Test DVD : Zouzou
Lorsqu'on veut traiter un sujet sérieux au cinéma, lorsqu'on souhaite faire passer des messages au travers d'un film, il n'est heureusement pas interdit de le faire sous la forme d'une comédie. C'est ce qu'a fait avec succès Blandine Lenoir pour nous parler de la sexualité dans "Zouzou", son premier long métrage.
Test DVD : Marguerite et Julien
Après avoir réussi à remuer les tripes de tout le monde avec la première moitié de La guerre est déclarée en 2011, qui avait rencontré un étonnant succès public (6,4 millions d'entrées), Valérie Donzelli était retournée aux ombres du cinéma français indépendant avec Main dans la main (2012, 300.000 entrées) puis Que d'amour !, téléfilm produit par et pour Arte.
Test DVD : Un havre de paix
Yona Rozenkier n'a pas voulu faire un film sur la guerre mais cette guerre quasi permanente que vit Israël depuis sa création est présente tout au long du film. surtout, par le formatage qu’elle opère sur les individus.
Test DVD : Mon parfait inconnu
On suit sans ennui cette fausse histoire d'amour qui pourrait se transformer en véritable histoire d'amour.
Test DVD : Continuer
Joachim Lafosse n'a gardé du roman de Laurent Mauvignier que la partie centrale, celle relative au périple dans les steppes de l'Asie Centrale, avec quelques anicroches et les rencontres, le plus souvent amicales, avec des autochtones vivant dans des yourtes et pour qui les chevaux sont quasiment des divinités
Test Blu-ray : L’extraordinaire voyage du fakir
Les fantômes de Slumdog Millionaire et de L’odyssée de Pi planent sur cette comédie romantique, hélas bien fade. Cette adaptation du roman « L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puertolas est victime de ses clichés et de sa tentative maladroite d’évoquer, dans une même dynamique, les aléas de l’amour et des sujets lourds comme les réfugiés ou l’intégration des plus démunis.
Test Blu-ray : La raison du plus fou
Les captations des prestations des grands artistes de music-hall des années 50/60 (Line Renaud, Annie Cordy, Johnny Hallyday, etc) sont extrêmement rares, et tendront forcément à disparaitre avec le temps. Les enregistrements musicaux demeurent néanmoins, et l’on pourra certes occasionnellement retrouver certains « numéros » au cœur de films tournés à l’époque, ce qui permettra à ceux-ci d’atteindre une certaine forme d’immortalité. Dans le cas des artistes spécialisés dans l’humour, certains sketchs ont eu la chance d’être enregistrés pour la télévision, et pourront être retrouvés dans les archives de l’INA. On retrouvera également Fernand Raynaud dans un peu plus d’une quinzaine de films au cœur desquels il recycle le personnage de candide qu’il avait créé pour la scène. Dans le cas d’un artiste tel que Raymond Devos, les choses se compliquent un peu : peu de captations existent, si l’on excepte une série d’enregistrements sonores de ses spectacles, se concentrant naturellement sur l’Art de l’humoriste à jouer avec les mots, d’une façon assez inimitable d’ailleurs. Quelques recueils de sketches sont également facilement dénichables dans toutes les bonnes bouquineries. Mais cela serait une erreur de limiter l’artiste à son seul plaisir à s’amuser avec la langue française : il était également mime, musicien, jongleur, équilibriste, prestidigitateur…
Test Blu-ray : Tire encore si tu peux
Le statut et la réputation de chef d’œuvre de Tire encore si tu peux auprès d’une communauté de fans de plus en plus nombreux au fil des ans tient finalement fort peu à son appartenance au genre du western italien. Au contraire, il semble bel et bien que l’aura du film de Giulio Questi tienne bien d’avantage de sa singularité au sein même du genre, et de sa propension à verser dans le baroque le plus fou : bien plus que l’ombre de Sergio Leone, on sent au-dessus de Tire encore si tu peux les influences mêlées de différents genres.
Test Blu-ray : Replicas
Marquant le grand retour de Keanu Reeves à la science-fiction, Replicas était un projet singulier, jonglant à la fois avec des concepts purement « scientifiques » (intelligence artificielle, clonage) et d'autres nettement plus « spirituels » (âme, souvenirs). De fait, le script imaginé par Chad St. John sur un sujet de Stephen Hamel a du poser un réel problème de conscience au réalisateur Jeffrey Nachmanoff, qui a remplacé Tanya Wexler qui devait initialement mettre en scène le film. Comment en effet mettre en images des concepts aussi radicalement différents ? Comment réussir le tour de force de garder un pied dans la « rigueur » scientifique et aborder des idées aussi abstraites que celles d’effacer de la mémoire de quelqu'un toute référence à une personne donnée ?
Test DVD : Philharmonia
Une des particularités récurrentes du polar contemporain est de tenter de développer une intrigue policière dans un milieu à priori fermé et peu connu du grand public, afin d’en faire découvrir au lecteur ou au spectateur les arcanes méconnues. Ainsi, de nombreux corps de métier se sont vus abordés au fil des ans par le genre policier : politique, agriculture, danse, enseignement, théâtre, sports divers et variés, restauration, médecine, haute-couture, etc, etc…
Test Blu-ray : Live by night
Depuis le succès du Parrain dans les années 70, on ne compte plus les films et romans nous narrant l’ascension et la chute d’un caïd de la pègre. De Martin Scorsese à Abel Ferrara, en passant par Sidney Lumet, Michael Mann ou même des cinéastes « locaux » tournant des polars en Europe… Nombreux sont les cinéastes s’étant frottés à l’exercice du film de truands, prenant place dans différents lieux et périodes du vingtième siècle, et dessinant au fil des années un « schéma » de récit classique, avec ses codes et autres passages obligés s’imposant aujourd’hui comme autant de « clichés ». Si certains cinéastes ou romanciers peuvent encore réussir à nous surprendre, c’est en apportant une dose de nouveauté dans la balance, ce que tous n’arrivent pas forcément à faire. Ainsi Dennis Lehane avait-il clairement mis un coup dans l’eau avec Ils vivent la nuit en 2012
Test Blu-ray : Aux yeux de tous
D’entrée de jeu, Aux yeux de tous part avec un handicap de taille : celui d’être le remake américain de Dans ses yeux (Juan José Campanella, 2009), excellent polar argentin qui avait obtenu l’Oscar 2010 du meilleur film en langue étrangère. Il faudra donc que le spectateur « oublie » ou tente d’occulter de sa mémoire le souvenir du film de Campanella afin de parvenir à apprécier à sa juste valeur le film de Billy Ray, sans tenter de « comparer » les deux longs-métrages.


















