DVD : Coffret Prestige John Cassavetes
Faces, Meurtre d'un bookmaker chinois, Opening Night, Shadows et Une femme sous influence réunis dans un bel écrin, avec trois dvd de bonus.
Test Blu-ray : Le cri du sorcier
Des OVNI filmiques ou OFNI, films uniques difficiles à rattacher à un genre ou une mouvance en particulier, on en croise finalement régulièrement sur nos écrans de cinémas. Mais rarement le terme d'OVNI aura-t-il si bien correspondu à une œuvre que dans le cas du Cri du sorcier. Inclassable, unique, bizarroïde, le film de Jerzy Skolimowski évoque bien, par certains aspects, l'étrangeté d'un Wicker man (Robin Hardy, 1973), mais dans le fond, Le cri du sorcier ne ressemble vraiment à aucun autre film.
Test Blu-ray : Grimsby – Agent trop spécial
L’humour selon Sacha Baron Cohen commence et se termine avec son trou du cul. Une fois qu’on a compris, voire accepté cette obsession anale, le ton de ses films devient tout de suite moins vulgaire. La focalisation sur les parties génitales et l’appareil digestif de l’homme s’apparente chez lui à un bras d’honneur constant, lancé à cet ultime terrain interdit de la bienséance, pourtant déjà amplement exploré par les comédies d’adolescents depuis une vingtaine d’années. Or, le comique britannique n’est au fond qu’un grand gamin, qui s’amuse à jouer avec ses propres excréments, quitte à choquer les spectateurs les plus susceptibles avec ses blagues à forte tendance fécale. C’est à une forme corsée de la satire sociale qu’il nous convie avec chaque nouveau film, même si Grimsby - Agent trop spécial privilégie clairement le divertissement de haut vol
Test Blu-ray : USS Indianapolis
Depuis quelques années, la carrière de Nicolas Cage, autrefois florissante et riche en solides films d’action, a largement perdu de sa superbe. En effet, depuis Ghost Rider 2 : L'esprit de vengeance en 2011 (et même un peu avant cela pour être tout à fait honnête), le neveu de Francis Ford Coppola tourne essentiellement des films destinés au marché du DTV (Direct To Video), ne sortant plus dans les salles obscures et alimentant largement les plate-formes de VOD du monde entier. Ses films, qu’il tourne à la chaîne au rythme de deux à trois par an, sont d’ailleurs en général de jolis succès en vidéo, l’acteur bénéficiant encore de par le monde d’une côte de sympathie assez importante, que les mauvaises langues –on en connaît– qualifieraient volontiers d’incompréhensible.
Test Blu-ray : The last king
Pour les peuples d'Europe du Nord, voir Hollywood s'accaparer le mythe des vikings et décliner films et séries TV sur le sujet doit s'apparenter à une espèce de viol culturel. Un peu comme si, pour nous autres français, les américains commençaient à produire une série sur Versailles... Avec Birkbeinerne, la Norvège, le Danemark et la Suède s'allient donc afin de co-produire, avec également la Hongrie et l'Irlande, « leur » film de vikings, tourné en Norvège, en prenant bien soin, histoire de rendre la politesse aux États-Unis, d'aller rechercher Kristofer Hivju, norvégien d'origine et personnage récurrent de la série Game of Thrones. Pour réaliser le film, ils vont chercher Nils Gaup, 62 ans, probablement le réalisateur norvégien le plus connu à l'extérieur des frontières de son pays, mais également celui qui a été le plus proche de connaître ces dernières années ce qu'on pourra appeler une « expérience américaine », puisqu'il a réalisé Grand Nord avec Christophe Lambert en 1996 et que son film Le passeur (Ofelas, 1987) a connu les honneurs d'un remake US avec Pathfinder – Le sang du guerrier en 2007.
Test DVD : Good boys
Avec 124.000 entrées enregistrées sur un parc de 204 salles, Good boys n’a pas rencontré le même succès en France qu’outre-Atlantique, où le film de a cumulé plus de 84 millions de dollars de recettes « domestiques » l’été dernier. Il faut avouer également que l’époque où la comédie trash made in U.S.A. réunissait des millions de français dans les salles semble bel et bien révolue – si on comptait 3,4 millions de spectateurs pour American pie 2 en 2001, vingt ans plus tard, les ados de l’hexagone semblent dorénavant d’avantage se tourner vers les productions françaises, qui ont su prouver avec les années qu’elles pouvaient faire tout aussi trash que leurs modèles américains.
Exclusivité VOD : Brigsby bear
A la découverte de Brigsby bear, film indépendant ayant fait sensation à la Semaine de la critique lors de l'édition 2017 du Festival de Cannes, plusieurs noms traverseront forcément l'esprit du spectateur : celui de Michel Gondry évidemment (il y a un peu de Soyez sympa, rembobinez et de La science des rêves dans le film de Dave McCary), mais également celui de Garth Jennings (Le fils de Rambow), mais encore et surtout celui de l'américain Jared Hess, réalisateur du formidable Gentlemen Broncos (2009). A la différence près que là où Jared Hess nous proposait une ambiance douce-amère et un monde où les rêveurs ne trouvaient que difficilement leur place, Dave McCary et Kyle Mooney, acteur et co-scénariste du film, nous plongent avec Brigsby bear au cœur d'un univers extrêmement positif, puisqu'il nous est présenté à travers les yeux d'un personnage voyant toujours le bon côté des choses ; rien d'étonnant à cela quand on considère qu'il a passé vingt ans à suivre les conseils d'un ours télévisuel lui conseillant de ne jamais baisser les bras.
Test DVD : Night run
Après avoir clos la trilogie Taken en début d’année, Neeson achève aujourd’hui un autre trio de films, ceux-ci tournés aux côtés du réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra : après le médiocre Sans identité et le sympathique Non-stop,
Test Blu-ray : Destroyer
« The times they are a-changin' » chantait Dylan, les temps changent, et ce qui faisait le « buzz » hier ne le fera plus forcément aujourd’hui. En 2003, quand Charlize Theron prenait le risque de s’enlaidir dans Monster, elle récoltait illico une nomination à l’Oscar, et remporterait d’ailleurs la prestigieuse statuette quelques mois plus tard. En 2018, quand Nicole Kidman a fait la même chose dans Destroyer, elle n’a finalement rencontré qu’une indifférence polie : sa prestation et sa performance physique semblent avoir laissé les médias de marbre, même si elle a tout de même été saluée par une nomination aux Golden Globes. Pourtant, on ne pourra que saluer le boulot des maquilleurs ayant œuvré sur le film de Karyn Kusama, dans le sens où ils sont parvenus à rendre un visage à peu près « humain » à l’actrice de 51 ans, dont l’apparence physique (nez, pommettes, lèvres, front…) semblait depuis quelques années plutôt modelée dans le but de ressembler à une extra-terrestre.
Test DVD : Une Comédie romantique
Avec son affiche reprenant la police utilisée par Woody Allen depuis plusieurs décennies, il semble qu’Une comédie romantique veuille s’inscrire dans la tradition – si ce n’est dans l’héritage – du cinéaste New-Yorkais.
Test DVD : Jauja
Un film de Lisandro Alonso ne laisse jamais indifférent : certains s'ennuient, d'autres placent ce réalisateur argentin au niveau des plus grands. Tous ses films ont été présentés à Cannes mais il n'a jamais eu l'honneur d'être sélectionné dans la compétition officielle. Jauja était dans la sélection Un Certain Regard de Cannes 2014.
Test Blu-ray : Alice de l’autre côté du miroir
Si Les aventures d'Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, 1865) s’est vu, au fil des années, adapté à de nombreuses reprises pour le cinéma et la télévision, sa suite, intitulée De l'autre côté du miroir (1871), n’avait jusqu’ici jamais eu droit à sa propre adaptation. Certains éléments tirés du deuxième roman apparaissaient certes dans certaines versions cinématographiques des aventures de la jeune rêveuse, mais Alice de l’autre côté du miroir, qui sort aujourd’hui en Blu-ray et DVD sous les couleurs de Walt Disney France, s’avère bel et bien la première véritable adaptation de ce roman de Lewis Carroll, qui nous proposait un récit très décousu, à la narration complètement déstructurée, s’apparentant presque d’avantage à un recueil de nouvelles prenant place dans l’univers d’Alice.


















