Test Blu-ray : Victoria
Il y a 3 ans, la sélection ACID du Festival de Cannes avait permis de faire connaissance avec la réalisatrice Justine Triet au travers de La Bataille de Solférino, son premier long métrage. Un film plein d’énergie et de fraîcheur, à la fois délirant et très maîtrisé, un film amalgamant intelligemment petite histoire et grande histoire. Cette année, son deuxième long métrage, Victoria, était de nouveau à Cannes mais, cette fois, dans la sélection de la Semaine de la Critique, en tant que film d’ouverture. Le deuxième film, un cap important pour un ou une jeune cinéaste : confirmation ou déception ?
Test DVD : Castle Rock – Saison 1
Depuis la parution de Carrie en 1973, l’œuvre littéraire de Stephen King s’est considérablement étoffée : avec plus de 70 romans et recueils de nouvelles à son actif, l’auteur américain a vendu plus de 350 millions de livres à travers le monde, et s’impose depuis presque cinquante ans comme l’écrivain de tous les records. L’impact de son œuvre sur la culture populaire de ces trente dernières années est considérable : tout le monde connaît de nom soit l’auteur soit quelques-uns de ses personnages, les adaptations de ses œuvres au cinéma ou à la télévision sont innombrables… Stephen King est donc parvenu, au fil de ses romans, à créer un véritable « univers », comparable à celui développé depuis quelques années par les studios Marvel, dans le sens où King développe dans toute son œuvre des « passerelles » entre ses différents romans depuis une vingtaine d’années, parsemant chaque nouvelle parution de clins d’yeux plus ou moins appuyés à d’autres de ses écrits. L’œuvre monumentale que constitue La tour sombre (neuf volumes et plus de 4000 pages à ce jour) en est l’exemple le plus frappant, avec sa « Tour » servant de colonne vertébrale à différents univers parallèles, et permettant à l’auteur de relier entre elles ses œuvres antérieures, de créer des passerelles afin de revenir, à loisir, sur certains sujets, lieux ou personnages au sujet desquels il aurait l’impression de ne pas en avoir « terminé ».
Test DVD : Official Secrets
Derrière chaque nouvelle « affaire », chaque nouveau scandale ou chaque nouvelle controverse, il y a un jour eu un « lanceur d'alerte » : une personne ou un groupe de personnes qui, ayant connaissance d'un danger, adresse un signal d'alarme afin d'enclencher un processus de régulation ou de mobilisation collective.
Test DVD : Navy seals : Battle for New Orleans
Vendu par une excellente et très habile bande-annonce ne révélant pas du tout son budget de misère, Navy seals : Battle for New Orleans est donc débarqué en France il y a quelques jours, certains cinéphiles y voyant une suite tardive de Navy Seals - Les meilleurs (Lewis Teague, 1990), film de guerre à l’ambiance très 90’s et porté par l’interprétation de Charlie Sheen et Michael Biehn. La mode étant aux reboots ou aux suites tardives (honnêtement, qui avait vu venir Un flic à la maternelle 2 ?), cela n’étonnait personne outre mesure. En revanche, la découverte du film a quant à elle de quoi surprendre.
Test Blu-ray : Cell phone
Sorti en France en 2006, le roman de Stephen King intitulé Cellulaire était une très agréable « récréation » dans l’œuvre du maestro de l’horreur : un récit vif aux allures de série B, remarquablement efficace et particulièrement sanglant, rappelant d’ailleurs, pour les amateurs, le style concis et rapide des romans de la cultissime collection « GORE » édité par Fleuve Noir au milieu des années 80. Une petite réussite littéraire sous forme de roman « plaisir », et dont l’adaptation cinématographique vient de débarquer en DVD et Blu-ray sous les couleurs de Marco Polo Production.
Test DVD : Sans pitié
Le mélange, parfois hétéroclite, parfois percutant, est le maître-mot de Sans pitié, le troisième long-métrage du jeune réalisateur Byun Sung-hyun. S’y croisent et s’entrechoquent des références allant de Johnnie To jusqu’à Quentin Tarantino, indubitablement le pape stylistique de cette génération émergente de cinéastes. Les codes du film de gangster y trouvent alors une nouvelle jeunesse, certes, mais au prix d’un mécanisme de la manipulation dont les rouages se voient un peu trop souvent. De par sa structure dramatique profondément morcelée, avec un va-et-vient constant sur l’axe temporel à la fois propice à la perte des repères et à l’orchestration savante d’un suspense redoutable, le récit s’emploie simultanément à nous en mettre plein les yeux et les méninges, à force d’obliger le spectateur à rassembler différemment les pièces du puzzle, et à courir le risque réel de n’être qu’un simple exercice de style. L’exploit formel de la mise en scène, d’agencer sans le moindre temps mort l’intrigue de haut vol, a un peu trop tendance à attirer l’attention à lui, plutôt que de laisser se développer d’une façon tant soit peu organique la tension inhérente à l’univers carcéral dans un premier temps, puis à celui des grandes manœuvres clandestines pour déplacer la drogue à l’international et duper la police par la même occasion
Test Blu-ray : Flash – Saison 1
Conçue pour élargir à l’écran l’univers DC Comics de la même manière que le fait Marvel depuis quelques années au cinéma et à la télévision, cette nouvelle série développée par Greg Berlanti et Geoff Johns (deux transfuges de Arrow) avec l’aide d’Andrew Kreisberg (habitué des dessins animés de chez Warner Premiere) s’adresse donc fort logiquement à un public adolescent,
Test Blu-ray : L’esprit de Caïn
Véritable génie pour les uns, formaliste imposteur aux allures de sous-Argento pour les autres, Brian De Palma divise les cinéphiles depuis de nombreuses années. C’est d’autant plus le cas quand ce dernier décide d’œuvrer dans « l’auto-référence », recyclant ses obsessions néo-Hitchcockiennes dans des œuvres en forme d’exercices de style telles que L’esprit de Caïn (1992) ou Femme fatale (2002), qui fascineront les uns et agaceront prodigieusement les autres.
Test DVD : Jeunesse sauvage
Jeunesse sauvage fait partie des films qu'un distributeur a eu le courage de sortir le 22 juin, le jour de la réouverture des salles après le premier confinement. Il est infiniment probable que le contexte particulier de cette sortie a empêché ce film de rencontrer tout le public qu'il méritait. Un rattrapage est heureusement possible en DVD.
Test Blu-ray : Le château du dragon
S’il est techniquement et esthétiquement parfait, si les plans sont manifestement pensés, travaillés, si les décors – de l’austérité de la ferme familiale de Miranda (Gene Tierney) à la bizarrerie architecturale de Dragonwyck – caractérisent le parcours de l’héroïne, de ses rêves de princesse à la réalité de matrice, si les personnages sont campés avec une bonne authenticité, tout est finalement bien convenu dans l’histoire qui enfile les scènes vues et revues. Le plan d’ouverture sur la campagne, la scène du bal avec la valse qui choque les nobles du cru, la terrasse sur le jardin où Nicholas rejoint Miranda, la découverte de Dragonwyck
Test DVD : Mon nom est clitoris
Enfin le DVD d'un film documentaire important, consacré au plaisir féminin, et dont le retentissement, lors de la sortie en salles, a été entravé par la pandémie.
Test DVD : La villa
En plantant sa caméra dans la calanque de Méjean, Robert Guédiguian réunit sa troupe fidèle pour un très beau film sur le passage du temps et les regrets, avec heureusement une bonne dose d’espoir…



















