Test Blu-ray : Le Chat noir

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Pour les amateurs d'horreur qui voudraient découvrir la façon dont le style de Lucio Fulci s'est développé au début des années 80, Le Chat noir ne constitue peut-être pas la meilleure porte d’entrée.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Pique-nique à Hanging Rock

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Comme l'a dit Edgar Allan Poe, "tout ce que nous voyons ou croyons voir, tout ceci n'est qu'un rêve dans un rêve", citation qui apparaît en préambule de Pique-nique à Hanging Rock, qui est beaucoup cela, un rêve, ou plutôt un cauchemar.
To Rome with Love, photo du film Ellen Page et Jesse Eisenberg

To Rome with Love

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Rome, ville d’Histoire, est une ville « où tout est histoire » claironne le récitant improvisé de la courte scène d’introduction (réglant la circulation sur une des places les plus animées de la capitale italienne, avec une gestuelle hasardeuse, entre le mime et le sémaphore). Il nous en propose quatre, en ce bel été dans la Ville Eternelle : celle de Jack, un Américain étudiant en architecture, celle d’un autre Américain, Jerry (le premier résidant à Rome, le deuxième venu avec son épouse Phyllis en vacances – et aussi pour rencontrer le fiancé italien de leur fille Hayley) et celles de deux « locaux », Leopoldo (le Romain) et Antonio (le provincial monté à la capitale).

Edgar Wright quitte Ant-Man

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Edgar Wright aux commandes de Ant-Man, c'était l'une des meilleures nouvelles autour des films de super-héros avec James Gunn au poste de leader derrière...

Critique : X-Men – Apocalypse

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“Apocalypse”, ce mot évoque les heures les plus sombres que la Terre puisse connaître et fait référence à des images de fin du monde. Que se cache-t- il vraiment derrière ce chaos ? Des catastrophes naturelles ou un homme ?
duo

Critique : Ted

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À 8 ans, le petit John Bennett fit le vœu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Test Blu-ray : Au service du diable

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Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.
Footnote de Joseph Cédar

Footnote

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Pour son 5e long métrage, Joseph Cédar évoque encore l’univers juif et religieux dans lequel il place deux philologues (science historique la civilisation juive), qui appartiennent à la même famille : un père et un fils. Le réalisateur choisit de mettre en scène un film indépendant, au particularisme culturel juif mais également universel.
Les Neiges du Kilimandjaro

Les Neiges du Kilimandjaro

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Robert Guédiguian, après quelques « infidélités » fort réussies du reste (le splendide Voyage en Arménie notamment), revient à Marseille avec un film débordant d’humanité. Dégoulinant même, hélas. Too much is too much et cette fois, on déplore, qu’en dépit de son inexpugnable fidélité à ses convictions, il soit allé un peu trop loin dans un pathos mièvre. Mais le dialogue et l’interprétation sauvent la mise.
Bullhead avec Matthias Schoenaerts, Jeroen Perceval

Bullhead

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Après quelques courts-métrages à la qualité variée, Michael R. Roskam passe à la vitesse supérieure avec son poids lourd de sens et de forme ; Bullhead (Rundskop), au titre déjà rugueux, toutes langues confondues. Le réalisateur donne une vraie leçon de mise en scène. Une percussion frontale dans un cinéma flamand qu’on pensait au ralenti depuis la pause effectuée par Fabrice du Welz. Comme un électrochoc visuel, Bullhead assène en une seule frappe l’émergence d’un cinéaste et la mise en « lumière » du talent de Matthias Schoenaerts. Plus qu’une claque, un crash test !
Carnage

Critique : Carnage

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Pour son premier tournage après son arrestation pour viol sur mineur, Roman Polanski a choisi d’adapter la pièce de Yasmina Reza Le Dieu du Carnage. Attiré par cette pièce pour « son unité de lieu et de temps », le réalisateur de The Ghost Writer, relève un vrai challenge, avec en plus un casting plus que brillant : Kate Winslet, Jodie Foster, Christoph Waltz et John C. Reilly. Alors, réussi ? Verdict.
Holly motors avec Eva Mendes

Critique : Holy motors

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De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?

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Espérons que ce très beau film contemplatif qu'est "Hanami" contribue à faire connaître le Cap Vert au monde des cinéphiles. 

Test Blu-ray 4K Ultra HD : The Descent

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The Descent ne cherche pas à amadouer : le film de Neil Marshall préfère plonger directement dans une obscurité qui colle aux doigts, une obscurité presque tactile, comme si la roche elle-même voulait avaler le spectateur.

Football et cinema : les realisateurs qui etaient fous de ballon rond

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Certains realisateurs ne cachent pas leur passion du football. Pas comme anecdote de presse, pas comme hobby de fin de semaine. Comme une obsession...

Critique : Maspalomas

Ça commence dans la veine de L’Inconnu du lac, avec des coups anonymes tirés dans les buissons sur le sable chaud. Or, le volet purement hédoniste ne perdure guère dans Maspalomas. Contrairement au film de Alain Guiraudie, celui de Aitor Arregi et José Mari Goenaga n’a pas besoin d’un prétexte criminel passablement glauque pour faire avancer son histoire.

Test Blu-ray : Hamnet

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Une évidence s’impose dès les premières images de Hamnet : ce film avance avec la démarche assurée de ceux qui savent déjà qu’ils finiront dans les conversations de fin d’année, quelque part entre « meilleur film », « meilleure actrice » et « meilleure photographie ».