Test DVD : Baptiste – Saison 1
Qu’est devenu le personnage de Julien Baptiste, le flic opiniâtre de la série The missing (2014-2016), après son opération du cerveau, qui avait lieu lors du dernier épisode de la deuxième saison du show ?
Test Blu-ray : Bonjour tristesse
L'adaptation par Otto Preminger du roman de Françoise Sagan retrouve le chemin des salles cette semaine et un constat s'impose : Bonjour tristesse est une excellente adaptation, qui transcende le livre de départ et destinée en particulier à ceux qui l'ont lu et ne l'ont pas vraiment aimé ou ceux qui ne l'ont pas lu en se disant que c'était le texte d'une petite bourgeoise aux problèmes étriqués. Avec le regard de Preminger, cela devient une tragédie incestueuse où l'héroïne a conscience du mal qu'elle cause, ce qui n'était pas franchement le cas chez Sagan, bien complaisante avec son personnage proche de l'adolescente qu'elle était alors encore. L'interprétation détendue de David Niven en suave et vain misogyne, imbu de lui-même révèle le caractère misanthrope de cet homme et celle de Jean Seberg montre qu'elle n'est qu'un être foncièrement mauvais et égoïste qui se cache derrière un visage d'ange, pour citer le titre d'un précédent film du cinéaste. Ils ne seront pas punis mais quelque chose s'est un peu brisé en eux, l'insouciance n'existe plus. Désormais, s'ils font du mal, ce ne sera plus innocent. C'est peut-être le pire pour eux : le monde réel et les vrais sentiments se sont imposés entre eux.
Test Blu-ray : L’assaut des jeunes loups
Co-production entre les États-Unis et l'Italie, L'assaut des jeunes loups s'inscrit dans une sous-catégorie du film de guerre : celle du film de commando et/ou de mercenaires, hérité du modèle des Douze salopards (Robert Aldrich, 1967), que l'on retrouvera les années suivantes dans beaucoup de films très tournés vers l'action, tels que Le dernier train du Katanga (Jack Cardiff, 1968), Commandos (Armando Crispino, 1968) ou encore De l'or pour les braves (Brian G. Hutton, 1970). Le film de Phil Karlson propose néanmoins une grande originalité : pour mener à bien sa mission de sabotage, le soldat incarné par Rock Hudson devra s'allier avec une horde d'adolescents dont la seule motivation est de venger dans le sang la mort de leurs parents froidement abattus par les nazis. En échange de leur aide, il les aidera en retour dans leur croisade sanglante...
Test Blu-ray : Annabelle 2 – La création du mal
Cinéaste autodidacte, formé à la réalisation à l’instinct, le suédois David F. Sandberg s’est fait connaître avec une poignée de courts-métrages très inventifs et efficaces entre 2013 et 2016, qui n’ont pas tardé à lui ouvrir les portes d’Hollywood. Son premier long-métrage américain, Dans le noir, était l’adaptation de l’un de ses propres courts. On était donc curieux de le voir se frotter à un film de commande produit par un gros studio : c’est aujourd’hui chose faite avec Annabelle 2 : La création du mal. Et le verdict est sans appel : même si Sandberg n’a pas le talent novateur d’un James Wan, il s’impose néanmoins comme un excellent ouvrier du genre, appliqué et généreux, et s’avère, à l’image de son confrère Mike Flanagan, une des « révélations » récentes du film de genre, de ceux dont on suivra le travail avec intérêt durant les années à venir.
Test DVD : Cold ground
Il existe plusieurs bonnes raisons de découvrir Cold ground. Tout d’abord, il s’agit d’un film « français », une micro-production développée par Fabien Delage. Son nom vous dira peut-être quelque chose : journaliste, photographe, graphiste pour le cinéma et la TV, créateur de logos, de typographies et de polices de caractère, cet artiste multi-supports s’était en effet fait remarquer en 2012 avec la web-série Dead crossroads, qui avait même eu les honneurs d’une sortie en DVD. Cold ground constitue donc pour lui une nouvelle incursion dans le domaine du found footage, qu’il connaît et maitrise parfaitement.
Test DVD : Les sirènes d’Atlantis
Les sirènes d’Atlantis est réputé pour avoir eu un tournage compliqué, s’étant étalé sur plusieurs mois et ayant occasionné plusieurs sessions de « reshoots » ; le film a par ailleurs vu plusieurs cinéastes se succéder à la barre : après Arthur Ripley, John Brahm et –selon la légende– Douglas Sirk, c’est finalement le monteur Gregg G. Tallas qui sera crédité en tant que réalisateur. Et de façon assez paradoxale, c’est peut-être finalement la patte du monteur que l’on retrouvera de la façon la plus nette au cœur de ces Sirènes d’Atlantis, dans le sens où le film s’avère un véritable petit trésor de rythme et d’efficacité, passant comme une lettre à la poste et ne laissant pas au spectateur voir le temps passer.
Test DVD : Le monde secret des Emojis
Peut-être le public français ne s’en est-il pas rendu compte, surtout si l’on considère l’accueil relativement chaleureux qu’il lui a réservé en 2017 avec un peu plus de 742.000 entrées dans les salles obscures, mais il semblerait que Le monde secret des Emojis soit un film mal aimé. Le petit dernier de chez Sony Pictures Animation a en effet rencontré un accueil extrêmement négatif de la part des critiques professionnelles américaines, obtenant un taux d'approbation de 9 % sur le site Rotten Tomatoes, sur la base de 108 critiques collectées, et une moyenne de 2,7/10. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 12/100, pour 26 critiques collectées. Sur le site IMDb, sa moyenne calculée sur la base de presque 36.000 votants ne dépasse pas, à ce jour, la note de 3/10. De mémoire de cinéphile, on a rarement vu un film d’animation s’en prendre autant plein la gueule.
Test Blu-ray : La grande muraille
Entre 2002 et 2007, Zhang Yimou fut le réalisateur d'une poignée de films à très grand spectacle produits entre Hong Kong et la Chine (Hero, Le secret des poignards volants, La cité interdite), qui remportèrent tous un immense succès à l'international. La découverte de son nom aux commandes de La grande muraille n'a donc rien de très étonnant : son expérience sur de « grosses machines » en provenance d'Asie le mettait en première place sur la liste des cinéastes enclins à mener à bien cet énorme blockbuster historico-fantastique, fruit de la collaboration entre la Chine et les États-Unis.
Test Blu-ray : Comment tuer son boss 2
Quelques années après un hilarant premier épisode, Nick, Kurt et Dale, les trois pieds nickelés du meurtre hiérarchique reviennent dans Comment tuer son boss 2. D'une vulgarité rafraichissante, le film choisit de délaisser les « patrons » qui faisaient tout le sel du premier opus (le nouveau patron, incarné par Christoph Waltz, fait presque de la figuration) pour se concentrer sur l'alchimie créée à l'écran par les trois acteurs principaux, et leurs nombreuses interactions verbales au sein de leur trio de parfaits crétins.
Test DVD : #JeSuisLà
Alain Chabat en homme-enfant redécouvrant dans l’attente les joies simples de la vie, Blanche Gardin avec un accent du Sud-Ouest, le temps dilué, les rencontres, les rires… #JeSuisLà est un joli film, plein de charme et d’espoir.
Test DVD : Signal – Une aventure dans l’espace
La deuxième incursion de la DEFA dans le monde de la science-fiction se fera en 1970 avec Signal – Une aventure dans l'espace. Les plus observateurs d'entre vous auront remarqué que dix ans le séparent donc de L’étoile du silence, sorti sur les écrans allemands en 1960.
Test Blu-ray : La raison du plus fou
Les captations des prestations des grands artistes de music-hall des années 50/60 (Line Renaud, Annie Cordy, Johnny Hallyday, etc) sont extrêmement rares, et tendront forcément à disparaitre avec le temps. Les enregistrements musicaux demeurent néanmoins, et l’on pourra certes occasionnellement retrouver certains « numéros » au cœur de films tournés à l’époque, ce qui permettra à ceux-ci d’atteindre une certaine forme d’immortalité. Dans le cas des artistes spécialisés dans l’humour, certains sketchs ont eu la chance d’être enregistrés pour la télévision, et pourront être retrouvés dans les archives de l’INA. On retrouvera également Fernand Raynaud dans un peu plus d’une quinzaine de films au cœur desquels il recycle le personnage de candide qu’il avait créé pour la scène. Dans le cas d’un artiste tel que Raymond Devos, les choses se compliquent un peu : peu de captations existent, si l’on excepte une série d’enregistrements sonores de ses spectacles, se concentrant naturellement sur l’Art de l’humoriste à jouer avec les mots, d’une façon assez inimitable d’ailleurs. Quelques recueils de sketches sont également facilement dénichables dans toutes les bonnes bouquineries. Mais cela serait une erreur de limiter l’artiste à son seul plaisir à s’amuser avec la langue française : il était également mime, musicien, jongleur, équilibriste, prestidigitateur…



















