Test DVD : Elliot, le plus petit des rennes
Tous les ans à l'approche de Noël, on voit débarquer en DVD et Blu-ray des films d'animation inconnus chez nous qui, parce qu'ils ont pour thème Noël, sont quasiment assurés de bénéficier d’une vie relativement décente sur le marché de la vidéo et de la VOD. Car après tout, qui peut résister à un gentil film de Noël à visionner en famille, surtout quand ce dernier comporte le mot « renne » dans le titre ? Aussi, si l'on peut vous donner un conseil avant le visionnage d'Elliot, le plus petit des rennes, c'est de vous laisser faire. L'idée n'est certes pas à généraliser, histoire de ne pas cautionner les agissements d'Harvey Weinstein et sa clique, mais dans le cas d'un petit film pour enfants à visionner en famille à Noël, on relativisera en se répétant le leitmotiv qui rythme les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! »... Et ce même si on a la vague impression d’avoir déjà vu cela 100 fois, et souvent en mieux. Laissez vous donc envahir par l'esprit de Noël, dites-vous que c'est sans doute la période la plus merveilleuse de l’année pour les enfants, et qu'au cinéma comme dans les autres domaines, il y a les films de premier plan et les autres. Prenez votre déco de Noël par exemple : vous avez d'un côté les décorations, les guirlandes et autres ornements de sapin que vous adorez, et et que vous placez bien en évidence. De l'autre côté, il y en a immanquablement d’autres que vous aimez moins, qui servent de décorations de « renfort », ou qu'on place à l'arrière du sapin, là où personne ne les verra.
Test DVD : Les derniers parisiens
Scénaristes et réalisateurs des Derniers parisiens, Hamé Bourokba et Ekoué Labitey, simplement crédités « Hamé et Ekoué » au générique du film, sont issus du groupe de hip-hop français « La Rumeur ». De leur expérience passée dans le rap, on dénotera indéniablement au visionnage de ce premier long-métrage un attachement pour les laissés pour compte de la société, et une volonté farouche de retranscrire de façon brute de décoffrage une certaine réalité de la nuit à Pigalle, faite d’embrouilles, d’abus de confiance et de coups de pression.
Test Blu-ray : Mateo Falcone
Pour les spectateurs qui savent s'écarter des schémas classiques du cinéma, il y a la récompense, la vision d'un film aux images splendides, au son très travaillé, un film qui aborde le phénomène de la violence et celui de l'honneur de façon presque abstraite.
Test DVD : La liste de nos rêves
La liste de nos rêves est une comédie romantico-tragique qui s'inscrit dans la plus pure tradition du mélo lacrymal hérité de Love story ou, plus récemment, de Nos étoiles contraires. Aussi habile qu'imparable, le film permettra par ailleurs aux « enfants-stars » Maisie Williams (Game of thrones) et Asa Butterfield (Hugo Cabret)
Test DVD : Arnaqueurs associés
Vous ignorez probablement qui est Emily Ratajkowski, qui tient fièrement la tête d'affiche d'Arnaqueurs associés. Il y a de grandes chances en revanche pour que votre femme vous mette au parfum, vous informant qu'il s'agit de « la #@!#?#* toujours à poil sur Instagram ».
Test DVD : Ange
C'est toujours avec beaucoup d'envie qu'on accueille les films de Tony Gatlif : on sait qu'on sera très loin d'un cinéma formaté !
Test DVD : Ardor (Cannes 2014)
Curieux film de genre, Ardor semble uniquement articulé, d'un point de vue narratif, autour de son époustouflant final. Linéaire, rythmé, le récit met les personnages en place au fur et à mesure de quelques péripéties survivalistes dans le but d'amener le spectateur vers un duel formellement extraordinaire, qui clôt le film sur presque une demie-heure d'affrontement dans la plus pure tradition du western et pour tout dire assez formidable.
Test Blu-ray : The deadly affair / M15 demande protection
Souvent qualifiés d’anti-James Bond, les récits d’espionnage imaginés par John le Carré privilégient clairement le réalisme et la description précise d’une série d’enjeux socio-politiques, au détriment de l’action et des délires exotiques signés Ian Fleming, et adaptés au cinéma à partir de 1962 avec James Bond 007 contre Dr. No. Quand il décide d’aborder l’adaptation d’un roman de John le Carré en 1966, cinq films mettant en scène l’agent 007 sont déjà sortis sur les écrans du monde entier, et Sidney Lumet a donc bien en tête ce à quoi ne ressemblera PAS The deadly affair, qui sortirait en 67 en France sous le titre M.15 demande protection. Paradoxalement
Test Blu-ray : Braven
La carrière de Jason Momoa (à ne pas confondre avec Jason Maoam, qui est juste un mec marrant parce qu’il a un nom de paquet de bonbons) se divise en plusieurs parties, que l’on distinguera aisément les unes des autres. De ses débuts 1999 et jusqu’en 2009, il se démarque par une image de pur beau gosse un peu bad boy et bodybuildé à l’aide de rôles récurrents dans des séries très populaires, faisant partie de celles que nul n’assume réellement d’avoir pu regarder / aimer un jour : Alerte à Malibu, North Shore : Hôtel du Pacifique, Stargate Atlantis…
Test DVD : Divorce Club
Si le schéma narratif de Divorce Club est connu et ne dérogera jamais réellement aux règles et autres passages obligés établis par le genre auquel il appartient, le troisième long-métrage de Michaël Youn n’en demeure pas moins une comédie enlevée, excellemment rythmée et mise en scène avec le plus grand soin.
Test Blu-ray : Paranoïa
L’exploit technique est de taille : Paranoïa a été tourné du début jusqu’à la fin avec un téléphone portable dernière génération. Toutefois, l’aspect visuel du film s’en ressent à peine, puisque les perspectives claustrophobes ou paranoïaques qui rendent le récit si oppressant ne nous paraissent guère dépendre directement de cet appareil d’enregistrement dans l’air du temps. Une fois de plus aux commandes derrière la caméra par le subterfuge de son pseudonyme de chef opérateur Peter Andrews, le réalisateur Steven Soderbergh emploie plutôt l’image dans une finalité dramatique, grâce justement à ces compositions de plan qui instaurent la solitude et l’insécurité du personnage principal, avant même que les détails de la perturbation sérieuse de sa sphère privée ne soient révélés. D’un point de vue strictement formel, le film peut donc tenir sa promesse de nous plonger dans la psychose déroutante d’une femme dont le rôle de victime subit quelques variations pas sans intérêt. Et puis, le gadget du téléphone portable apparaît également dans le champ, en tant que bouée de sauvetage illusoire dans ce microcosme étouffant, quasiment d’office incapable d’établir un lien psychologiquement sain avec le monde extérieur.
Test Blu-ray : Astérix – Le secret de la potion magique
Astérix - Le secret de la potion magique est le dixième dessin animé consacré aux aventures de l’irréductible gaulois, et la découverte du long-métrage imaginé par Louis Clichy et Alexandre Astier permettra indubitablement de constater les hallucinants progrès faits en Europe en matière d’animation depuis 1967, année de sortie du premier film consacré à Astérix, et sobrement intitulé Astérix le gaulois. Régulièrement rediffusés à la télévision, Astérix le gaulois et Astérix et Cléopâtre (1968) ne figurent en effet pas réellement parmi les classiques les plus impérissables du genre : si le casting vocal et les chansons écrites par Pierre Tchernia valent toujours sans problème le détour (surtout le formidable « Pudding à l’arsenic »), les deux premiers films proposaient une animation sommaire et un trait plus qu’approximatif, simplifiant à outrance le style graphique développé par Albert Uderzo dans les bandes dessinées depuis 1959.



















