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Test DVD : Le gladiateur magnifique

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Alors que Riccardo Freda avait remis le péplum au goût du jour en 1953 avec son Spartacus, et avec le succès mondial des Travaux d'Hercule Pietro Francisci en 1958, Cinecittà s'est mis à produire en masse des films de gladiateurs et de sympathiques musclés aux corps huilés dont on nous contait les innombrables aventures : Hercules, Maciste, Samson, Ursus ou encore Goliath ont donc commencé à envahir les cinémas de quartier, pour le plus grand plaisir des amateurs de bis et de cinéma populaire. Cependant, et dès la première moitié des années 60,

Test Blu-ray : Beatrice Cenci – Liens d’amour et de sang

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Film historique fortement teinté de stupre et de violence, Beatrice Cenci est pourtant avant toute chose une pure « reconstitution », revenant à l'aide d'une narration volontairement éclatée sur le procès de la famille Cenci au XVIème Siècle – une affaire de meurtre extrêmement connue en Italie et dans le monde entier, ayant inspiré de nombreuses œuvres littéraires, musicales et dramaturgiques (Stendhal, Alexandre Dumas, Percy Shelley, Alberto Moravia, Antonin Artaud, Stefan Zweig, Frederic Prokosch, Alfred Nobel, Alberto Ginastera...). Les Cenci sont donc trois frères et sœurs nobles accusés du meurtre avec préméditation de leur père, Francesco Cenci, un homme violent ayant abusé de plusieurs d'entre eux. Après l'avoir empoisonné et littéralement massacré à coups de marteau, ils maquilleront leur crime sordide en accident, mais leur culpabilité sera rapidement mise à jour : ils seront reconnus coupables et condamnés à mort. Giacomo Cenci, 31 ans, eut la tête écrasée sur le billot d'un coup de maillet, puis il fut démembré et ses membres accrochés aux quatre coins de la place. Beatrice Cenci, 22 ans, et Lucrezia Petroni (seconde femme de Francesco) furent décapitées.

Test Blu-ray : Hercule contre les vampires

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Si vous aimez les films de gladiateurs, vous connaissez forcément Reg Park, le bodybuilder anglais ayant incarné Hercule, Maciste ou Samson dans un nombre incalculable de films. Vu de loin en effet, on peut avoir l'impression que les musclés de l'époque, Steve Reeves, Reg Park ou Kirk Morris, se sont battus pendant des années pour exhiber leur corps huilé devant un public conquis. Sauf qu'en réalité, si Reeves et Morris ont en effet tous deux tourné dans une vingtaine de films, Reg Park quant à lui n'aura été vu que dans cinq films, et seulement cinq, entre 1961 et 1965. Successeur de Steve Reeves au titre de « plus bel athlète du Monde » (F.F.C.P.H. - Londres, 1951), Park n'en marquera pas moins les mémoires, s'imposant notamment comme inspiration et mentor d'Arnold Schwarzenegger dans le domaine du culturisme. En 1970, alors âgé de 42 ans, il céderait d'un demi-point le titre de Mr. Univers à Schwarzenegger. En 1973, lors de sa dernière compétition, il finirait de nouveau deuxième au concours de Mr. Univers... à 45 ans, c'est pas mal.

Test Blu-ray : Sunday in the country

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Ces voyous sont venus ici pour échapper à la police, ils sont prêts à tout. Ils nous auraient tué tous les trois et pris la voiture si je n'avais pas tué le premier. (…) J'ai toujours su protéger ce que je possédais moi-même. J'ai jamais eu besoin de personne

Test Blu-ray : Viva Django

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Initié par l'excellent Pour une poignée de dollars en 1964, le western spaghetti aura fait les beaux jours du cinéma populaire italien : plus de 700 westerns auraient en effet été tournés en Europe en l'espace, grosso modo, d'une quinzaine d'années. Si le genre a contribué à révéler plusieurs cinéastes majeurs, les acteurs ayant joué les cow-boys solitaires sous le cagnard de Cinecittà durant ces années là ont tous eu à souffrir de l'ombre d'un seul et même acteur devenu le représentant ultime et mythique du genre : on veut bien sûr parler de Clint Eastwood. Mètre étalon du cow-boy de cinéma, Eastwood et son personnage de l'homme sans nom ont créé de nombreuses vocations et donné naissance à de nombreux rejetons illégitimes, à qui cependant une poignée de cinéphiles vouent parfois un culte aussi ardent que vivace... On pense à des acteurs tels que Giuliano Gemma, Gianni Garko, Peter Lee Lawrence, George Hilton, William Berger ou bien sûr celui qui nous intéresse tout particulièrement aujourd'hui : le ténébreux Anthony Steffen, qui fut d'ailleurs le héros de 25 westerns spaghetti entre 1965 et 1974.

Test Blu-ray : Furie au Missouri

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Furie au Missouri est un western « spaghetti » sorti en 1967, soit un an après Le bon, la brute et le truand ou, pour citer quelques-uns de ses contemporains, la même année que des films tels que Tire encore si tu peux, La mort était au rendez-vous ou encore Le dernier face-à-face. Autant dire dès lors qu'avec le recul, ce western « à l'ancienne » et extrêmement classique paraîtra sans doute un peu anachronique si on le rattache à une époque où le genre était en pleine mutation, et proposait des films très différents du modèle américain. Ici au contraire, on navigue en plein western classique, un récit de vengeance porté par un cowboy (Peter Lee Lawrence, 23 ans) aux allures de très jeune homme, qui ne sera pas sans rappeler les films mettant en scène Audie Murphy, à la même période de l’autre côté de l’Atlantique. Et comme dans les films mettant en scène Audie Murphy, tout paraîtra très « coloré » à l’image, avec des cowboys et des soldats très propres sur eux, bien coiffés et affichant des costumes flambant neufs et parfaitement repassés.

Test Blu-ray : Au service du diable

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Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.

Test Blu-ray : Un dollar entre les dents

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Même si cela a été dit et redit à longueur de critique, il est franchement très difficile de ne pas remarquer les similitudes appuyées entre Un dollar entre les dents (Luigi Vanzi, 1967) et Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964), œuvre fondatrice du western spaghetti.

Test Blu-ray : Cérémonie sanglante

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En France, ce que l’on connaît du cinéma de Jorge Grau se résume globalement à un seul film : le très intéressant – quoiqu’un peu surfait – Massacre des morts-vivants, un film de zombies à la sauce hippie / écolo sont la réputation a largement traversé les frontières. S’il s’agit probablement du film qui lui permettra d’atteindre une certaine forme d’immortalité, Jorge Grau est pourtant le réalisateur d’une petite vingtaine de longs-métrages, dont la distribution s’est le plus souvent limitée à son seul pays, l’Espagne.

Test Blu-ray : Le retour de Ringo

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Pour ceux qui l'ignoreraient, Le retour de Ringo est la suite de Un pistolet pour Ringo, réalisé la même année avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. Mais en revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente : si Un pistolet pour Ringo marchait globalement sur les plate-bandes de Sergio Leone période Pour une poignée de dollars, avec un Giuliano Gemma en démarcation de l'homme sans nom interprété par Clint Eastwood, Le retour de Ringo s'impose comme une œuvre beaucoup plus sérieuse, aux relents tragiques, très éloignée de la décontraction de façade du film précédent.

Test Blu-ray : Les tueurs de l’Ouest

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Il y a des films qui s'imposent comme tellement « fondateurs », tellement « anthologiques » lors de leur sortie qu'ils tendent un peu à éclipser tous les autres évoluant dans le même genre. Avec les années qui nous séparent de sa sortie dans les salles françaises (le 27 août 1969), Il était une fois dans l'Ouest est de ceux-là. Avec le recul, on en viendrait même à oublier que le film de Sergio Leone était déjà la quatrième expérience du maestro italien dans le western que l'on nomme « spaghetti », et qu'il a débarqué sur les écrans français très tardivement, se posant presque comme un « chant du cygne » pour le western européen.

Test Blu-ray : Guillaume Tell

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Dans les années 60, à la faveur de quelques coproductions internationales, on a vu fleurir sur tous les écrans d’Europe de grands films populaires qui faisaient la joie des familles et des cinémas de quartier : films d’aventures, films de cape et d’épée et autres romances historiques ont donc largement alimenté l’imaginaire de l’époque. Les anglais avaient leur Robin des Bois, les français ont eu Jean Marais au cinéma (presque une figure historique à lui tout seul vu le nombre de personnages qu’il a incarné) puis Thierry la fronde à la télé, les hollandais ont eu Floris, et les suisses quant à eux ne juraient que par leur héros national, également adapté au cinéma : Guillaume Tell.