Test DVD : Trois souvenirs de ma jeunesse
On trouve dans ce film, en cherchant bien, toutes les qualités et tous les défauts du cinéma de Desplechin. Il y a des scènes entre Paul et Esther qui ont beaucoup de grâce et de sensibilité, il y a des scènes ou des dialogues qui sont totalement grotesques (Un exemple ? La scène qui voit Bob s'embrouiller avec ses parents et finir par quitter le giron familial) et il y a même au moins une scène réunissant Paul, Esther et Jean-Pierre qui réussit à être émouvante tout en étant à la limite du grotesque. Autant dire qu'on passe souvent d'un certain plaisir à une irritation certaine !
Test DVD : L’Homme d’argile
Avec L’Homme d’argile, la scénariste / réalisatrice Anaïs Tellenne (qui est, à la ville, la fille de Karl Zéro et Daisy d’Errata) prend soin, dès les premières minutes, d’installer le spectateur dans une réalité « différente ».
Test Blu-ray : Battle of the sexes
S’ils n’ont jamais su, au fil des films et des années, retrouver pleinement la magie qui animait leur coup d’essai Little Miss Sunshine en 2006, les duettistes Jonathan Dayton et Valerie Faris sont néanmoins parvenus à se dessiner, petit à petit (seulement trois films en douze ans), une filmographie rayonnante, humaine et sincère, composée de films que le public pourra sans aucun doute voir et revoir avec plaisir, de la même façon que les clips qu’ils signent depuis quelques années maintenant pour des groupes tels que, par exemple, Red hot chili peppers.
Test DVD : American Honey
Même si American Honey pâtit d’un certain manque d’émotion ou de fulgurances qui rendraient sa vision inoubliable, on passe un bon moment en le regardant. Même sa conclusion qui n’en est pas une ne paraît pas un tic arty, mais semble la seule fin possible, la vie n’étant faite que de petites choses, parfois insignifiantes, sans forcément qu’il ne s’y passe des drames ou des événements importants. Libre donc à chacun d’imaginer ce qu’il adviendra de ses personnages, et de Star en particulier, lorsque la cinéaste a décidé qu’elle n’avait rien à y ajouter.
Test Blu-ray : Chair de poule
Si les exécutifs de Sony à Hollywood ont décidé aujourd’hui d’adapter l’univers de R.L. Stine au cinéma, c’est sans doute que l’un des jeunes créatifs les plus influents du studio a du développer une sorte de nostalgie concernant la série d’ouvrages « horrifiques » pour enfants et/ou de la série TV qui en fut dérivée dans les années 90. En matière de modes, chacun sait qu’il faut battre le fer quand il est chaud, et Sony ne pouvait espérer réaliser un blockbuster familial en se basant sur l’éventuelle nostalgie d’une poignée de quasi-trentenaires qui ont tout oublié/refoulé du mauvais goût des 90’s, qui allait de Chair de poule aux 2 be 3 en passant par les pin’s, les sacs bananes ou les totoches.
Collection « Cine de terror » – El Retorno de Paul Naschy !
Le cinéma de Paul Naschy, alias Jacinto Molina, n’est pas très bien représenté en DVD en France. Jusqu’à aujourd’hui, seuls La furie des vampires et L’empreinte de Dracula, respectivement quatrième et septième épisode de la saga lycanthrope consacrée à « Waldemar Daninsky » étaient disponibles en DVD Zone 2 dans l’hexagone.
Test Blu-ray : L’agression
Réalisé par Gérard Pirès en 1975, L’agression est donc un étrange drame mâtiné de polar, sous influence du « vigilante » (lancé par le succès d’Un justicier dans la ville en 1974) et du « rape & revenge » (fièrement représenté par La dernière maison sur la gauche en 1972), deux genres que le film remet d’ailleurs en question lors de son final.
Test Blu-ray : Sweet charity
Adaptation d’une comédie musicale de Broadway, qui s’avérait également être elle-même une adaptation du film de Fellini Les nuits de Cabiria (c’est le serpent qui se mord la queue), Sweet Charity est le premier film du légendaire Bob Fosse en tant que réalisateur.
Test Blu-ray : Le Hobbit – La bataille des cinq armées
Le voilà, ce face-à-face tant attendu entre Luke Evans et le dragon : de quoi lancer Le Hobbit : La bataille des cinq armées sur les chapeaux de roue, jusqu'à l'affrontement annoncé par le titre. Entre les deux séquences, un petit ventre mou, vite rattrapé cela dit par le savoir-faire de Peter Jackson quand il s'agit de filmer les batailles épiques.
Test DVD : On a 20 ans pour changer le monde
Il est bien difficile, voire même absurde, de tenter d’émettre un jugement esthétique sur un documentaire aussi factuel qu’On a 20 ans pour sauver le monde. On pourrait certes avancer que le film d’Hélène Médigue comporte quelques jolis plans de la campagne française, que la musique signée Christian Olivier est absolument remarquable, ou que le rythme du métrage est parfaitement géré afin de ne jamais provoquer l’ennui. Mais l’ambition première de la cinéaste et plus globalement des intervenants du film n’était certainement pas de créer une œuvre artistique forte : il s’agit bien d’avantage de créer la réflexion, de susciter des interrogations et même de convaincre, notamment en proposant des alternatives à un constat assez dramatique concernant la façon dont la terre est tout doucement en train de mourir suite aux abus de pesticides et de produits chimiques divers.
Test DVD : I know this much is true
I know this much is true est une mini-série créée par Derek Cianfrance, et adaptée du livre de Wally Lamb « La puissance des vaincus ». Fatalité, poids du passé, destins brisés, famille en déliquescence, forte inclinaison à verser dans le mysticisme…
Test Blu-ray : Live by night
Depuis le succès du Parrain dans les années 70, on ne compte plus les films et romans nous narrant l’ascension et la chute d’un caïd de la pègre. De Martin Scorsese à Abel Ferrara, en passant par Sidney Lumet, Michael Mann ou même des cinéastes « locaux » tournant des polars en Europe… Nombreux sont les cinéastes s’étant frottés à l’exercice du film de truands, prenant place dans différents lieux et périodes du vingtième siècle, et dessinant au fil des années un « schéma » de récit classique, avec ses codes et autres passages obligés s’imposant aujourd’hui comme autant de « clichés ». Si certains cinéastes ou romanciers peuvent encore réussir à nous surprendre, c’est en apportant une dose de nouveauté dans la balance, ce que tous n’arrivent pas forcément à faire. Ainsi Dennis Lehane avait-il clairement mis un coup dans l’eau avec Ils vivent la nuit en 2012



















