Berlinale 2017 : le bilan de Tobias

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Et de deux pour nos voyages toujours aussi plaisants et intenses au , où nous avons désormais nos habitudes. Difficile en effet de ranimer l’euphorie de nos premiers pas du côté de la place de Potsdam l’année dernière, lorsque tout semblait encore nouveau dans cette aventure de festivalier international. Nous avons en effet suivi à quelques détails près le même mode opératoire journalier qu’en 2016, à savoir de découvrir deux ou trois films lors des projections presse en matinée ou en début d’après-midi pour ensuite rentrer travailler sagement sur feu notre micro-ordinateur. Nos points d’ancrage spatial sont également restés identiques, même si nous avons été cette fois-ci plus assidus aux séances matinales du Berlinale Palast, au détriment de la sélection parallèle du Panorama au Cinéstar, victime d’une programmation a priori moins alléchante. Enfin, nous avons tenté d’éviter au maximum le Cinémaxx et ses files d’attente chaotiques, le seul léger inconvénient d’une organisation de festival sinon quasiment sans reproche.

Car contrairement à une consœur allemande qui s’insurgeait d’une façon particulièrement névrosée avant la dernière projection de notre séjour chaque fois trop bref à Berlin, agressant verbalement la pauvre ouvreuse parce qu’elle avait osé la déplacer en même temps que les autres représentants de la presse d’une file à l’autre alors que le début du film n’allait avoir lieu qu’une demi-heure plus tard, nous considérons cette présence au festival comme une immense joie, un grand privilège et absolument pas comme un travail dur et pénible. Y a-t-il une occupation plus plaisante et agréable que de se glisser à longueur de journée dans des salles obscures afin d’y découvrir – après nous avoir laissés émerveiller par le pré-générique du festival avec ses feux d’artifices qui se transforment en ours et inversement – des films venus de tous les continents dans un état de réception entièrement vierge ? Difficile de l’imaginer, bien que le travail rédactionnel qu’une telle immersion suppose nous ait coûté une fois de plus un nombre conséquent d’heures de sommeil. Ce qui constitue tout de même un prix raisonnable à payer pour se gaver de cinéma international, seul ou en petit comité de correspondants français hautement cinéphiles, notre cher rédacteur en chef et fidèle compagnon berlinois Pascal Le Duff en tête !

Seuls les films, choisis selon une gestion d’emploi du temps très pragmatique, laissaient globalement à désirer, malgré notre disposition peut-être un peu trop magnanime de pencher plutôt en faveur d’un film que des esprits plus critiques que le nôtre allaient brûler encore pendant des jours sur le bûcher du crime contre le cinéma. D’où notre soulagement de voir l’un de nos coups de cœur du festival repartir avec le prestigieux Ours d’or et notre frustration de noter que la majorité du palmarès du jury présidé par Paul Verhoeven avait été projetée après notre départ précoce. Il reste néanmoins un profond sentiment de satisfaction après cette deuxième incursion dans la folie de la Berlinale, d’un point de vue thématique un peu trop portée sur les animaux cette année, ainsi qu’une immense gratitude envers les personnes, membres de la famille et amis, qui ont permis à ce séjour d’être une fois de plus une franche réussite ! On croise donc les doigts pour l’année prochaine, même s’il faudra s’armer d’une semaine supplémentaire de patience, puisque le 68ème Festival de Berlin ne se déroulera que du 15 au 25 février 2018 au cœur temporaire du cinéma mondial entre le quartier général de la place de Potsdam et les salles en périphérie qu’il nous reste toujours à explorer.

 

Mon Top 3
de Raoul Peck
de Ildiko Enyedi
Viceroy’s House de Gurinder Chadha

 

Mes critiques des films vus pendant la 67ème Berlinale

L’Autre côté de l’espoir de Aki Kaurismäki – Compétition (critique)

El bar de Alex De La Iglesia – Hors compétition (critique)

Barrage de Laura Schroeder – Forum (critique)

Casting de Nicolas Wackerbarth – Forum (critique)

Django de Etienne Comar – Compétition / Film d’ouverture (critique)

The Dinner de Oren Moverman – Compétition (critique)

Final portrait de Stanley Tucci – Hors compétition (critique)

I am not your negro de Raoul Peck – Panorama Dokumente (critique)

Mr Long de Sabu – Compétition (critique)

On Body and Soul de Ildiko Enyedi – Compétition (critique)

The Party de Sally Potter – Compétition (critique)

Pokot de Agnieszka Holland – Compétition (critique)

Viceroy’s House de Gurinder Chadha – Hors compétition (critique)

Wilde Maus de Josef Hader – Compétition (critique)

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