Test Blu-ray : Ghost in the shell
Rupert Sanders reprend des scènes emblématiques de l’animé, à l’image de ce combat culte dans l’eau. L’esthétique est splendide, quelque part entre Blade Runner, Le cinquième élément et Akira dans un néo-Tokyo impressionnant. Un mélange moderne et crasseux qui fait référence aux classiques du genre. Via des images de synthèses renversantes, Rupert Sanders signe des scènes d’action efficaces et d’une beauté confondante, rythmées et prenantes.
Test DVD : L’homme aux mille visages
Ayant entendu parler d'un homme qui est arrivé à vivre simultanément un grand nombre de vies parallèles avec de nombreuses femmes différentes, Sofia Kronlund
a décidé de lui consacrer un film.
Test Blu-ray : Foxcatcher
La surprise vient surtout du trio d'acteurs, composé par Channing Tatum, Mark Ruffalo et Steve Carell, tous trois impressionnants de justesse. Prenant beaucoup de risques (Carell est méconnaissable, Tatum n'a pas peur de s'enlaidir au point de se rendre ridicule), les trois comédiens portent vraiment le film à bout de bras, leurs interactions rythmant le métrage de Miller de façon très intéressante, le faisant souvent basculer dans une ambiance étrange, presque proche du fantastique. La réussite de Foxcatcher vient vraiment de ce trio impérial, en état de grâce.
Test DVD : Allemagne année zéro
Allemagne Année Zero est un drame italien réalisé par Roberto Rossellini et sorti en 1947. Roberto Rossellini est considéré comme un des pionniers du cinéma néoréaliste. Il a marqué l’histoire du septième Art...
Test DVD : Chacun pour tous
Alors que la France traverse depuis quelques mois une période de troubles sociaux avec la crise des « gilets jaunes » poussant une partie de la population en situation de précarité à descendre dans la rue tous les week-ends, il parait difficile de trouver un film d’avantage dans l’air du temps que Chacun pour tous. Car même si, paradoxalement, la trame du film de Vianney Lebasque prend place durant l’année 2000, et propose une version romancée de faits réels ayant incriminé l’équipe paralympique espagnole de basket aux jeux olympiques de Sydney, la façon dont le cinéaste et ses coscénaristes parviennent à replacer une série de préoccupations sociales tout à fait contemporaines au cœur de leur sujet s’avère tout simplement remarquable.
Test DVD : Spéciale première
Lorsque Billy Wilder convoque les spectateurs à la vision d'un véritable feu d'artifice, il est difficile de résister.
Test DVD : Bare
Dans "Bare", la réalisatrice brésilienne Natalia Leite excelle à dépeindre l'atmosphère débilitante d'un bled perdu des Etats-Unis, tout en nous intéressant à une jeune femme qui essaye de s'en extraire et qui cherche sa voie à sa façon.
Test DVD : Mary et la fleur de la sorcière
Si vous vous intéressez à l’animation japonaise, vous connaissez sans aucun doute le nom de Hiromasa Yonebayashi, qui a réalisé deux films pour le studio Ghibli : le sympathique Arrietty - Le petit monde des chapardeurs (2010) et le très beau Souvenirs de Marnie (2014). Vous savez sans doute également que le studio japonais fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata au milieu des années 80 a entamé en 2014 une phase de « restructuration », et n’a depuis lors plus produit le moindre long-métrage d'animation ; en attendant une éventuelle reprise à plein régime, les forces vives du studio se concentrent actuellement sur Boro la petite chenille d’Hayao Miyazaki, annoncé pour 2019.
Test DVD : Champions
Né à Madrid en 1964, Javier Fesser fait partie de cette génération méconnue (maudite ?) de cinéastes espagnols nés dans les années 60 dont on ne découvre, en France, malheureusement qu’un film par ci par là, le plus souvent au détour d’une sortie vidéo un peu plus inspirée et audacieuse qu’à l’accoutumée. Ainsi, au même titre qu’un Álex de la Iglesia, un Enrique Urbizu ou un Santiago Segura, Fesser mériterait clairement de voir son œuvre mise en lumière une fois pour toutes, afin de trouver la place qui lui est due au cœur du cinéma populaire contemporain.
Test Blu-ray : Bad trip 3D
Produit par Artus Films en 2014, Bad Trip 3D est une comédie horrifique ayant eu l’honneur de se voir présentée, d'abord sous le titre Paranormal Bad Trip 3D, au Festival Hallucinations Collectives de Lyon, puis au FiFiGroT ou Festival International du Film Grolandais de Toulouse durant l’année 2014. Le film sortirait finalement dans un circuit très réduit de salles françaises en juin 2016, sous le titre Bad Trip 3D qu’on lui connaît aujourd’hui. Il s’agit bien sûr d’un film très indépendant réalisé par Frédéric Grousset. Mais qu’on se le dise : de la même manière que les livres édités à compte d’auteur ne sont pas tous à jeter, les films produits sans la moindre aide de l’état ne sont pas non plus forcément synonymes de nanars amateurs.
Test DVD : Disparue en hiver
Sous l’impulsion des deux chefs d’œuvre de Guillaume Nicloux que sont Une affaire privée et Cette femme-là, respectivement sortis en 2002 et 2003, est né il y a quelques années une nouvelle race de polars post-modernes français, très influencés par la série noire, mariant des personnages cassés par la vie évoluant dans des milieux interlopes. De ces intrigues glauques baignant dans une noirceur abyssale et désespérée naissait une nouvelle forme de thrillers, comptant à ce jour quelques représentants prestigieux. Outre les deux films de Nicloux cités plus haut, on pense par exemple à Edy de Stéphan Guérin-Tillié (2005), ou encore au sublime Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu (2011).
Test DVD : Hibou
Comme il semble loin, le temps où la simple évocation des noms d’Éric et Ramzy suffisait à réunir des millions de spectateurs dans les salles de cinéma. Entre 2001 et 2004, près de deux millions de spectateurs s'étaient déplacés à trois reprises pour rire à gorge déployée devant La tour Montparnasse infernale, Double zéro et Les Dalton. Si ces films sont très loin d’être les meilleurs de leur filmographie en commun, le public répondait présent : c'était ce qu'on appellera « l’âge d’or » d’Éric et Ramzy. Passée cette période bénie, les deux lascars ont réussi avec Seuls two (2008) et Halal police d'état (2011) à frôler le million d'entrées, et leurs plus mauvais scores au box-office plafonnaient respectivement à 300.000 (Steak, 2007) et 350.000 (La tour 2 contrôle infernale, 2016).


















