Test DVD : Pour ton mariage
Fin 2023, le producteur Oury Milshtein est passé à la réalisation avec Pour ton mariage, un film inclassable mélangeant l’autofiction, le film de famille et le documentaire.
Test DVD : Shikun
Tout en étant très actuel, ce film nous transporte 64 ans, en arrière, en 1960, année qui vit la première représentation française de "Rhinocéros" , une des pièces les plus connues de Eugène Ionesco et dont le film est une adaptation très libre.
Test Blu-ray : The devil’s hour
Alors qu’il a été projeté il y a à peine quelques semaines lors de l’édition 2019 du Festival européen du film fantastique de Strasbourg, The devil’s hour débarque déjà en France en vidéo, sous les couleurs de Wild Side. Voilà donc une bonne occasion pour se pencher sur ce film d’horreur inconnu et littéralement sorti de nulle-part, écrit et mis en scène par Damien LeVeck. Comme cela est souvent arrivé par le passé dans les sombres et sanglantes archives du genre horrifique, le film est à l’origine un court-métrage, que le réalisateur en herbe (qui a auparavant officié durant de nombreuses années dans le monde du cinéma en tant que monteur et producteur) a été invité à développer, à « gonfler » sous la forme d’un long. Pour LeVeck, c’est l’occasion rêvée de pousser un peu plus loin sa réflexion satirique sur le « social media » en général, c'est-à-dire non seulement les réseaux sociaux mais aussi et surtout les vlogs, le webmarketing, les services de partage de vidéos en streaming live…
Test DVD : Opération Goldman
Formidable technicien, Antonio Margheriti a œuvré, au fil de ses quarante ans de carrière, dans à peu près tous les genres du cinéma d'exploitation italien : polar, horreur, fantasy, guerre, érotique, western... Autant de genres où le cinéaste, plutôt enclin au mélange des genres, nous a offert de solides séries B. Mais son cœur allait le plus volontiers à la science-fiction, et souvent, des éléments de SF émaillaient ses films, même quand il s'attaquait à un genre à priori incompatible avec ceux-ci...
Test Blu-ray : Horse soldiers
Si les événements du 11 septembre 2001 ont clairement changé la face du monde, il était inévitable que le cinéma américain s’en voie également profondément modifié : très rapidement, on a pu voir se dessiner un « avant » et un « après » World Trade Center dans le traitement des intrigues contemporaines, même quand ces dernières ne traitaient pas frontalement de l’attentat sur les tours jumelles. Comme pour dresser un rempart contre la barbarie, les studios se sont pour la plupart réfugiés derrière la bannière étoilée, brandissant haut et fort un patriotisme propre à réunir la nation contre la violence aveugle. Dans un réflexe de défense, et en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre, tout un peuple semble donc s’être uni, la main sur le cœur et l’hymne national aux lèvres. Et si les actes terroristes sur les tours du World Trade Center l’ont peut-être exacerbé, on admettra tout de même que le patriotisme a toujours été une valeur forte –sinon fondamentale– aux Etats-Unis, et de fait, a également toujours été très présent dans le cinéma américain, au point que de nombreux observateurs extérieurs lui confèrent parfois des visées « impérialistes » pas forcément très pertinentes.
Test Blu-ray : La finale
La finale suit, à la façon d’un road movie, le voyage de Lyon à Paris d’un vieil homme atteint de la maladie d’Alzheimer et de son petit-fils. Si le film de Robin Sykes évoque bien sûr en toile de fond les drames liés à cette maladie dégénérative, l’idée forte du récit réside surtout dans le rapprochement de deux êtres complètement repliés sur eux-mêmes. Le grand-père est mis au rencard de la société par sa maladie, qui l’isole complètement du reste du monde –voire même de lui-même– tandis que le jeune homme s’impose quant à lui comme le pur produit de son époque, égocentrique, coupé du monde par le biais de la « bulle » numérique, téléphone et écouteurs sur les oreilles. Ainsi, durant les deux premiers tiers de La finale, ce ne sont finalement pas tant les problèmes d’orientation du grand-père qui vont prolonger le voyage des deux personnages, mais bel et bien le fait que le petit-fils soit « absorbé » dans son univers, coupé du monde par les écouteurs et les écrans, qui le rendent inattentif à ceux qui l’entourent.
À voir sur Amazon Prime Video : Vigilante chronicles
On sait ce que vous êtes en train de vous dire : « Pourquoi diable me parle-t-on ici de ce Vigilante chronicles, qui m'a foutrement l'air une série Z d'action dont personne n'a jamais entendu parler ? »
Test Blu-ray : Il a déjà tes yeux
Depuis quelques années, le cinéma français, sous l'influence de l'immense popularité d'Omar Sy, a redécouvert ses acteurs et cinéastes noirs. En 2009, avec La première étoile, Lucien Jean-Baptiste réunissait 1,6 millions de français dans les salles ; en 2011 et 2014, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dépassaient également le million d'entrées avec Case Départ et Le crocodile du Botswanga. Début 2017, avec Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste (encore lui), parvenait à nouveau à attirer 1,3 millions de français vers les salles obscures.
Test Blu-ray : Power rangers
A la base, Power rangers est une série américaine adaptée du phénomène japonais des « super sentai » ayant déferlé sur le monde au milieu des années 80, et dont les français connaissent surtout Bioman, diffusé à partir de 1985 sur Canal+. Le créateur de la série Power rangers Haim Saban a donc racheté au début des années 90 les droits d’une série japonaise super sentai appelée Kyōryū Sentai Zyuranger, et avec l'accord de la Toei, n'utilisera finalement que les scènes de combats en costumes et les séquences mettant en scène les robots géants, et retournera le reste avec des acteurs américains dans le rôle des héros. Contre toute attente, le succès sera au rendez-vous et cette série « hybride » deviendra un véritable phénomène dans le monde entier au milieu des années 90. Ainsi, il y a de fortes chances aujourd’hui pour que le spectateur âgé de plus de 35 ans connaisse les Power rangers ; dans la plupart des cas cependant, « trop âgé pour ces conneries » à l’époque de l’arrivée de la série sur le petit écran.
Test DVD : Homebound
Film fantastique britannique sorti de nulle-part, Homebound, le premier film de Sebastian Godwin est un des fruits du #GrandConfinement ayant forcé les aspirants-cinéastes du monde entier à rester chez eux
Test DVD : Santiago, Italia
Un documentaire passionnant, très complet et particulièrement instructif dans le contexte actuel sur des événements dont certains sont bien connus et d'autres beaucoup moins.
Test Blu-ray : Galia
Dans l’esprit du spectateur contemporain, la carrière de Georges Lautner au cinéma est souvent réduite à ses collaborations, très fructueuses il est vrai, avec le scénariste / dialoguiste Michel Audiard. Cependant, l’œuvre de Georges Lautner ne se limite pas à la série de films qu’il a tournés en suivant la musicalité des mots d’Audiard, de Jean-Marie Poiré ou de Francis Veber, avec qui il a également travaillé à plusieurs reprises. Au contraire, on serait même tenté d’affirmer que c’est bel et bien le talent de metteur en scène de Lautner qui a permis de véritablement « transcender » à l’écran les histoires imaginées par ses scénaristes, de les faire exploser et atteindre leur niveau d’excellence, cette harmonie parfaite du fond et de la forme.



















