, 2 millions d’entrées), semblent à priori les deux films les moins « personnels », ou du moins les plus éloignés des personnages d’anti-héros, de losers flamboyants, qu’il privilégiait dans ses premières œuvres.
Test Blu-ray : Balade entre les tombes
Né en 1952, Liam Neeson a opté pour un radical changement de carrière à l’approche de ses soixante balais, délaissant peu à peu le cinéma d’auteur et les rôles dramatiques pour se lancer dans le cinéma d’action, tendance sévèrement burné. Sous l’impulsion du duo Luc Besson / Pierre Morel qui lui ont mis le pied à l’étrier du thriller avec Taken, Neeson a commencé à enchainer les polars et autres blockbusters, souvent très violents, avec un plaisir étonnant.
Test Blu-ray : Ma
C'est bien connu : quand on est une femme à Hollywood, si l'on veut être prise au sérieux en tant qu’actrice et que l'on vise, à plus ou moins long terme, les premiers rôles de la « A List » des gros studios, rien ne vaut un bon rôle de chtarbée. Depuis Glenn Close et Liaison fatale, la déséquilibrée a en effet le vent en poupe, et hurler comme une hystérique en roulant des yeux et brandissant une hache peut finalement ouvrir pas mal de portes, professionnellement parlant. Attendez madame, posez cette hache, si la méthode semble fonctionner à Hollywood, pas sûr que ça marche vraiment en dehors de l'usine à rêves. D'ailleurs, ça ne fonctionne pas à tous les coups non plus sur les plateaux de cinéma, mais pensez à Jennifer Jason Leigh, à Charlize Theron, à Kathy Bates ou encore à Rebecca de Mornay… Le fait est que le rôle de la psychopathe de service peut aisément relancer pour quelques années une carrière en perte de vitesse, surtout quand on approche de la quarantaine.
Test Blu-ray : The green inferno
Cousin éloigné du Dernier monde cannibale, Cannibal Holocaust ou encore Amazonia – L’esclave blanche qui dénonçaient quant à eux les dérives d’un certain journalisme ou d’une certaine caste de bourgeois, The green inferno permet à Eli Roth de ressusciter un genre disparu depuis quelques années en le faisant « à l’ancienne », c'est-à-dire en se plongeant en conditions réelles dans un tournage en Amazonie péruvienne, au cœur même d’une jungle forcément hostile et inhospitalière.
Test Blu-ray : Battle of the sexes
S’ils n’ont jamais su, au fil des films et des années, retrouver pleinement la magie qui animait leur coup d’essai Little Miss Sunshine en 2006, les duettistes Jonathan Dayton et Valerie Faris sont néanmoins parvenus à se dessiner, petit à petit (seulement trois films en douze ans), une filmographie rayonnante, humaine et sincère, composée de films que le public pourra sans aucun doute voir et revoir avec plaisir, de la même façon que les clips qu’ils signent depuis quelques années maintenant pour des groupes tels que, par exemple, Red hot chili peppers.
Test DVD : Riders of justice
Si l'action de Riders of justice se déroulait en Californie et non au Danemark, si les protagonistes s'exprimaient en anglais et non en danois, on ne serait pas vraiment surpris de voir le nom de Tarantino au générique du film...
Test Blu-ray : Nos années folles
Avec Nos années folles, André Téchiné s’attaque à l’adaptation d’une histoire vraie : celle d’un déserteur de la Grande Guerre finissant, au début des années 20, par se travestir, puis par la suite par se prostituer. Au cœur de son œuvre depuis de nombreuses années, les réflexions sur le « genre » (ou l’identité personnelle et sexuelle) se retrouvent donc à nouveau au centre du nouveau film du cinéaste français, aujourd’hui âgé de 75 ans, et dont la modernité a toujours de quoi surprendre.
Test Blu-ray : Innocence + Evolution
Potemkine Films est un éditeur rare et précieux, surtout sur le front de la Haute-Définition. Finalement, il semble presque couler de source qu'aujourd'hui, l'éditeur français s'associe à la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic, tout aussi rare et précieuse dans le paysage cinématographique français, afin de nous proposer de (re)découvrir ses deux longs-métrages, Innocence et Evolution, respectivement sortis en 2005 et 2016 dans les salles françaises. Si les films de Lucile Hadzihalilovic ne déplacent pas les foules comme ceux de son complice Gaspar Noé, ils font en revanche souvent l'unanimité du côté de ceux qui osent se lancer dans l'aventure, et leurs qualités plastiques indéniables font qu'ils méritaient amplement une sortie en Haute-Définition...
Test DVD : Sans pitié
Le mélange, parfois hétéroclite, parfois percutant, est le maître-mot de Sans pitié, le troisième long-métrage du jeune réalisateur Byun Sung-hyun. S’y croisent et s’entrechoquent des références allant de Johnnie To jusqu’à Quentin Tarantino, indubitablement le pape stylistique de cette génération émergente de cinéastes. Les codes du film de gangster y trouvent alors une nouvelle jeunesse, certes, mais au prix d’un mécanisme de la manipulation dont les rouages se voient un peu trop souvent. De par sa structure dramatique profondément morcelée, avec un va-et-vient constant sur l’axe temporel à la fois propice à la perte des repères et à l’orchestration savante d’un suspense redoutable, le récit s’emploie simultanément à nous en mettre plein les yeux et les méninges, à force d’obliger le spectateur à rassembler différemment les pièces du puzzle, et à courir le risque réel de n’être qu’un simple exercice de style. L’exploit formel de la mise en scène, d’agencer sans le moindre temps mort l’intrigue de haut vol, a un peu trop tendance à attirer l’attention à lui, plutôt que de laisser se développer d’une façon tant soit peu organique la tension inhérente à l’univers carcéral dans un premier temps, puis à celui des grandes manœuvres clandestines pour déplacer la drogue à l’international et duper la police par la même occasion
Test Blu-ray : Conspiracy
C’est TF1 Vidéo qui édite aujourd’hui le Blu-ray de Conspiracy, et comme à son habitude, l’éditeur nous livre une galette techniquement soignée. Le master est d’une superbe précision, affichant un piqué d’une précision absolue tout en préservant un grain prononcé. Les couleurs montrent une belle pêche, les noirs sont solides et profonds. Le seul bémol à notre bonheur est un encodage en 1080i, réduisant la durée du film de quelques minutes.
Test Blu-ray : American assassin
Pensé comme le premier épisode d'une nouvelle franchise orientée action / espionnage, American Assassin est le fruit de tout un tas d'influences conscientes ou pas : si les franchises Jason Bourne et Jack Reacher arrivent en tête de liste, pour le mélange d'action sèche et brutale mêlée à des déplacements géographiques constants, on pense évidemment également à John Wick ou encore à La chute de la Maison Blanche / Londres, pour le héros badass littéralement increvable.
Test Blu-ray : Du mouron pour les petits oiseaux
Du mouron pour les petits oiseaux est très éloigné du « réalisme poétique » cher aux grands film de Marcel Carné et se révèle finalement très « libre » (et même par moments franchement gonflé) dans sa façon d'aborder les rapports humains, et notamment amoureux. Les dialogues, signés Carné et Jacques Sigurd (Dédée d'Anvers), s'avèrent en effet absolument savoureux et contribuent à faire de ce « petit » film au casting quatre étoiles un excellent divertissement, suranné mais en tous points agréable.



















