Test DVD : Fièvre méditerranéenne
Fièvre méditerranéenne est un film sur la relation entre deux personnages que tout oppose : on n’est pas très loin du genre que les américains appellent les « buddy movies », un genre dont le français Francis Veber a fait sa spécialité.
Test DVD : In a valley of violence
Découvert en France il y a quelques années avec la sortie en DVD de The roost, époustouflant petit film de vampires indépendant, Ti West est par la suite devenu l’une des têtes de file d’une nouvelle vague de cinéastes horrifiques US, dont les films sont très suivis par une poignée d’aficionados du genre. Aux côtés de ses confrères Jim Mickle et Rob Zombie, Ti West a en effet en l’espace de quelques années signé une poignée de films d’horreur underground ayant fait forte impression dans de nombreux festivals à travers le monde : Cabin fever 2, House of the devil, The innkeepers… Auxquels on peut ajouter des participations aux anthologies The ABCs of Death et V/H/S. Depuis The sacrament en 2013 (toujours inédit chez nous), le cinéaste n’était cependant parvenu à retrouver le chemin des studios qu’à travers la réalisation de quelques épisodes de séries TV ; c’est donc avec une impatience certaine que l’on a accueilli la nouvelle de la sortie en Blu-ray et DVD de In a valley of violence, son dernier film en date et sa première incursion dans le genre western…
Test Blu-ray : Osiris – La neuvième planète
Si depuis l’avènement de la saga Star wars, le genre du « space opera » était devenu un genre quasiment exclusivement réservé aux grands studios nantis de budgets confortables, la « démocratisation » des effets numériques au tournant des années 2000 a finalement permis depuis quelques années à une poignée de cinéastes passionnés d’aborder de front la science-fiction sans pour autant dépendre des impératifs –et des contraintes– liés à la gestion d’un énorme budget.
Test Blu-ray : Sweet charity
Adaptation d’une comédie musicale de Broadway, qui s’avérait également être elle-même une adaptation du film de Fellini Les nuits de Cabiria (c’est le serpent qui se mord la queue), Sweet Charity est le premier film du légendaire Bob Fosse en tant que réalisateur.
Test DVD : # Pire soirée
Que l’on ait ri ou pas à la découverte des mésaventures de ce groupes de copines au cœur de la tourmente lors d’un enterrement de vie de jeune fille qui dégénère, # Pire soirée risque de mettre tout le monde d’accord sur un point : la confirmation du talent comique de Kate McKinnon. Si aucun producteur n’a encore eu le courage de miser sur un film la mettant en scène en tête d’affiche, considérant sans doute qu’elle n’a pas encore les épaules assez larges pour porter sur son seul nom une comédie entière, elle fait depuis quelques années des prodiges dans des comédies « chorales », piquant avec régularité la vedette à ses camarades de jeu, masculins ou féminins, avec des personnages barrés et bizarres et une énergie qui emporte tout sur son passage.
Test DVD : Red Joan – Au service secret de Staline
Dans Red Joan, tout ce qui a fait le succès commercial de productions britanniques récentes comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh et Imitation Game de Morten Tyldum semble s’être donné rendez-vous. Les décors emblématiques, des campus des universités aux bureaux austères dédiés à la recherche scientifique la plus pointue, y sont autant présents que les poncifs habituels sur l’honneur bafoué du royaume et sur l’amour contre raison qui incite les personnages à faire toutes sortes de choses irréfléchies. Avec de surcroît la grande dame du cinéma anglais respectable, Judi Dench, qui veille à cloche pied, en basculant sans prévenir des signes de la sagesse à ceux de la vieillesse et inversement, sur la structure temporelle alambiquée du récit. Décrit comme ça, le quatrième long-métrage de Trevor Nunn en plus de quarante ans de carrière ne donne pas nécessairement envie. Et pourtant, il y a quelque chose qu’on pourrait qualifier de force motrice du propos qui réussit à rendre cette histoire d’espionnage amateur assez fascinante. C’est un film formellement très classique, soit, mais qui dispose de la sobriété narrative suffisante pour mêler la grande Histoire aux scrupules individuels infiniment plus intimes.
Test DVD : Destination planète Hydra
La carrière de Pietro Francisci, peu prolifique par rapport à beaucoup d'artisans italiens du bis des années 50-60, fut essentiellement placée sous le signe du péplum. On lui doit notamment quelques bons petits représentants du genre, comme La reine de Saba ou quelques aventures d'Hercule avec Steve Reeves et photographiées par Mario Bava. Sous l'influence de La planète des vampires du même Mario Bava (1965), Francisci s'est néanmoins laissé tenter par la science-fiction en 1966, avec Destination planète Hydra, petit délice de sucrerie bis autant influencée par le serial que par la bande dessinée.
Test DVD : Joyeuse retraite 2
Joyeuse retraite 2 réunit une partie de l’équipe du premier film autour du chantier d’une maison de vacances au Portugal. Le scénario imaginé par Fabrice Bracq pour cette suite abandonne assez rapidement l’idée de conflit(s) générationnel(s).
Test DVD : Les Délices de Tokyo
Cette adaptation du roman homonyme de son ami Durian Sukegawa permet à Naomi Kawase de greffer l'émotion que procure un mélodrame à ses thèmes de prédilection, les forces de l'esprit et l'amour de la nature.
Test DVD : Quand les vagues se retirent
Une excellente occasion de faire connaissance avec Lav Diaz ou de plonger à nouveau dans la magie de son univers.
Test Blu-ray : Game night
On a déjà évoqué dans la section vidéo tout le bien que l'on pense du cinéma de John Francis Daley et Jonathan Goldstein, scénaristes doués ayant mélangés leurs mojos respectifs afin de passer derrière la caméra et de nous livrer courant 2015 l'une des comédies américaines les plus énormes de ces dernières années avec le formidable Vive les vacances, remake/reboot d'une franchise paresseuse des années 80 que les duettistes avaient littéralement atomisé, explosant au passage nos zygomatiques, qui ne s'en sont d'ailleurs toujours pas réellement remis.
Test Blu-ray : Foxcatcher
La surprise vient surtout du trio d'acteurs, composé par Channing Tatum, Mark Ruffalo et Steve Carell, tous trois impressionnants de justesse. Prenant beaucoup de risques (Carell est méconnaissable, Tatum n'a pas peur de s'enlaidir au point de se rendre ridicule), les trois comédiens portent vraiment le film à bout de bras, leurs interactions rythmant le métrage de Miller de façon très intéressante, le faisant souvent basculer dans une ambiance étrange, presque proche du fantastique. La réussite de Foxcatcher vient vraiment de ce trio impérial, en état de grâce.



















