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Gungala, première « fille de la jungle » en DVD pour Artus Films

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Le cinéma bis italien des années 60/70 allait chercher son inspiration dans divers recoins de la culture populaire. Parmi les influences les plus marquantes, il y avait bien sûr les « fumetti » (bandes dessinées populaires italiennes), qui inondaient littéralement le marché du divertissement à l’époque. Mais comme on le sait bien, rien ne se perd, tout ce recycle : les fumetti reprenaient eux-mêmes bien souvent les mécanismes du « serial », ces films à petit budget destinés au grand écran fonctionnant selon le principe du feuilleton, très populaires durant la première moitié du vingtième siècle.

Test DVD : Les sirènes d’Atlantis

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Les sirènes d’Atlantis est réputé pour avoir eu un tournage compliqué, s’étant étalé sur plusieurs mois et ayant occasionné plusieurs sessions de « reshoots » ; le film a par ailleurs vu plusieurs cinéastes se succéder à la barre : après Arthur Ripley, John Brahm et –selon la légende– Douglas Sirk, c’est finalement le monteur Gregg G. Tallas qui sera crédité en tant que réalisateur. Et de façon assez paradoxale, c’est peut-être finalement la patte du monteur que l’on retrouvera de la façon la plus nette au cœur de ces Sirènes d’Atlantis, dans le sens où le film s’avère un véritable petit trésor de rythme et d’efficacité, passant comme une lettre à la poste et ne laissant pas au spectateur voir le temps passer.

Test DVD : L’évadé de l’enfer

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Si une telle approche du cinéma fantastique tendrait évidemment à faire sourire le spectateur contemporain, dans les années 40, il n’était pas rare qu’un film mette en scène l'enfer, le paradis, Dieu et des anges en tous genres. On pense par exemple a des films célèbres tels que Le défunt récalcitrant (Alexander Hall, 1941), Le ciel peut attendre (Ernst Lubitsch, 1943), Une question de vie ou de mort (Michael Powell et Emeric Pressburger, 1946) ou encore L'évadé de l'enfer (Archie Mayo, 1946) qui nous intéresse aujourd'hui.

Test DVD : Les yeux dans les ténèbres

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Dans les années 40, afin d'insuffler un peu d'originalité au cœur des films policiers nous proposant, à la manière des enquêtes de Sherlock Holmes, de résoudre avec les personnages une énigme ou un mystère quelconque, les scénaristes se sont mis à créer des enquêteurs franchement inattendus, dans le but de dépoussiérer le genre à grands coups de relents exotiques ou même franchement comiques : on pense notamment à la saga L'introuvable (The thin man), aux détectives asiatiques Charlie Chan, Monsieur Moto ou Mr. Wong, ou encore à Bulldog Drummond, qui ont tous marqué le genre de leur empreinte à travers quelques films.

Test DVD : La vengeance de la femme au serpent

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Suite tardive des Marais de la haine (Gator bait, 1974 – lire notre article), La vengeance de la femme au serpent (Gator bait II : Cajun justice, 1988) permet à Beverly et Ferd Sebastian de proposer au public une espèce de « variation » sur le thème du premier film. Difficile en effet de réellement parler de suite, car si certains personnages du film original sont réutilisés, il ne semble pas réellement y avoir de continuité entre Gator bait et Gator bait II : une façon peut-être de souligner le côté « archétypal » des personnages évoluant au cœur des deux films. Et dans le rôle de la sauvageonne rouquine qui va dessouder tout le monde à grands coups de calibre 12 dans le cul, en lieu et place de Claudia Jennings, décédée en 1979, on trouvera donc Jan MacKenzie. Actrice à la carrière très furtive, Jan MacKenzie s’avère une personnalité dont on ne sait finalement que peu de choses, les informations la concernant s’avérant assez nébuleuses. Si le site de référence IMDb nous indique qu’elle est (ou a été) mariée à Ben Sebastian, un des fils du couple de réalisateurs, l’entretien avec les deux cinéastes disponible sur le DVD nous indique au contraire qu’elle était mariée avec Tracy Sebastian, qui reprenait dans La vengeance de la femme au serpent le rôle de Big T qu’il avait tenu, enfant, dans Les marais de la haine. Comme si cela n’était pas encore assez compliqué, Tracy Sebastian est crédité au générique sous le nom de Tray Loren ; IMDb présente d’ailleurs Tracy Sebastian et Tray Loren comme deux personnes différentes. Cependant, l’ex-acteur est inscrit sur Facebook sous le nom de Tracy Loren Sebastian, et ne semble plus être marié avec Jan Sebastian / MacKenzie. Concernant l’actrice, on sait qu’elle s’est retirée du cinéma à la fin des années 80 et s’était lancée en 2009/2010 dans la fabrication de plateaux de service artisanaux sur mesure. Son site n’existe cependant plus, et son compte Twitter n’a pas donné de signe de vie depuis 2013, date à laquelle elle faisait de la publicité pour les bougies artisanales fabriquées par son fils. Cela dit, la découverte de ces éléments disparates ne font finalement que confirmer que le clan Sebastian était décidément tourné vers une certaine culture de « l’artisanat », impression tenace et durable à la découverte de La vengeance de la femme au serpent.

Test Blu-ray : Bad trip 3D

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Produit par Artus Films en 2014, Bad Trip 3D est une comédie horrifique ayant eu l’honneur de se voir présentée, d'abord sous le titre Paranormal Bad Trip 3D, au Festival Hallucinations Collectives de Lyon, puis au FiFiGroT ou Festival International du Film Grolandais de Toulouse durant l’année 2014. Le film sortirait finalement dans un circuit très réduit de salles françaises en juin 2016, sous le titre Bad Trip 3D qu’on lui connaît aujourd’hui. Il s’agit bien sûr d’un film très indépendant réalisé par Frédéric Grousset. Mais qu’on se le dise : de la même manière que les livres édités à compte d’auteur ne sont pas tous à jeter, les films produits sans la moindre aide de l’état ne sont pas non plus forcément synonymes de nanars amateurs.

Test DVD : Les marais de la haine

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La figure du « plouc » américain ou « redneck » fait partie intégrante de la culture populaire. Selon la région des États-Unis d'où ils proviennent, on les appelle parfois « hillbillies », « crackers », « moonshiners » ou tout simplement « hicks ». Dans l'inconscient collectif, on a automatiquement en tête cette image du péquenaud abruti, nu sous sa salopette, chapeau de paille ou casquette vissés sur la tête. Une représentation pittoresque et globalement sympathique, popularisée par son omniprésence au cœur des dessins animés, comédies et autres séries TV durant les années 70/80 – tout le monde a vu Peter et Elliott le dragon ou la série Shérif fais moi peur, les rednecks sont « rigolos », et de nos jours, la tradition du gentil plouc se perpétue dans plusieurs genres artistiques, des comics (Redneck de Donny Cates et Lisandro Estherren) à la photo (Robert Alvarado) en passant par la musique (Steve 'n' Seagulls).

Test Blu-ray : Frayeurs

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Il n’est point besoin d’être particulièrement érudit et/ou spécialiste en littérature anglo-saxonne pour deviner, dès les premières minutes de Frayeurs, que le scénario imaginé par Dardano Sacchetti et Lucio Fulci se veut un hommage appuyé à l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft. En effet, dès le plan d’ouverture, le film emmène le spectateur dans le cimetière de Dunwich – ville imaginaire du Massachusetts créée par Lovecraft pour les besoins de la nouvelle « L’abomination de Dunwich » en 1929. De fait, les auteurs du film ont ainsi opté pour une façon habile de « préparer » le spectateur à ce qui va suivre, en le plaçant d’entrée de jeu au cœur d’un monde macabre, au cœur duquel il sait qu’il risque de perdre tout repère rationnel.

Test Blu-ray : Selle d’argent

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Surtout connu auprès des amateurs de westerns spaghetti comme le dernier représentant du genre avec le très intéressant Adios California (Michele Lupo, 1977), Selle d’argent a une importance historique certaine, dans le sens où il marque véritablement la « fin d’une époque ». La fin d’une époque pour le western transalpin bien sûr, après une dizaine d’années de bons et loyaux services rendus au cinéma populaire italien ; mais ce western marque également un tournant dans la carrière de cinéaste de Lucio Fulci. En effet, Selle d’argent marque en quelque sorte la fin des « vaches maigres » pour le cinéaste : c’est à la suite de l’échec commercial de ce film qu’il se lancera à corps perdu dans le cinéma d’horreur « gore » avec L’enfer des zombies, film majeur qui lui apporterait la gloire et le succès un peu partout autour du monde.

Test Blu-ray : L’au-delà

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Certains cinéastes ont réellement acquis leur statut ainsi que leurs lettres de noblesse non pas dans les salles de cinéma mais avec l'avènement de la VHS domestique. A force de bouffer de la K7 vidéo et de traîner leurs guêtres dans les vidéo-clubs les plus douteux au fil des années 80, une nouvelle race de cinéphages (âgés de quarante à cinquante ans aujourd'hui) a en effet érigé un culte ardent autour de certains réalisateurs généralement oubliés par la critique, et dont les films figuraient sur la liste des tristement célèbres « video nasties », cette fameuse liste gouvernementale anglaise recensant les films trop gore, obscènes, malsains ou dérangeants pour être exploités en vidéo de l'autre côté de la Manche. Dans la liste des 72 video nasties, le nom d'une poignée de cinéastes aujourd'hui « cultes » avait l'insigne honneur (horreur) d’apparaître plusieurs fois : on recensait en effet deux films de Dario Argento, de Tobe Hooper, d'Umberto Lenzi, de Joe D'Amato ou encore de Ruggero Deodato. Mais seulement deux metteurs en scène apparaissaient à TROIS reprises sur la liste : Jess Franco et Lucio Fulci.

Test Blu-ray : 3 films de Jess Franco chez Artus Films

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Avec 60 ans de carrière et plus de 200 films répertoriés sur le site de référence IMDb, Jess Franco est un des artisans du « bis » les plus prolifiques des années 60/70. Régulièrement traitée avec la condescendance traditionnellement réservée au cinéma d’exploitation de l’époque, la filmographie de Jess Franco contient pourtant une véritable série de petits chefs d’œuvres, qui transcendent littéralement la notion de cinéma « bis ». Les éditeurs vidéo semblent d’ailleurs en être parfaitement conscients : comme pour fêter les cinq ans de la disparition du cinéaste, 2018 sera l’année Franco ! Après la sortie au mois d’avril chez Gaumont des Blu-ray de Cartes sur tables et du Diabolique docteur Z et Cartes sur table, le cinéaste est désormais à l’honneur chez Artus Films, avec la sortie début juin de La fille de Dracula (1972), Les démons (1973) et Les expériences érotiques de Frankenstein (1973), également en Haute Définition. Et en juillet, ce sera au tour du Journal intime d'une nymphomane (1973) et des Possédées du diable (1974) de débarquer dans de superbes éditions Blu-ray sous les couleurs du Chat qui fume…

Test Blu-ray : L’enfer des zombies

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Après une première édition « collector » sortie il y a de nombreuses années sous les couleurs de Neo Publishing, L’enfer des zombies débarque aujourd’hui au sein d’un très beau coffret Combo Blu-ray + DVD édité par Artus Films, le tout s’imposant dans un superbe mediabook garni d’un livret de 80 pages intitulé « Fulci, zombies et opportunisme : Quand les morts-vivants ont envahi le cinéma italien », et proposant des textes signés David Didelot, Didier Lefèvre et Gilles Vannier, sous la direction de Lionel Grenier (du site luciofulci.fr), le tout étant naturellement accompagné de nombreuses photos. Si Artus n’a malheureusement pas été en mesure de nous fournir une copie du livret ni de version finalisée du mediabook, on fait confiance à l’éditeur à qui il tenait probablement à cœur de livrer une édition de référence s’imposant également comme un très bel objet de collection.