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Test Blu-ray : Hercule contre les vampires

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Si vous aimez les films de gladiateurs, vous connaissez forcément Reg Park, le bodybuilder anglais ayant incarné Hercule, Maciste ou Samson dans un nombre incalculable de films. Vu de loin en effet, on peut avoir l'impression que les musclés de l'époque, Steve Reeves, Reg Park ou Kirk Morris, se sont battus pendant des années pour exhiber leur corps huilé devant un public conquis. Sauf qu'en réalité, si Reeves et Morris ont en effet tous deux tourné dans une vingtaine de films, Reg Park quant à lui n'aura été vu que dans cinq films, et seulement cinq, entre 1961 et 1965. Successeur de Steve Reeves au titre de « plus bel athlète du Monde » (F.F.C.P.H. - Londres, 1951), Park n'en marquera pas moins les mémoires, s'imposant notamment comme inspiration et mentor d'Arnold Schwarzenegger dans le domaine du culturisme. En 1970, alors âgé de 42 ans, il céderait d'un demi-point le titre de Mr. Univers à Schwarzenegger. En 1973, lors de sa dernière compétition, il finirait de nouveau deuxième au concours de Mr. Univers... à 45 ans, c'est pas mal.

Test Blu-ray : Sunday in the country

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Ces voyous sont venus ici pour échapper à la police, ils sont prêts à tout. Ils nous auraient tué tous les trois et pris la voiture si je n'avais pas tué le premier. (…) J'ai toujours su protéger ce que je possédais moi-même. J'ai jamais eu besoin de personne

Test Blu-ray : Viva Django

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Initié par l'excellent Pour une poignée de dollars en 1964, le western spaghetti aura fait les beaux jours du cinéma populaire italien : plus de 700 westerns auraient en effet été tournés en Europe en l'espace, grosso modo, d'une quinzaine d'années. Si le genre a contribué à révéler plusieurs cinéastes majeurs, les acteurs ayant joué les cow-boys solitaires sous le cagnard de Cinecittà durant ces années là ont tous eu à souffrir de l'ombre d'un seul et même acteur devenu le représentant ultime et mythique du genre : on veut bien sûr parler de Clint Eastwood. Mètre étalon du cow-boy de cinéma, Eastwood et son personnage de l'homme sans nom ont créé de nombreuses vocations et donné naissance à de nombreux rejetons illégitimes, à qui cependant une poignée de cinéphiles vouent parfois un culte aussi ardent que vivace... On pense à des acteurs tels que Giuliano Gemma, Gianni Garko, Peter Lee Lawrence, George Hilton, William Berger ou bien sûr celui qui nous intéresse tout particulièrement aujourd'hui : le ténébreux Anthony Steffen, qui fut d'ailleurs le héros de 25 westerns spaghetti entre 1965 et 1974.

Test Blu-ray : Furie au Missouri

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Furie au Missouri est un western « spaghetti » sorti en 1967, soit un an après Le bon, la brute et le truand ou, pour citer quelques-uns de ses contemporains, la même année que des films tels que Tire encore si tu peux, La mort était au rendez-vous ou encore Le dernier face-à-face. Autant dire dès lors qu'avec le recul, ce western « à l'ancienne » et extrêmement classique paraîtra sans doute un peu anachronique si on le rattache à une époque où le genre était en pleine mutation, et proposait des films très différents du modèle américain. Ici au contraire, on navigue en plein western classique, un récit de vengeance porté par un cowboy (Peter Lee Lawrence, 23 ans) aux allures de très jeune homme, qui ne sera pas sans rappeler les films mettant en scène Audie Murphy, à la même période de l’autre côté de l’Atlantique. Et comme dans les films mettant en scène Audie Murphy, tout paraîtra très « coloré » à l’image, avec des cowboys et des soldats très propres sur eux, bien coiffés et affichant des costumes flambant neufs et parfaitement repassés.

Test Blu-ray : Au service du diable

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Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.

Test Blu-ray : Un dollar entre les dents

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Même si cela a été dit et redit à longueur de critique, même si à la fois Alain Petit et Curd Ridel le font remarquer au sein de l’édition « Mediabook » Blu-ray + DVD + Livre made in Artus Films, il est franchement très difficile de ne pas remarquer les similitudes appuyées entre Un dollar entre les dents (Luigi Vanzi, 1967) et Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964), œuvre fondatrice du western spaghetti.

Test Blu-ray : Cérémonie sanglante

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En France, ce que l’on connaît du cinéma de Jorge Grau se résume globalement à un seul film : le très intéressant – quoiqu’un peu surfait – Massacre des morts-vivants, un film de zombies à la sauce hippie / écolo sont la réputation a largement traversé les frontières. S’il s’agit probablement du film qui lui permettra d’atteindre une certaine forme d’immortalité, Jorge Grau est pourtant le réalisateur d’une petite vingtaine de longs-métrages, dont la distribution s’est le plus souvent limitée à son seul pays, l’Espagne.

Test Blu-ray : Le retour de Ringo

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Pour ceux qui l'ignoreraient, Le retour de Ringo est la suite de Un pistolet pour Ringo, réalisé la même année avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. Mais en revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente : si Un pistolet pour Ringo marchait globalement sur les plate-bandes de Sergio Leone période Pour une poignée de dollars, avec un Giuliano Gemma en démarcation de l'homme sans nom interprété par Clint Eastwood, Le retour de Ringo s'impose comme une œuvre beaucoup plus sérieuse, aux relents tragiques, très éloignée de la décontraction de façade du film précédent.

Test Blu-ray : Les tueurs de l’Ouest

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Il y a des films qui s'imposent comme tellement « fondateurs », tellement « anthologiques » lors de leur sortie qu'ils tendent un peu à éclipser tous les autres évoluant dans le même genre. Avec les années qui nous séparent de sa sortie dans les salles françaises (le 27 août 1969), Il était une fois dans l'Ouest est de ceux-là. Avec le recul, on en viendrait même à oublier que le film de Sergio Leone était déjà la quatrième expérience du maestro italien dans le western que l'on nomme « spaghetti », et qu'il a débarqué sur les écrans français très tardivement, se posant presque comme un « chant du cygne » pour le western européen.

Test Blu-ray : Guillaume Tell

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Dans les années 60, à la faveur de quelques coproductions internationales, on a vu fleurir sur tous les écrans d’Europe de grands films populaires qui faisaient la joie des familles et des cinémas de quartier : films d’aventures, films de cape et d’épée et autres romances historiques ont donc largement alimenté l’imaginaire de l’époque. Les anglais avaient leur Robin des Bois, les français ont eu Jean Marais au cinéma (presque une figure historique à lui tout seul vu le nombre de personnages qu’il a incarné) puis Thierry la fronde à la télé, les hollandais ont eu Floris, et les suisses quant à eux ne juraient que par leur héros national, également adapté au cinéma : Guillaume Tell.

Test Blu-ray : Les vieilles légendes tchèques

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Après des siècles d’une tradition vivace liée aux marionnettes, il était presque naturel que la Tchécoslovaquie s’impose comme le pays précurseur en termes d’animation en « volume », utilisant des marionnettes filmées image par image. S’il est vrai qu’il s’agit d’un domaine peu connu et vaguement méprisé par l’Histoire du cinéma avec un grand H, si très peu de films ont à ce jour été distribués en France en DVD ou en Blu-ray, on connaît néanmoins de nombreux cinéastes tchèques s’étant fait un « nom » à l’international en tant que pionniers et/ou véritables génies de l’animation : on pense bien sûr à Karel Zeman (1910-1989), à Břetislav Pojar (1923-2012), à Jan Svankmajer (né en 1934) ou encore à Jiří Barta (né en 1948)…

Test Blu-ray : Le moulin des supplices

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Sous l’impulsion des petits trésors tournés par la Hammer à la fin des années 50, d’autres pays ont commencé à explorer les arcanes du cinéma d’épouvante à tendance « gothique ». On pense bien sûr aux Etats-Unis, avec la superbe série de films de Roger Corman adaptés d’Edgar Poe notamment, mais également à l’Italie, toujours très friande en termes de divertissement populaire, qui s’est peu à peu mise, au tournant des années 60, à verser dans le cinéma fantastique. Et si beaucoup de cinéphiles parlent encore régulièrement de cinéma « bis » à l’évocation des films transalpins tournés à l’époque, on est pourtant en présence d’un véritable « âge d'or » du fantastique italien, dont les fers de lance seront bien sûr les films de Mario Bava et Riccardo Freda, dont les films ont traversé le temps de la façon la plus classe qui soit. Mais on n’oubliera pas les fiers artisans du genre, tels qu’Antonio Margheriti (La vierge de Nuremberg, La sorcière sanglante), Massimo Pupillo (La vengeance de Lady Morgan, Cimetière pour morts-vivants) ou encore Giorgi Ferroni, qui signait avec Le moulin des supplices un véritable petit classique de l’épouvante gothique all'italiana, en plus d’être une œuvre clairement fondatrice dans le sens où elle fut sans doute tournée parallèlement au Masque du démon de Mario Bava.