Test DVD : Max, génie malgré lui
Au visionnage de Max, génie malgré lui, on se surprend par moments à se répéter mentalement le leitmotiv qui rythmait les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! ». Et il n'est finalement point étonnant que ce genre de pensée finalement bienveillante nous germe dans l’esprit durant le film de Roy Poortmans : il s’agit en effet d’un spectacle familial honnête et sympathique, certes très imparfait, mais remplissant parfaitement son rôle – celui d’être drôle, imaginatif et divertissant. Les enfants seront, au fil des séquences, tantôt hilares tantôt émerveillés (le film fonctionnera à coup sûr à plein régime entre trois et sept ans, la personnalité et les inventions de la famille « Futé » valant tout de même leur pesant de cacahuètes), et les parents ne seront pas mis à l’écart, puisque certains gags et autres références s’adressent plus spécifiquement à eux.
Test Blu-ray : Nymphomaniac – Director’s cut
Lars Von Trier le provocateur décide en effet de briser les tabous en abordant frontalement, avec audace et non sans un certain humour, des scènes de sexe carrément débridées. Mais n’imaginons pas que ce Nymphomaniac version porno longue soit uniquement un produit pour lubriques dégénérés dont la vente devrait être réservée aux sex-shops : ce serait bien mal connaître le cinéaste danois, qui aime à provoquer des émotions fortes chez le spectateur, quitte à le pousser dans ses derniers retranchements ou le rendre très mal à l’aise.
Test Blu-ray : Au service du diable
Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.
Test DVD : Amours irlandaises
Véritable déclaration d'amour à l'Irlande, Amours irlandaises a énormément été dénigré par la presse anglophone, et en particulier irlandaise – en partie à cause du portrait peu réaliste qu'il dresse du pays, en partie en raison de l'accent grotesque que prennent les acteurs...
Test DVD : Patrick
Depuis quelques années, l’Australie semble s’être lancée dans une vague de remakes des grands classiques de l’horreur et du fantastique que le pays d’Oz avait lancée à la face du monde dans les années 70. Après Long week-end en 2008, et en attendant Harlequin, Razorback ou les classiques de Peter Weir, c’est Patrick qui connaît aujourd’hui les joies du remake...
Test Blu-ray : Fantôme avec chauffeur
Il faut généralement trente longues années afin qu’une comédie française passe du statut de simplement « ringard » à celui, très envié, de « nanar », c’est-à-dire de réjouissant plaisir coupable aux relents délicieusement surannés. Bien sûr, l’art n’est pas systématiquement enclin à répondre à de simples règles mathématiques, et quelques rares films des années 90 / 2000, littéralement triés sur le volet, ont acquis ce statut dès leur sortie dans les salles obscures : on pense à des merveilles impérissables de la comédie franchouillarde tels que Les anges gardiens (Jean-Marie Poiré, 1994), Quatre garçons pleins d'avenir (Jean-Paul Lilienfeld, 1997), T'aime (Patrick Sébastien, 2000), La boîte (Claude Zidi, 2001) ou encore Les gaous (Igor Sekulic, 2003).
L’actualité DVD et bluray : sorties mai 2016
Retrouvez ici les tests des principaux DVD et bluray sortis en mai 2016 chroniqués par nos rédacteurs Mickael Lanoye et Jean-Jacques Corrio qui nous...
Test Blu-ray : Identify
Quelques mois à peine après la découverte en France d'un film de science-fiction en provenance du Royaume-Uni (le très étonnant Robots supremacy), voici donc que la perfide Albion nous délivre un deuxième essai dans le domaine de la SF : il s'agit de Kill command, retitré Identify pour son arrivée sur le territoire français.
Test Blu-ray : Moi, Tonya
Alors qu’elle s’entraîne pour les Jeux Olympiques de 1994, Nancy Kerrigan est frappée au genou. L’entourage de sa rivale Tonya Harding est rapidement soupçonné. Ce fait divers marquant est revisité sous la forme d’une farce faussement documentaire dans Moi, Tonya, avec témoignages face caméra. La vie chaotique de la principale suspecte est examinée, de son enfance douloureuse jusqu’à l’incident. Issue d’une famille modeste, elle est dépeinte comme une victime. De la société, de sa mère acariâtre qui a voulu faire d’elle une championne à tout prix et de son mari violent. Elle était le vilain petit canard opposé à la fiancée d’une Amérique trop parfaite.
Test DVD : La dernière vague
Quoique puissent en penser les producteurs de la série ou France Télévisions, on peut sans peine considérer que la mise en chantier suivie de la diffusion en « prime time » de La dernière vague est une belle victoire concernant le genre fantastique en France : quelques années après Les revenants et Zone blanche, les auteurs de fictions françaises semblent enfin désireux de quitter leur zone de confort en abordant de front le genre fantastique.
Test Blu-ray : Ant-Man
Petit à petit, les films se déroulant dans l’univers Marvel commencent à envisager l’humour de façon franche, tout comme dans les comics qui leur servent de modèles. Si la grande majorité des films tournant autour de super-héros conservent toujours un ton très sérieux (ce qui est assez absurde quand on considère la nature même des personnages qu’ils mettent en scène), ils le font dans une optique de dresser quelques fantastiques épopées autour de personnages phares. Mais le comique, voire la parodie, ne sont pas exclus de l’univers Marvel, bien au contraire. Après Les gardiens de la galaxie l’année dernière, et en attendant les aventures du mercenaire disert l’année prochaine dans Deadpool, la comédie Marvel de l’année arrive donc dans le costume de Ant-Man, l’homme fourmi.
Test DVD : Sur l’Adamant
En février dernier, Sur l'Adamant a remporté l'Ours d'or à la Berlinale 2023, 73e édition du festival international du film de Berlin. Une belle consécration pour Nicolas Philibert, qui a œuvré avec talent toute sa vie dans le documentaire...



















