Test Blu-ray : Nos funérailles
Les carrières d'Abel Ferrara et de son scénariste « historique » Nicholas St. John sont indissociables l'une de l'autre. Après avoir débuté ensemble sur le porno Nine lives of a wet pussy (1974), et en dix films tournés ensemble, ils ont évolué de façon parallèle, « grandi » artistiquement au fil d'une carrière jalonnée d'une belle poignée de films assez monumentaux (L'ange de la vengeance, New York deux heures du matin, King of New York, Body snatchers...). L'apogée de leur travail commun se situe en 1996 : les deux lascars livreront en effet au spectateur le film de la « maturité » avec le sublime Nos funérailles, tragédie quasi-Shakespearienne tirant un trait (définitif ?) sur 25 ans de collaborations exclusives entre les deux hommes.
Test DVD : UglyDolls
Dans le monde du cinéma, les idées circulent à droite et à gauche, et il arrive souvent que deux, voire trois films sur un même sujet sortent la même année. Délais de fabrication obligent, c'est un peu plus rare dans le cinéma d'animation, mais ça arrive quand même. Prenons l'exemple du « Yeti » : après Yéti & Compagnie chez Warner bros. Animation en 2018, on a vu débarquer en 2019 Monsieur Link chez Laika et Abominable chez Dreamworks, qui ont précédé de quelques mois la sortie du canadien Mission yéti, qui sortira début 2020 dans les salles françaises. Le cas d'UglyDolls, produit par STX Entertainment (Playmobil le film) est plus étrange et singulier, dans le sens où le film de Kelly Asbury semble finalement assez anachronique dans sa façon d'aborder l'Art de l'animation, et dans la façon dont il s'inspire de films déjà sortis... depuis de très nombreuses années.
Test DVD : Adieu Monsieur Haffmann
Avec Adieu Monsieur Haffmann, Fred Cavayé réussit habilement à ne pas tomber dans une réalisation de type théâtre filmé.
Test DVD : Fièvre méditerranéenne
Fièvre méditerranéenne est un film sur la relation entre deux personnages que tout oppose : on n’est pas très loin du genre que les américains appellent les « buddy movies », un genre dont le français Francis Veber a fait sa spécialité.
Test DVD : Dieu, ma mère et moi ( El apóstata)
Comédie nonchalante et un brin désabusée, "Dieu, ma mère et moi" est, en quelque sorte, un vrai faux film sur l'apostasie.
Test Blu-ray : Mara et le démon de feu
Suite à plusieurs gros succès au box-office mondiale, les adaptations de romans issus de la littérature « jeunesse » se sont multipliées ces dernières années. Plus étonnant encore, certains pays n’hésitent pas à faire la nique aux États-Unis en livrant leurs propres adaptations de romans n’étant pas forcément américains : on pense par exemple au sympathique Demain, quand la guerre a commencé (2010), en provenance d'Australie, au finlandais Les Twinners et la malédiction de Souptown (2015), ou encore à la trilogie Rouge saphir (2013) / Bleu rubis (2014) / Vert émeraude (2016), qui nous vient d’Allemagne.
Test Blu-ray : One Piece – Gold (Film 12)
A moins de n’avoir pas ouvert un manga depuis vingt ans, ou de n’être passé dans le rayon « bande dessinées » de n’importe-quelle enseigne culturelle que pour foncer vers les exemplaires de Tintin en occultant tout le reste, il est littéralement impossible de n’avoir jamais entendu parler de One Piece, qui détient depuis 2016 le titre de « manga le plus vendu au monde », dépassant avec plus de 380 millions d'exemplaires vendus le mythique Dragon Ball d’Akira Toriyama.
Test DVD : Cabal
Barré, généreux, foisonnant d'idées foutraques, Cabal est probablement le film le plus ambitieux de Clive Barker. Suivant une vague ligne directrice biscornue passant du thriller au film de monstres le plus débridé, le cinéaste / romancier s'y permet nombre de digressions...
Sortie VOD : Douze mille
Ce film social sur la trilogie sentiment, sexe et argent sait s'écarter des chemins balisés en introduisant des éléments poétiques et surprenants.
Test DVD : Dis-moi juste que tu m’aimes
Bien mis en scène et sans temps mort, "Dis-moi juste que tu m'aimes" est un film auquel on peut juste reprocher une ou deux scènes qui manquent un peu de crédibilité, sans que cela, loin de là, soit rédhibitoire pour autant !
Test Blu-ray : Green room – Édition director’s cut non censurée
Ce film avec des séquences gore troublantes (une main luttant pour garder une porte fermée, l’emploi de chiens à dents acérées) a permis au réalisateur de rendre hommage à son attachement à la musique punk avec humour mais sans ironie, les séquences musicales étant plutôt efficaces. Le contexte néo-nazi plonge les quatre amis dans une ambiance « Blues Brothers dans un bar country » mais avec une issue moins positive, pour eux comme pour leurs ennemis d’une nuit. Le film s’inscrit dans la continuité d’un genre efficace pour le suspense, le film dit « de siège » autant les plus prestigieux exemples
Test Blu-ray : I still see you
Le gros point fort de I still see you se situe dans la mise en place de son univers, qui nous donne à voir un monde au cœur duquel les vivants sont amenés à côtoyer les morts dans la vie de tous les jours sous la forme de rémanences optiques. Ces « rémanents » (ou « rém ») ne constituent pas une menace, et n’interagissent pas avec les humains : il ne s’agit que de « souvenirs » prenant forme humaine et revenant à intervalles réguliers, reproduisant éternellement les mêmes gestes dans une boucle temporelle en général assez courte. C’est dans ce monde donc que le spectateur suivra la trajectoire de Veronica, lycéenne incarnée par Bella Thorne (ex-égérie de Disney Channel aujourd’hui reconvertie dans le « white trash ») se retrouvant confrontée à un « rémanent » semblant bien déterminé non seulement à communiquer avec elle, mais semblant surtout ne pas lui vouloir du bien… Rapidement, les morts violentes s’accumulent autour de Veronica : sont-elles l’œuvre du « rém » ou de quelqu’un d’autre ?


















