Test Blu-ray : Le livre de la jungle
Ce qui frappe avant tout dans ce nouveau Livre de la Jungle est l’esthétique renversante des images reposant sur des images de synthèse même si la photographie de Bill Pope (qui a surtout travaillé avec Mike Leigh) et la mise en scène de Jon Favreau ont de quoi époustoufler. L’animation des animaux est très naturelle, les décors sont somptueux, les effets spéciaux de qualité et les scènes d’action bien dirigées. Visuellement le long métrage est complètement abouti. La jungle devient un personnage à part entière permettant aux multiples protagonistes de s’épanouir. Les différents personnages, bien écrits, traités en profondeur avec pertinence et intérêt sont réellement passionnants et surtout très attachants. Chacun des héros cultes qui ont bercé notre enfance dans le film d’animation de 1967 sont fidèlement retranscrits, Jon Favreau leur rendant un appréciable hommage.
Test DVD : Tout schuss
Le film de Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie lui permet donc de retrouver le chemin des plateaux en campant un personnage d’écrivain branché, écumeur de boites de nuit, obligé de faire face en l’espace d’une semaine à ses responsabilités de père de famille. Et même si on ne tient pas là la comédie de l’année (loin s’en faut), tout cela sera tout de même l’occasion pour le spectateur d’assister à un « feel-good movie » à la fois drôle et émouvant.
Test DVD : Holly
Avec Holly, la réalisatrice et scénariste flamande Fien Troch décide d’inscrire son récit dans la tradition du coming of age nimbé de fantastique.
Test Blu-ray : The walking dead – Saison 4
Ne se reposant pas sur leurs acquis, les auteurs de Walking dead décident, pour la quatrième saison du show, de chambouler sensiblement la narration jusqu’ici parfaitement linéaire de la série. Après un début de saison pépère et l’introduction d’une batterie de nouveaux personnages, la saison s’organise une sorte de pause, off-tempo, en se consacrant le temps des épisodes 6 et 7 au seul parcours du Gouverneur...
Test Blu-ray : 13 hours
Depuis la fin de la Guerre froide, les engagements de l’armée américaine à l’étranger n’ont guère de quoi perpétuer la légende de son héroïsme sans faille, basée sur l’esprit de liberté plus évident encore au siècle dernier. Au lieu de conforter le rôle des États-Unis en tant que police du monde, efficace et juste, ils soulèvent un nombre conséquent d’interrogations pratiques et éthiques. Avec chaque nouvelle humiliation, qui ne doit pas forcément prendre un air de défaite cuisante, l’icône rassurante se fissure pour ne laisser qu’une perte préoccupante de repères et d’alliés. Sans surprise, le cinéma américain évite comme la peste de relayer une éventuelle mise en question de la politique sournoisement agressive adoptée,
Test Blu-ray : Neuilly sa mère, sa mère
Avec 2,5 millions d’entrées en France, Neuilly sa mère fut « LE » gros succès surprise de l’année 2009, et projetait directement son réalisateur Gabriel Julien-Laferrière dans la cour des grands, des réalisateurs « bankables » dont on attendrait le prochain gros succès avec impatience. Seulement voilà, ses deux comédies suivantes ne rempliraient pas les attentes de ses producteurs : sa première tentative, SMS (2014), n’attirerait que 293.000 curieux dans les salles obscures. Avec 747.000 entrées, les scores au box-office réalisés par C’est quoi cette famille ?! (2016) s’avéreraient un peu meilleurs, mais dans l’ensemble, le cinéaste avait besoin d’un succès pour « se refaire ». C’est donc presque naturellement qu’il se retournera à nouveau vers Marc De Chauveron (A bras ouverts) et Djamel Bensalah (Beur sur la ville) afin qu’ils signent, presque dix ans après, la suite des aventures de Sami Ben Boudaoud à Neuilly.
Test Blu-ray : Spetters
Tourné en 1980, sorti dans les salles françaises en 1992 (!), Spetters est un film sulfureux, aujourd’hui surtout connu pour sa scène de viol collectif, qui révélerait à sa victime ses véritables penchants homosexuels. Pourtant, il ne s’agit là que d’un maigre détail du film, qui réunissait pour la cinquième fois le duo Paul Verhoeven (réalisation) / Gerard Soeteman (scénario). Verhoeven et Soeteman nous proposaient donc avec Spetters un film profondément ancré dans la société néerlandaise de l’époque, féroce et réaliste, dont on ne trouverait d’équivalent dans la carrière à venir de Verhoeven que plusieurs années plus tard avec Showgirls, qui peut être considéré comme son pendant féminin au cœur de la société américaine. En effet, les deux films suivent la trajectoire d’un personnage de classe sociale très modeste dans sa quête contrariée du succès, qui ne se fera pas selon son mérite mais révélera les aspects les plus sombres d’une société où tous les coups sont permis – même les plus rudes.
Test DVD : Housebound
Dernière « bête à festivals » en date à atterrir chez nous en DVD, après avoir écumé les salles obscures remplies de festivaliers chevelus aux T-shirts bariolés (SXSW, PIFFF, NIFFF, FIFFS...), Housebound nous arrive tout auréolé d’une gloire glanée aux quatre coins du petit monde du festival de ciné fantastique, empochant même au passage une très enthousiaste recommandation par Peter Jackson himself.
Test Blu-ray : La 7ème cible
Avec son rythme extrêmement bien géré, surtout en ce qui concerne la montée de la tension durant la première heure, et ses ruptures de ton casse-gueule (qui passent pour la plupart comme une lettre à la poste, on remercie les talents couplés de Jean Poiret et Jean-Pierre Bacri),
Test DVD : Cadavres exquis
Et si, après tout, il s'agissait de la mise en œuvre d'un vaste complot dans lequel seraient mouillées des personnes a priori insoupçonnables ?
À voir sur Netflix : Reality Z – Y’a le mec à MillaAAAaaArhhRRHhhGg
On l'a évoqué il y a deux jours à peine : Reality Z, la nouvelle série « zombie » de Netflix, dont la première saison (10 épisodes) est disponible depuis le 10 juin 2020, est un remake de la série Dead Set, créée en 2008 par Charlie Brooker (Black mirror). Il s'agit d'une production en provenance du Brésil, créée par Cláudio Torres.
Test DVD : La loi de la jungle
Après La fille du 14 juillet, un premier film sympathique mais inégal, Antonin Peretjatko enclenche la surmultipliée avec La loi de la jungle, un film jouissif, complètement déjanté, un film qui fonce à bride abattue mais que son réalisateur arrive à maîtriser du début jusqu’à la fin. Certes, il est certain que ce film laissera quelques spectateurs sur le bord de la route mais on peut espérer que, face à la morosité actuelle, nombreux seront celles et ceux qui viendront se soigner avec ce tourbillon tout à la fois loufoque et sérieux.



















