Test Blu-ray : La fille du train
Survendu sur la promesse d'un scénario « à tiroirs », retors et machiavélique, ramenant directement le spectateur au souvenir du sublime Gone Girl de David Fincher, La fille du train ne réservera finalement, dans sa narration, que peu de surprises au public. Le récit des mésaventures de Raphaelle, articulé autour d'un « trou noir » du à l'abus d'alcool (une idée plutôt dans l'air du temps l'année dernière, puisqu'elle était également une des composantes essentielles du dernier roman de Stephen King, Carnets noirs – bientôt dans vos salles de cinéma) ne propose finalement, quand on y pense, pas grand-chose de plus qu'une version alambiquée, construite à la manière d'un puzzle, des intrigues proposées par les téléfilms produits à la chaîne depuis de nombreuses années pour les networks américains, et qui font le bonheur des ménagères tous les débuts d'après-midi sur TF1.
Test Blu-ray : Charlie Mortdecai
Reposant quasi-essentiellement sur le jeu et le personnage, tous deux décalés, de Johnny Depp, Charlie Mortdecai révèle rapidement sa nature de comédie mineure mais sympathique. Slalomant entre les gags verbaux liés à la logorrhée verbale du personnage de Mortdecai et les vannes du plus mauvais goût (blagues graveleuses à tout va, jets de vomi en pleine course-poursuite…), le film est une adaptation pour le moins libre des romans de Kyril Bonfiglioli mettant en scène le marchand d’Art vaguement recéleur sur les bords, et plus particulièrement de Cachez moi ça, disponible en France aux Éditions du Masque.
À voir sur Netflix : Le bout du monde (Rim of the world)
Si Le bout du monde (Rim of the world), le dernier film en date de McG, entretient des liens avec les productions Amblin Entertainment développées par Steven Spielberg dans les années 80/90, il semble que la note d’intention de McG et de son scénariste Zack Stentz soit en réalité un peu différente...
Test DVD : Je me tue à le dire
S'il entre sans conteste dans ce genre très particulier qu'est l'humour cinématographique en provenance de Belgique, "Je me tue à le dire" le fait par la porte d'un mélange de grande noirceur et de surréalisme.
Test Blu-ray : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle...
Se basant sur un scénario « prétexte » mélangeant l'humour et le policier, Michel Audiard signe une œuvre légère aux dialogues taillés sur mesure pour une équipe de comédiens qu'il connait fort bien (Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc)
Test Blu-ray : Souvenirs de Marnie
Suite aux échecs (relatifs) du Conte de la princesse Kaguya et de Souvenirs de Marnie au box-office japonais, le studio Ghibli a annoncé durant l'été 2014 faire une « pause » dans la production de nouveaux films d'animation.
Test Blu-ray : Downsizing
La découverte de Downsizing, qui navigue dans le genre de la science-fiction, a clairement de quoi étonner le spectateur : Alexander Payne avait en effet jusqu’ici plutôt placé sa filmographie sous le signe du cinéma indépendant...
Test DVD : La chambre des horreurs
La chambre des horreurs marquera surtout les esprits pour la caractéristique non pas unique mais très originale de proposer au spectateur une « alarme » visuelle et sonore lors des moments les plus éprouvants de l'intrigue. Cette alarme, dont le principe nous est expliqué en avant-programme, est la suivante : lorsque le film s'apprête à verser dans l'horreur, l'écran se mettra donc à clignoter en rouge.
Test Blu-ray : Song to Song
Sensible, grandiose, bouleversant, Song to Song fait partie de ces films qui ont tendance, lorsqu'ils se terminent, à provoquer chez le spectateur un sentiment de vide quasi-cosmique, l'impression diffuse et durable d'avoir vu une œuvre à la fois monumentale et presque trop « grande » pour lui – comme si même le fait d'en parler -et encore plus d'en rédiger une critique- était vain, désespérément vain dans le sens où le film par lui-même exprime déjà tout, et d'une façon autrement plus limpide que nous ne pourrions jamais l'approcher avec des mots. Comme tous les films de Terrence Malick ou presque, Song to Song se « vit » beaucoup plus qu'il ne s'analyse ou ne se raconte. C'est rare dans une vie de cinéphile, quand un film parvient à lui-seul à imposer le silence, surtout de la part de cinéphiles aussi bavards que nous autres sur critique-film, qui aimons tout particulièrement, comme tous les critiques, parler pour ne rien dire au final de plus que quelques évidences.
Test DVD : Monsieur
Rohena Gera montre l'évolution de la relation sentimentale entre un "maître" et sa "servante" avec beaucoup de tact et de savoir faire cinématographique.
Test DVD : Les Sœurs Quispe
On ne peut qu'être subjugué par la beauté des images et l'impressionnant force de l'histoire
Test DVD : Red Joan – Au service secret de Staline
Dans Red Joan, tout ce qui a fait le succès commercial de productions britanniques récentes comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh et Imitation Game de Morten Tyldum semble s’être donné rendez-vous. Les décors emblématiques, des campus des universités aux bureaux austères dédiés à la recherche scientifique la plus pointue, y sont autant présents que les poncifs habituels sur l’honneur bafoué du royaume et sur l’amour contre raison qui incite les personnages à faire toutes sortes de choses irréfléchies. Avec de surcroît la grande dame du cinéma anglais respectable, Judi Dench, qui veille à cloche pied, en basculant sans prévenir des signes de la sagesse à ceux de la vieillesse et inversement, sur la structure temporelle alambiquée du récit. Décrit comme ça, le quatrième long-métrage de Trevor Nunn en plus de quarante ans de carrière ne donne pas nécessairement envie. Et pourtant, il y a quelque chose qu’on pourrait qualifier de force motrice du propos qui réussit à rendre cette histoire d’espionnage amateur assez fascinante. C’est un film formellement très classique, soit, mais qui dispose de la sobriété narrative suffisante pour mêler la grande Histoire aux scrupules individuels infiniment plus intimes.


















