Comédie Critiques de films — 29 novembre 2015
Critique : Cosmos


cosmos afficheFrance, Portugal : 2014
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Andrzej Zulawski, d’après l’œuvre de
Acteurs : , ,
Distribution :
Durée : 1h42
Genre : Comédie
Date de sortie : 9 décembre 2015


Note : 0.5/5

Le réalisateur polonais Andrzej Zulawskia a eu son heure de gloire dans les années 70 et 80, avec des films comme L’Important c’est d’aimer, Possession, L’Amour braque ou La Femme publique. Il n’avait plus rien tourné depuis La fidélité, il y a 15 ans. A la vision de Cosmos, on est en droit de penser qu’il aurait pu, qu’il aurait dû, prolonger cette abstinence.

 

Synopsis : Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une société de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours dans une pension dite de famille où les accueille une série de présages inquiétants : un moineau pendu dans la forêt, puis un bout de bois dans le même état et enfin des signes au plafond et dans le jardin. Dans cette pension il y a aussi une bouche torve, celle de la servante, et une bouche parfaite, celle de la jeune femme de la maison dont Witold tombe éperdument amoureux. Malheureusement, elle est fraîchement mariée à un architecte des plus convenables. Mais cette jeune femme est-elle, elle aussi, également convenable ? La troisième pendaison, celle du chat, est l’œuvre de Witold. Pourquoi ? Et surtout… la quatrième sera-t-elle humaine ?


Cosmos 4

Résumé de ce qu’on arrive à comprendre

Witold est un jeune étudiant en droit qui désire trouver le calme pour préparer un examen de droit. Dans la maison d’hôte tenue par Monsieur et Madame Woytis où il élit domicile, il fait la connaissance de Fuchs, un jeune parisien qui travaille dans le monde de la mode. Chez Mr et Mme Woytis, il y a aussi Catherette et Lena, une belle jeune femme dont Witold tombe amoureux.

Cosmos 1

Affligeant !

 Ce qui précède est à peu près le résumé de ce qu’on peut comprendre d’un film dont l’intrigue n’a absolument ni queue ni tête et dont l’intérêt que peut y trouver le spectateur est très, très proche du néant. Cosmos est l’adaptation cinématographique du roman homonyme écrit par l’auteur polonais Witold Gombrowicz, roman paru en 1964. Le problème, c’est que le ton volontairement absurde de certains romans n’est pas forcément transposable au cinéma. Le film de Zulawski en apporte une preuve indéniable. L’absence d’une intrigue ne serait-ce qu’un peu compréhensible n’est pas le seul défaut du film : il y a aussi une enfilade de dialogues touchant de très près à la débilité la plus profonde et le fait qu’il n’y a rien de plus désolant qu’un film qui cherche manifestement à faire rire et qui ne s’avère que totalement affligeant.

Cosmos 2

Deux comédiens qu’il aurait fallu canaliser !

Vous connaissez Sabine Azéma et Jean-François Balmer, excellents comédiens quand ils sont bien dirigés, mais à qui il ne faut surtout pas laisser trop de liberté tellement ils sont capables, dans ce cas, de partir complètement en sucette. Dans Cosmos, ils sont la caricature d’eux-mêmes et on ressent à la vision de cette catastrophe une très grande tristesse. Le reste de la distribution fait ce qu’il peut, obligés qu’ils sont de débiter des dialogues stupides en donnant l’impression de croire à leur rôle. Pas facile ! Un seul point positif à retenir dans ce film : la beauté des images ce qui explique peut-être le Léopard d’argent de la meilleure réalisation obtenu par Cosmos lors du récent Festival de .


Cosmos 5

Conclusion

Il arrive parfois que la vision d’un film mette en rage les spectateurs. C’est ce qui risque d’arriver avec ce nouvel opus d’Andrzej Zulawski, car il est probable que la grande majorité des spectateurs regrettera qu’un investissement sans doute important ait été mis dans un film aussi catastrophique que Cosmos alors que tant de films d’une qualité à coup sûr supérieure ont énormément de mal à se monter un peu partout dans le monde, quand ils y arrivent. Le fait qu’un tel film ait permis à Zulawski d’obtenir le Léopard d’Argent du meilleur réalisateur lors du dernier Festival de Locarno est vraiment plus que surprenant, même si la mise en image s’avère être son seul point positif.

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Jean-Jacques

Cet article a été rédigé par Jean-Jacques Corrio, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles