Test Blu-ray : Room
Le genre de fait divers sordide à l’origine de l’histoire de Room aurait pu donner lieu à toutes sortes de traitements choquants. Le dispositif – hélas inspiré de la réalité – de la femme séquestrée pendant des années en guise de jouet sexuel par des crapules sadiques est à lui seul si désespérant et révoltant que toute exploitation par le biais de la fiction risque d’apparaître scandaleusement opportuniste. L’exploit du film de Lenny Abrahamson consiste alors à contourner habilement les aspects les plus glauques de cette affaire, qui seraient davantage à leur place dans un film d’horreur, pour mieux se concentrer sur les relations humaines ayant persisté tant bien que mal au cours du calvaire d’abord physique, puis psychologique des personnages. Car le récit n’est point conçu à la manière d’un thriller conventionnel, où la libération de la captivité serait vécue comme le point d’orgue final d’un suspense insoutenable. La répartition en deux parties distinctes du film permet au contraire à la narration de se pencher sur ce qui compte réellement dans ce contexte périlleux : la rage de survivre coûte que coûte, malgré une existence brisée par la plus perverse des cruautés humaines.
Test DVD : Le Dernier piano
Le Dernier piano, qui vient de sortir en DVD chez Blaq Out, est un film sensible qui ne se vautre jamais dans un pathos déplacé et grotesque.
Test Blu-ray : USS Indianapolis
Depuis quelques années, la carrière de Nicolas Cage, autrefois florissante et riche en solides films d’action, a largement perdu de sa superbe. En effet, depuis Ghost Rider 2 : L'esprit de vengeance en 2011 (et même un peu avant cela pour être tout à fait honnête), le neveu de Francis Ford Coppola tourne essentiellement des films destinés au marché du DTV (Direct To Video), ne sortant plus dans les salles obscures et alimentant largement les plate-formes de VOD du monde entier. Ses films, qu’il tourne à la chaîne au rythme de deux à trois par an, sont d’ailleurs en général de jolis succès en vidéo, l’acteur bénéficiant encore de par le monde d’une côte de sympathie assez importante, que les mauvaises langues –on en connaît– qualifieraient volontiers d’incompréhensible.
Test DVD : Moonwalkers
La théorie du complot sous sa forme actuelle est née dans les années 1960. Il y a eu deux événements si exceptionnels, l’un tragique avec l’assassinat du président Kennedy, l’autre incroyable dans sa capacité de repousser les limites imposées à l’homme qui a marché pour la première fois sur la lune, que des esprits dubitatifs n’ont pas voulu croire en leur véracité. C’était trop gros pour être crédible, trop énorme pour que la paranoïa ambiante – passablement renforcée par la consommation de toutes sortes de drogues hallucinogènes – ne s’en saisisse. Le cinéma en a, lui aussi, tenu compte, notamment avec le pamphlet accusateur JFK de Oliver Stone dans le cas du drame de Dallas et indirectement par le biais de Capricorn One de Peter Hyams qui cherchait à miner notre perception de la vérité à travers le filtre des médias. Moonwalkers n’a donc strictement rien inventé, même si sa tentative d’aborder la thématique sous un angle comique mérite une certaine reconnaissance. Le problème est que le ton de la dérision subit beaucoup trop d’interruptions pour aboutir à un film convaincant.
Test DVD : Un chat pour la vie
Derrière Un chat pour la vie se cache le nom de Roger Spottiswoode : un cinéaste que l'on ne s'attendait pas forcément à voir débarquer aux commandes d'un film adapté d'une histoire vraie, dans le sens où pour la plupart des cinéphiles, le nom de Roger Spottiswoode est automatiquement associé à une certaine idée, populaire et généreuse, du cinéma d’action. S’étant fait connaître avec le scénario de 48 heures de Walter Hill, il reviendrait en effet tout au long de ses presque quarante ans de carrière régulièrement aux blockbusters orientés « action familiale », avec des films tels que Turner et Hooch (1990), Arrête ou ma mère va tirer (1992) ou, plus récemment, avec Demain ne meurt jamais (1997) et A l’aube du sixième jour (2000). A partir des années 2000, Roger Spottiswoode se ferait un peu plus rare derrière la caméra, ne retrouvant le chemin des studios qu’en de rares occasions. En 2016 néanmoins, il trouverait la motivation nécessaire afin de mettre en images une histoire vraie : celle des liens tissés entre un ex-toxicomane et son chat, sur laquelle de James Bowen est revenu dans une série de bouquins (les deux premiers d'entre eux, Un chat des rues nommé Bob et Le monde selon Bob, sont d'ailleurs disponibles en France).
Test DVD : Vendeur
"Vendeur" présente à la fois un côté documentaire consacré au métier de vendeur et la peinture d'une relation père-fils, ou plutôt de deux relations père-fils car le film nous permet de côtoyer un grand-père, un père et un fils.
Test DVD : Star Wars Rebels – L’intégrale de la saison 1
Contrairement à Clone wars qui nivelait par le bas, cette nouvelle incursion dans le space opera de Papi Lucas mise d'avantage sur un public d'ados / jeunes adultes, sans s'embourber dans des compromis trop enfantins
Test DVD : Madame Hyde
Conte initiatique tantôt brillant tantôt complètement à l’Ouest, Madame Hyde permet à Serge Bozon d’adapter le récit classique de Robert Louis Stevenson à son univers, bizarre et surréaliste, évoluant sur un film très ténu entre une espèce de philosophie sociale et une poésie tirant vers le fantastique le plus cruel.
Test DVD : La ronde du crime
A la découverte de La ronde du crime (The lineup, 1958), le spectateur contemporain ne pourra pas s’empêcher de remarquer, presque malgré lui, l’influence considérable qu’aura pu avoir le film de Don Siegel sur l’écriture (et le cinéma en général) de Quentin Tarantino. Car si le film nous propose une intrigue policière largement dégraissée de tout élément superflu, on sent bien que Siegel n’est pas réellement intéressé par l’enquête à proprement parler, ni par les flics qui la mènent, issus de la série TV The Lineup (1954-1960), dont le rôle est vraiment réduit à la portion congrue.
Test DVD : Pelé – Naissance d’une légende
La deuxième partie du film présente une réflexion intéressante sur un sujet plus universel que le football : pour s'améliorer, doit-on à tout prix copier ce qui, ailleurs, semble donner de bons résultats ou bien, est-il préférable de trouver sa propre voie en utilisant au mieux ses qualités naturelles ?
À voir sur Netflix : Hubie Halloween / Des bonbons ou un sort pour...
Sous contrat avec la plateforme de SVOD Netflix depuis 2015, Sandler revient avec Hubie Halloween au genre de personnages qui a fait sa gloire : celui de l’idiot du village, du brave niais plein de bonne volonté – un inadapté dont on pouvait déjà voir les prémisses dans Billy Madison (1995) ou Waterboy (1998)
Test DVD : Banco
Rimini Éditions nous propose de découvrir Banco, sorti sur les écrans espagnols en mars dernier, et déjà dispo dans votre salon de l'autre côté des Pyrénées.



















