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Festivals News — 06 février 2018
Toute la mémoire du monde 2018 : le programme

A vos marques, prêts, réservez ! Il ne vous reste en effet que quelques heures pour faire votre marché dans le programme une fois de plus faste du Festival avant l’ouverture des préventes ce mercredi 7 février à midi. La 6ème édition du Festival International du Film Restauré se tiendra pendant cinq jours et en près de cent séances, du 7 au 11 mars, principalement à la , mais également hors les murs, cette année au Christine 21, à l’auditorium du Musée du Louvre, à la Fondation Pathé Jérôme Seydoux et à la Filmothèque du Quartier latin. Comme ce fut le cas lors des éditions précédentes, une carte festival est mise en place au prix de 10 euros, qui permet l’accès à toutes les séances au prix réduit de 4 euros la place. Les cartes d’abonnement respectives sont également acceptées dans leurs salles attitrées pendant la durée du festival et donnent droit au tarif réduit dans les salles partenaires.


Le parrain de l’édition 2018 de ce festival incontournable pour tous les cinéphiles assoiffés de raretés projetées dans des conditions optimales est le réalisateur allemand (*1945). Choisi pour son statut de « cinéaste de la pleine conscience de sa place dans l’histoire du cinéma », Wenders sera présent à Paris pour présenter du mercredi au vendredi ses films retenus dans une rétrospective partielle, ainsi que ses coups de cœur, regroupés dans une carte blanche de quatre films, dont Les Indomptables de Nicholas Ray et Bonjour de Yasujiro Ozu. Il donnera une master class le vendredi 9 mars à 20h30, animée par le directeur général de la Cinémathèque Française Frédéric Bonnaud, après avoir effectué sur la mezzanine de l’American Center une séance de signatures de son dernier ouvrage « Les Pixels de Paul Cézanne et autres regards sur des artistes » paru aux éditions de L’Arche. Parmi la dizaine de ses films montrés en version numérique restaurée, citons Faux mouvement avec Hanna Schygulla, Au fil du temps avec Rüdiger Vogler, L’Ami américain avec Dennis Hopper et L’État des choses avec Patrick Bauchau – Lion d’or au Festival de Venise en 1982 –, qui ressortiront en salles le 14 mars prochain, ainsi que Les Ailes du désir avec Bruno Ganz, de retour sur les écrans le 25 avril.


L’invitée d’honneur du festival est l’actrice (*1946), une icône du cinéma italien au même titre que Sophia Loren, Monica Vitti et Alida Valli. Alors que les raisons principales de sa venue à Paris seront la présentation de la fresque épique de Bernardo Bertolucci 1900 en version restaurée, ainsi qu’une master class le samedi 10 mars à 14h00, elle aussi animée par Frédéric Bonnaud, on pourra également voir cinq autres de ses films mythiques, dont Séduite et abandonnée de Pietro Germi, Le Conformiste de Bernardo Bertolucci et Nous nous sommes tant aimés de Ettore Scola.


La pièce de résistance du festival est comme chaque année une sélection éclectique de restaurations récentes, qui regroupe cette fois-ci pas moins de trente-cinq films venus de France, des États-Unis, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Italie, du Japon et de la République tchèque. Les classiques populaires du Septième Art, comme Les Aventuriers de Robert Enrico, présenté par le fils du réalisateur Jérôme Enrico, Borsalino de Jacques Deray, Le Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer, présenté par Aurore Clément et Jacques Perrin, Les Liaisons dangereuses de Roger Vadim et Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, y croisent des raretés, tels que The Living Idol de Albert Lewin, La Maison de la mort de James Whale, Maurice de James Ivory, présenté par le chef opérateur Pierre Lhomme, L’œil du malin de Claude Chabrol, présenté par Stéphane Audran, et Le Psychodrame de Roberto Rossellini, présenté par Claude Lelouch.


Un procédé technique, prédécesseur de l’Imax, est mis à l’honneur à travers le coup de projecteur sur le Cinerama. En trois productions spectaculaires des années 1950, Cinerama Holiday de Philippe De Lacy et Robert Bendick, Les Sept merveilles du monde de Tay Garnett, Andrew Marton et Ted Tetzlaff et La Grande rencontre de Louis De Rochemont et Bill Colleran, ainsi que le documentaire Cinerama Adventure de David Strohmaier et la curieuse coproduction entre la Russie et Hollywood Cinerama’s Russian Adventure, les spectateurs pourront revivre les sensations d’immersion exotique qui avaient généré à l’époque un léger sursis économique aux superproductions américaines.


Des pépites cinématographiques encore plus confidentielles sont dévoilées à travers le cycle dédié au film noir mexicain. Ce genre, né en partie à cause de l’urbanisation croissante au Mexique pendant les années 1940 et ’50, sera conjugué à travers huit films, dont quatre de Roberto Gavaldon (La Déesse agenouillée), deux de Julio Bracho (Crepusculo), ainsi que Los dineros del diablo de Alejandro Galindo et Que dios me perdone de Tito Davison.


« Hollywood ou le temps d’un retour (en arrière) », tel est l’intitulé d’un cycle en huit films sur l’utopie nostalgique de Hollywood jusqu’au milieu des années ’50, quand on pensait encore pouvoir revenir à l’innocence fantasmée de la belle époque d’avant-guerre. Les témoins de cette illusion passagère se nomment le mythique Boulevard du crépuscule de Billy Wilder, les comédies musicale de légende Le Chant du Missouri de Vincente Minnelli et Chantons sous la pluie de Gene Kelly et Stanley Donen, la satire magistrale Les Voyages de Sullivan de Preston Sturges, ainsi que des films moins bien traités par le passage du temps, tels que Rudolph Valentino Le Grand séducteur de Lewis Allen et Houdini Le Grand magicien de George Marshall.


Une autre cinématographie méconnue est célébrée par le biais de huit perles rares du cinéma hongrois. Vous pourrez y découvrir en avant-première de sa ressortie le 14 mars le deuxième film de la réalisatrice Ildiko Enyedi, Mon vingtième siècle, qu’elle viendra présenter le vendredi 9 mars, cinq jours après la cérémonie des Oscars, où elle concourt dans la catégorie du Meilleur Film étranger avec Corps et âme, Ours d’or du dernier Festival de Berlin. Un autre monstre sacré du cinéma hongrois fera le déplacement, puisque le réalisateur Istvan Szabo donnera une leçon de cinéma à l’issue de la projection de son troisième long-métrage Un film d’amour le dimanche 11 mars. Seront également montrés les films d’autres réalisateurs hongrois reconnus comme André De Toth (Deux filles dans la rue) et Zoltan Fabri (Un petit carrousel de fête).


Personne ne vous en voudra de ne jamais avoir entendu parler de ! Cet ancien jeune premier du cinéma populaire allemand des années ’50 est pourtant devenu un réalisateur de documentaires tout à fait dignes d’intérêt. La Cinémathèque Française montrera deux de ses longs-métrages documentaires, ainsi que treize courts-métrages repartis en trois programmes au cours du festival. Nestler donnera une leçon de cinéma animée par l’éminent Bernard Eisenschitz, le samedi 10 mars.


Troisième et dernier point fort géographique de cette manifestation au rythme de programmation intense, avec un cycle de films anciens britanniques, en guise de portrait de Londres au temps du cinéma muet. Aux côtés de films courts des débuts du cinéma jusqu’aux années 1920, on peut y voir l’un des premiers films du maître Alfred Hitchcock Chantage, ainsi que trois longs-métrages de l’autre célèbre cinéaste londonien de l’époque Anthony Asquith : Un cri dans le métro, Un drame au studio et The Runaway Princess. Parmi les curiosités de cette programmation très british, on vous conseille le conte d’anticipation guerrière High Treason de Maurice Elvey et la production allemande Piccadilly de E.A. Dupont.


Et pour finir, une nuit qui ne pourrait guère paraître plus iconoclaste dans ces temps du sexuellement correct, puisque vous auriez l’occasion de vous en mettre plein les yeux de femmes aux dimensions généreuses lors de la nuit . Celle-ci aura lieu le samedi 10 mars à partir de 23h00 et vous pourrez donc admirer jusqu’au petit matin les œuvres cultes du réalisateur que sont Faster Pussycat Kill Kill, Orgissimo, Supervixens et Megavixens.

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Auteur

Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles