Berlinale 2023 : The Survival of Kindness
La simplicité est sans doute la clé grâce à laquelle il pourrait être possible de comprendre, voire d'apprécier The Survival of Kindness, le film de Rolf De Heer par lequel nous commençons notre couverture forcément partielle de la compétition de ce Festival de Berlin.
Berlinale 2019 : Synonymes
Il est désormais l'heure pour nous de faire nos adieux à cette 69ème édition du Festival de Berlin, puisque nous reprendrons le chemin du retour à Paris dès demain. Pour être sincère, notre chère ville d'adoption commençait à nous manquer, puisque nous la préférons toujours largement à la métropole allemande, aussi grande que froide.
Critique : Divergente 3 Au-delà du mur
Quel univers curieux que celui de Divergente ! Ni le premier à exploiter l’engouement actuel pour la littérature fantastique aux héros féminins, ni le plus original, il réussit néanmoins à tirer son épingle du jeu truqué des suites à rallonge en prenant à contre-pied les conventions les plus flagrantes du genre.
La Roche-sur-Yon 2019 : Adults in the Room
Vue de loin, à travers le prisme forcément réducteur des médias français et européens, qui ont tendance à s'emballer pour une actualité brûlante avant de la délaisser au profit de la prochaine attraction de la semaine, voire du jour, la crise financière et économique en Grèce a tout l'air d'être résolue.
Arras 2024 : Sarah Bernhardt La divine
Il y a plus de cent ans, pour quelle raison précise Sarah Bernhardt était-elle célèbre ? En tant qu'actrice d'exception qui fascinait les spectateurs du monde entier avec son jeu expressif ou bien, de manière plus prosaïque, parce qu'elle était la première célébrité de l'âge moderne, capable de médiatiser et de monnayer son statut comme personne d'autre avant elle ?
Arras 2018 : Funan
Le réalisateur cambodgien Rithy Panh est un chroniqueur hors pair de l'Histoire de son pays. Il ne se lasse pas de revenir sous forme de fiction, de documentaire, voire de documentaire animé, sur cette parenthèse hautement violente qu'ont été les quatre années du régime Khmère rouge. Denis Do, le réalisateur de Funan, appartient à une génération ultérieure, bercée par les histoires sur le génocide et la fuite ou au contraire, peut-être, par un silence de plomb à ce sujet, puisqu'il est né en France dix ans après le début des hostilités du côté de Phnom Penh.
Critique : Une femme dans la tourmente
Après avoir fait l’objet d’une rétrospective à la Maison de la culture du Japon à Paris au mois d’avril dernier, l’œuvre de Mikio Naruse est une fois de plus d’actualité en cette fin d’année, grâce à la sortie d’Une femme dans la tourmente, jusque là inédit en salles en France.
Critique : Corps étranger
Les premiers plans du nouveau film de Raja Amari pourraient faire croire qu'il s'agisse d'une énième histoire de réfugiés, en digne exploration opportuniste d'un sujet à la mode. Or, autant Corps étranger intègre astucieusement les sensations de la perte d'attaches et de la dérobade du socle existentiel, propres aux destins des personnes qui ont dû précipitamment abandonner leur foyer et fuir leur pays, autant c'est une thématique encore davantage d'actualité qui apparaît comme le point fort du film.
Les Seigneurs
Les Seigneurs
France : 2011
Titre original : Les Seigneurs
Réalisateur : Olivier Dahan
Scénario : Philippe de Chauveron , Marc de Chauveron
Acteurs : José Garcia, Gad Elmaleh,...
Critique : Sans pitié (Byun Sung-hyun)
L'engouement de moins en moins réservé de la part du public français pour le cinéma asiatique, que l'on peut observer ces dernières années, se base essentiellement sur deux piliers : d'un côté la reconnaissance d'auteurs confirmés, qui s'appelaient autrefois Akira Kurosawa ou Yasujiro Ozu et qui portent de nos jours les noms de Kiyoshi Kurosawa et de Hong Sang-soo par exemple, et de l'autre une incroyable vitalité en termes de cinéma de genre, qui va du film d'horreur jusqu'au thriller au sens large, y compris le policier et le film de gangster, en passant par le film de baston, désigné également par le terme plus sophistiqué de film d'arts martiaux.
Critique : Love Simon
Peu importe l'époque, faire son coming out n'a jamais été une mince affaire. Même de nos jours, alors que la perception publique de l'homosexualité a déjà parcouru un chemin considérable vers la normalité – en tout cas dans la plupart des pays occidentaux –, il persiste toujours quelque chose de pénible, voire de brutal à révéler cet aspect de son intimité qui créera une différence parfois insurmontable ou inacceptable.
Critique : Ex machina
La différence entre l’intelligence artificielle et naturelle est laissée volontairement vague dans ce premier film remarquable, qu’une partie de l’équipe de notre site a déjà pu découvrir lors de sa présentation au dernier festival de Gérardmer (cf. la critique de Julien à ce sujet). Distinguer ce qui relève encore de l’humain de ce qui appartient à l’ère nouvelle des robots y sert tout juste de prémisse à une guerre des nerfs passionnante dont les maîtres mots sont l’appréhension et le malaise affectif.



















