DVD — 03 juin 2016
Test Blu-ray : Dirty papy

 
États-Unis : 2016
Titre original : Dirty grandpa
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h42
Genre : Comédie
Date de sortie cinéma : 3 février 2016
Date de sortie DVD/BR : 3 juin 2016

 

 

Alors qu’il est sur le point d’épouser sans conviction la fille de son patron, Jason, un jeune avocat un peu coincé, se fait embarquer par son grand-père dans un road trip déjanté jusqu’en Floride pour le Spring Break. Personnage haut en couleur et totalement dévergondé, Dick est bien décidé à apprendre à son petit-fils ce que veut dire profiter de la vie…

 

 

Le film

[3,5/5]

Petite comédie trash dans la droite lignée de Very bad trip et autres délires de fêtards en folie, Dirty Papy a réuni environ 221.000 curieux dans les salles obscures au début de l’année, ce qui est un bon petit score pour un film n’ayant bénéficié de quasiment aucune promotion dans l’hexagone. Un succès qui est sûrement dû à la présence au casting de Robert De Niro, qui renoue avec la comédie six ans après Mon beau-père et nous, et nous propose ici une composition de grand-père passablement obsédé et jurant comme un charretier, cassant nettement avec ses rôles habituellement plus taciturnes.

Le film met également scène l’ex-idole des adolescentes Zac Efron, anciennement héros de la saga High school musical et depuis quelques années spécialisé dans la comédie graveleuse (Nos pires voisins, Célibataires ou presque), histoire de rompre définitivement avec ses débuts passés dans le giron de Disney. S’il est nettement moins connu des pré-pubères aujourd’hui, il était jusqu’en 2006 (la préhistoire !) une sorte d’équivalent pour les jeunes françaises d’un Justin Bieber mélangé avec Kev Adams. Le kif physique d’une génération de jeunes filles en fleur aujourd’hui pour la plupart mères de famille, et apparaissant aux yeux des jeunes d’aujourd’hui comme un « vieux » de 29 ans de plus, même s’il s’avère toujours très beau gosse dans son genre.

Ne rechignant jamais à largement dévoiler son physique parfait devant la caméra, Zac Efron est, avec sa tête de premier de la classe / gendre idéal, d’ailleurs l’acteur idéal pour la comédie « trash », genre dont Dirty Papy est un fier représentant. D’une vulgarité absolue, enchainant les outrances et les situations rocambolesques, le film de Dan Mazer (collaborateur régulier de Sacha Baron Cohen) ne fait ni dans la dentelle, ni dans la demi-mesure. Et s’il faut admettre qu’étant donné son ton décomplexé et volontiers gras, le film ne s’attirera certainement pas toutes les sympathies, il faut tout de même avouer que le spectateur rira franchement, et à intervalles plutôt réguliers : c’est bien là l’essentiel !

 


 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Le Blu-ray édité par Metropolitan Vidéo fait une nouvelle fois honneur à son support Haute Définition. Le transfert 1080p de Dirty Papy est en effet bluffant de précision, avec un piqué et un niveau de détail assez époustouflant ; les couleurs sont éclatantes et naturelles, que cela soit durant les scènes de « springbreak » ou durant les scènes nocturnes. Qu’il s’agisse des plans d’ensemble ou de détail, tout est parfait : contrastes et niveaux de noirs sont également impressionnants de profondeur, et le transfert semble exempt de toute trace de bruit, fourmillements, banding ou tout autre écueil numérique. Un sans faute donc. Côté bande sonore, VF et VO sont toute deux proposées dans des mixages DTS-HD Master Audio 5.1 de haute volée, naturellement riches en basses durant les séquences les plus agitées. Les deux mixages rivalisent d’effets d’ambiance, en particulier durant les impressionnantes scènes de fête. Les dialogues sont par ailleurs toujours clairs ; on privilégiera la version originale, plus convaincante pour de simples raisons artistiques.

Du côté des suppléments, l’éditeur nous propose une bonne plâtrée de bonus avec tout d’abord un amusant making of, que viennent compléter quelques featurettes consacrées notamment aux personnages campés à l’écran par Jason Mandzoukas (l’irrésistible barbu de Nos pires voisins) et (Life after Beth). Un bêtisier ferme le bal pour une galette impeccable.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles