Test Blu-ray : Trois femmes
Dans son autobiographie « Altman on Altman », série d'entretiens passionnants avec David Thompson, il décrit l’héroïne de Trois femmes, Pinky, comme pouvant être une extra-terrestre arrivant sur notre planète et qui pour se fondre dans la foule déciderait de voler une personnalité au hasard. Manque de bol, elle choisit ce modèle qui se révèle très vite bien peu intégrée à ses contemporains. Tentative de vol d'identité par une criminelle en fuite ou enfant perdue dans un monde trop grand pour elle ? Pinky ne se révèle pas beaucoup et ce ne sont pas ses parents très âgés qui apporteront une réponse à ce mystère. Sissy Spacek joue avec son emploi de ses premières années de comédienne, celui de la femme-enfant, entre le repoussoir et une attirance trouble, Carrie au bal du diable en étant le jalon. Elle est impressionnante de fragilité d'abord, de dureté implacable ensuite.
Test DVD : The greasy strangler
Projeté lors de la 6ème édition du PIFFF ou Paris International Fantastic Film Festival, The greasy strangler débarque aujourd’hui en DVD, sous les couleurs de Factoris Films. Autant vous prévenir tout de suite : ce film est un délire potache absolument taré, à ne pas mettre entre toutes les mains !
Test Blu-ray : Kill la Kill – L’intégrale
Difficile de résumer l'action de Kill la Kill, tant sur le papier, la série pourrait paraître barrée et folle ! Chtarbée, bon enfant, la série va à fond dans son délire : ça ne s'arrête jamais de crier et de sauter dans tous les sens, et ça va à 100 à l'heure...
Test DVD : On a 20 ans pour changer le monde
Il est bien difficile, voire même absurde, de tenter d’émettre un jugement esthétique sur un documentaire aussi factuel qu’On a 20 ans pour sauver le monde. On pourrait certes avancer que le film d’Hélène Médigue comporte quelques jolis plans de la campagne française, que la musique signée Christian Olivier est absolument remarquable, ou que le rythme du métrage est parfaitement géré afin de ne jamais provoquer l’ennui. Mais l’ambition première de la cinéaste et plus globalement des intervenants du film n’était certainement pas de créer une œuvre artistique forte : il s’agit bien d’avantage de créer la réflexion, de susciter des interrogations et même de convaincre, notamment en proposant des alternatives à un constat assez dramatique concernant la façon dont la terre est tout doucement en train de mourir suite aux abus de pesticides et de produits chimiques divers.
Test Blu-ray : Coffret Marx Brothers (1929-1933)
Cette année, grâce aux efforts d’ESC Editions, éditeur que l’on suit et qu’on aime beaucoup au sein de la section DVD / Blu-ray de critique-film, vous aurez la possibilité d’offrir ou de vous faire offrir un coffret Blu-ray réunissant les cinq premiers films des Marx Brothers (autrement dit probablement les plus fondamentaux), tournés au rythme d’un par an de 1929 à 1934, pour le compte de la Paramount.
Test Blu-ray : Jeff Panacloc perd le contrôle
Même si sa peluche attire forcément les enfants, l'humour de Jeff Panacloc s'avère plutôt destiné à un public d'adultes, la peluche Jean-Marc étant, pour citer Wikipédia, « un singe politiquement incorrect, grossier et dévergondé ». Volontiers trash, Panacloc déverse donc des tombereaux de vannes en dessous de la ceinture avec une efficacité directement héritée du stand up
Test DVD : Les petites marguerites – Édition Collector
Comédie anticonformiste aux accents surréalistes et expérimentaux, Les petites marguerites s’impose plus que jamais comme – excusez-nous d’avance pour ce lieu commun – une véritable « ode à la liberté ».
Test Blu-ray : Skyscraper
Selon la génération à laquelle vous appartenez, vous rapprocherez ce film-ci, entièrement dépourvu d’originalité, soit de La tour infernale de John Guillermin, soit de Piège de cristal de John McTiernan. Du premier, Skyscraper a vaguement hérité le frisson du feu qui se fraie sans ménagement son chemin à travers les hautes sphères de la mégalomanie humaine, au détail près que le travail exemplaire des pompiers mis en valeur dans le film catastrophe des années 1970 est supplanté ici par la toute-puissance informatique, à la fois l’enjeu de toutes les convoitises et en mesure d’éteindre le brasier infernal en à peine quelques secondes. Du deuxième, on retrouve les grandes lignes dramatiques de la guerre des nerfs et des armes improvisées dans un immeuble désert, mais là encore sans la moindre verve scénaristique ou formelle, susceptible de conférer un minimum de personnalité à ce spectacle fâcheusement aseptisé. La mécanique de la menace qui est censée monter crescendo s’enraye en effet très vite, faute de méchant charismatique dans l’équilibre ennuyeusement manichéen de l’intrigue. Et les prouesses physiques du héros, capable de toujours s’accrocher in extremis à la bonne ligne de vie, ne font qu’ajouter à la longue à l’impression d’esbroufe bancale qui se dégage de l’ensemble du film.
Test DVD : Disparue en hiver
Sous l’impulsion des deux chefs d’œuvre de Guillaume Nicloux que sont Une affaire privée et Cette femme-là, respectivement sortis en 2002 et 2003, est né il y a quelques années une nouvelle race de polars post-modernes français, très influencés par la série noire, mariant des personnages cassés par la vie évoluant dans des milieux interlopes. De ces intrigues glauques baignant dans une noirceur abyssale et désespérée naissait une nouvelle forme de thrillers, comptant à ce jour quelques représentants prestigieux. Outre les deux films de Nicloux cités plus haut, on pense par exemple à Edy de Stéphan Guérin-Tillié (2005), ou encore au sublime Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu (2011).
Test DVD : Gaspard va au mariage
La vocation principale de Gaspard va au mariage n’est clairement pas de promouvoir une tradition matrimoniale surannée. Il s’emploie plutôt avec une bonne humeur communicative, joliment saupoudrée d’un sarcasme dépourvu de méchanceté, à explorer des modes de vie plus libres, malgré tout soumis à l’épreuve cruciale de la vie en communauté.
Test Blu-ray : Brooklyn
Brooklyn ne révolutionnera certainement le cinéma avec un grand « C », mais sous cette bluette tout à fait agréable se cache un superbe film « d’acteurs », devant lequel le spectateur s’esbaudira non seulement de la reconstitution de la vie dans les années 50 aux USA (ou du moins de l’idée que l’on s’en fait), mais aussi et surtout du jeu subtil et tout en nuances de Saoirse Ronan, multi-nominée cette année dans la catégorie « meilleure actrice » (Oscars, Bafta, Golden Globes), mais qui s’est finalement vue bredouille à cause de la monumentale prestation de Brie Larson dans Room.
Test DVD : Malcolm – Saison 7
Après une sixième saison dont le véritable héros était Dewey l'enfant aux pouvoirs surnaturels, cette ultime saison met principalement en avant le personnage de Hal, toujours plus farfelu et désopilant. Devenant une sorte d'équivalent d'Homer dans les Simpson, il prendra le devant de la scène durant de nombreux épisodes. Le génie comique de Bryan Cranston


















