Critique : Ibrahim

Malgré le fait qu'on avait failli l'écraser en vélo un jour du côté de Ménilmontant, nous avons toujours éprouvé une certaine affection pour Samir Guesmi. Depuis près de trente ans, cet acteur trop discret enrichit le cinéma français de ses personnages à la silhouette élancée, au regard un peu hagard et à la voix grave et douce.

Critique : Il n’y aura plus de nuit

Il s'en passe des choses au-dessus de notre tête ! On ne le voit pas. On l'entend à peine. Mais en théorie, le savoir-faire militaire permettrait dès à présent à l'armée de nous surveiller en permanence depuis le ciel, sans qu'on ne s'en rende compte.

Critique : Une fois que tu sais

L'un des rares aspects tant soit peu positifs de la crise sanitaire qui tient en haleine l'humanité toute entière depuis près d'un an, c'est qu'elle a complètement modifié notre conception du temps. Avec des rythmes de vie qu'on est obligé de changer chaque semaine, un cran de confinement plus serré à la fois, il devient en effet impossible de prévoir quoique ce soit à long terme.

Critique : Louxor

Est-ce bien grave qu'à l'évocation du nom Louxor, on pense d'abord au cinéma municipal à Paris et seulement ensuite à la cité égyptienne avec ses trésors archéologiques à la valeur inestimable ? Un sevrage aussi sévère qu'involontaire de séances de cinéma ces derniers mois est passé par là.

Critique : La Conspiration des belettes

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Une vieille demeure isolée où habite, tel un fantôme car oubliée de tous, une célébrité de l'âge d'or du cinéma. Quel cinéphile qui se respecte ne pense pas immédiatement au chef-d'œuvre de Billy Wilder en entendant cette prémisse ? Or, avec La Conspiration des belettes, on arpente au moins autant le Boulevard du crépuscule qu'on goûte à l'Arsenic et vieilles dentelles de Frank Capra.

Critique : Bac Nord

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Les Français et leur police, c'est un lien complexe qui puise bien plus profondément dans les phobies de la conscience collective que le rythme hélas régulier des faits d'actualité voudrait nous le faire croire. On n'ira certes pas jusqu'à dire que c'est une obsession nationale. Toujours est-il que ce corps de métier, cette branche du pouvoir en première ligne de l'attention publique est la cible d'un curieux acharnement.

Critique : Vers la bataille

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On se plaint et on se plaint encore, au fur et à mesure que le frein qui nous prive de certaines de nos libertés tarde à être relâché, un modeste allègement de confinement à la fois. Pourtant, en dépit de comparaisons historiques absolument ahurissantes qui voudraient nous faire croire le contraire, ce n'est quand même pas la guerre !

Critique : Saint Maud

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Qu'est-ce que les pauvres infirmières ont fait aux scénaristes pour mériter pareil traitement ? Alors que le contexte sanitaire actuel devrait plutôt inciter à célébrer avec emphase cette noble profession, elle se retrouve à répétition avec des reflets de fiction nullement flatteurs. Certes, il y a eu le beau documentaire de Nicolas Philibert, De chaque instant.

Critique : Le Discours

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Tiens, cela aurait pu faire un drôle de lien avec l'actualité, si Le Discours avait pu sortir sur les écrans français aujourd'hui. On ne vous révèle en effet pas grand-chose en vous disant que cette comédie douce-amère commence avec l'anecdote sur le suicide raté du chanteur punk Darby Crash. Raté pourquoi ? Parce qu'il a eu lieu quelques heures à peine avant l'assassinat de John Lennon il y a quarante ans.

Critique : ADN

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Faire le deuil d'un proche n'est jamais facile. Ce n'est pas une chose qui se gère. Et si ces fameuses phases psychologiques que tout le monde connaît existent, c'est avant tout pour donner à l'individu endeuillé l'espoir que demain, après-demain, voire un jour lointain, ça ira mieux. Dans son cinquième long-métrage, Maïwenn s'approprie ce sujet délicat avec beaucoup de candeur.

Critique : Les 2 Alfred

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De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Nul ne le sait, bien évidemment. Cependant, l'impression peu agréable ne nous quitte plus en ces temps de crise sanitaire qu'on perd de vue les enjeux à long terme, que la parenthèse du coronavirus suspend toutes les autres évolutions, en bien ou en mal, de notre société.

Vu sur OCS : Jar City

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Dans le cinéma islandais, on aime surtout les comédies à l'humour caustique. Même si la production filmique de ce petit pays au nord de l'Europe n'est guère abondante, on aurait toutefois tort de la réduire à ce genre-là. Car les bons petits thrillers sombres et nihilistes y étaient déjà monnaie courante, avant que la série des Millénium ne les rende mondialement populaires à la fin des années 2000.

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Critique Express : Cap Farewell

Certes, il y a quelques maladresses dans ce film tourné en scope, mais elles sont compensées par le jeu absolument remarquable de 2 comédiennes : Noée Abita, l'interprète de Toni, et Pascale Bussières, l'interprète de Betty.

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