Test Blu-ray : Shine – Édition 20ème Anniversaire
20 ans après sa sortie dans les salles, Shine demeurait un excellent souvenir de cinéma, dont l’empreinte vivace qu’il avait laissé sur nos mémoires étaient liées à quelques séquences très fortes et bouleversantes, le tout étant porté par l’interprétation habitée d’un Geoffrey Rush alors quasiment inconnu des spectateurs européens.
Test DVD : Still Alice
Adapté d'une histoire vraie et traitant d'un sujet difficile (la maladie d'Alzheimer et ses conséquence), Still Alice est un mélo carré et efficace, sans excès ni fioritures, d'une sobriété formelle et thématique rappelant beaucoup les téléfilms destinés au câble américain qui atterrissent souvent en France pour occuper les ménagères l'après-midi sur TF1 et M6
Test DVD : Dans la forêt
Repéré dans les années 90 à l’occasion de Harry, un ami qui vous veut du bien, un film étrange, à la fois un acte manqué et la promesse, au détour d’une séquence ou deux, de la volonté de créer un cinéma fantastique « à la française », différent et ambitieux, le duo Gilles Marchand / Dominik Moll écrit et réalise, à tour de rôle et selon une série de rituels de travail très curieux, des films pour le moins singuliers dans le paysage cinématographique français.
Test Blu-ray : Hell on wheels – Saison 4
Si elle n'atteint certes peut-être pas encore tout à fait le niveau d'excellence de la série Deadwood (à laquelle on la comparera fatalement toujours), la série créée par les frères Gayton Hell on wheels s'en approche de plus en plus au fil des saisons.
Test Blu-ray : Le crime de l’Orient-Express
Avec l’un des romans les plus connus d’Agatha Christie, Kenneth Branagh se retrouve devant et derrière la caméra, offrant au célèbre Hercule Poirot une incarnation très personnelle, dénuée de tout académisme. (...) Le prologue du Crime de l'Orient Express donne déjà une idée claire de la personnalité du nouveau Poirot, fidèle à ce que l’on en connaît mais plus complexe. Cette ouverture enjouée et précise souligne son tempérament quasi-maniaque, son esprit de déduction inégalé mais aussi ses nouvelles bacchantes, assez magistrales. Il est dépeint comme un être bienveillant qui voit le monde tel qu’il devrait être et en repère les imperfections pour les corriger. Son code moral est rigide, il désapprouve le meurtre sous toutes ses formes et ne tolère aucune exception. Farouchement attaché à la notion de bien et de mal, il devra pourtant revoir ses certitudes. Le récit s’ancre d’ailleurs plus sur la psychologie de Poirot et de ses proies que sur la résolution d’un assassinat. Ici, il est un homme avant tout porté par une forme de mélancolie sourde devant faire face au plus grand dilemme de sa carrière.
Test DVD : Fainéant·es
La vie des deux anti-héroïnes de Fainéant·es est une fête perpétuelle, où la défonce et l'alcool deviennent presque philosophiques. Comme à son habitude, Karim Dridi parle de la société, mais ne fait pas pour autant dans le drame social classique...
Test DVD : Les Colons
Les Colons est un western badass, qui enchaîne les moments de bravoure et les séquences de tension absolument remarquables tout en soulignant régulièrement sa nature d’œuvre de fiction.
Test Blu-ray : Ouvert contre X
Film de patrimoine que les années ont étrangement effacé de la mémoire des cinéphiles, Ouvert contre X s’avère un film policier apparaissant, près de 65 ans après sa sortie dans les salles obscures, comme un petit chef d’œuvre d’écriture, très en avance sur son temps, qu’il serait nécessaire de réhabiliter au plus vite.
Test Blu-ray : Whiskey Tango Foxtrot
Adaptation du livre éponyme de Kim Barker (Whiskey Tango Foxtrot : C’est quoi ce bordel !, disponible depuis septembre 2016 aux éditions Jean-Pierre Otelli), Whiskey Tango Foxtrot prend le pari de rire avec un sujet très délicat, celui de la présence des forces armées américaines à Kaboul entre 2003 et 2006. Trois années durant lesquelles la journaliste Kim Barker fut en immersion sur le terrain, qui se voient donc aujourd’hui brillamment résumées dans un film de Glenn Ficarra et John Requa débarquant en France ce mois-ci en DVD et Blu-ray, sans même un détour par la case cinéma.
Test Blu-ray : Jason et les argonautes
Plus de cinquante ans après sa sortie, l’éclat de Jason et les argonautes (1963) reste inchangé : il s’agit assurément de l'un des grands films d'aventures de tous les temps : un de ces chefs d’œuvres sur lesquels le temps semble n’avoir aucune emprise. Cela dit, quand on évoque le film, on ne retient, le plus souvent, que le nom de Ray Harryhausen, à qui l’on doit les nombreux monstres et séquences les plus impressionnantes de Jason et les argonautes. Néanmoins, on notera que cette fantaisie mythologique a été mise en scène par Don Chaffey, et que le cinéaste britannique n’est pas éternellement resté dans l’ombre du maestro des effets spéciaux : on lui doit notamment la réalisation de quelques films pour la Hammer (dont Un million d'années avant J.C., à nouveau avec Harryhausen aux effets spéciaux), ou encore de Charley le borgne (1973) ou du détestable Peter et Elliott le dragon (1977). Des films qui ont contribué à lui donner un « nom » dans le cœur des cinéphiles, contrairement à l’écrasante majorité des cinéastes ayant travaillé avec Ray Harryhausen.
Test DVD : Terra Willy, planète inconnue
Des dessins animés français, ça ne court pas forcément les rues. Alors bien sûr, côté budget, les productions made in France ne peuvent probablement pas rivaliser avec les productions Pixar, mais qu'il s'agisse d'animation à proprement parler, de fluidité ou de character design, les petits gars Tosti (Eric et Jean-François) qui se cachent derrière la réussite Terra Willy – Planète inconnue n'ont vraiment pas à rougir de leur bébé. Ambitieux, coloré, imaginatif, leur film ne fait certes pas dans la grande originalité, mais le récit des aventures de ce petit garçon naufragé en terre inconnue s'avère rythmé, drôle et plein d'action.
Test DVD : Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence
Même si "Un pigeon perché sur une branche …" n'a pas la poésie de "Nous les vivants", il engendre une espèce de mélancolie triste et souriante à la fois qui gagne petit à petit le spectateur, quand bien même il pouvait se montrer réfractaire au début. De toute façon, tout cinéphile se doit de voir au moins un film de Roy Andersson dans sa vie. Pourquoi pas celui là !


















