Test DVD : Le lion de Saint Marc

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Italie : 1963
Titre original :
Réalisation :
Scénario : , ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h24
Genre : Aventures
Date de sortie cinéma : 27 mai 1964
Date de sortie DVD : 6 juillet 2021

La cité de Venise est la cible d’attaques régulières de la part d’une bande de pirates, sous l’impuissance des doges. Le fils de l’un d’eux, Manrico, lors du bal en l’honneur de ses fiançailles avec Isabella, subit une nouvelle attaque. Le soir même, il réunit quelques amis et décide de passer à l’action afin de mettre un terme à ces prédations…

Le film

[3,5/5]

Il n’y a pas beaucoup plus à dire sur Le lion de Saint-Marc que ce que l’on affirmait hier, avec une pointe d’émotion nostalgique, concernant  : il s’agit en effet d’un « autre » film d’aventures mis en scène en 1962 avec soin et rigueur par l’italien , qui fut, entre 1955 et 1965, un très prolifique metteur en scène de divertissement populaire. Péplums, films de pirates, de Sandokan ou de Zorro, il réaliserait rien de moins que 32 films durant cette décennie, prouvant par cette frénésie créatrice son amour de l’exotisme et du film en costumes.

Réalisé par en 1963, Le lion de Saint-Marc s’inscrit d’ailleurs entre le film de pirates classique et le film de justicier à la Zorro, incarné ici par un en héros masqué. Ce dernier ne sera à priori pas tellement dépaysé, puisqu’il venait tout juste d’incarner le personnage dans Zorro et les trois mousquetaires, déjà devant la caméra de Capuano. serait également de la partie, un an à peine après sa prestation dans , signé du même réalisateur. Autant dire que Le lion de Saint-Marc s’est fait « en famille », avec une équipe bien rôdée devant et derrière la caméra.

La différence principale entre et se situe dans le glissement entre le classique récit de pirates et la pure histoire d’aventures. Le gros du spectacle ne se déroulera donc plus sur l’eau, même si le décor de Venise tend forcément à lui donner une place importante. Ainsi, si a fait le choix de sortir sous son label « Piraterie », on suit bien d’avantage ici le schéma narratif du film de cape et d’épées, avec tout ce que cela implique de conspirations, de rebondissements et de romance.

Porté par les prestations conjointes de et de , tous deux excellents, s’avère en effet un plaisir populaire tout à fait premier degré mettant en scène une intrigue au cœur de laquelle le spectateur trouvera son compte de spectacle old school, de tenues bigarrées, de bravoure, de trahison(s) et de sens du sacrifice. Bénéficiant d’une photo superbe, de décors soignés et d’un « production design » assez bluffant pour une série B, le film de est placé sous le signe du divertissement et du cinéma « plaisir ».

Quel plaisir intense en effet que de renouer pendant un peu moins d’une heure et demie avec un genre aujourd’hui disparu ! Pétri de rebondissements et imposant un rythme ne provoquant jamais le moindre sentiment d’ennui et/ou de répétition, nous plonge dans la plus simple et la plus authentique des joies. Mise en scène soignée, combats habilement chorégraphiés, romance solide… Spectaculaire et réussi à tous points de vue, le film est un véritable concentré de plaisir nostalgique. Peu importe donc si l’intrigue est cousue de fil blanc : les frissons sont plus que jamais au rendez-vous !

Le DVD

[4/5]

Comme on l’a dit un peu plus haut, est donc sorti chez le 6 juillet, et le film de a intégré la collection « Piraterie » créée il y a quelques années par l’éditeur en même temps qu’un autre film de Capuano, , réalisé l’année précédente et mettant également en scène . Le film est proposé au format DVD uniquement, dans un Digipack deux volets reprenant la belle affiche d’époque.

Côté master, a visiblement un peu moins souffert des affres du temps que l’autre gros félin maritime proposé à la même date par Artus. Le film s’offre en effet une présentation plus convaincante, avec de belles couleurs et des contrastes solides, faisant honneur à la jolie photo du film signée Alvaro Mancori, tout en composant de façon adroite avec les limites d’un encodage en définition standard. L’image est propre et lumineuse, le piqué assez précis et les couleurs naturelles : c’est tout simplement parfait. Côté son, l’éditeur nous propose de découvrir le film dans des mixages VF / VO en Dolby Digital 2.0, sans souffle ; dans les deux cas, le rendu acoustique s’avère tout à fait convaincant. Le doublage français d’origine nous permet de retrouver plusieurs acteurs déjà à l’œuvre sur  : on pourra y reconnaître les voix de Jacques Thebault, Jacqueline Porel, Jany Clair ou encore Jacques Deschamps.

Dans la section suppléments, on commencera avec une présentation du film par Christian Lucas (15 minutes), qui s’attardera dans un premier temps sur le « Saint Marc » du titre, pour ensuite replacer dans son contexte de tournage tout autant qu’au sein de la filmographie de . Il évoquera également le casting et le scénario du film, en faisant un parallèle avec Le bourreau de Venise, tourné la même année par Capuano. Intéressant, même si on aurait aimé pouvoir découvrir le film ! On terminera ensuite avec la traditionnelle galerie de photos et d’affiches (1 minute) ainsi qu’avec la bande-annonce (3 minutes).

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